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vendredi 28 décembre 2012

Toyota va-t-il sortir une batterie révolutionnaire ?



Les voitures électriques pourront-elles rouler demain pendant des centaines, voire plus d'un millier de km avec un seul "plein" ? IBM avait déjà créé la surprise en rendant public son projet de batterie "500 miles" portant l'autonomie à 800 km avec une technologie lithium-air. Mais, il y a encore mieux. J'ai découvert par hasard en consultant plusieurs blogs et sites qu'une info de taille était sortie en août dernier dans le Nikkei (un quotidien japonais sérieux), et que personne en France n'en avait parlé. Il se trouve que Toyota aurait mis au point avec l'université de Tohoku au Japon (au nord-est de Tokyo) une technologie révolutionnaire qui multiplie par 10 le stockage de l'énergie électrique.




Le projet porte sur la production de cristaux d'oxyde de cobalt-lithium. Si les progrès sont aussi importants que ce qu'annonce le Nikkei, cela porterait donc l'autonomie théorique de 160 km aujourd'hui à... 1600 km. Dans ces conditions, la voiture électrique serait particulièrement attractive, d'autant que la techno explorée par Toyota permettrait à la fois un gain de poids et de place. L'article cite un porte-parole de Toyota, Paul Nolasco (que j'ai déjà rencontré au Japon), qui reconnaît l'existence de ce projet et évoque la date de 2015 pour une possible application sur les hybrides et les véhicules électriques.



Ce qui me pousse à prendre cette information au sérieux, c'est que l'expert de PSA Peugeot Citroën sur l'hybride et l'électrique, Ladimir Prince, m'avait confié il y a quelques mois son sentiment sur une rupture technologique en cours chez Toyota. Il est vrai que le constructeur japonais n'a jamais caché son scepticisme sur la batterie lithium-ion (n'en déplaise à Nissan et Renault), en affirmant que ce n'était pas assez fiable et suffisant en terme d'autonomie. D'ailleurs, la Prius 3 est sortie avec des batteries nickel-métal-hydrure de Panasonic, et non lithium-ion. Pour les tests de la Prius "plug in" (lire l'article du 15 décembre), Toyota a pris le soin de faire développer une batterie spécifique au lithium pour l'automobile. La marque s'appuie toujours sur Panasonic avec qui elle a monté une joint venture (PEVE : Panasonic Electric Vehicle Energy), mais elle va a priori s'orienter vers une technologie de Sanyo (qui a été racheté entre temps par Panasonic justement) pour 2011.



En fait, Toyota a monté une unité de recherche sur les batteries et explore d'autres voies, telles que le lithium-solide et le métal-air. L'objectif est d'éviter le risque d'accident et d'augmenter l'autonomie. Quoi qu'il en soit, cela montre bien que Toyota n'est pas largué sur le véhicule électrique et que se lancer le premier n'est pas forcément une bonne idée sur ce type de marché. Ca me rappelle la fable du lièvre et de la tortue...

vendredi 21 décembre 2012

L'hydrogène poursuit sa route



On parle tellement de voitures électriques qu'on en oublie que la recherche se poursuit sur l'hydrogène et que les progrès sont au rendez-vous. Pourtant, la lecture des news rapportées par le site Hyweb est instructive. Dernier exploit en date, l'organisation d'une course au Japon sur 1100 km. Elle a été organisée par l'institut japonais de recherche sur l'automobile et d'autres organisations. L'objectif était de démontrer que les 3 véhicules sélectionnés (Honda FCX-Clarity, Nissan X-Trail FCV et Toyota FCHV-adv) pouvaient parcourir sans problème une telle distance, et avec seulement deux ravitaillements. Ils sont partis du Ministère de l'Economie et de l'Industrie (METI) à Tokyo et ont rallié la ville de Kitakyushu (province de Fukuoaka) jusqu'à une station d'hydrogène, avec des haltes intermédiaires à la préfecture d'Aichi et à Osaka.




Autre image symbolique, l'arrivée de 10 Ford Focus à l'hydrogène en Islande. Elles sont arrivées il y a quelques jours à Reykjavik et ont rejoint une flotte existante de véhicules à pile à combustible (22 en circulation désormais). La station locale d'hydrogène, fournie par Shell, existe depuis 6 ans et a un taux de service de 98 %.



Une autre information mérite d'être soulignée. La Grande-Bretagne a engagé un programme de recherche pour adapter la technologie utilisée dans l'aéronautique (qui s'intéresse elle aussi à la pile à combustible, comme on le voit sur cette photo d'un proto Boeing qui couple une PAC avec une batterie lithium-ion) à l'automobile. L'idée est d'améliorer les performances et la fiabilité. La pile passerait ainsi d'une puissance de 10 à 30 kW et à une durée de vie de 5000 h (au lieu de 1000), avec une amplitude de températures de fonctionnement de -25 à +45 C. Le projet est porté par Intelligent Energy, Ricardo, TRW Conekt et Dyson Technology sous les auspices du Technology Strategy Board.



Profitons en pour faire le point sur l'infrastructure. A ce jour, la base de données H2 stations.org recense 370 stations dans le monde. Evidemment, c'est moins que le nombre de prises électriques. Mais, l'Association Allemande pour l'Hydrogène et la Pile à Combustible (DWV) souligne que des progrès significatifs ne sont pas attendus avant 15 ans dans les batteries et que l'effort à fournir pour bâtir un réseau en Allemagne (1500 stations pour un coût entre 2,5 et 3 milliards d'Euros) n'est pas hors de portée. En attendant, sachez que tant PSA que Renault disposent chacun d'une pompe à hydrogène, fournie par Air Liquide et localisée respectivement dans leur centre technique de La Ferté-Vidamme (Eure-et-Loir) et d'Aubevoye (Eure).

lundi 17 décembre 2012

Toyota s'intéresse à l'ADN des plantes pour les biocarburants de demain

Toyota s'intéresse aux plantes, en particulier celles qui contribuent à la production de biocarburants. En partenariat avec le centre national de recherche agronomique de la région de Kyushu Okinawa au Japon, le constructeur a mis au point une technique d’analyse génétique capable d’écourter sensiblement le processus d’amélioration de variétés de canne à sucre et d'augmenter les performances des plantes. Plus précisément, TMC (Toyota Motor Corporation)a développé une technique d’analyse d’ADN à haut débit. C'est la technique dite reproduction assistée par marqueurs – qui exploite l’information génétique pour prédire les performances. Elle est déjà utilisée dans la culture du riz et du maïs. Toyota a ainsi réussi à établir une carte génétique de la canne à sucre cinq fois plus précise que les versions précédentes et d’exploiter ces informations pour améliorer la variété. Le géant japonais est convaincu que cette nouvelle technique d’analyse génétique va l'aider pour les agro carburants de demain.

L'objectif de TMC est d'écourter de 50 % le délai d’amélioration de la canne à sucre. La technique d'analyse génétique devrait, en outre, permettre d’en augmenter les rendements en créant des variétés à haute teneur en sucre et plus résistantes aux maladies. En développant ainsi des techniques destinées à augmenter le rendement des cultures, TMC entend favoriser l’extension de l’emploi des biocarburants. L’analyse ADN à haut débit qui constitue le coeur de la technique exposée ici peut s’appliquer non seulement à la canne à sucre, mais aussi à d’autres variétés de plantes à grand génome. Selon TMC, elle recèlerait aussi des avantages potentiels pour la production alimentaire et l’environnement. Le groupe prévoit d’ailleurs d’en divulguer le contenu pour permettre son utilisation à grande échelle.
Toyota, qui est par ailleurs producteur de bio plastiques, nous montre qu'il a la main "verte", et pas seulement en matière d'hybrides.

vendredi 14 décembre 2012

Toyota lance son programme mondial pour l'hybride rechargeable


Toyota donne enfin le coup d'envoi d'une campagne mondiale de tests pour la Prius hybride rechargeable (une Prius 3 avec la technologie habituelle, mais qui intègre en plus une batterie lithium-ion que l'on peut brancher sur le secteur). En tout, ce ne sont pas moins de 600 véhicules qui vont rouler dans le monde entier à partir de début 2010, dont :
230 au Japon
200 en Europe (100 en France, 100 dans d'autres pays d'Europe tels que l'Allemagne, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas et le Portugal)
150 aux USA
20 dans d'autres pays (Australie et Nouvelle-Zélande, Canada).
C'est un volume important, mais pas plus que celui des Mini "E" (600 également) qui ont été déployés pour des tests aux USA, en Allemagne et en Grande-Bretagne. Un peu partout dans le monde, on déploie des flottes expérimentales de véhicules électriques et hybrides pour voir comment fonctionne l'ensemble du système, avec le véhicule, le client et l'infrastructure de recharge.




La France est plutôt en position de pointe, car des tests avaient déjà été menés avec EDF, à partir de 2007 (puis élargis en 2008 à la Grande-Bretagne, toujours avec l'opérateur national d'électricité). Toyota a choisi de faire de Strasbourg l'épicentre de cette campagne mondiale. C'est une bonne nouvelle pour la ville, qui va d'ailleurs acquérir 5 Prius "plug in" et va aider la société d'autopartage "Auto'trement" à en exploiter 3. Les autres véhicules seront testés par une clientèle d'entreprises et d'acteurs institutionnels, dans le cadre d'un projet soutenu par l'Ademe et qui s'inscrit dans le Grenelle de l'Environnement. Localement, la filiale d'EDF va installer plusieurs centaines de points de charge, aussi bien au domicile des essayeurs, que dans les parkings, dans les locaux des entreprises et sur la voirie publique.



C'est une infrastructure de recharge "intelligente" que va déployer EDF sur la voirie publique. En partenariat avec Toyota, l'électricien a développé une borne utilisant la technologie PLC (Power Line Communication). Ce protocole permet d'identifier le véhicule, de déterminer la quantité d'énergie et de la facturer directement. Un "plein" ne coûte que 1 à 2 € pour faire 100 km. Ce sera encore moins pour Toyota, car la Prius 3 "plug in" ne peut parcourir que 23 km sur sa seule batterie (la distance que font 50 % des conducteurs en moyenne). Il faut compter entre 1 h 40 et 3 h pour la charge.



L'intérêt de la batterie rechargeable est de permettre aux véhicules hybrides de rouler en mode 100 % électrique de façon momentanée. C'est le pari de la Chevrolet Volt, de la Peugeot 3008 Hybrid4 rechargeable de 2012 et de bien d'autres encore. On a à la fois les avantages de l'électrique et de l'hybride sans le fil à la patte. Pour ce faire, Toyota a développé une batterie lithium-ion adaptée à la voiture, d'une puissance de 5,2 kWh, et qui a été testée pendant 10,5 millions de km dans 5 pays (Japon, USA, Canada, Allemagne et Espagne). Avec sa batterie lithium-ion, et sans une goutte d'essence, la Prius pourra atteindre 100 km/h en vitesse maxi.



En plus, on peut bénéficier de fonctions en plus comme l'activation à distance de la climatisation, un mode d'éco-conduite, etc...



Le bilan combiné électrique et hybride fait chuter les émissions de CO2 à 59 g par km (ce qui lui donne droit à 1 g près au bonus maxi de 5000 €) selon le cycle européen (41 g selon le cycle japonais avec un rendement de 57 km par litre, au lieu de 30,6).




L'objectif est de proposer une version hybride rechargeable dans 2 ans, au moment où la concurrence arrivera sur le marché, à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires et à un coût raisonnable.

jeudi 13 décembre 2012

Bright Green Event, l'autre événement de Copenhague



Comme tout événement qui se respecte, la conférence sur le climat de Copenhague a ses "side events". C'est un peu comme les festivals d'été avec le "in" (les artistes officiellement invités) et le "off" (ceux qui cherchent à se faire remarquer par le public). Le "Bright Green" était donc ce week end l'un des "à-côtés" du COP15. Ce n'était pas vraiment un "happening" d'affreux gauchistes, puisqu'il était organisé par la confédération danoise de l'industrie (le Medef local en quelque sorte).



C'était en fait un événement taillé sur mesure pour les industriels, qui pouvaient ainsi venir faire un speech pour présenter leur stratégie afin de sauver le monde et exposer leurs produits. 170 compagnies de taille mondiale ont répondu à l'appel du "Bright Green". On y trouvait des sociétés de l'industrie (Alstom, General Electric, Honeywell, Philips, Sony) et de l'informatique (Intel, Microsoft), des prestataires de services (FedEx), des fournisseurs d'énergie (Air Liquide, GDF-Suez, Dong Energy au Danemark, Total, Statoil), des pôles de recherche (clusters Cleantech de Copenhague, Norvège et Finlande, site de test suédois TSS pour les véhicules hybrides), des villes (Malmö en Suède, Masdar à Abu Dhabi) et des pays (Canada, France).




Les acteurs de l'automobile sont venus à cet événement. On peut citer par exemple Toyota qui, par sa filiale danoise, a rappelé que 2 millions de véhicules hybrides ont été vendus depuis la première Prius en 1997, que la Prius 3 ne rejette que 89 grammes de CO2 par km, et que 150 Prius hybrides rechargeables vont être testées sur route ouverte à partir de 2010 et pour une période de 3 ans en Europe. La marque rappelle par ailleurs qu'elle explore la piste des biocarburants, de l'électricité et de l'hydrogène.
Plus étonnant, Volvo était représenté à plus d'un titre. La marque suédoise, qui est l'un des transporteurs officiels du COP 15 (voir l'article du 7 décembre), a présenté un transfert de technologie sous le nom de la société ChromoGenics. C'est une start up qui fait du vitrage électro-chrome, filtrant les UV et limitant ainsi les besoins en climatisation, grâce à un verre qui devient translucide. La solution ConverLight peut servir aussi bien dans les voitures que dans les bâtiments et pour d'autres applications encore. Lien pour voir la vidéo :
http://www.chromogenics.com/video_eng.htm
Parmi les autres constructeurs, il y avait aussi Saab, présent en voisin, et surtout Peugeot, venu présenter la Ion électrique, ainsi que la 3008 Hybrid4, la 207 à faible CO2 et le service "Mu" de mobilité intégrale. La marque a aussi présenté lors d'une conférence son puits de carbone en Amazonie (deux millions d'arbres réimplantés et 110 000 tonnes de CO2 économisées en 10 ans), qui est un projet sur 40 ans.
Les équipementiers n'étaient pas en reste. Johnson Controls produit par exemple des batteries pour les véhicules hybrides (Mercedes, BMW et Ford) et a des projets dans l'électrique. La marque américaine a monté une joint venture en France avec Saft (à Nersac, en Charente) et va démarrer un site de production de batteries lithium-ion dans le Michigan.
Le camion se montrait également à Copenhague. Man disposait d'un stand sur le "Bright Green".



La Suède présentait également son savoir-faire en matière de développement durable, ne serait-ce qu'à travers l'initiative Symbiocity (réseaux d'experts pour rendre une ville plus "verte").



Ce réseau s'appuie sur l'élaboration d'un éco quartier en Suède (Hammarby à Stockholm), mais aussi sur de bonnes pratiques. j'ai ainsi appris que la région d'Umea, à 600 km de la capitale, avait remporté un prix en menant campagne pour que les taxis arrêtent de laisser tourner leur moteur à l'arrêt. 90 % d'entre eux ont accepté, ce qui a permis de réduire au passage de 10 % la pollution et la consommation de carburant. Un exemple à méditer pour les villes qui ont beaucoup de taxis (1700 à Copenhague, 13000 à New York, 20000 à Londres et 60000 à Tokyo).



Enfin, parmi les exposants du "Bright Green", on peut mentionner le port de Frederikshavn au Danemark qui entend devenir 100 % vert en 2015 en n'utilisant que des énergies renouvelables (biomasse, solaire, éolien, déchets et pompes à chaleur). Un consortium local d'énergie a mis au point un logiciel pour simuler l'apport des différentes énergies.
Quel programme à Copenhague !

jeudi 29 novembre 2012

Fun Vii : le hub de communication selon Toyota

Alors que le salon de Tokyo ouvre ses portes aujourd'hui pour les médias (du 3 au 11 décembre pour le public), Toyota va faire le show avec son concept Fun Vii (Vehicle Interactive Internet). Ce véhicule connecté, et qui préfigure une vision pas si lointaine dans le temps - avec une société de l'information à laquelle sont reliés le conducteur et l'automobile - reflète le slogan du salon. L'édition 2011 du salon de Tokyo a en effet choisi pour thème "la mobilité peut changer le monde". L'idée de Toyota est de pouvoir personnaliser son véhicule, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur, comme pour le fond d'écran d'un téléphone portable.



Pour offrir ce type de prestation, le constructeur japonais a conçu une carrosserie qui peut se transformer en un écran géant. En quelques secondes, elle peut afficher un message ou tout simplement l'image qui a été envoyée depuis le smartphone. C'est en fait la Fun Vii qui devient elle même un téléphone mobile à 4 roues.


A l'intérieur, la voiture innove également avec un habitacle qui reflète l'humeur de ses occupants. L'ambiance intérieure fait carrément "dance floor".


Relié en permanence à l'extérieur, et dialoguant aussi avec l'infrastructure et les autres véhicules, le concept Fun Vii propose un tas d'applications qui sont constamment remises à jour.


La vraie nouveauté selon moi est le service concierge, matérialisé par un hologramme et que le conducteur peut interroger par reconnaissance vocale. Bien sûr, avec la réalité augmentée et tous ces affichages, on pourrait se dire que ce n'est pas compatible avec la conduite. Mais, le concept de Toyota peut rouler en mode automatisé (la marque y travaille pour éviter les accidents) et l'électronique veille sur d'éventuels obstacles.

Voir la vidéo :



Au final, Toyota envoie là un certain nombre de messages. Il est vrai que le géant japonais a fait part de son intention d'être un leader de la voiture communicante, comme en témoignent les annonces de partenariat avec Microsoft et Intel.


Le concept Fun Vii est en tout cas sans aucun doute l'événement de ce salon de Tokyo. Un véhicule fun qui redonne le sourire à une capitale japonaise traumatisée par les événements de ces derniers mois.

Fun Vii : le hub de communication selon Toyota

Alors que le salon de Tokyo ouvre ses portes aujourd'hui pour les médias (du 3 au 11 décembre pour le public), Toyota va faire le show avec son concept Fun Vii (Vehicle Interactive Internet). Ce véhicule connecté, et qui préfigure une vision pas si lointaine dans le temps - avec une société de l'information à laquelle sont reliés le conducteur et l'automobile - reflète le slogan du salon. L'édition 2011 du salon de Tokyo a en effet choisi pour thème "la mobilité peut changer le monde". L'idée de Toyota est de pouvoir personnaliser son véhicule, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur, comme pour le fond d'écran d'un téléphone portable.



Pour offrir ce type de prestation, le constructeur japonais a conçu une carrosserie qui peut se transformer en un écran géant. En quelques secondes, elle peut afficher un message ou tout simplement l'image qui a été envoyée depuis le smartphone. C'est en fait la Fun Vii qui devient elle même un téléphone mobile à 4 roues.


A l'intérieur, la voiture innove également avec un habitacle qui reflète l'humeur de ses occupants. L'ambiance intérieure fait carrément "dance floor".


Relié en permanence à l'extérieur, et dialoguant aussi avec l'infrastructure et les autres véhicules, le concept Fun Vii propose un tas d'applications qui sont constamment remises à jour.


La vraie nouveauté selon moi est le service concierge, matérialisé par un hologramme et que le conducteur peut interroger par reconnaissance vocale. Bien sûr, avec la réalité augmentée et tous ces affichages, on pourrait se dire que ce n'est pas compatible avec la conduite. Mais, le concept de Toyota peut rouler en mode automatisé (la marque y travaille pour éviter les accidents) et l'électronique veille sur d'éventuels obstacles.

Voir la vidéo :



Au final, Toyota envoie là un certain nombre de messages. Il est vrai que le géant japonais a fait part de son intention d'être un leader de la voiture communicante, comme en témoignent les annonces de partenariat avec Microsoft et Intel.


Le concept Fun Vii est en tout cas sans aucun doute l'événement de ce salon de Tokyo. Un véhicule fun qui redonne le sourire à une capitale japonaise traumatisée par les événements de ces derniers mois.

mercredi 28 novembre 2012

Toyota au salon de Tokyo (seconde partie)

Alors que tout le monde scrute le développement de véhicules électriques, Toyota se concentre sur un autre enjeu, qui est celui de la conduite automatisée. Et dans ce domaine, figurez vous que le constructeur japonais travaille en partenariat avec General Motors, son rival pour la place de numéro un mondial. Les deux partenaires veulent en effet développer des technologies qui éviteront les accidents. Toyota présentera à Tokyo sa vision du véhicule intelligent et des informations que l'on peut retirer à partir du dialogue entre le véhicule et l'infrastructure. L'idée est d'arriver à une conduite plus sûre et écologique en reliant les véhicules les uns aux autres sur la route et en les mettant en liaison avec l’infrastructure de guidage routier (info trafic). Des équipements de sécurité de dernière génération comme le système de sécurité pré-collision seront également exposés.

En extérieur, Toyota proposera une démonstration de conduite automatisée avec le système AVOS 2 (Automatic Vehicle Operation System) dans le cadre d’un essai routier mené à partir des places arrière, à bord d’une version de la Prius à conduite automatisée. Ce sera l'occasion de démontrer que le véhicule est capable de conduire son propriétaire à la demande, d’éviter les obstacles et de se garer.

mardi 27 novembre 2012

Toyota au salon de Tokyo (première partie)

Partenaire de l'expo Smart Mobility City, qui préfigure la société décarbonée de demain dans le cadre du salon de Tokyo, le géant japonais va présenter sa vision de la mobilité intelligente. La première brique est le Smart Mobility Park. Cette station de recharge est équipée de chargeurs et de batteries alimentés par l’énergie solaire et éolienne qui permettra d’assurer la charge de véhicules écologiques, comme les hybrides rechargeables (VHR) et les véhicules électriques. La plateforme repose sur la gestion de l'énergie du Smart Center de Toyota (un système de smart grid testé au Japon, qui relie les maisons, les voitures, les fournisseurs d’électricité et les utilisateurs afin de mieux gérer la consommation énergétique).

Toyota présentera également des concepts de scooters et de vélos à assistance électrique dotés d’une fonction de communication, grâce au travail de collaboration mené avec Yamaha. Ces deux roues utiliseront la communication sans fil via une liaison Wi Fi et un smartphone, toujours en lien avec le Toyota Smart Center pour échanger des informations relatives à la charge (localisation des stations de recharge, disponibilité, état de charge), aux services de partage et au statut communiqués par les scooters ou les vélos.


L'autre point fort est la gestion de l’énergie entre le véhicule et le domicile. Le gestionnaire H2V ("home to vehicle") est un outil permettant un contrôle efficace et économique de l’alimentation électrique du domicile pour la charge des VHR et des VE. Les utilisateurs peuvent se connecter à cet outil, via une liaison filaire ou sans fil à partir d’un PC, d’une télévision ou d’un téléphone intelligent pour régler ou modifier l’heure du début de charge de leur véhicule, ou encore connaître la consommation d’électricité du foyer. Le système peut également interrompre la recharge pour éviter le déclenchement du disjoncteur en cas de consommation électrique intense due à l’utilisation simultanée de plusieurs appareils électroménagers et la reprendre lorsque la demande en électricité diminue.
La commercialisation du système sera assurée par Toyota Housing Corporation à partir de janvier 2012.

vendredi 23 novembre 2012

Toyota va travailler avec Intel sur la voiture communicante du futur

Alors qu'un partenariat avait déjà été annoncé avec Microsoft (autour de la plateforme Windows Azure et plus particulièrement à destination des véhicules électrifiés), c'est au tour d'Intel de venir assister le constructeur japonais dans ses réflexions autour de la voiture communicante.
Les deux compagnies vont travailler sur l'intégration des smartphones (ce que fait déjà Toyota avec Entune aux USA) et sur la restitution des informations sur les terminaux de prochaine génération. La marque anticipe sur une explosion de la demande pour des services connectés, avec en prime tout ce que peut apporter à terme la communication entre véhicules et avec l'infrastructure, que ce soit par les réseaux cellulaires ou le Wi Fi. Tout le challenge est de présenter ces données de façon ergonomique, sans distraire le conducteur. L'idée est de maîtriser le flux de données qui va permettre à l'automobiliste de savoir tout ce qui se passe autour de lui en temps réel.

vendredi 16 novembre 2012

L'Alsace et le véhicule électrique



Je reviens sur le congrès Mobilis, qui se déroule à Strasbourg depuis hier et encore toute la journée. Hier, cet événement a débuté par une table ronde de l'OVE (Observatoire du Véhicule d'Entreprise), qui à travers l'OVE Mobility Tour organise une conférence et des essais de véhicules électriques à destination des entreprises. C'était l'occasion pour Toyota, et pour la Communauté urbaine de Strasbourg, de faire le point sur le test des Prius rechargeables. Une opération qui fait de la capitale alsacienne une vitrine pour la marque japonaise dans le monde, et qui lui permet d'acquérir de l'expérience sur la recharge des batteries.



Il y a déjà 8 mois, Toyota lançait dans la capitale alsacienne une opération de grande ampleur avec EDF et la communauté urbaine de Strasbourg. Près d'une centaine de Prius ont été équipées d'une batterie lithium-ion spécifique, capable de faire parcourir à l'auto 20 km en mode 100 % électrique. Les véhicules ont été confiés à des services de la ville, mais aussi à des particuliers et des entreprises. Trois véhicules ont par ailleurs été confiés à la société locale d'auto-partage, Auto'trement. En parallèle, des points de recharge ont été installés par EDF dans des parkings et sur la voirie. Il s'agit de bornes intelligentes, entièrement nouvelles, pouvant être localisées par iPhone. Toyota, EDF et la ville de Strasbourg ont annoncé que les premiers retours étaient positifs. Les usagers apprécient notamment le fait de pouvoir rouler en mode zéro émission sans le stress de la recharge, puisque le moteur thermique prend le relais quand la batterie est à plat. Une analyse plus poussée des résultats par EDF et l'INRETS est prévue, mais d'ores et déjà la volonté est d'étendre le test. La région Alsace souhaite prolonger l'expérience du côté allemand, à Karlsruhe et à Stuttgart. Toyota mène des opérations similaires mais à plus petite échelle dans 18 pays européens, ainsi qu'aux USA et au Japon.


Par ailleurs, l’Alsace souhaite également se positionner sur le véhicule électrique. Ainsi, un plan a été décidé par le Conseil Régional. Il prévoit une aide à l’achat de 5000 € aux 500 premiers acheteurs de VE (à partir du 1er janvier 2011) et un appel à projet pour promouvoir les usages collectifs du VE, à raison de 200 000 € par projet. L’objectif est de favoriser le développement du marché mais aussi de structurer une filière industrielle locale.


Enfin, c'est l'occasion de souligner que le pôle Véhicule du Futur soutient le constructeur FAM Automobiles, dont la petite F-City (originaire il est vrai de Montbéliard) a le mérite de rouler dans plusieurs villes de France. La voiture est également en vente et en location dans le réseau Norauto et chez Altermove, la nouvelle filiale du groupe Mobivia.

Pour info, voici un montage sur la plénière de Mobilis :


Conférence Mobilité urbaine : changer les comportements
envoyé par PoleVehiculeDuFutur. - Course et crash spectaculaires en vidéo.

jeudi 15 novembre 2012

Rencontres Mobilis à Strasbourg

Mobilis-63362
La 7e édition des Rencontres Internationales Mobilis se tient aujourd'hui et demain à Strasbourg, au Palais de la Musique et des Congrès. L'événement est placé sous le signe "Mobilité urbaine : entre évolution et révolution". L'objectif est de faire comprendre aux décideurs les enjeux de la mobilité urbaine, avec des tables rondes, des ateliers et un espace d'exposition. La séance plénière de ce soir, que j'anime, aborde notamment "le rôle que peuvent jouer la législation, la communication et les services dans les changements de comportement vis-à-vis de la mobilité". J'y recevrai un certain nombre d'acteurs clé, dont les représentants de deux constructeurs (Daniele Schillaci, le PDG de Toyota France pour parler de l'expérience de la Prius rechargeable à Strasbourg, et Jean-Michel Cavret, le directeur de la stratégie pour l'électro-mobilité pour BMW Group France), mais aussi la nouvelle enseigne Altermove (du groupe Mobivia, autrement dit Norauto), qui vient de lancer son concept store à Lille sur la mobilité urbaine, ou encore Egis Mobilité et une start up (BBP Project) qui croit beaucoup au rôle des réseaux sociaux pour la co-création de concepts de mobilité.


Dans la mesure où l'événement se déroule à Strasbourg, on parlera d'abord de l'expérience avec les 100 Prius rechargeables en test pendant 3 ans. La CUS (Communauté Urbaine de Strasbourg) est partie prenante au niveau de l'infrastructure de recharge. Un de ses représentants, Jacques Bigot, en dira un mot, ainsi que la vision de Strasbourg en matière de mobilité 2.0.

Voir la vidéo de la Prius VHR :



L'actualité, c'est aussi la mise en place du test de la Mini E sur Paris. Et qui de mieux pour en parler que Jean-Michel Cavret, en charge du programme véhicule électrique et qui, en tant qu'expert du deux roues, pourra aussi revenir sur le scooter électrique de Mini. Le groupe BMW semble avoir une approche globale. Ce sera intéressant de l'entendre.

Voir la vidéo de la Mini E (issue de la web TV d'EDF) :

Mini Electriques à Paris Mini Electriques à Paris EDF et ses partenaires BMW France, Veolia Environnement et l'INRETS donnent le coup d'envoi de l'expérimentation de MINI électriques à Paris dès l'automne 2010. Après Los Angeles, New-York, Londres, Oxford, Berlin et Munich, la MINI E sera expérimentée en grandeur réelle à Paris à compter du mois de novembre 2010.


Des véhicules électriques et hybrides seront bien sûr au rendez-vous : ils pourront être essayés par les participants, d'autant qu'au travers d’un partenariat entre le Pôle Véhicule du Futur et l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise, l’OVE Mobility Tour continue son tour de France et débarquera à Strasbourg aujourd'hui, en ouverture des Rencontres Mobilis.

Voir le diaporama OVE Mobility Tour :



Parmi les véhicules exposés, Mobilis annonce la Mini E, la Peugeot BB1, la Toyota Prius VHR, ainsi que le Quad électrique du groupe La Poste, un scooter électrique de FAM. On pourra assister également à une démo de recharge par induction (concept Movitrans de Sew Usocome), facilitant le plein des batteries.

Image2

Une autre table ronde promet des échanges intéressants : celle qui portera demain matin sur les infrastructures de recharge. Je recevrai des représentants de Renault, EDF, ChaDeMo et Freshmile. Ce sera l'occasion de parler de modèles économiques et de standards. Renault parlera notamment de ce qui se prépare en France, avec le livre vert sur les infrastructures de recharge, tout en donnant une perspective mondiale. On en reparlera.

mardi 30 octobre 2012

La nouvelle Toyota Yaris 2012

La Toyota Yaris 2012 ou pour être précis la Yaris Hybride HSD est différente des anciens modèles. Elle se distingue en premier par le design, son aérodynamisme a était encore plus travaillé ce qui donne un museau diffèrent.
Désormais la Toyota Yaris 2012 dispose d’un nouveau bloc essence 1.5 litre associé à un système électrique. Pour une puissance de 100 chevaux, ses émissions de CO2 sont de 79 g/km seulement.
La Yaris 2012 se démarque des autres modèles hybride par une meilleur habitabilité et un volume de rangement (286 litres) meilleur.
En série la Toyota Yaris 2012 disposera de la climatisation et d'une boîte automatique.

Le prix d'accès est fixé à 18.500 €

La galerie photo Toyota Yaris 2012