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dimanche 23 décembre 2012

General Motors lance à son tour une offensive sur l'hydrogène

Après Mercedes, qui va lancer son F Cell World Drive à partir du 29 janvier, c'est au tour de General Motors de lancer une offensive sur l'hydrogène. Le géant américain est impliqué dans un programme à Hawaï, qui a pour nom H2I (Hawaï Hydrogen Initiative). L'objectif est de bâtir une infrastructure avec 25 stations de remplissage d'ici 2015, réparties dans des endroits stratégiques. L'état d'Hawaï souhaite mettre en place une mobilité durable, avec un accès facilité à l'hydrogène pour un million d'habitants. La date n'est pas un hasard, car c'est l'objectif que vise GM (mais aussi Ford, Daimler,Renault-Nissan, Hyundai-Kia, Honda et Toyota) pour démarrer la production des premiers véhicules à pile à combustible.

GM vient de livrer un premier exemplaire de la Chevrolet Equinox à hydrogène à la Marine américaine. La Navy et le premier des 11 partenaires (parmi lesquels des entreprises et des universités) à en disposer. Pendant ce temps, en Europe, la filiale Opel étend les tests de ses véhicules Hydrogen4. Après Berlin, où la marque au blitz est liée au consortium CEP (Clean Energy Partnership), elle va faire rouler ses voitures à pile à combustible à Düsseldorf, ainsi que dans la Rhénanie du Nord-Westphalie. Dans la capitale allemande, Opel teste au quotidien des véhicules Hydrogen4 auprès de partenaires tels que l'ADAC, Allianz, Axel Springer AG/Bild, Coca-Cola, Enertrag, Hilton, Ikea, Linde, Pace, Schindler, Total et Veolia. Et, à ce jour, General Motors totalise 2,2 millions de km parcourus et 17 000 pleins d'hydrogène sans avoir rencontré le moindre problème.

*Depuis 2004, le consortium CEP procède à des tests dans Berlin avec des partenaires comme BMW, Daimler, Ford, Toyota, VW.... Il prépare actuellement la phase de préparation du marché, sur la période 2012-2016.

vendredi 21 décembre 2012

L'hydrogène poursuit sa route



On parle tellement de voitures électriques qu'on en oublie que la recherche se poursuit sur l'hydrogène et que les progrès sont au rendez-vous. Pourtant, la lecture des news rapportées par le site Hyweb est instructive. Dernier exploit en date, l'organisation d'une course au Japon sur 1100 km. Elle a été organisée par l'institut japonais de recherche sur l'automobile et d'autres organisations. L'objectif était de démontrer que les 3 véhicules sélectionnés (Honda FCX-Clarity, Nissan X-Trail FCV et Toyota FCHV-adv) pouvaient parcourir sans problème une telle distance, et avec seulement deux ravitaillements. Ils sont partis du Ministère de l'Economie et de l'Industrie (METI) à Tokyo et ont rallié la ville de Kitakyushu (province de Fukuoaka) jusqu'à une station d'hydrogène, avec des haltes intermédiaires à la préfecture d'Aichi et à Osaka.




Autre image symbolique, l'arrivée de 10 Ford Focus à l'hydrogène en Islande. Elles sont arrivées il y a quelques jours à Reykjavik et ont rejoint une flotte existante de véhicules à pile à combustible (22 en circulation désormais). La station locale d'hydrogène, fournie par Shell, existe depuis 6 ans et a un taux de service de 98 %.



Une autre information mérite d'être soulignée. La Grande-Bretagne a engagé un programme de recherche pour adapter la technologie utilisée dans l'aéronautique (qui s'intéresse elle aussi à la pile à combustible, comme on le voit sur cette photo d'un proto Boeing qui couple une PAC avec une batterie lithium-ion) à l'automobile. L'idée est d'améliorer les performances et la fiabilité. La pile passerait ainsi d'une puissance de 10 à 30 kW et à une durée de vie de 5000 h (au lieu de 1000), avec une amplitude de températures de fonctionnement de -25 à +45 C. Le projet est porté par Intelligent Energy, Ricardo, TRW Conekt et Dyson Technology sous les auspices du Technology Strategy Board.



Profitons en pour faire le point sur l'infrastructure. A ce jour, la base de données H2 stations.org recense 370 stations dans le monde. Evidemment, c'est moins que le nombre de prises électriques. Mais, l'Association Allemande pour l'Hydrogène et la Pile à Combustible (DWV) souligne que des progrès significatifs ne sont pas attendus avant 15 ans dans les batteries et que l'effort à fournir pour bâtir un réseau en Allemagne (1500 stations pour un coût entre 2,5 et 3 milliards d'Euros) n'est pas hors de portée. En attendant, sachez que tant PSA que Renault disposent chacun d'une pompe à hydrogène, fournie par Air Liquide et localisée respectivement dans leur centre technique de La Ferté-Vidamme (Eure-et-Loir) et d'Aubevoye (Eure).

jeudi 20 décembre 2012

Mercedes relance l'hydrogène

Classe-B-F-cell
L'idée la plus communément admise, aujourd'hui, est que l'avenir réside dans les véhicules électriques à batterie, et que l'hydrogène est abandonné. C'est ce qu'on entend souvent, et en particulier en France. Mais, on ne l'entend pas de la même oreille à Detroit, Tokyo, Séoul et Stuttgart. Rappelons que plusieurs constructeurs, et non les moindres, ont pris l'engagement de commencer à produire des véhicules à pile à combustible à partir de 2015. Il s'agit de General Motors (et pour l'Europe, Opel), Ford, Toyota, Nissan (avec Renault), Honda, Hyundai-Kia et Daimler. C'est même un point important pour Mercedes qui, aujourd'hui est l'un des rares constructeurs à produire les trois formes d'électrification de l'automobile : l'électrique à batterie avec la Smart ED, la Classe A E-Cell et le Vito E-Cell, l'hybride (S400 en attendant la S500 hybride rechargeable), et la pile à combustible avec la Classe B F-Cell.
Selon Daimler, la pile à combustible est sans aucun doute la technologie la plus prometteuse dans son domaine : zéro émission de Co2, des temps de recharges en hydrogène très courts et un système qui peut s'adapter à tous les types de véhicules. Pour le démontrer, le groupe a décidé de lancer une tournée mondiale : le "Mercedes-Benz F-CELL World Drive".


Voir la vidéo de la Classe B F-Cell :



La tournée sera l'occasion de voir et tester la Classe B à hydrogène. En attendant ce rendez-vous, je vous invite à consulter la page du site web de Daimler consacrée à la pile à combustible :
http://www.daimler.com/dccom/0-5-1118343-1-1118421-1-0-0-1129133-0-0-135-7165-0-0-0-0-0-0-0.html

samedi 8 décembre 2012

L'hydrogène : une chance pour l'Europe ?



Les constructeurs automobiles ne sont pas les seuls à plaider leur cause à Copenhague, à l'occasion de la conférence sur le changement climatique. Cette fois, c'est au tour de Fuel Cell Europe de lancer un appel en faveur de l'hydrogène. L'association, qui regroupe en son sein des fabricants de pile à combustible (Ballard, Idatech, UTC Power), des industriels (EADS, DuPont, BASF, Toshiba), des fournisseurs d'énergie (Gaz de France, Shell, Vattenfall) et des instituts de recherche (le CEA à Grenoble), exhorte les pays présents au COP15 à prendre en compte cette forme d'énergie et à monter des projets à grande échelle pour démocratiser la technologie.
L'hydrogène est un levier qui pourrait aider l'Europe à atteindre ses objectifs : 80 % d'énergie renouvelable à l'horizon 2050 selon l'EREC (European Renewable Energy Council), qui mise aussi sur le solaire, l'éolien, la géothermie et les biocarburants.




On dit que la solution de la pile à combustible est chère, mais Fuel Cell Europe fait remarquer qu'aux Etats Unis, le soutien du Département d'Etat à l'Energie a fait passer le prix de 275 $ le Kw en 2002 à 61 $ en 2009. Les américains seront sans doute prêts plus tôt que nous (pareil en ce qui concerne la voiture électrique et les batteries). Pourtant, l'Europe soutient aussi la filière hydrogène, avec notamment le projet HyFLEET-CUTE qui a permis de faire rouler 47 bus à l'hydrogène dans une dizaine de villes sur trois continents dont l'Europe (Amsterdam, Barcelone, Berlin, Hambourg, Londres, Luxembourg et Madrid). Bilan de l'opération : 8,5 millions de passagers ont été véhiculés par des transports publics propres qui ont parcouru 2,5 millions de km.

Voir la vidéo :



Mais, ce n'est pas assez. Il faut soutenir le marché pour aider les acteurs à produire de l'hydrogène "vert" à partir de ressources renouvelables (solaire, vent et biomasse) au lieu de l'hydrogène "gris" d'aujourd'hui (hydrocarbures dont le gaz). Selon le Commissaire européen à la recherche Janez Potocnic, il faudrait investir 5 milliards d'euros sur la période 2013-2020 pour l'hydrogène, afin de respecter les engagements sur le climat.



En attendant, la filière hydrogène s'associe à la campagne pour une énergie durable en Europe. Assurément, l'association ne va pas en rester là. Fuel Cell Europe prévoit d'organiser par exemple un dîner avec les membres du Parlement Européen le 26 janvier 2010. Histoire d'aller au-delà de Copenhague...

jeudi 6 décembre 2012

Des voitures plus propres au sommet de Copenhague ?





C'est donc aujourd'hui que s'ouvre la conférence sur le climat de Copenhague. Les négociations vont se poursuivre jusqu'au 18 décembre dans le cadre du COP15. On ne sait pas sur quoi cela va déboucher, mais l'industrie automobile se positionne pour faire valoir sa bonne volonté.



Pour sa part, BMW a fait un pré-sommet sur le développement durable à Berlin le 3 décembre avec 200 invités, dont le Dr Rajendra Pachauri, Prix Nobel de la Paix 2007 et Président du groupe d'experts sur le changement climatique (GIEC). A cette occasion, la marque allemande a pris l'engagement solennel de réduire de 25 % les émissions de sa gamme d'ici 2020. Un pari qui repose entre autres sur la propulsion électrique.




Parmi les constructeurs qui jouent le rôle de "voiture officielle", on retrouve le même BMW avec la Série 7 Hydrogen et la nouvelle 520 d Efficients Dynamics (freinage récupératif, système stop/start) ; Mercedes avec de l'hybride (S400 Hybrid), de l'hydrogène (Classe B F-Cell), du gaz naturel (Sprinter NGT) et du diesel (E 350 Bluetec, E 250 CDI, S 420 CDI qui est la première voiture diesel bindée !) ; et enfin Honda, avec la Insight hybride (la FCX Clarity à hydrogène sera aussi testée par des officiels).



De façon plus classique, Volvo fournira 60 véhicules (V70 et S80, dont 40 modèles flexifuel (à l'éthanol) et 20 modèles DRIVe avec des moteurs diesel émettant moins de 129 g de CO2.



Les français sont plus en retrait. Peugeot veut aussi participer à l'événement, mais à travers des expositions. Il était présent à l'expo de la conférence sur le climat du 3 au 6 décembre et sera aussi sur le "Bright Green Event" les 12 et 13 décembre. Le discours "vert" s'appuie sur la 207 99 g de CO2, la Peugeot Ion et la 3008 Hybrid4. Pour sa part, Citroën expose à son siège de Copenhague la C-Zéro, le Berlingo First électrique ainsi que le concept car Révolte, la C3 et la DS3. La marque aux chevrons organise aussi une série de conférences du 8 au 10 décembre. Renault s'invite également en proposant à l'essai (et sur rendez-vous) aux accrédités de la conférence plusieurs modèles électriques, dont Fluence ZE, Kangoo Express ZE et Kangoo Be Bop ZE.



La palme de l'originalité revient toutefois à Goodyear. Le fabricant américain de pneus expose à l'aéroport de Copenhague un concept de pneumatique "bio". C'est en effet la première fois au monde que l'on utilise du biolsoprène : un produit issu de la biomasse (et donc renouvelable) comme alternative à la pétrochimie pour réaliser du caoutchouc synthétique. Ce pneumatique a été réalisé en collaboration avec une filiale du géant de l'industrie agro-alimentaire, Danisco. Genencor est une compagnie basée aux USA et spécialisée dans les biotech.

Voir la vidéo :



Le pneu sera visible à l'aéroport de Copenhague jusqu'au 21 décembre, ainsi que les 12 et 13 décembre sur le Bright Green Event, le 17 décembre à une conférence sur les biotechnologies et pendant toute cette période au siège de Danisco.



Le biolsoprène pourrait faire son apparition en 2013 dans les pneumatiques, mais aussi sur d'autres marchés utilisant le caoutchouc. Du pneu au tuyau d'échappement, la voiture devient plus propre. Mais, est-ce que cela va sensibiliser les délégués qui, pour la plupart, sont venus de Bruxelles en train ?

dimanche 2 décembre 2012

Ce qu'il faut retenir du salon de Tokyo


C'est en fait à partir d'aujourd'hui que débute le salon de Tokyo pour le public. Bien sûr, on peut retenir quelques modèles forts comme la Toyota GT 86 (et son équivalent BRZ chez Subaru), des concepts de folie comme la Nissan Pivo 3 et la Suzuki Q Concept, des visions plus réalistes comme la Honda EV-Ster et des surprises comme la Volkswagen Cross Coupé. Mais, c'est dans le domaine de l'énergie qu'un vrai message s'est dégagé. Toutes les marques japonaises ont fait des annonces ou montré des technologies qui témoignent de leur effort, méritoire tant il est vrai que l'industrie automobile japonaise a souffert du tremblement de terre.



Dans le domaine du moteur classique, Honda a fait l'événement avec son annonce liée à la technologie "Earth Dreams", dont j'ai déjà parlé ici. C'est un effort sans précédent pour réduire la consommation de carburant, avec la volonté claire d'être un leader mondial dans tous les segments. Nissan n'est pas en reste avec le diesel propre, les motorisations hybrides, le système Stop/Start et la transmission XTRONIC CVT à variation continue. Chez Toyota, l'accord conclu avec BMW va permettre au japonais de bénéficier des moteurs diesel de l'allemand, ce qui lui permettra par ailleurs de se concentrer sur l'hybride. On note aussi des améliorations chez Mitsubishi, avec un nouveau système Stop & Start et surtout chez Mazda qui, dans le cadre de sa stratégie SKYACTIV, a ajouté la récupération d'énergie au freinage basée sur des super capacités. Un choix technique qui fait appel à des accumulateurs, stockant et restituant très vite l'énergie.


L'hybride poursuit sa route. Ainsi, Toyota a communiqué sur l'étape d'après avec la Prius rechargeable (bientôt en vente au Japon), tout comme Mitsubishi avec le PX MIEV II qui utilise deux moteurs électriques en assocation avec le moteur essence. Une architecture qui pourrait être greffée sur l'Outlander. Toujours dans le domaine de l'hybride, Honda est aussi à la manoeuvre avec sa plateforme pour berline moyenne, déclinable en plug in et en hybride, ou encore avec son système de transmission à 4 roues électriques.


Dans le domaine de l'électrique, Nissan n'a pas présenté de nouveauté. La marque a en revanche communiqué sur le lien entre le véhicule et la maison, au niveau du stockage de l'énergie. Mitsubishi a présenté son second modèle, un taxi qui a pour nom le MiniCab MIEV. Ce modèle pourrait d'ailleurs être aussi commercialisé sous la marque Suzuki. L'électrique est maintenant imminent chez Toyota, dont on a pu découvrir une version évoluée de sa future IQ EV. Le géant japonais pourrait d'ailleurs créer la surprise dans le domaine des batteries lithium-ion, suite à son accord avec BMW qui va intensifier la recherche dans ce domaine. Chez Honda, la EV Ster annonce peut être un second modèle sportif à côté de la future Jazz électrique. Mais, la nouveauté a été l'apparition chez Suzuki de la Swift EV Hybrid, une électrique à prolongateur d'autonomie (comme la Volt et l'Ampera) et dont l'autonomie se limite à 29 km.

Enfin, comment ne pas parler de l'hydrogène ? Si l'on met de côté le concept Sho Case de Daihatsu, aux formes assez surréalistes et dont la pile à combustible fonctionne à l'hydrazine*, il est clair que la vraie nouveauté est le concept FCV-R. Ce concept, dont l’acronyme signifie Fuel Cell Vehicle – Reality & Revolution, constitue l’ébauche du modèle de série à hydrogène que la marque prévoit de sortir à l’horizon 2015. Toyota a abandonné le SUV (FCHV-adv) au profit d’une berline, capable de transporter 4 passagers et avec un rayon d’action de 700 km. L’hydrogène est stocké sous forme gazeuse à une pression de 700 bars.

En conclusion, le Japon avance avec des des voitures plus vertes et une diversité de solutions.

*Ce carburant (N2H4) prend la place de l’hydrogène, ce qui permet au passage de remplacer le platine de la pile par du nickel et du cobalt. L’hydrazine est synthétisé à partir d’ammoniac et on le retrouve notamment dans la composition des carburants pour fusée. Il est liquide et peut être manipulé et stocké plus facilement que l'hydrogène.

samedi 1 décembre 2012

L'hydrogène se montre à Copenhague



Pas question de laisser le champ libre à la seule énergie électrique (à batterie). A quelques jours de la conférence sur le climat de Copenhague, COP15, les acteurs de l'hydrogène ont voulu prendre la parole. Hier, ils sont venus au Parlement Danois présenter les dernières avancées en matière de pile à combustible et d'infrastructure. Nom de l'opération : "bridge to hydrogen". Cet événement était organisé par l'Association Européenne pour l'Hydrogène (EHA), en coopération avec le fournisseur d'hydrogène danois H2Logic, HyRAMP (30 régions d'Europe impliquées dans l'hydrogène, dont les régions Midi-Pyrénées et Rhône-Alpes en France), le FCHJU (un partenariat public-privé de recherche soutenu par la Commission) et New IG (un groupement d'industriels nouvellement créé et qui compte parmi ses membres de grands noms comme Air Liquide, BMW, BP, Daimler, Fiat, Opel, Shell, Total, Volvo, ou encore Volkswagen).




Une parade a été organisée sur le pont qui relie Copenhague à Malmö en Suède. On a pu voir ansi rouler des véhicules tels que la Think Hydrogen Car (en photo), la GM Hydrogen4, la Fiat Panda Aria H2/CNG (bicarburation gaz naturel et hydrogène), la Fiat Panda Hydrogen, la Fiat Panda Aria (bicarburation essence avec système MultiAir et méthane ou hydrogène gazeux), la Honda FCX Clarity, la Toyota FC-HV et la Mercedes Classe B F-Cell. A noter que Volvo, qui n'avait encore jamais communiqué à ce jour sur l'hydrogène, n'avait pas de voiture à présenter.



Les acteurs de l'hydrogène ne vont pas s'en tenir là. Avant la conférence sur le climat, et pendant, ils vont organiser des démos de voitures qui roulent avec des piles à combustible. L'objectif est de montrer que cette forme d'énergie peut aider l'Europe à réduire ses émissions de carbone, au même titre que les voitures électriques et les biocarburants de seconde génération. Rappelons que plusieurs constucteurs ont annoncé qu'ils étaient prêts à produire les premiers véhicules à partir de 2015, et que l'Allemagne (avec l'initiative H2Mobility et le programme de recherche NOW) figure parmi les pays les plus volontaristes sur la question.
L'hydrogène s'invite donc à la table des négociations.
Voir le site : http://bridge2h.com/

vendredi 16 novembre 2012

Des véhicules à hydrogène pour la Poste en Franche-Comté


Dans le cadre du congrès Mobilis, qui s'est tenu pendant deux jours à Belfort, j'ai découvert l'existence du projet MobyPost. Comme son nom le laisse supposer, c'est un projet de recherche qui concerne des véhicules propres pour La Poste. En l'occurrence, il s'agit même de voitures à hydrogène. Moby Post est un projet européen, lancé à l'initiative du pôle de compétitivité Véhicule du Futur et qui a été finalisé par l'Institut Pierre Vernier, situé à Besançon et spécialisé dans le transfert de technologie. C'est ce même institut qui est intervenu sur la version hydrogène de la F-City (version H2 avec le range extender avec pile à combustible d'origine Michelin). Le projet, qui a démarré il y a quelques mois, consiste à développer une dizaine de véhicules à hydrogène pour La Poste, avec une pile à combustible et en partant d'une feuille blanche.



Le véhicule en question sera conçu sur mesure. Le cahier des charges, fixé par La Poste, prévoit un modèle d'1 m de large maximum, permettant de distribuer le courrier de la main gauche ou de la main droite sans descendre. Les autres exigences sont de pouvoir monter une côte jusqu'à 18 % et de pouvoir transporter 100 kg de courrier, en plus du poids du conducteur. Capable de supporter jusqu'à 300 arrêts pendant une tournée, et devant respecter une autonomie de 50 km, le véhicule MobyPost va innover par un modèle vertueux de production, du soleil à la roue. Ce sera de l'hydrogène vert, obtenu avec des panneaux photovoltaïques et un électrolyseur. Autre nouveauté : le carburant sera stocké sous forme solide dans un réservoir d'hydrures métalliques, avec une pression de 4 à 5 bars* et avec un poids de seulement 300 g. L'auto fournit 10 Kwh d'énergie (plus que le Twizy par exemple).

Voir le diaporama :



Les voitures à hydrogène de La Poste seront visibles en 2013. Il y en aura 5 à Audincourt (Doubs) et 5 à Lons-Le-Saulnier (Jura). Le projet s'appuie sur le FC Lab de Franche-Comté (spécialisé dans l'hydrogène), l'UTBM, MaHyTEC pour le réservoir et le suisse MES pour la pile à combustible, plus Ducati Energia et H2Nitidor en Italie, Eifer et Steinbes Europa Zentrum en Allemagne.

*Au lieu de 350 ou 700 bars en général pour l'hydrogène gazeux.

mardi 13 novembre 2012

Copenhague passe à l'hydrogène




La ville de Copenhague a inauguré aujourd'hui sa première station service à l'hydrogène. Le timing est parfait par rapport à COP15, la conférence sur le climat qui doit se tenir dans la capitale danoise du 7 au 18 décembre (voir le site :http://en.cop15.dk/). Au passage, précisons que parmi les sponsors de ce rendez-vous très attendu figurent BMW, Honda, Mercedes et Volvo. Et les français ? Non, alors que PSA avait pourtant signé le communiqué de Copenhague.

En fait, Copenhague nourrit l'ambition d'être la première ville zéro carbone au monde en 2025 (elle organise déjà le festival CO2penhagen qui est le premier du genre). La ville s'est dotée de 8 véhicules à hydrogène (6 voitures et deux utilitaires) et passera commande un peu plus tard de 25 véhicules électriques. Ce qui fera donc un total de 33 autos propres. Le Danemark entend bien être la tête de pont d'un réseau qui desservirait le nord de l'Europe (Scandinavie et Allemagne) en hydrogène. Le pays collabore avec le Canada (dont l'expertise est reconnue sur les piles à combustible) et a mis en place un projet, porté par le réseau local de recherche Hydrogen Link. La station a quant à elle été réalisée par H2 Logic.

On peut découvrir en images la station ci-dessous :


jeudi 8 novembre 2012

La voiture propre s'affiche en Italie à H2 Roma



H2 Roma vient d'avoir lieu dans la capitale italienne. C'est l'équivalent d'un salon comme Ever Monaco avec pendant trois jours une expo, des essais de véhicule et des conférences. La manifestation existe depuis 2002 et permet de mesurer l'état de la recherche en Italie en ce qui concerne la voiture propre.



Fiat était très attendu chez lui. La firme de Turin est un bon élève, car c'est le constructeur qui affiche le plus bas taux de CO2 en Europe. Il propose d'une part des véhicules à basses émissions (Multijet pour le diesel, technologie MultiAir pour l'essence) et d'autre part des énergies alternatives comme le GPL (gamme Lancia Ecochic, Alfa Mito turbo en Italie), le gaz naturel (Qubo et Fiorino) et bien sûr l'éthanol à travers ses modèles vendus au Brésil. Fiat a par ailleurs contribué à réduire de 2150 tonnes les émissions de CO2 depuis qu'il propose le système Ecodrive permettant d'améliorer sa conduite. 25 000 clients l'ont adopté.
Le groupe, qui s'intéresse aux moteurs, aux matériaux verts et à plusieurs sources d'énergie (dont l'électrique et l'hydrogène) est classé désormais au sein de l'indice Dow Jones pour le développement durable.




Fiat a aussi été primé à H2 Roma pour la Phylla : une citadine électrique dont la particularité est de se recharger sur le secteur et par ses panneaux solaires (avec lesquels elle peut rouler 18 km par jour). La voiture devrait faire ses premiers tours de roue dès 2010 sur l'aéroport de Rome. Le comité scientifique du salon a distingué également l'agence de l'énergie ENEA pour ses travaux sur les batteries au lithium, le Conseil National de la Recherche pour la recherche dans l'hydrogène, ou encore le groupe de recherche dans l'automobile CIRPS pour la mise en place de l'Environment Park de Turin.



Au rayon des annonces, Mercedes a confirmé que la Classe A existerait bien en version électrique. La version EV est attendue en 2012 et sera produite en Hongrie, en association avec Evonik et Tesla. La Classe A épaulera ainsi la Smart dans la gamme zéro émission. Les autres constructeurs présents étaient BMW, Honda, Mitsubishi, Nissan et Toyota. Comme d'habitude, les français brillaient par leur absence.

dimanche 4 novembre 2012

L'Angleterre organise la course du futur ce samedi

L'événement a lieu aujourd'hui, entre Brighton et Londres. Le "Future Car Challenge", organisé par le RAC (Royal Automobile Club), est un éco rallye qui va permettre de départager les voitures à bas carbone, avec moteur thermique comme les hybrides et les électriques. Sur un parcours de 92 km, le but du jeu est de consommer le moins possible en respectant un temps d'environ 3 h. C'est la deuxième fois que ce rallye a lieu. Il permet de montrer au public que l'automobile évolue et que les technologies sont aujourd'hui matures.


Voir la vidéo de présentation :



En tout, 33 véhicules sont engagés. On retrouve des stars de l'électrique (Chevrolet Volt, Mia Electric, Nissan Leaf, Opel Ampera, Tesla roadster), des hybrides rechargeables (Prius plug in, Range Rover e), des voitures à hydrogène (Toyota FCHV-adv), ainsi que des prototypes comme la Toyota IQ EV, plus quelques curiosités comme une MG électrique, un Vito électrique configuré en taxi, les T 25 et T27 (électrique) de Gordon Lurray (McLaren) et des voitures de course électriques. A côté de ces modèles zéro émission, il y aura également des véhicules à moins de 110 g de CO2 comme la Skoda Fabia Greenline que pilotera par exemple Damon Hill, l'ancien champion du monde de F1.

Lien : http://www.futurecarchallenge.com/

Volvo va utiliser la pile à combustible pour développer l'autonomie des véhicules électriques

C30-électrique
Lourdes et coûteuses, les batteries ont une autonomie limitée et ce n'est pas demain la veille que ça va changer. Aussi, quelques constructeurs privilégient un prolongateur d'autonomie pour augmenter le rayon d'action de leurs véhicules électriques. J'en ai d'ailleurs déjà parlé sur ce blog. Mais, plutôt que le générateur à base de moteur thermique (Opel et Chevrolet) ou la turbine à gaz (Jaguar), Volvo a choisi la pile à combustible. Le constructeur, soutenu par l'agence suédoise de l'énergie, développe avec Powercell Sweden AB* un reformeur qui pourrait produire de l'électricité à partir de carburant et alimenter ainsi la pile. Ainsi, l'autonomie serait augmentée de 250 km (en plus de celle de la batterie classique). Soit, 400 km de rayon d'action. Le reformeur est un système qui casse les molécules de carburant (quel qu'il soit, y compris des biocarburants) pour en faire de l'hydrogène, qui va servir ensuite à produire de l'électricité, sans rejets de dioxyde d'azote, de dioxyde de soufre et de particules. L'opération génère du CO2 au passage, mais moins qu'avec la combustion d'un moteur thermique. L'idée du reformeur est pertinente, car, en l'absence d'un réseau de distribution d'hydrogène, on peut quand même alimenter la pile à combustible.
L'objectif est d'avoir deux prototypes sur la route en 2012.

*Powercell Swzeden AB est une filiale du groupe Volvo, dont les produits ont d'abord été initiés pour les branches camions et marine.
Accéder au site : http://www.powercell.se/

vendredi 26 octobre 2012

L'hydrogène reste d'actualité au Japon



Au salon de Tokyo, on a surtout parlé de voiture électrique et d'hybride. Mais, parmi les voitures électrifiées, il y a aussi celles qui roulent à l'hydrogène. Car, il ne faut pas oublier que les véhicules avec pile à combustible produisent de l'électricité et ne rejettent que de la vapeur d'eau. Le Japon a pris pour engagement de réduire de 30 % sa consommation d'énergie à l'horizon 2030. C'est la raison pour laquelle on verra rapidement sur les routes des véhicules électriques, mais aussi des premiers véhicules de série à l'hydrogène vers 2015.




Il existe un structure au Japon qui a pour nom JHFC (Japan Hydrogen & Fuel Cell Demonstration Project) qui a été mise en place dès 2002, et qui a pour objectif de préparer l'arrivée des véhicules et des stations de remplissage. Le JHFC a un stand au salon de Tokyo.



On peut notamment voir sur le salon une station de remplissage à l'hydrogène (stocké à l'état gazeux, à un pression de 700 bars). Il en existe une douzaine à ce jour, dans les régions de Tokyo, Chubu (près de chez Toyota) et Kansai.



Le stand abrite également une Nissan X-Trail FCV. C'est une version à pile à combustible qui est homologuée sur la route et qui est disponible en location pour des entreprises. L'autonomie varie de 400 à 500 km en fonction du type de réservoir.




Rappelons qu'à ce jour, la seule voiture "de série" à hydrogène est la Honda FCX Clarity, produite à 200 exemplaires, et dont j'ai déjà parlé sur ce blog. On peut la louer au Japon et en Californie.




Honda s'investit également dans l'hydrogène pour la maison. Il propose une station avec pile à comustible qui permet de produire du courant électrique à partir de gaz naturel pour le chauffage et l'alimentation en courant.



Suzuki est aussi présent dans ce domaine. Plutôt réputée pour ses 4X4 et ses modèles "low cost", la marque, qui présente sur le salon un hybride rechargeable, expose également cette version à l'hydrogène de la SX4.



On peut aussi découvrir un scooter Burgman à pile à combustible. Suzuki, qui avait conçu un deux roues à l'hydrogène (Crosscage) a transposé la technologie sur une "robe" plus connue des utilisateurs de deux roues.



Parmi les voitures exposées, on pouvait voir notamment la Mazda Premacy RE. C'est un modèle hybride avec moteur rotatif, qui peut rouler soit à l'essence, soit à l'hydrogène. L'autonomie a été portée à 200 km en mode purement hydrogène (comme sur la BMW Série 7 qui conserve aussi le moteur à combustion).



Le modèle le plus intéressent semble être toutefois la Toyota FCHV-adv (comme advanced) qui revendique plus de 800 km d'autonomie. C'est deux fois plus que la précédente génération. La FCHV-adv est en fait un véhicule avec une pile à combustible et une batterie nickel-métal hydrure. Certifiée par les autorités japonaises, elle résiste aux conditions extrêmes et montre à quel point le Japon a de l'avance sur le reste du monde en matière d'hydrogène.

lundi 8 octobre 2012

Honda FCX Clarity, la voiture du futur qui roule déjà



A l'heure où les constructeurs multiplient les concept cars, il existe une voiture qui symbolise ce que sera sans doute l'automobile de demain : la FCX Clarity. Depuis 2008, Honda propose en leasing cette auto à l'hydrogène. Aussi incroyable que cela puisse paraître, on peut louer aux USA (pour 600 $ par mois sur deux ans) et au Japon cette berline, qui est la plus propre du monde. Il y en a deux qui roulent en Europe depuis le mois de septembre.




Le moteur thermique a laissé place à un moteur électrique, alimenté par une pile à combustible. Dans le domaine de l'hydrogène, Honda est aujourd'hui le plus avancé au monde. La FCX Clarity n'émet aucune émission et revendique une autonomie de 460 km. Côté performances, l'auto rivalise avec une 2,4 L essence équivalente. La vitesse maxi est de 160 km/h.



Le secret vient de cette pile à combustible, étonnamment compacte et performante. Son design révolutionnaire permet à Honda de l'intégrer dans le tunnel central, entre les places avant et arrière. La batterie au lithium prend place quant à elle sous l'un des sièges à l'arrière.



A l'intérieur, il y a de l'espace. Contrairement aux premières voitures à hydrogène, on a réussi à miniaturiser tellement les composants que la voiture offre une grande habitabilité. Et en plus, il y a tout le confort (GPS, système audio, prise USB...).



Le tableau de bord est très futuriste. Un bouton bleu "power" permet de lancer le moteur électrique. Mais surtout, l'affichage 3D et les couleurs donnent une touche high tech à la conduite. A tout moment, le conducteur peut visualiser l'autonomie en hydrogène. L'autonomie est matérialisée par une bulle de couleur ambre, qui rétrécit, passe au jaune puis au bleu.



Pour le plein, ce n'est pas plus compliqué de mettre du GPL. Honda a travaillé au niveau de la sécurité pour le remplissage. On met dans la voiture de l'hydrogène gazeux stocké à 350 bars.



Le seul inconvénient vient du fait qu'on ne trouve pas de pompe chez nous (contrairement aux USA, au Japon et à l'Allemagne qui s'y met aussi). Le fait est que Honda a une longueur d'avance dans l'hydrogène avec la FCX Clarity. Cette voiture, qui offre des prestations de premier plan (système de précollision, régulateur de vitesse intelligent, protection des piétons), innove également avec des matériaux allégés et du bio-plastique.
Je vous le disais, la voiture du futur est déjà parmi nous.