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mercredi 19 décembre 2012

Evolutions en vue pour la F-City

J'ai eu l'occasion de rouler un peu dans Paris avec la F-City, la voiture électrique conçue par FAM Automobiles à Montbéliard. C'est l'une des rares autos françaises que l'on peut acheter dès maintenant. Ce n'est pas la plus sexy, ni la plus économique, mais elle a le mérite d'exister et de rouler. Disponible en vente directe chez Altermove et au sein de Mobivia Groupe par sa filiale O2 City, on peut la trouver aussi en flottes d'auto-partage à Antibes et Rueil-Malmaison, en attendant Nice. La F-City a été conçue pour être non pas un simple véhicule écologique (bien que décalé et ludique), mais comme un outil de mobilité. La plateforme permet de connecter des services de géolocalisation et de remontées d'infos. Et c'est surtout une auto évolutive.
Voir le diaporama de mon essai :



Rappelons que la F-City est proposée avec trois types de batteries* et qu'elle peut à la demande se décliner en d'autres versions (3 places, 4 places, pick up, utilitaire). FAM Automobiles prévoit également d'ajouter un système de navigation et des capteurs d'aide au stationnement.

*La vitesse maximale atteint les 67 km/h pour une autonomie de 50 à 120 km selon les versions de batteries et le profil de roulage.


Courant 2011, la F-City sera disponible avec un système de recharge par induction en option. Le principe : après avoir stationné le véhicule sur une place de parking équipée et la reconnaissance effectuée, la charge peut commencer et ce, sans branchement et sans intervention humaine. Ce principe a été développé en collaboration avec la société partenaire USOCOME, spécialisée en moteurs électriques et systèmes électroniques. Plusieurs véhicules seront mis en test à Montbéliard (25) et Haguenau (67), à partir du premier trimestre 2011 avec ce nouveau système.

Voir l'interview de Pascal Bernard à Mobilis :


Interview Pascal bernard (FAM Automobiles) F-City
envoyé par PoleVehiculeDuFutur. - Regardez plus de vidéos auto et moto.

Un système de stockage d’énergie amovible a par ailleurs été intégré dès la conception du véhicule. L’exploitant peut alors procéder à l’échange du système batterie, minimisant ainsi la durée d’immobilisation de chaque véhicule. Une recharge classique par connexion du véhicule au réseau de distribution domestique reste néanmoins possible.


Par ailleurs, FAM Automobiles s'intéresse à la mobilité urbaine de façon plus globale. L'entreprise franc-comtoise, établie à Etupes près de Belfort, commercialise également une gamme F-Bike de vélo à assistance électrique. On a pu voir également un prototype roulant de scooter électrique (équivalent 125cc) lors du congrès Mobilis.

samedi 15 décembre 2012

Daimler va tester la recharge par induction à Berlin

A partir de mars 2012, le groupe allemand va fournir trois véhicules dans le cadre d’un test* financé par le ministère de fédéral du transport et du logement. L’objectif est de combiner le mode zéro émission dans une maison et pour se déplacer, à l’image de ce qui a été fait en Suède avec Volvo (One Tonne Life) et de ce qui va se faire à Lyon avec Maisons France Confort et BMW. Une famille de 4 personnes va vivre pendant 15 mois dans une maison qui génère plus d’énergie qu’elle n’en consomme, avec une infrastructure de recharge intégrée pour les véhicules électriques, avec et sans fil. L’induction est un mode plus souple, puisqu’il permet de s’affranchir des câbles, en générant simplement un champ électro-magnétique sous le véhicule sur une place de parking.



C’est ici qu’intervient Daimler. Seul partenaire automobile du projet, il va fournir une Classe A E-Cell, une Smart ED de seconde génération et le vélo électrique (e-Bike) de Smart. La première a été modifiée et reçoit une bobine, qui lui permet de se recharger par induction. Ce n’est pas la première fois que Mercedes explore cette piste, puisqu’un prototype a déjà été élaboré en Allemagne, en partenariat avec Conductix-Wampfler et Röchling Automotive. Mais, le test va être l’occasion de voir comment fonctionne la technologie au quotidien. En fonction des résultats, le constructeur prendra ou non la décision d’aller plus loin avec cette technologie. Pour aider le conducteur à manœuvrer, de façon à bien positionner le véhicule au-dessus de la bobine noyée dans le sol, la firme à l’étoile a prévu un affichage spécifique sur l’écran de bord.


Les autres véhicules se rechargent de façon conventionnelle, à la maison grâce à une « wall box » installée par Daimler, ou encore sur des bornes de recharge publiques. Précisons que pour les deux voitures prévues pour le test, le groupe a poussé le soin du détail jusqu’à les doter d’une peinture spéciale (blanc perlé) qui réfléchit la lumière et des matériaux naturels (laine, lin avec en prime du cuir nappa), de façon à offrir un design attractif et pour que les utilisateurs aient le sentiment de se sentir à bord comme à la maison.

*Effizienzhaus-Plus mit Elektromobilität

dimanche 28 octobre 2012

L'avenir est à la recharge par induction... dans la voiture

Dans une étude, IHS Global Insight pointe du doigt une tendance de fond : la recharge sans fil pour permettre aux passagers d'un véhicule de refaire le plein des batteries de leur smartphone ou de leur lecteur MP3. Tout le monde a déjà été confronté à la difficulté d'avoir le bon chargeur sur prise 12 volts ou le câble USB qui va bien pour remédier aux pannes d'iPhone et autres appareils électroniques. Il se trouve que plusieurs constructeurs ont pris le problème à bras le corps.

Le plus actif est General Motors, qui a mis 5 millions de dollars aux USA dans Powermat, un acteur spécialisé dans la recharge par induction. Cet accord, initié par GM Ventures, va permettre d'inaugurer ce type de recharge dans plusieurs modèles de Chevrolet, Buick, GMC et Cadillac à partir de mi-2012. Le premier modèle sera bien évidemment la... Volt. Question d'image.. Sous forme de concept, le groupe Volkswagen a déjà aussi étudié la question. Audi a déjà présenté une démo au CES de Las Vegas, avec Qualcomm et Peiker. La marque aux anneaux pourrait proposer un jour ce système en tant qu'accessoire pour recharger des smartphones et des PDA. En Californie, le centre de recherche électronique de VW dans la Silicon Valley planche sur un système logé dans la console qui pourrait non seulement recharger les appareils électroniques mais aussi alimenter les systèmes multimédia dans les siège arrière et l'éclairage d'ambiance à bord du véhicule. La techno utilisée serait la résonance électromagnétique à champ proche. Enfin, les chinois s'y mettent aussi. Geely et Chang'An ont déjà montré des applications dans ce domaine.

samedi 27 octobre 2012

L'avenir est à la recharge par induction... dans la voiture

Dans une étude, IHS Global Insight pointe du doigt une tendance de fond : la recharge sans fil pour permettre aux passagers d'un véhicule de refaire le plein des batteries de leur smartphone ou de leur lecteur MP3. Tout le monde a déjà été confronté à la difficulté d'avoir le bon chargeur sur prise 12 volts ou le câble USB qui va bien pour remédier aux pannes d'iPhone et autres appareils électroniques. Il se trouve que plusieurs constructeurs ont pris le problème à bras le corps.

Le plus actif est General Motors, qui a mis 5 millions de dollars aux USA dans Powermat, un acteur spécialisé dans la recharge par induction. Cet accord, initié par GM Ventures, va permettre d'inaugurer ce type de recharge dans plusieurs modèles de Chevrolet, Buick, GMC et Cadillac à partir de mi-2012. Le premier modèle sera bien évidemment la... Volt. Question d'image.. Sous forme de concept, le groupe Volkswagen a déjà aussi étudié la question. Audi a déjà présenté une démo au CES de Las Vegas, avec Qualcomm et Peiker. La marque aux anneaux pourrait proposer un jour ce système en tant qu'accessoire pour recharger des smartphones et des PDA. En Californie, le centre de recherche électronique de VW dans la Silicon Valley planche sur un système logé dans la console qui pourrait non seulement recharger les appareils électroniques mais aussi alimenter les systèmes multimédia dans les siège arrière et l'éclairage d'ambiance à bord du véhicule. La techno utilisée serait la résonance électromagnétique à champ proche. Enfin, les chinois s'y mettent aussi. Geely et Chang'An ont déjà montré des applications dans ce domaine.

vendredi 10 août 2012

Renault s'associe à Qualcomm pour tester la recharge par induction

La marque au losange a signé un protocole d'accord avec Qualcomm Halo (ex Halo IPT), en vue d'expérimenter la recharge sans fil. Renault va en fait se greffer sur un test à Londres qui va débuter dans le courant du second semestre à Londres. Cette expérimentation de la recharge par induction (WEVC : Wireless Electric Vehicle Charging) va associer une dizaine de partenaires dont la mairie de Londres, ChargeMaster, ou encore Delta Motorsport (pour sa Delta E4 Coupé). Cette opération pilote a pour objectif d’évaluer la viabilité commerciale de la recharge sans fil des voitures électriques et de recueillir les avis des usagers. Renault va donc faire rouler des voitures de l'autre côté de la Manche pour explorer cette nouvelle technologie.

mercredi 4 juillet 2012

La région Nord Pas de Calais veut devenir la vitrine en France pour le véhicule électrique

Tout le monde en France essaie de tirer la couverture vers soi, dans la perspective d'un développement de la voiture électrique. On peut citer en autres certaines zones dans le sud comme Alès (dont l'événement RIVE : Rencontres Internationales des Vehicules Ecologiques fait du lobbying politique), Antibes, Cannes (avec son événement GETIS), Nice (avec Auto Bleue, son service d'auto partage qui est opérationnel), plus à l'ouest La Rochelle - qui est incontestablement la pionnière en France et qui continue avec son service Yelomobile, et plus globalement la région Poitou-Charentes (n'oublions pas Mia Electric et les initiatives de Ségolène Royal), encore plus haut la Bretagne (avec son plan VERT et un test en cours avec PSA), l'Alsace de l'autre côté de la France, et bien entendu Paris qui, avec Autolib' en octobre prochain, souhaite mettre tout le monde d'accord. Mais, personne n'évoque la région Nord-Pas-de-Calais, qui a pourtant un potentiel technique à faire valoir.



Pour ceux qui l'ignoreraient, Renault est largement présent dans le Nord, et en particulier à Maubeuge, où la production du Kangoo ZE a déjà débuté depuis quelques mois. Par ailleurs, la région abrite des spécialistes de la borne de recharge comme DBT et Walther. Ces PME à l'expertise reconnue développent des technologies très intéressantes comme les bornes avec capteurs solaires, ou encore l'induction, qu'elles peuvent tester dans le cadre d'une plateforme qui a pour nom CD2E*, et qui est située à Loos-en-Gohelle, dans le Pas-de-Calais. Renault serait très intéressé par la recharge sans fil. De plus, il existe un pôle de recherche qui a pour nom MEDEE (Maîtrise Energétique des Entraînements Electriques), et qui pourrait aider à développer une nouvelle génération de moteurs électriques, plus efficaces et élaborés selon des méthodes d'éco-conception.


Par ailleurs, la région Nord abrite en son sein le groupe Mobivia (Norauto), qui souhaite promouvoir la mobilité électrique. La filiale Better Way a pour mission de vendre et louer des véhicules électriques (des Think City, ainsi que la F-City de FAM et des Reva), entretenus par Norauto (qui se sert aussi des VE comme des véhicules du courtoisie), alors que la nouvelle enseigne Altermove à Lille est là pour convertir les citadins à l'éco mobilité, dont le véhicule électrique sous toutes ses formes (vélo, scooter et voiture).
Tout cela pour dire que le Nord peut aussi, légitimement, s'inscrire dans le débat et apporter des solutions.

*Centre Expert pour l'Emergence des Eco-Technologies au service du développement des éco-entreprises.

lundi 11 juin 2012

Qualcomm veut pousser la recharge sans fil à domicile pour le véhicule électrique

Connue pour ses technologies sans fil, notamment dans la communication (réseaux 3 G) et la gestion de flottes (30 000 véhicules suivis à distance en Europe), la société américaine est également impliquée dans le secteur émergent de la voiture électrique depuis qu'elle a racheté l'anglais HaloIPT, spécialiste de l'induction. La structure reste basée au Royaume-Uni, où la technologie est par exemple testée au quotidien dans les rues de Londres. Les zones de recharge sont noyées dans les places de parking, dans les bureaux comme dans les centres commerciaux. Une cinquantaine de véhicules sont concernés par ce programme d'expérimentation, qui va durer jusqu'en 2014. Mais, le pari de Qualcomm est aussi de déployer des stations de chargement sans fil chez le particulier.



A condition d'avoir un pavillon, la solution WEVC (Wireless Electric Vehicle Charging) peut s'installer à domicile. Elle fait appel à une plaque de transfert placée sur le sol et à une plaque réceptrice située sous la voiture. La recharge se fait grâce à un champ électro-magnétique, engendré par l'alignement du véhicule au-dessus de la plaque. Des aimants envoient l'énergie (3,3 kW pour un petit véhicule) jusqu'à la batterie, avec une très grande efficacité.


L'intérêt de la solution Qualcomm Halo vient du fait que la recharge reste possible sans fil, même si le véhicule n'est pas parfaitement aligné au-dessus de la plaque. Une particularité unique sur le marché.


A plus long terme, Qualcomm souhaite pouvoir permettre de recharger en roulant pour éviter que les voitures électriques tombent en panne sur les grandes artères. Une grande idée qui permettrait de réduire la taille des batteries et de baisser le prix des voitures électriques. Mais, ça c'est une autre histoire.

mercredi 30 mai 2012

IAV imagine la route qui recharge les voitures électriques


C'est une vision pour 2050, mais elle pourrait changer le regard que l'on porte sur le véhicule électrique et sa faiblesse endémique qui est l'autonomie. La société d'ingénierie allemande IAV, en association avec Vahle, a développé un concept de recharge par induction. L'idée est de déployer des bobines dans la chaussée (parkings, infrastructure) et de créer un champ électromagnétique qui est récupéré sous forme de courant électrique dans la voiture. Le projet a été montré pour la première fois l'an dernier lors de la Foire de Hanovre. Mais, IAV qui a un bureau en France, a profité des récentes journées jeunes de la SIA (Société des Ingénieurs de l'Automobile) pour le présenter en région parisienne.


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Voici le système qui permet de récupérer du courant à bord du véhicule. C'est un récepteur (conducteur secondaire) qui vient capter le champ électromagnétique envoyé par un conducteur primaire dans la route, et qui vient ensuite alimenter le moteur électrique. On peut récupérer à l'heure actuelle jusqu'à 5 kW à la volée (et à terme 15 kW). L'énergie électrique peut être utilisée en temps réel ou être stockée dans la batterie pour un usage ultérieur.

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Le plus simple est d'équiper des parkings. C'est plus économique de débuter par des parkings d'entreprise ou des centres commerciaux par exemple. Avec le principe de la recharge par induction, ce n'est pas la peine de sortir un câble et de le brancher sur la voiture (la taille peut impressionner les automobilistes, en particulier les femmes).

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Toutefois, l'idéal serait de pouvoir équiper les infrastructures. Avec des bobines noyées dans la chaussée, sur la file de droite par exemple, les voitures électriques pourraient se recharger tout en roulant. Le scénario proposé par IAV se situe à l'horizon 2050. A cette date, l'Allemagne qui ambitionne d'avoir un maximum de véhicules roulant sans pétrole (la plateforme nationale d'électromobilité se fixe un objectif d'1 million de véhicules électriques en 2020 et le double en 2030), pourrait en effet choisir d'investir. Voici en tout cas une solution qui aurait le mérite d'éliminer le problème de l'installation (et de l'intégration visuelle des bornes), même si le coût serait certainement prohibitif.

Voir le diaporama :

mercredi 4 avril 2012

La recharge par induction : une solution qui arrive à maturité

Dans le cadre du congrès eCarTec Paris, plusieurs acteurs communiquaient sur la recharge par induction. C'est un mode de charge sans fil, voire mains-libres. Il suffit d'aligner le véhicule 20 cm au-dessus d'une bobine, noyée dans la chaussée. Un champ magnétique va alors se créer entre la boucle et une autre bobine, intégrée dans le véhicule. Ce champ va générer du courant électrique qui sera ensuite converti à bord pour alimenter les batteries. On pouvait voir notamment une démo chez SEW, une société allemande qui s'est rapprochée de son compatriote Brose*, pour développer la recharge par induction à la fois sur les voitures et les vélos à assistance électrique.



A l'occasion de ce même congrès, j'ai pu voir aussi une Citroën C Zéro compatible avec la recharge par induction. Ce démonstrateur a été réalisé par la direction de la recherche de PSA et IAV, une société spécialisée qui est en fait le bras armé de la R&D chez Volkswagen. Sous le nom de code projet Wipi, ce sous-traitant a intégré un boîtier et un capteur capable d'assurer la recharge sans fil de la C-Zéro, tout en respectant l'architecture électrique d'origine. La recharge par induction se pilote depuis un smartphone, grâce à une liaison Bluetooth et Wi Fi. La recharge se fait avec un chargeur de 2 kW (à 10 ampères). Son taux d'efficacité est de 85 %. Delphi, qui travaille aussi sur la question, atteindrait même 95 %.
Selon IAV, l'induction permettrait de contourner le problème de l'infrastructure de charge. C'est en tout cas une solution complémentaire.

*Leur joint venture a pour nom Brose-SEW Elektromobilitäts GmbH & Co. KG