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dimanche 30 décembre 2012

Ce qui nous attend en 2012


Plutôt que de revenir sur les faits marquants de 2011, je préfère directement me projeter vers 2012. Cette année sera celle de la vérité sur un marché qui fait beaucoup parler, mais sur lequel les volumes ne sont toujours pas au rendez-vous. Je parle bien sûr de la voiture électrique. En 2012, Renault lancera le reste de sa gamme ZE avec la Twizy, puis la Zoé dont on connaîtra les lignes définitives (ainsi que le prix et les prestations) à l'occasion du salon de Genève. Mais, la marque au losange ne sera pas seule sur le marché. Smart va également lancer la Fortwo ED (en septembre, car la production de batteries semble poser problème) et trouvera sur sa route la Toyota IQ EV. Du côté des supercars, on verra aussi l'année prochaine la Furtive e-GT d'Exagon Motors (probablement la star du Mondial de l'Automobile), l'Audi R8 e tron et avec un peu de chance la Tesla Model S (qui sera d'abord lancée aux USA). Il faudra en revanche attendre 2013 pour pouvoir rouler en Ford Focus EV, en Golf et en Up eBlueMotion.



Il y aura donc plus de choix en 2012. C'est une évidence. Mais, est-ce que la demande sera au rendez-vous ? Ca, c'est une épineuse question. Car, si on met de côté la méga commande groupée de l'UGAP et de la Poste - un marché captif pour donner bonne conscience à des grandes entreprises publiques - les immats des véhicules de démonstration et le cas particulier de Bolloré avec la Bluecar qui vient gonfler les statistiques, le bilan est déjà moins glorieux. Et en 2012, après l'élection présidentielle, nul ne sait ce qu'il adviendra de la prime de 5000 € (sans laquelle tout s'effondre). D'autre part, la crise risque d'avoir des conséquences sur les investissements en matière d'infrastructure de charge.


Mais, le marché de l'automobile ne se limite pas à l'électrique. 2012 sera aussi l'année de l'hybride rechargeable. Outre l'arrivée en France de la Fisker Karma, il y aura la Prius plug in et la Volvo V60 D6, une hybride diesel avec 50 km d'autonomie en mode électrique, et qui proposera trois styles de conduite (Pure, Hybrid et Power). On attend également des nouveautés dans ce domaine de la part de Honda et de Hyundai (pour qui l'hybride sera une première en Europe).


Dans le domaine de l'hybride tout court, 2012 sera l'année de la mise sur le marché de la 508 RXH, vue lors du dernier salon de Francfort. L'hybride diesel se conjuguera aussi à la sauce Mercedes avec la E300 Bluetec Hybrid, qui sera visible au salon de Detroit en janvier prochain.  Du côté des hybrides essence, le marché sera animé par les Audi A6 et A8, ainsi que par la Série 3 hybride chez BMW. N'oublions pas non plus Toyota et ses deux nouveautés : la Yaris HSD et la Prius +.


Dans le domaine de la communication embarquée, Renault pourrait créer la surprise... Non pas avec sa tablette R-Link (déjà annoncée et en laquelle je crois assez peu), mais avec une offre de radio par satellite. En 2009, la marque au losange avait signé un partenariat avec Ondas pour proposer dès 2012 des récepteurs de radio par satellite dans les véhicules du groupe vendus en Europe. Cette nouvelle offre permettra aux clients de bénéficier d’une très grande variété de programmes numériques, thématiques et sans publicité, mais également d’avoir accès à des services dans les domaines de l’information routière, de la sécurité, de la gestion du véhicule ou bien encore de la vidéo pour les passagers.


Pour sa part, Ford lancera sur la Focus le système SYNC, qui combine Bluetooth, la reconnaissance vocale, une ouverture sur le multimédia (USB, iPod et lecteurs MP3) et des services (Wi Fi, lecture vocale des SMS, recherche on line d'adresses du Guide Michelin) en plus du GPS intégré.
Bref, 2012 sera l'année de la voiture verte et connectée.

samedi 22 décembre 2012

Renault lance sa Twingo Gordini ! : le dossier de presse …

Twingo GordiniRenault inaugure le renouveau de sa griffe Gordini avec sa Twingo, première d’une lignée bleu et blanche. Cette “citadine” chic et sportive se veut très « french touch » et un hommage à Gordini. La Twingo Gordini R.S. est présentée en première mondiale jusqu’au 10 Janvier 2010 à L’Atelier Renault, sur les Champs-Elysées, dans le cadre de l’exposition « Noël en bleu». Elle sera ensuite commercialisée en Europe à partir de mars 2010…

Twingo Gordini


Twingo Gordini RS : le dossier de presse complet.
La Twingo Gordini R.S. se couvre d’un bleu malte métallisé vernis aux reflets lumineux et de ses deux légendaires bandes blanches.
Des touches de noir brillant viennent enrichir les boucliers à l’avant et à l’arrière et des animations blanches renforcent le contraste sur les enjoliveurs d’antibrouillard, sur les coques de rétroviseurs et sur le becquet.
De chaque coté un badge Gordini Series vient faire un clin d’oeil à la coupe Gordini de l’époque, dont les manches qualificatives étaient connues sous le nom de « Series ».
Les jantes aluminium de 17 pouces au profil à facettes noir ou bleu diamantées viennent compléter ce design exclusif.
Habitacle Gordini
A l’intérieur, l’esprit Gordini se veut bien présent :
- Sièges Renault Sport au maintien renforcé, avec une sellerie en cuir matelassée noir et
bleu siglée Gordini.
- Médaillons en cuir bleu dans les panneaux de portes.
- Volant cuir noir et bleu qui reçoit les deux bandes blanches pour visualiser le repère
« point 0 ».
- Levier de vitesse avec soufflet bleu et pommeau siglé Gordini.
- Compte-tours bleu à cerclage blanc.
- Casquette de planche de bord gainée avec une surpiqure spécifique.
Châssis et moteur sur Twingo Gordini
La Twingo Gordini reprend l’ensemble des prestations développées par Renault Sport, soit :
- Un châssis Sport qui reçoit des jantes de 17 pouces en exclusivité.
- Un moteur essence 1,6L de 133 ch, avec une sonorité travaillée pour les sensations.
- Une direction vive et précise.
- Un freinage mordant et endurant, selon Renault.

Twingo Gordini - 02

Les plus de la Twingo Gordini par rapport aux simples versions Renault Sport
La Twingo Gordini R.S. veut toucher de nouvelles clientèles, à la recherche d’un produit
sportif au design distinctif.
En complément des équipements déjà riches de la version Renault Sport, la Gordini arbore :
- Une teinte métallisée Bleu Malte ou noir nacrée.
- Des Jantes en aluminium de 17 pouces au profil noir diamanté.
- Une Climatisation automatique.
- Un Allumage des feux automatique et des capteusr de pluie.
- Un Régulateur et limiteur de vitesse.
- Un ESP (contrôle électronique de la trajectoire) totalement déconnectable.
- Une Radio 80 W CD MP3 à afficheur déporté et satellite de commande au volant.
- Un bornier RCA de connexion pour baladeur audio (iPod ou lecteur MP3).
- Des vitres sur-teintées latérales et arrière.
- Des sièges arrière indépendants et coulissants, pour un volume de coffre allant de 285 jusqu’à
959 dm3 (mesure VDA).
Les possibilités de personnalisation de la Twingo Gordini
- Châssis Cup
- Jantes aluminium de 17 pouces au profil bleu diamanté
- Radio CD Box avec kit main libre téléphone Bluetooth®
- Airbag rideaux
- Toit ouvrant panoramique
- Coque de clés Gordini
- Sur-tapis Gordini
Tarif Renault Twingo Gordini
Les prix seront annoncés à l’ouverture des commandes, pour la France le 15 février 2010.

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vendredi 21 décembre 2012

L'hydrogène poursuit sa route



On parle tellement de voitures électriques qu'on en oublie que la recherche se poursuit sur l'hydrogène et que les progrès sont au rendez-vous. Pourtant, la lecture des news rapportées par le site Hyweb est instructive. Dernier exploit en date, l'organisation d'une course au Japon sur 1100 km. Elle a été organisée par l'institut japonais de recherche sur l'automobile et d'autres organisations. L'objectif était de démontrer que les 3 véhicules sélectionnés (Honda FCX-Clarity, Nissan X-Trail FCV et Toyota FCHV-adv) pouvaient parcourir sans problème une telle distance, et avec seulement deux ravitaillements. Ils sont partis du Ministère de l'Economie et de l'Industrie (METI) à Tokyo et ont rallié la ville de Kitakyushu (province de Fukuoaka) jusqu'à une station d'hydrogène, avec des haltes intermédiaires à la préfecture d'Aichi et à Osaka.




Autre image symbolique, l'arrivée de 10 Ford Focus à l'hydrogène en Islande. Elles sont arrivées il y a quelques jours à Reykjavik et ont rejoint une flotte existante de véhicules à pile à combustible (22 en circulation désormais). La station locale d'hydrogène, fournie par Shell, existe depuis 6 ans et a un taux de service de 98 %.



Une autre information mérite d'être soulignée. La Grande-Bretagne a engagé un programme de recherche pour adapter la technologie utilisée dans l'aéronautique (qui s'intéresse elle aussi à la pile à combustible, comme on le voit sur cette photo d'un proto Boeing qui couple une PAC avec une batterie lithium-ion) à l'automobile. L'idée est d'améliorer les performances et la fiabilité. La pile passerait ainsi d'une puissance de 10 à 30 kW et à une durée de vie de 5000 h (au lieu de 1000), avec une amplitude de températures de fonctionnement de -25 à +45 C. Le projet est porté par Intelligent Energy, Ricardo, TRW Conekt et Dyson Technology sous les auspices du Technology Strategy Board.



Profitons en pour faire le point sur l'infrastructure. A ce jour, la base de données H2 stations.org recense 370 stations dans le monde. Evidemment, c'est moins que le nombre de prises électriques. Mais, l'Association Allemande pour l'Hydrogène et la Pile à Combustible (DWV) souligne que des progrès significatifs ne sont pas attendus avant 15 ans dans les batteries et que l'effort à fournir pour bâtir un réseau en Allemagne (1500 stations pour un coût entre 2,5 et 3 milliards d'Euros) n'est pas hors de portée. En attendant, sachez que tant PSA que Renault disposent chacun d'une pompe à hydrogène, fournie par Air Liquide et localisée respectivement dans leur centre technique de La Ferté-Vidamme (Eure-et-Loir) et d'Aubevoye (Eure).

Essai Renault Twingo 2 restylée

La Renault Twingo 2

650 000, c'est le nombre de Twingo II vendues depuis son lancement en 2007. Des chiffres qui font pâlir d'envie bon nombre de constructeurs à commencer par Volkswagen qui se lance dans l'aventure de la mini-citadine avec sa Up ! Mai la nouvelle Twingo c'est aussi un look désespérément banal auquel la marque au losange a décidé de redonner un peu de couleurs avec cet version restylée. Plus séduisante, la Twingo 2 renoue enfin le côté espiègle de son ancêtre de 1993. 

Notre déception était grande il y a quatre ans lorsque nous avons découvert la Twingo de deuxième génération. Il faut dire qu'elle faisait bien pâle figure face à son aînée dont la bouille originale avait révolutionné le segment des citadines. Grâce au talent de Laurens Van Den Acker, le nouveau chef de design de Renault, la Twingo restylée s'offre un visage plus aguicheur qui annonce le futur stylistique de la marque et notamment celui des prochaines Clio et Mégane. Logo agrandi monté sur une calandre noire vernie, projecteurs à paupières pour un regard plus féminin et surtout des antibrouillards ronds qui remontent sous la calandre pour plus de personnalité et pour rappeler l'esprit grenouille des villes de la première génération, l'ensemble est une totale réussite ! Pour une fois qu'un restylage a du sens et apporte une réelle nouveauté, ne boudons pas notre plaisir. On signalera également des feux arrière scindés en deux et un hayon arrondi histoire d'ajouter un peu de raffinement à une silhouette assez basique.

Outre de nouvelles teintes plus sexy et un vaste choix de jantes (24 références), la Twingo restylée introduit de vraies possibilités de personnalisation. Stickers de toit (200 EUR) et coques de rétroviseurs et baguettes latérales coordonnées (120 EUR), le tout étant désormais monté à l'usine.

Notons enfin que le restylage concerne aussi la version Renault Sport (1.6 16V 133 ch) identifiable à sa lame de bouclier façon F1 comme sur les Clio et Mégane et désormais disponible dans la teinte Jaune Sirius.








Renault Twingo 2 : un accueil soigné mais sans plus

Autant les changements sont profonds à l'extérieur, autant l'intérieur reste un peu décevant. Certes, les plastiques employés sont de belle facture et la qualité perçue de la Twingo rassure mais l'ensemble manque un peu de folie. Hormis de nouvelles selleries et des inserts noirs laqués, l'ambiance est inchangée. Les sièges manquent toujours de maintien et le volant paraît toujours un peu grand, mais la Twingo conserve ses qualités comme son habitabilité malgré ses 3,63 m en longueur et sa modularité avec ses sièges arrière qui coulissent indépendamment et qui font varier le volume du coffre de 165 L à 285 L. 
Côté équipements, la nouvelle Twingo offre six niveaux de finition : Access, Authentique, Privilège, Dynamique, Initiale et Gordini (remplace GT). Si la version Access dispose des antibrouillards et de l'ordinateur de bord, elle fait l'impasse sur la direction assistée. En Authentique, la Twingo offre tout juste le régulateur de vitesse et les vitres électriques et il faut opter pour la version Privilège pour accéder à la climatisation, à l'autoradio CD MP3 et aux sièges coulissants. Les autres finitions font la différence au niveau du look, chic pour l'Initiale (sellerie cuir de série) ou sportif pour Dynamique (jantes 15 pouces et béquet de toit) et Gordini (sièges sport et bandes blanches).

À noter que la navigation n'est toujours pas disponible sur Twingo. Un système Carminat Tom Tom à moins de 500 EUR aurait fait l'affaire mais Renault a préféré proposer une station d'accueil multimédia pour iPhone et iPod. Baptisé Oxygène et encore absent de la grille des tarifs, ce dispositif offrira une fonction GPS via une application maison. Enfin, la Twingo 2 restylée signe le retour du fameux toit ouvrant en toile qui faisait le bonheur des premiers possesseurs de Twingo. Désormais électrique, il sera facturé 850 EUR. 

Renault Twingo 2 : plus polyvalente qu'il n'y paraît

La montée en gamme de Twingo II par rapport à la première génération était évidente. En effet, malgré son gabarit la nouvelle Twingo offre des prestations routières tout à fait convaincantes. Confort, rigueur des suspensions, rien à voir avec la Twingo de 1993 et la version restylée conserve ses qualités. Même si la direction manque toujours de consistance, la Twingo n'est plus cantonnée aux centres urbains. Son comportement lui permet désormais d'envisager les longs trajets et la présence dans la gamme du 1.5 dCi 85 ch va en ce sens. Un bloc diesel d'une telle puissance est une proposition atypique sur le segment mais il offre un bel agrément sous le capot de la Twingo. Tonique et disponible (200 Nm de couple), il renforce encore la polyvalence de la citadine au losange et se distingue par de nouvelles performances énergétiques, moins de 4,0 L/100 km et 90 g/km.

Les amoureux de l'essence dont nous faisons partie ne sont pas non plus délaissés. Ils peuvent se rabattre sur la version 1.2 TCe 100 ch (uniquement disponible en Gordini). Silencieux et volontaire, ce petit 4 cylindres turbo offre des performances tout à fait intéressantes (9''8 au 0 à 100 km/h) et donne du caractère à cette Twingo. Malgré un côté un petit peu pointu qui oblige à aller chercher la puissance et le couple un peu haut dans les tours, il se montre plus raisonnable que le 1.6 L de la version R.S sur le terrain des consommations, moins de 6,0 L/100 km en cycle mixte. 

Bilan

Tout en conservant ses qualités d'accueil et son comportement qui fait référence dans la catégorie, la Twingo 2 profite d'un second souffle avec ce restylage. À la fois craquante et rigoureuse, elle séduira aussi bien les femmes que les hommes selon les versions. Ses moteurs performants lui procurent un coup d'avance sur la VW Up ! et son nouveau look lui permet d'envisager plus sereinement la confrontation avec l'Allemande. Côté tarifs, la nouvelle Twingo s'affiche à partir de 7 990 EUR en essence (1.2 LEV 75 ch) et 12 900 EUR en diesel (1.5 dCi 75). Comptez 15 200 EUR pour accéder au dCi 85 ch et 14 800 EUR pour un TCe 100 ch Gordini.


Source: webcarnews.com

jeudi 20 décembre 2012

Tom Tom s'allie avec Sierra Wireless pour la navigation connectée chez les constructeurs

Tom Tom utilise les modules embarqués intelligents Airprime de Sierra Wireless (ex Wavecom) pour assurer la connectivité de ses systèmes de navigation intégrés, destinés à équiper les véhicules de Renault et Mazda.
Ce partenariat s'applique par exemple au Carminat TomTom LIVE, dévoilé pour la première fois au Mondial de l’Automobile 2010 en octobre dernier. Il a été développé dans le cadre du partenariat exclusif de Renault avec TomTom et intégré dans les modèles Clio, Mégane et Scenic distribués en Europe. Equipé d’un module sans fil embarqué Sierra Wireless qui assure la connectivité cellulaire, le système permet aux automobilistes d’accéder à des informations en temps réel pour une expérience de conduite améliorée grâce à de nombreux services : recherche locale de services et lieux d’intérêt, signalement des radars mobiles et partage de leurs coordonnées ou encore informations météo parmi tant d’autres.
La technologie de navigation connectée de TomTom, et notamment les services TomTom LIVE, seront également proposés en option par Mazda sur son nouveau monospace Mazda5 en Europe. Le module sans fil embarqué à l’intérieur du système de navigation permet aux conducteurs de recevoir des informations en temps réel comme la localisation des radars de vitesse ainsi que des rapports précis sur les embouteillages. Par ailleurs, le système offre une solution complète d’infotainment en plus du service de navigation.

mercredi 19 décembre 2012

Michael Schumacher

Ici à Magny Cours en 1995, Renault vole vers un... Triplé! Trois voitures Renault aux trois premières places...

mardi 18 décembre 2012

Les Renault ZE au quotidien

Je reviens sur mon essai de la Kangoo ZE et de la Fluence ZE. Après avoir pointé le problème de l'effet mémoire du style de conduite, qui nuit gravement à l'autonomie (et que d'autres confrères ont également constaté), je voudrais quand même dire un mot des effets positifs de la conduite d'un véhicule électrique. Car, si je ne partage pas la vision très optimiste de Renault sur l'avenir de la voiture électrique - et je l'ai déjà dit plusieurs fois sur ce blog - rouler en électrique produit vraiment un effet apaisant et donne un autre point de vue sur la ville. On entend mieux les autres usagers et en particulier les deux roues. Mais, il faut être vigilant par rapport aux piétons qui, eux, ne vous entendent pas.




Quand on roule en Renault ZE (et c'est vrai aussi pour les autres véhicules électriques bien entendu), le grand avantage est qu'on ne consomme rien dans les embouteillages et aux feux rouges. Du coup, la jauge descend moins vite qu'avec une voiture à essence. Le grand jeu consiste même à récupérer de l'énergie au freinage. L'ordinateur de bord (aussi bien sur la Kangoo ZE que la Fluence ZE) permet d'avoir la conso instantanée en kWh. C'est assez jouissif par exemple de récupérer 7 à 15 kWh sur du freinage ou des décélérations.


J'ai pu tester également les ZE services sur la Fluence. A la différence de la Kangoo ZE (elle aussi équipée de Carminat TomTom Live), la grande berline de Renault propose en plus une liste à jour des bornes de recharge. Non seulement, vous avez la liste des bornes les plus proches, mais en plus des infos sur le type de recharge et vous savez à l'avance si la prise est compatible ou pas par rapport à la voiture. Ca, c'est un sacré plus.

Voir le diaporama :



J'ai pu m'initier également aux joies de la recharge. Si l'on met de côté la taille et le poids du câble de recharge (honnêtement, ce n'est pas un cadeau et ça prend de la place), ce n'est pas très compliqué.


Une fois que le câble est connecté à la voiture (trappe à l'avant sur la Kangoo ZE, à l'avant sur la gauche pour la Fluence ZE) et sur une prise (à la maison, dans un parking ou une borne publique), les warning s'activent une fois. Puis, on peut voir sur le tableau de bord un compte à rebours s'afficher. Par exemple, pour un quart de jauge consommé sur la Fluence, le temps était de 2h40.


En conclusion, cette immersion dans le véhicule électrique montre que l'on peut s'adapter. L'autonomie est largement influencée par le style de conduite (c'est pourquoi il faut anticiper sur le trafic et les feux) et par le recours ou non au chauffage. Mais, il y a des compromis à faire. Un trajet sur l'autoroute descend très vite les batteries, ce qui à mon avis rend plus pertinent l'utilisation de ce type de véhicule plutôt en ville. Tout le monde n'appréciera pas forcément de modifier sa conduite, mais il n'y a pas vraiment d'alternative, du moins tant qu'on n'aura pas des batteries d'un rayon d'au moins 250 km.

dimanche 16 décembre 2012

Renault ZE : gare à l’effet mémoire pour l’autonomie

En répondant à l’invitation de Renault de prendre le volant du Kangoo ZE et de la Fluence ZE, pour un essai en conditions réelles, j’ai mis le doigt sur un problème inattendu. Au départ, il s'agissait simplement de comparer l'autonomie théorique par rapport à la réalité. Comme chacun sait, les tests d'homologation ne correspondent à rien et c'est pour cela qu'il y a un décalage dans les consommations de carburant dans la vraie vie. J'étais donc impatient de pouvoir faire un essai complet pour savoir si les batteries étaient aussi performantes qu'on le prétend. Et je dois dire que le résultat est plutôt mitigé. Mais, pas pour les raisons que j'imaginais.



Tout avait bien commencé avec la Kangoo ZE. J'étais agréablement surpris par la qualité de finition et l'intégration des fonctions liées à l'électrique dans le tableau de bord. En ce qui concerne la conduite, là aussi, j'avais un bon sentiment de départ avec le silence et le comportement général (accélération, récupération d'énergie au freinage).


Pour aller plus loin, j'avais choisi d'aller dans les Yvelines près des Mureaux, à une quarantaine de km de Paris. Etant donné l'autonomie de 170 km annoncée par Renault, je n'avais aucun doute sur les capacités du Kangoo ZE à y parvenir. Sauf que... Assez rapidement, et malgré un trafic encombré qui ne sollicitait guère la batterie, j'ai vu la jauge descendre en flèche. C'est alors que j'ai eu le réflexe de faire défiler les infos de l'ordinateur de bord. Alors que je m'engageais à peine sur l'autoroute A13, l'autonomie n'était que de 60 km ! Du coup, j'ai mis le chauffage au minimum.


Au final, je suis bien arrivé à destination ce soir là, mais en ayant descendu la moitié de la batterie. Et pourtant, je vous prie de croire que j'ai le pied léger en voiture électrique. J'ai donc dû recharger l'utilitaire pour la nuit (heureusement, j'allais dans une maison avec une prise dans le garage). Et, le lendemain, je n'osais y croire quand j'ai vu le Kangoo ZE chargé à bloc m'indiquer une autonomie ridicule de 83 km. Cela m'a suffi pour rentrer, d'autant que je n'ai consommé cette fois qu'un quart de la jauge (grâce aux décélérations et un parcours plus en descente dans le sens retour).


En rendant la Kangoo ZE, j'ai simplement dit à Renault que j'étais déçu par l'autonomie. Mais, je me suis dit que cet utilitaire était peut être moins performant, car plus lourd. Le programme prévoyait ensuite l'essai de la Fluence ZE pour la journée. J'avais une version très chic, avec du cuir. Là encore, bonne impression par rapport au mulet infâme dont j'avais pris le volant il y a un an. Mais, je n'étais pas au bout de mes surprises.


Car, en consultant l'ordinateur de bord dès le démarrage, j'ai découvert que la Fluence ZE ne me proposait que 80 km de rayon d'action ! Là, ça m'a vraiment interpellé car je savais que des confrères avaient atteint 170 km avec un seul plein d'électricité et que la moyenne était descendue à 19 kWh pour 100 km. Autrement dit, il se passait quelque chose d'anormal. Et, contrairement à la Kangoo qui avait emprunté le périphérique et l'autoroute, je perdais beaucoup moins vite de l'autonomie. Alors, quelle est l'explication ?


Visiblement, les Renault ZE gardent en mémoire le style de conduite sur les 200 derniers km. Autrement dit, si vous prenez une Kangoo ou une Fluence électrique juste après un sagouin qui a mis le pied dedans (comme les journalistes de l'automobile pur jus), l'ordinateur de bord va indiquer une valeur très faible. Et l'autonomie sera effectivement plus faible, ce qui est anxiogène. La voiture va redevenir plus performante, dès lors que le conducteur aura adopté un style de conduite plus éco. L'enseignement de cette histoire, c'est que des clients (de loueurs ou de Renault) qui n'ont pas forcément le pied léger vont du coup faire croire que les ZE sont bien en dessous des chiffres annoncés.
Et ça, c'est dangereux pour la marque, à moins de trouver une parade logicielle qui empêche la mémorisation ou qui ne donne pas tout de suite une valeur d'autonomie en km, avant d'avoir cerné le profil du conducteur.

mardi 11 décembre 2012

Michaël Shummacher, le retours?

Trois ans après son départ, on parle désormais sérieusement du retours de Michaël Shummacher en Formule 1.
Il aurait été approché par Mercedes (ex Brawn) qui lui aurait proposé 7 millions de dollard pour 2010...
Après tout, et depuis même avant ces débuts en Formule 1, pas mal de monde révait de le voir chez Mercedes...
Alors, un duo de pilote allemands en 2010 chez Mercedes?

lundi 10 décembre 2012

L'automobile, plateforme multimédia et réseau social de demain ?


Qui a dit : "le véhicule électrique sera à la voiture ce que l’iPhone est au téléphone" ? C'est Carlos Ghosn, le PDG de Renault-Nissan et c'était ce mercredi, en ouverture de leWeb 2010 la grand messe des blogueurs et des spécialistes de l'Internet à Paris. Organisé par le désormais célèbre Loïc Le Meur, ce rendez-vous regroupait les plus grands noms du web mondial, dont Google et Microsoft devant 2500 personnes. Renault, qui était partenaire de l'événement, en a profité pour exposer sa vision des technologies de la communication.



Devant un auditoire conquis, et face à des blogueurs dont certains ont été invités* par Renault, Carlos Ghosn a fait un discours remarqué. Dans son keynote, qui faisait penser un peu à ce qui se passe au CES de Las Vegas**, il a comparé le véhicule électrique à une plateforme multimédia, qui va accueillir des applications informatiques.

Voir la vidéo :



Il y a chez Renault comme chez tous les autres constructeurs une fascination pour l'iPhone et surtout pour le business model de l'App Store. Mais, n'est pas Steve Jobs qui veut... Il faut reconnaître que la marque au losange a un certain talent pour faire passer son retard dans les produits pour une marque de supériorité. En attendant, elle communique à tout va, avec par exemple une campagne sur la Twizy qui utilise iAd, la régie d'Apple sur l'iPhone.


Il y a quelques semaines, Renault a aussi lancé l’application « Plug quest » qui permet de prendre en photo les endroits où les utilisateurs de véhicules électriques souhaiteraient voir installer leurs bornes de recharge. Ces informations sont ensuite partagées avec les partenaires pour construire le réseau de demain.


Il est bon parfois de rappeler que Renault n'a pas le monopole de l'iPhone. Plusieurs constructeurs proposent déjà des applications pour des voitures électriques qui, elles, circulent déjà. On peut notamment citer le cas de Nissan pour la Leaf, mais aussi de Chevrolet pour la Volt. Les applications permettent de piloter la charge. Il ne faut pas oublier non plus l'appli qui permet chez BMW de prendre le contrôle à distance du véhicule et qui est pour moi la plus innovante à ce jour.


Mais, revenons au sujet principal qui est celui du multimédia. Je suis d'accord avec Carlos Ghosn, quand il dit que les plateformes de communication digitales sont un nouvel atout pour développer plus de services, de sécurité et de confort à bord d’une automobile. A ce propos, on peut citer l'exemple de la LTE Connected Car : ce prototype réalisé par Alcatel Lucent et Toyota, avec l'aide de plusieurs partenaires. Là, on est concrètement dans une offre de services et l'auto devient un Smartphone sur 4 roues.
D'autres exemples ? Ford a fait appel à des étudiants pour développer des applications dans le cadre de SYNC, l'offre de connectivité de la marque aux Etats-Unis. Volkswagen a organisé un concours d'idées autour des applications de demain. Pour sa part, Kia USA a déjà présenté un concept qui donne accès à Facebook et Twitter à bord (à l'arrêt uniquement).


La bonne question est : qui va fournir cette plateforme et en tirer les bénéfices ? Apple peut se permettre de verrouiller le système, car il a bâti un éco système autour de son offre produits (iPod, iPhone, iPad...). Les constructeurs automobiles ne peuvent pas en faire autant, et pas plus Renault qu'un BMW qui a imaginé pourtant un App Store adapté à sa marque. Que pèsent ils par rapport aux géants de l'Internet et de l'informatique ? Par ailleurs, la culture de service n'est pas non plus le point fort de l'industrie auto. J'attends de voir ce que Renault va faire avec Yahoo! (des séries limitées et a priori communicantes sont prévues en 2011), sachant que sur ce point là aussi, il y a du retard par rapport à d'autres constructeurs (Audi, BMW, Peugeot, Citroën) qui proposent déjà l'accès à Internet à bord, avec même parfois du service.
Bilan : encore - et surtout - une belle opération de communication.

*L'entrée est en principe à 1990 € par personne.
**Mais à Las Vegas, c'est Audi qu'on invite par exemple en janvier 2011 (c'était Ford en 2010). Rupert Stadler parlera des relations entre l'électronique grand public et l'automobile, ainsi que de voiture électrique.

Site : http://www.leweb.net/

vendredi 7 décembre 2012

R-LINK : la tablette tactile de Renault

A l'occasion du salon LeWeb’11, le premier rendez-vous européen des entrepreneurs du digital, dont il est partenaire et qui se tient en ce moment à Paris, Renault en a profité pour présente R-LINK : la tablette tactile intégrée et connectée qui équipera ses futurs véhicules. Le parti pris a été d'aller plus loin que la simple intégration de l'iPad ou de la tablette Playbook de Blackberry (comme on a pu le voir dans le concept Frendzy à Francfort). La marque au losange a fait développer une tablette sur mesure sous Android, avec un grand écran tactile de 18 cm, une commande au volant et une reconnaissance vocale pour tout piloter sans quitter la route des yeux. Et, bien entendu, R-LINK donne accès à des services automobiles et des applications via un AppStore (R-LINK Store).


Dès le démarrage, la tablette proposera de plus de 50 applications. La plupart sont des versions dérivées de ce qu'on trouve déjà (GPS avec TomTom, Coyote, etc...) sur des smartphones. Elles sont téléchargeables directement dans la voiture ou sur le compte My Renault. R-LINK regroupe l’ensemble des fonctions et informations de la voiture dans une interface épurée pour une utilisation simplifiée. Le menu donne accès à son univers multimédia, au GPS TomTom LIVE, à R-LINK Store… Enfin, l’utilisateur pourra également personnaliser sa page d’accueil et ses favoris.

 Voir la vidéo :



R-LINK équipera la Zoé électrique (sortie mi-2012) et la nouvelle Clio. Par la suite, la tablette sera intégrée dans toutes les futures Renault et proposée à un tarif sans équivalent. Avec R-LINK, force est de reconnaître que le constructeur français reprend la parole sur la voiture communicante. Après avoir été la première à proposer une commande au volant et un système de navigation, après avoir démocratisé la carte mains libres, l’écran haute définition et le GPS (Carminat TomTom à 490 €), et même depuis peu la navigation connectée (Carminat TomTom LIVE), la marque au losange fait fort. Mais, c'est un pari, tout comme la voiture électrique.

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