jeudi 13 décembre 2012

Histoire des 60 ans de la Chevrolet Corvette, la C3 (1968 - 1982)

La troisième génération de Chevrolet Corvette sort en 1968 et cumule deux records de cette sportive : c'est elle qui a la plus longue carrière (14 ans) et qui est la plus produite puisqu'elle représente plus d'un tiers du total des 1,5 millions de Vette (540000 unités). Elle est développée par Zora Arkus-Duntov en sa qualité de chef de l'ingénierie.
Le modèle 1968 arrive donc avec son nouveau style inspiré du concept Chevrolet Mako Shark II. Notons les essuie-glaces invisibles et la possibilité d'opter pour un toit escamotable de type T-top pour le coupé. Une nouvelle boite automatique à trois rapports remplace l'ancienne qui n'en comptait que deux. Sous le capot loge deux 5,3 litres et quatre 7 litres. Les deux plus petits moteurs développent 300 chevaux et 350 chevaux (L79). Les autres développent 390 chevaux (L36), 400 chevaux (L68), 435 chevaux (L71) et 430 chevaux pour le très rare L88 produit à 115 exemplaires uniquement. Cette dernière effectue le 1/4 de mile en 15,36 secondes. Pas d'équipements de luxe mais un capot différent, des freins renforcés, une transmission Muncie M-22, etc...Le coupé est produit à 9936 unités contre 18630 pour le cabriolet. Avec un total de 28566 unités, le modèle 1968 établit un nouveau record de production.
En 1969 apparaît le badge Stingray (en un mot) mais surtout les ventes du coupé (22129 unités) vont dépasser celles du cabriolet (16608 unités) pour la première fois, jamais plus le cabriolet passera devant. Il y a du neuf sous le capot avec l'apparition du L46 de 5,7 litres de 350 chevaux qui remplace le L79. Deux ZL-1 apparaissent : une est jaune canari, l'autre blanche avec toit T-Top noir. Elles embarquent le L88 et diverses améliorations permettent d'abattre le 1/4 de mile en 12,1 secondes à la vitesse de 187 km/h.
En 1970, un ménage est fait dans la gamme de moteurs qui n'en compte plus que trois : deux 5,7 litres de 300 et 370 chevaux (LT1) ainsi qu'un 7,4 litres de 390 chevaux (LS5). Pour la première fois, un pack ZR1 est proposé. La LT1 fait le 0-60 mph en 5,7 secondes et le 1/4 de mile en 14,2 secondes.
1971 voit l'ajout du LS6 qui développe 425 chevaux (contre 450 auparavant) et accepte l'essence sans plomb. La LT1 voit sa puissance diminuer à 330 chevaux, la LS5 à 365 chevaux, les nouvelles normes antipollution commencent à produire leurs effets néfastes sur la puissance des moteurs. Chevrolet ne produit que 188 Vette avec le LS6 et seulement douze d'elles ont le pack pour la course RPO ZR2.
1972, la puissance des moteurs passe sous le protocole SAE net, ce qui fait diminuer les chiffres sur le papier. La gamme comprend deux moteurs de 5,7 litres développant 200 et 210 chevaux, le LT1 qui passe officiellement à 255 chevaux et le LS5 qui chute à 270 chevaux. Les chronos de la LT1 diminuent légèrement.
La descente aux enfers continue pour les V8 en 1973 sauf pour le LS5. Le moteur de base passe à 190 chevaux, le second à 200 chevaux et la LT1 limite la casse en ne perdant que 5 chevaux. Un nouveau pare-choc avant fait son apparition et le pare choc arrière est chromé, c'est la dernière année où la Vette utilise le chrome sur cet élément.
Peu de changements en 1974 avec un nouveau pare choc arrière et une carrosserie entièrement peinte.
Exit les big blocks en 1975 où la Corvette touche le fond en entrée de gamme avec un 5,7 litres qui développe 165 chevaux seulement, un autre V8 de même cylindrée (L82) offre 205 chevaux. Signe de la débandade, Zora Arkus-Duntov quitte le navire GM.
En 1976, la courbe de puissance des moteurs repart un peu à la hausse avec 180 et 210 chevaux. Le cabriolet quitte le catalogue.
1977 voit la disparition du nom Stingray, la console centrale est redessinée, le cuir devient standard, la direction et les freins assistés sont sans supplément. Le total des ventes cumulés de Corvette dépasse les 500000 unités.
1978 marque déjà les 25 ans de la sportive de GM et toute la gamme reçoit à cette occasion des badges commémoratifs. Le toit de la voiture est repensé et devient de type "fastback". Une boite manuelle à 4 rapports est désormais la transmission standard. Le must est de cocher l'option peinture B2Z qui est composée de deux teintes argentées plus les jantes alu et les rétros sport. Chevrolet propose aussi une réplique de la Pace Car des 500 miles d'Indianapolis et qui comprend entre autre les sièges sport qu'intégrera le modèle 1979. Trois 5,7 litres de 175, 185 et 220 chevaux (L82) composent l'offre mécanique.
C'est en 1979 que la Corvette va battre son record de production avec 53807 unités. Le L82 gagne 5 chevaux et le coupé fait le plein d'équipements de série avec la climatisation, le volant réglable et les vitres électriques.
L'utilisation d'aluminium et de plastique en plus grande quantité permet une réduction du poids de 114 kg du modèle 1980 par rapport au modèle 1979. Le L82 regagne 5 chevaux (230 au total) et une version destinée à la Californie embarque un 5 litres de 180 chevaux. Cette dernière est déclarée comme l'une des 50 pires automobiles de tous les temps par Time Magazine. Le compteur de vitesse est gradué jusqu'à 85 mph (136 km/h) pour répondre à une norme fédérale.
1981 ne voit qu'un 5,7 litres de 190 chevaux subsister, il répond aux normes environnementales de Californie. Chevrolet ajoute quelques couleurs à la gamme.
Dernière année pour la C3 en 1982 qui ne propose plus qu'une BVA au catalogue. Le moteur repasse à 200 chevaux. La fin de carrière est fêtée par le biais d'une série spéciale Collector Edition.

Voir aussi :
Histoire des 60 ans de la Chevrolet Corvette, la C2 (1963 - 1967)
Histoire des 60 ans de la Chevrolet Corvette, la C1 (1953 - 1962)
Histoire des 60 ans de la Chevrolet Corvette, la genèse

Via MuscleCarClub, Corvette.About.com


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