Nissan

Japon

Aston-Martin

Grande Bretagne

Lamborghini

Italie

Mc Laren

Angleterre

POrsche

Allemagne

Affichage des articles dont le libellé est Kangoo ZE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Kangoo ZE. Afficher tous les articles

mardi 18 décembre 2012

Les Renault ZE au quotidien

Je reviens sur mon essai de la Kangoo ZE et de la Fluence ZE. Après avoir pointé le problème de l'effet mémoire du style de conduite, qui nuit gravement à l'autonomie (et que d'autres confrères ont également constaté), je voudrais quand même dire un mot des effets positifs de la conduite d'un véhicule électrique. Car, si je ne partage pas la vision très optimiste de Renault sur l'avenir de la voiture électrique - et je l'ai déjà dit plusieurs fois sur ce blog - rouler en électrique produit vraiment un effet apaisant et donne un autre point de vue sur la ville. On entend mieux les autres usagers et en particulier les deux roues. Mais, il faut être vigilant par rapport aux piétons qui, eux, ne vous entendent pas.




Quand on roule en Renault ZE (et c'est vrai aussi pour les autres véhicules électriques bien entendu), le grand avantage est qu'on ne consomme rien dans les embouteillages et aux feux rouges. Du coup, la jauge descend moins vite qu'avec une voiture à essence. Le grand jeu consiste même à récupérer de l'énergie au freinage. L'ordinateur de bord (aussi bien sur la Kangoo ZE que la Fluence ZE) permet d'avoir la conso instantanée en kWh. C'est assez jouissif par exemple de récupérer 7 à 15 kWh sur du freinage ou des décélérations.


J'ai pu tester également les ZE services sur la Fluence. A la différence de la Kangoo ZE (elle aussi équipée de Carminat TomTom Live), la grande berline de Renault propose en plus une liste à jour des bornes de recharge. Non seulement, vous avez la liste des bornes les plus proches, mais en plus des infos sur le type de recharge et vous savez à l'avance si la prise est compatible ou pas par rapport à la voiture. Ca, c'est un sacré plus.

Voir le diaporama :



J'ai pu m'initier également aux joies de la recharge. Si l'on met de côté la taille et le poids du câble de recharge (honnêtement, ce n'est pas un cadeau et ça prend de la place), ce n'est pas très compliqué.


Une fois que le câble est connecté à la voiture (trappe à l'avant sur la Kangoo ZE, à l'avant sur la gauche pour la Fluence ZE) et sur une prise (à la maison, dans un parking ou une borne publique), les warning s'activent une fois. Puis, on peut voir sur le tableau de bord un compte à rebours s'afficher. Par exemple, pour un quart de jauge consommé sur la Fluence, le temps était de 2h40.


En conclusion, cette immersion dans le véhicule électrique montre que l'on peut s'adapter. L'autonomie est largement influencée par le style de conduite (c'est pourquoi il faut anticiper sur le trafic et les feux) et par le recours ou non au chauffage. Mais, il y a des compromis à faire. Un trajet sur l'autoroute descend très vite les batteries, ce qui à mon avis rend plus pertinent l'utilisation de ce type de véhicule plutôt en ville. Tout le monde n'appréciera pas forcément de modifier sa conduite, mais il n'y a pas vraiment d'alternative, du moins tant qu'on n'aura pas des batteries d'un rayon d'au moins 250 km.

dimanche 16 décembre 2012

Renault ZE : gare à l’effet mémoire pour l’autonomie

En répondant à l’invitation de Renault de prendre le volant du Kangoo ZE et de la Fluence ZE, pour un essai en conditions réelles, j’ai mis le doigt sur un problème inattendu. Au départ, il s'agissait simplement de comparer l'autonomie théorique par rapport à la réalité. Comme chacun sait, les tests d'homologation ne correspondent à rien et c'est pour cela qu'il y a un décalage dans les consommations de carburant dans la vraie vie. J'étais donc impatient de pouvoir faire un essai complet pour savoir si les batteries étaient aussi performantes qu'on le prétend. Et je dois dire que le résultat est plutôt mitigé. Mais, pas pour les raisons que j'imaginais.



Tout avait bien commencé avec la Kangoo ZE. J'étais agréablement surpris par la qualité de finition et l'intégration des fonctions liées à l'électrique dans le tableau de bord. En ce qui concerne la conduite, là aussi, j'avais un bon sentiment de départ avec le silence et le comportement général (accélération, récupération d'énergie au freinage).


Pour aller plus loin, j'avais choisi d'aller dans les Yvelines près des Mureaux, à une quarantaine de km de Paris. Etant donné l'autonomie de 170 km annoncée par Renault, je n'avais aucun doute sur les capacités du Kangoo ZE à y parvenir. Sauf que... Assez rapidement, et malgré un trafic encombré qui ne sollicitait guère la batterie, j'ai vu la jauge descendre en flèche. C'est alors que j'ai eu le réflexe de faire défiler les infos de l'ordinateur de bord. Alors que je m'engageais à peine sur l'autoroute A13, l'autonomie n'était que de 60 km ! Du coup, j'ai mis le chauffage au minimum.


Au final, je suis bien arrivé à destination ce soir là, mais en ayant descendu la moitié de la batterie. Et pourtant, je vous prie de croire que j'ai le pied léger en voiture électrique. J'ai donc dû recharger l'utilitaire pour la nuit (heureusement, j'allais dans une maison avec une prise dans le garage). Et, le lendemain, je n'osais y croire quand j'ai vu le Kangoo ZE chargé à bloc m'indiquer une autonomie ridicule de 83 km. Cela m'a suffi pour rentrer, d'autant que je n'ai consommé cette fois qu'un quart de la jauge (grâce aux décélérations et un parcours plus en descente dans le sens retour).


En rendant la Kangoo ZE, j'ai simplement dit à Renault que j'étais déçu par l'autonomie. Mais, je me suis dit que cet utilitaire était peut être moins performant, car plus lourd. Le programme prévoyait ensuite l'essai de la Fluence ZE pour la journée. J'avais une version très chic, avec du cuir. Là encore, bonne impression par rapport au mulet infâme dont j'avais pris le volant il y a un an. Mais, je n'étais pas au bout de mes surprises.


Car, en consultant l'ordinateur de bord dès le démarrage, j'ai découvert que la Fluence ZE ne me proposait que 80 km de rayon d'action ! Là, ça m'a vraiment interpellé car je savais que des confrères avaient atteint 170 km avec un seul plein d'électricité et que la moyenne était descendue à 19 kWh pour 100 km. Autrement dit, il se passait quelque chose d'anormal. Et, contrairement à la Kangoo qui avait emprunté le périphérique et l'autoroute, je perdais beaucoup moins vite de l'autonomie. Alors, quelle est l'explication ?


Visiblement, les Renault ZE gardent en mémoire le style de conduite sur les 200 derniers km. Autrement dit, si vous prenez une Kangoo ou une Fluence électrique juste après un sagouin qui a mis le pied dedans (comme les journalistes de l'automobile pur jus), l'ordinateur de bord va indiquer une valeur très faible. Et l'autonomie sera effectivement plus faible, ce qui est anxiogène. La voiture va redevenir plus performante, dès lors que le conducteur aura adopté un style de conduite plus éco. L'enseignement de cette histoire, c'est que des clients (de loueurs ou de Renault) qui n'ont pas forcément le pied léger vont du coup faire croire que les ZE sont bien en dessous des chiffres annoncés.
Et ça, c'est dangereux pour la marque, à moins de trouver une parade logicielle qui empêche la mémorisation ou qui ne donne pas tout de suite une valeur d'autonomie en km, avant d'avoir cerné le profil du conducteur.

samedi 6 octobre 2012

Comment Renault prépare l'arrivée des véhicules électriques dans son réseau (seconde partie)

Hier, nous avons vu comment la marque avait organisé la vente et l'après vente, en fonction des canaux. Nous allons voir aujourd'hui comment ont été formées les personnes susceptibles d'intervenir sur le véhicule électrique, car Renault s'engage sur ce projet phare avec des experts. L’ensemble du réseau a suivi tout un cycle de formations commerciales et techniques.
Dès juin 2009, Renault Academy (centre de formation de Renault) a commencé à travailler sur la formation Z.E. dans le cadre de l’Alliance avec Nissan.



Les deux premiers modules de formation ont été proposés dès juin 2010 sous le nom commun « EV4ALL / Formation VE pour tous ». Il s’agissait d’un contenu généraliste permettant à chacun d’acquérir une « culture véhicule électrique ». Ces modules étaient destinés à 100 % des métiers du réseau, toutes fonctions confondues. Le premier module baptisé « EV overview » présente le véhicule électrique dans son ensemble, aussi bien d’un point de vue technique que dans ses spécificités en termes de commerce, de services, d’usage et de technologie. Le deuxième module baptisé «Safety overview » présente les aspects sécurité liés à un environnement électrique sous 400 volts. En plus de ces formations en e-Learning, une formation centralisée destinée à l’ensemble des forces de ventes commerciales (8 000 personnes) aura lieu en octobre à Séville.
Des formations plus spécifiques pour les personnels techniques amenés à intervenir directement sur le véhicule ont également été mises en place. Par exemple, SVE (formation mécanique et carrosserie pour le réseau) est dispensée pour Kangoo Z.E. et Fluence Z.E. dans toutes les affaires Experts et Centres Z.E. en France.
Une deuxième phase de formation est prévue quelques mois après les premières livraisons de véhicules électriques. Elle sera élaborée suite aux remontées des éventuels incidents mécaniques rencontrés.

vendredi 5 octobre 2012

Comment Renault prépare l'arrivée des véhicules électriques dans son réseau (première partie)

Le moment est donc arrivé pour Renault de lancer ses véhicules électriques. Avec un an de retard sur son partenaire Nissan (et sur PSA aussi), la marque au losange doit procéder ce mois-ci au lancement du Kangoo ZE, en novembre à celui de la Fluence ZE et en décembre à celui du Twizy. Le 4ème et dernier modèle, la Zoé, qui sera la première "vraie" voiture 100 % électrique créé à partir d'une feuille blanche, est prévu pour la mi-2012. Quelle que soit l'opinion que l'on peut porter sur la stratégie de Renault, la marque a en tout cas organisé son réseau de vente et d’après-vente en vue de l'arrivée de ces modèles. Une organisation qui inspirera peut être d'autres constructeurs.




La marque a donc prévu une organisation sur trois niveaux pour accompagner au mieux les clients du Z.E. :
- Le réseau Renault (agents, concessionnaires et établissements RRG) : le client achète et fait entretenir son Z.E. dans l’ensemble du réseau Renault.
- Les Centres Renault Z.E. : le client peut vivre une expérience plus poussée dans les Centres Z.E. L’accent est mis sur l’essai pour appréhender ce qu’est la vie en véhicule électrique. Le client découvre ainsi une nouvelle expérience de conduite.
- Les sites Experts Renault Z.E. : ils disposent d’un atelier Z.E. spécifique permettant de réparer l’ensemble du véhicule.
À noter que, pour accueillir au mieux les clients professionnels, l’ensemble des enseignes Renault Pro+, le réseau dédié aux professionnels et articulé autour du concept « one stop shopping » ou « tout sur place », sera labellisé Expert Z.E. Les artisans, commerçants, collectivités ou flottes d’entreprises pourront donc acheter, entretenir et faire réparer leurs véhicules électriques dans leur Renault Pro+ habituel, soit 250 sites fin 2011.
D’un point de vue pratique, le client déposera son véhicule dans le site de son choix - agent, établissement RRG ou concession. Si celui-ci n’est pas habilité à réparer ce Z.E., il le transférera dans un site Expert. Cette démarche sera alors complètement « transparente » pour le client, qui pourra disposer d’une solution de mobilité pendant l’immobilisation de son véhicule. Au lancement des Z.E. sur le marché, 750 Centres Z.E. et Experts Z.E. seront ouverts en Europe. Ils seront tous équipés de bornes de recharge.
Demain, nous parlerons de la formation spécifique du réseau Renault par rapport à la maintenance.

*Renault Retail Group

jeudi 12 juillet 2012

Premiers retours sur le projet SAVE en région parisienne

L'Alliance Renault-Nissan a fait un point d'étape avec ses partenaires* sur le projet SAVE (Seine Aval Véhicules Électriques). Il s'agit de la plus grande expérimentation de France sur le thème de la mobilité électrique, avec à terme une centaine de véhicules électriques et 150 points de charge. A ce jour, il ne circule toutefois que 8 Renault Fluence Z.E., 20 Renault Kangoo Z.E. et 11 Nissan Leaf. On est loin des centaines de véhicules testés depuis déjà plusieurs années par Mini, Mercedes et Smart... Mais, soyons positifs. L'intérêt de SAVE vient du fait que le projet permet de tester l'infrastructure (101 points de charge en service, dont 36 accessibles au public en voirie, ainsi que sur certains parkings Carrefour et Vinci Park) et d'avoir les premiers retours des utilisateurs, à peine trois mois après le démarrage.



Les véhicules sont utilisés par plus de 60 personnes, qui sont principalement les collectivités et des entreprises. Selon l'étude réalisée par l'institut ACME en juin dernier, auprès de 36 d'entre elles, les idées reçues des clients vis-à-vis de la mobilité électrique sont balayées dès l'essai du véhicule. Le véhicule électrique surprend positivement, en raison de ses performances, de la facilité de la recharge et de son silence. Les utilisateurs qui s'expriment travaillent pour Carrefour, Colizen (une entreprise de livraisons qui a investi dans des Kangoo ZE), France Telecom, Nissan ou 2ATP MR (transport de personnes). Ce n'est pas exactement le reflet de l'avis de monsieur tout le monde. On remarquera cependant que les véhicules parcourent jusqu'à 90 km, voire plus de 100 km par jour.


SAVE se poursuit jusqu'en septembre 2012 avec l'installation de bornes rapides permettant une charge en 30 minutes dans deux stations services Total, les livraisons des véhicules aux particuliers*** et la poursuite du déploiement de l'infrastructure de charge. "A terme, les résultats complets de cette expérimentation grandeur nature permettront, en parallèle des préconisations du Livre Vert**, d'accompagner les réflexions des villes souhaitant développer la mobilité décarbonée", conclut le communiqué.
Je me demande juste pourquoi l'Alliance Renault-Nissan n'a pas engagé ce test avant de développer sa gamme de véhicules. D'habitude, c'est ce que font les constructeurs... Là, on est dans un cas de figure assez étonnant, où la commercialisation va intervenir avant les conclusions d'une expérimentation, et alors que les bornes ne sont toujours pas là.

*La Région Ile-de-France, le Conseil Général des Yvelines et l'EPAMSA, en collaboration avec EDF, Schneider Electric et Total.
**Ouvrage de référence pour les collectivités qui veulent investir dans les bornes de recharge.
***Il sera plus intéressant d'avoir leur retour, car c'est cette clientèle que visent Renault et Nissan.

mercredi 4 juillet 2012

La région Nord Pas de Calais veut devenir la vitrine en France pour le véhicule électrique

Tout le monde en France essaie de tirer la couverture vers soi, dans la perspective d'un développement de la voiture électrique. On peut citer en autres certaines zones dans le sud comme Alès (dont l'événement RIVE : Rencontres Internationales des Vehicules Ecologiques fait du lobbying politique), Antibes, Cannes (avec son événement GETIS), Nice (avec Auto Bleue, son service d'auto partage qui est opérationnel), plus à l'ouest La Rochelle - qui est incontestablement la pionnière en France et qui continue avec son service Yelomobile, et plus globalement la région Poitou-Charentes (n'oublions pas Mia Electric et les initiatives de Ségolène Royal), encore plus haut la Bretagne (avec son plan VERT et un test en cours avec PSA), l'Alsace de l'autre côté de la France, et bien entendu Paris qui, avec Autolib' en octobre prochain, souhaite mettre tout le monde d'accord. Mais, personne n'évoque la région Nord-Pas-de-Calais, qui a pourtant un potentiel technique à faire valoir.



Pour ceux qui l'ignoreraient, Renault est largement présent dans le Nord, et en particulier à Maubeuge, où la production du Kangoo ZE a déjà débuté depuis quelques mois. Par ailleurs, la région abrite des spécialistes de la borne de recharge comme DBT et Walther. Ces PME à l'expertise reconnue développent des technologies très intéressantes comme les bornes avec capteurs solaires, ou encore l'induction, qu'elles peuvent tester dans le cadre d'une plateforme qui a pour nom CD2E*, et qui est située à Loos-en-Gohelle, dans le Pas-de-Calais. Renault serait très intéressé par la recharge sans fil. De plus, il existe un pôle de recherche qui a pour nom MEDEE (Maîtrise Energétique des Entraînements Electriques), et qui pourrait aider à développer une nouvelle génération de moteurs électriques, plus efficaces et élaborés selon des méthodes d'éco-conception.


Par ailleurs, la région Nord abrite en son sein le groupe Mobivia (Norauto), qui souhaite promouvoir la mobilité électrique. La filiale Better Way a pour mission de vendre et louer des véhicules électriques (des Think City, ainsi que la F-City de FAM et des Reva), entretenus par Norauto (qui se sert aussi des VE comme des véhicules du courtoisie), alors que la nouvelle enseigne Altermove à Lille est là pour convertir les citadins à l'éco mobilité, dont le véhicule électrique sous toutes ses formes (vélo, scooter et voiture).
Tout cela pour dire que le Nord peut aussi, légitimement, s'inscrire dans le débat et apporter des solutions.

*Centre Expert pour l'Emergence des Eco-Technologies au service du développement des éco-entreprises.

lundi 25 juin 2012

Renault lève un peu le voile sur sa gamme électrique

DSCN3406
En compagnie de plusieurs blogueurs, j'ai été convié par Renault à un atelier sur l'environnement, qui portait également sur la voiture électrique. C'est grâce à la Netscouade, l'équipe du net qui anime le site mobilité-durable.org lié au constructeur, que j'ai pu assister à des conférences et surtout prendre le volant de la Fluence ZE. C'était surtout l'essai qui m'intéressait. Je dois dire que je reste un peu sur ma faim, car la voiture n'est toujours pas la version définitive. Il s'agit d'une Fluence classique, fabriquée en Turquie, et dont on a retiré le moteur thermique pour l'électrifier. J'ai donc conduit une semi Fluence ZE (qui, pour l'anecdote n'avait pas l'airbag et l'ESP, mais qui seront en série sur le modèle définitif), avec le même intérieur sauf bien sûr le tableau de bord. C'est assez amusant toutefois de tourner la clé et de ne pas entendre le moindre bruit au démarrage.


DSCN3398

En compagnie de deux personnes de Renault, j'ai pu conduire la Fluence ZE pendant une dizaine de km autour du siège de la marque, à Boulogne et sur les quais de Seine. Un petit galop d'essai suffisant pour apprécier les performances de la voiture. Tout comme sur la Leaf (que j'avais pu essayer lors du salon Ever Monaco), j'ai retrouvé une certaine sportivité. C'est agréable d'avoir la puissance immédiatement. Au tableau de bord, un potentiomètre permet de visualiser la récupération d'énergie, exprimée en kWh. On se prête vite au jeu qui consiste à lever le pied pour économiser la batterie. J'ai trouvé qu'il n'y avait pas beaucoup de frein moteur sur la Fluence. Sur le plan de l'équipement, nous avions un GPS Carminat Tom Tom. Ce sera a priori le même sur la Fluence ZE définitive, avec en prime la liste des bornes de recharge. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne solution d'avoir choisi une voiture aussi grande, car l'électrique est plutôt adapté à l'utilisation urbaine.

Voir le diaporama Fluence ZE :



DSCN3355

La Kangoo ZE était également présente, de façon statique. Elle était exposée sur le parvis avec une borne de recharge développée par Schneider Electric et adaptée à la voirie publique. Renault va proposer une "Wall Box" au moment de l'achat de ses véhicules. Il s'agit d'une installation murale qui permet de recharger plus rapidement. La marque au losange n'a pas indiqué le prix de cet équipement. Elle n'a pas non plus précisé le montant du forfait de la batterie, mais on sait qu'il faudra payer une centaine d'euros par mois, dont 20 euros de courant électrique (ce qui correspond à 1000 km d'autonomie).

DSCN3387

Je n'ai pas pu m'empêcher de prendre en photo le concept car ZOE ZE. Je sais bien que ce modèle aux lignes futuristes ne verra jamais le jour tel quel... Mais bon, c'est de loin l'auto électrique la plus aboutie de Renault. Apparemment, le modèle de série sera tout de même assez proche dans l'esprit d'après ce que m'a dit l'un des responsables du programme voiture électrique, Matthieu Tenenbaum (par ailleurs, l'artisan de l'accord en Israël avec Better Place). Le nouveau designer de Renault, Laurens van den Acker, a apparemment un bon coup de crayon.

DSCN3389

En tout cas, l'expo sur le thème de la mobilité durable organisé en interne chez Renault est vraiment très bien faite. C'est carrément un mini Mondial de l'Automobile, avec une maquette de Fluence, le concept ZOE et le quadricycle Twizy, plus des animations sur la recharge. Ca donne un avant-goût de ce que pourrait être le stand de la marque au Mondial.

Voir le diaporama de l'expo sur les véhicules électriques :



Pas de doute, côté com', Renault a une longueur d'avance. Mais, un certain flou entoure toujours le modèle économique basé sur une gamme complète de véhicules. A un an du lancement, c'est quand même assez étonnant.

mercredi 6 juin 2012

Renault se rêve en architecte de la mobilité

20623_HD__8CC2772A
Renault n'est plus un "créateur d'automobiles", mais un "architecte de la mobilité". Après une phase marquée par le design (plus ou moins réussi), le nouveau credo de la marque est la mobilité durable pour tous. Une stratégie qui s'accompagne du slogan "changeons l'automobile" ("Drive the change" en anglais). Dans le cadre d'un récent atelier environnement, le constructeur a fait le point sur son programme de voitures électriques, ainsi que sur les moyens mis en oeuvre pour réduire les émissions de CO2. Car, pour ceux qui n'auraient pas compris, Renault continue à faire des voitures thermiques et continuera longtemps à en faire, malgré une "hyper communication" qui sème le trouble.


Réduction de la consommation

A travers le programme eco2, Renault s'est lancé dans une approche globale qui consiste à produire avec moins d'énergie et à mieux recycler les déchets en fin de vie. Ainsi, dès 2008, la Mégane était compatible avec le souhait de Bruxelles de faire des voitures recyclables à 85 % (mais d'autres y arrivent aussi), grâce à son éco-conception. Elle contient 23 kg de matières recyclées. L'objectif est aussi de réduire le poids avec des matériaux plus légers, en jouant sur la structure de caisse, en intégrant les fonctions (deux en un) et en réduisant la masse unitaire de chaque composant. Le gain de poids attendu est de 100 à 200 kg sur les prochaines générations. Pour réduire à la fois les émissions et la conso, le travail porte sur l'aérodynamisme, la baisse de la résistance au roulement (grâce aux pneus) et des solutions moteur. La baisse de cylindrée (downsizing*) sur les VP et les utilitaires - essence comme diesel, une cartographie et des rapports de boîte qui privilégient la baisse de conso, la recirculation des gaz et une meilleure gestion thermique sont autant de facteurs de progrès.
*1,5 et 1,6 L dCi pour le diesel, Tce 100 et 130 ch en essence.
Renault va aussi, avec du retard sur la concurrence, mettre en place le Stop/Start et la boîte à double embrayage.

Voir la vidéo sur le double embrayage :



C'est en revanche le premier constructeur à développer une formation à l'éco conduite avec l'aide de "Key Driving Competences". Le programme Drive eco2 sera proposé sur simulateur et sur route (auto et même PL) dans toute l'Europe.

Voir le diaporama Renault et le CO2 :



22490_HD__80290DE0

En ce qui concerne le véhicule électrique, Renault prévoit une introduction de modèles à partir de 2011. Ce ne sera d'ailleurs pas avant l'été. La marque a aussi fait un point sur les pré-réservations, ouvertes depuis le 15 avril dernier, sur le site renault-ze.com. On en dénombre à ce jour 2500, dont 80% pour Fluence Z.E. et 20% pour Kangoo Express Z.E., essentiellement de la part de clients particuliers (87%). Sans vouloir être "insultant", ce n'est pas un volume exceptionnel au niveau européen. Peugeot a autant de réservations sur la seule Ion et Nissan revendique 19 000 clients pour la Leaf au Japon et aux USA !

Batterie VE Renault Flins

Petite précisions techniques sur les batteries lithium-ion : la batterie se compose de 48 modules de puissance, disposés en deux rangées côte à côte. Chacun de ces modules, de la taille d’un PC portable, comprend 4 cellules élémentaires. C’est à l’intérieur de ces cellules qu’ont lieu les réactions électrochimiques permettant de produire du courant ou de stocker de l’énergie. Les 4 cellules de chacun de ces modules délivrent 8,4V, soit 400V pour la totalité des 48 modules composant la batterie. Ces batteries lithium-ion compactes et innovantes sont fabriquées par la société AESC (Automotive Energy Supply Corporation), une co-entreprise Nissan – NEC. Elles n'ont pas d’effet mémoire de charge, ne nécessitent aucun entretien et conservent entre 80 % et 100% de leur capacité sur une durée de six ans en moyenne.

Voir le diaporama Kangoo ZE :



Voir le diaporama Fluence ZE :



Alors, bilan ? Renault reste sur la ligne d'une gamme électrique et affiche avec Nissan une soixantaine de partenariats dans le monde. Le pari de l'électrique repose sur des subventions et sur un accompagnement des gouvernements et collectivités pour mettre en place une infrastructure de recharge. Mis à part le cas atypique d'Israël où une centaine de stations d'échange de batteries de Better Place seront déployées dès 2011, il reste à voir comment cette stratégie va se concrétiser. Etre un architecte de la mobilité ne suffit pas à faire avancer la planète automobile.

mercredi 11 avril 2012

La position de Renault sur l'hybride et le plug in (deuxième partie)

Après la présentation hier des projets de recherche de Renault dans l'électrique, publics mais peu médiatisés par la marque, j'en viens donc à la position sur le véhicule hybride. La question intrigue, car le constructeur ne communique que sur l'électrique pur. Pourtant, et la présentation qui a été faite à l'occasion d'un congrès sur le véhicule électrique et hybride (RHEVE 2011 à l'IFP Energies Nouvelles) en atteste, il y a bien des choses dans les tuyaux. Prenons l'exemple du Kangoo ZE avec prolongateur d'autonomie à l'hydrogène. Il y a apparemment plusieurs projets, dont un impliquant le français SymbioFcell (fournisseur de la pile à combustible) et le belge Solvay. En stockant 1 kg d'hydrogène à 350 bars, l'autonomie passe à 300 km. Un autre démonstrateur, avec Air Liquide et Intelligent Energy, est soutenu par le conseil général des Yvelines.



Ce n'est la première fois que Renault suit cette piste du prolongateur. Jusqu'en 2005, le constructeur français a vendu un Kangoo électrique avec range extender qui pouvait parcourir 160 km. Il faisait appel à un moteur de 500 cm3 d'origine Lombardini et développant 10 kW.



Une autre piste pour demain est le véhicule bi-mode. Ainsi, Renault est impliqué dans le projet VELROUE (Véhicule Utilitaire Léger hybride bi mode), labellisé par l’Ademe dans le cadre du Grenelle de l’Environnement et qui réunit plusieurs partenaires dont Michelin et l’IFP Energies Nouvelles. C'est encore une fois un Kangoo. Le démonstrateur fonctionne en deux modes :
- un mode électrique grâce à l’implantation de deux moteur-roues de technologie Michelin (Active Wheel) sur le train arrière qui, alimenté par un pack batterie, permet un déplacement en mode électrique en zone urbaine.
- un mode thermique optimisé pour sa consommation en usage extra-urbain et permettant de conserver l'autonomie d'un véhicule conventionnel, grâce à un moteur essence avec boîte automatique (ce dernier joue le rôle d'un range extender).


Ce n'est pas tout à fait de l'hybride, car il n’y a pas de lien énergétique entre le moteur thermique et le moteur électrique. Les deux modes pourront être opérants simultanément uniquement dans certains cas d’usages très spécifiques. A noter que le véhicule a du coup 4 roues motrices en mode électrique.


En fait, Renault a une vision bien particulière de hybride. Comme on l'a vu, il explore la piste du prolongateur d'autonomie sur de l'électrique pur. Mais, il n'exclut pas non plus l'hybride plug in avec une batterie pouvant apporter de 30 à 60 km d'autonomie en ville, en lien avec un moteur essence. L'objectif est de descendre à moins de 50 g de CO2 par km. A l'autre bout de la chaîne, le Stop and Start est arrivé sur la nouvelle génération de moteurs à essence et diesel Energy. Mais a priori, il n'y a toujours pas de "full hybrid" classique, essence ou diesel.

dimanche 8 avril 2012

Renaut teste ses véhicules électriques et les services connectés dans les Yvelines

L'Alliance Renault-Nissan vient de donner le coup d'envoi du projet SAVE (Seine Aval Véhicules Electriques), qui consiste à tester pendant un an la Fluence ZE, la Kangoo ZE et la Nissan Leaf à l'ouest de la région parisienne.
Ce sera l'occasion aussi de tester les services connectés à bord du véhicule et à distance (sur téléphone portable et PC). L’utilisateur d’un véhicule électrique Renault ou Nissan pourra consulter à tout moment les paramètres liés à son autonomie : niveau de charge, l’autonomie en km, mode de consommation d’énergie, rayon d’action en fonction de l’autonomie restante sur la carte de la navigation intelligente etc…
Hors de son véhicule, le conducteur aura également accès, sur son téléphone portable ou son ordinateur, à un grand nombre d’informations liées à son autonomie. Ainsi, au travail, à son domicile, où qu’il soit, le conducteur peut se renseigner sur l’état de sa batterie : niveau de charge, temps restant pour une charge complète, autonomie, statut de la recharge (en cours / fini / problème), alerte indiquant que la batterie est déchargée, et historique des charges (service de série sur Fluence Z.E., en option sur Kangoo Z.E.).