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samedi 22 décembre 2012

La Nissan leaf sera 100 % connectée avec Telenor

Avec Telenor Connexion, les conducteurs de Nissan Leaf pourront vérifier, via leur téléphone portable ou leur ordinateur, le niveau de batterie et l'autonomie de leur voiture, et même aussi mettre la climatisation en marche, alors que leur véhicule sera stationné et totalement à l'arrêt. C'est une première : la connectivité va devenir la norme en matière de véhicule électrique.
L'opérateur suédois Telenor Connexion a été choisi comme fournisseur européen de connectivité pour le système de navigation intelligent Carwings dont la Nissan Leaf est dotée, permettant ainsi de connecter le dispositif embarqué installé sur la voiture électrique et le centre de données de Nissan.


Voir le clip sur Telenor :



Grâce à Telenor Connexion, les conducteurs de Nissan Leaf pourront accéder, à tout moment, depuis l'intérieur comme depuis l'extérieur de leur véhicule, à toutes les informations dont ils ont besoin. Ils gagneront ainsi en aisance et en confort, tout en ayant l'esprit plus tranquille.

Voir la vidéo sur l'intérieur de la Leaf :



Le système Nissan Carwings comprend en effet un contrôle du niveau de batterie de la voiture et un contrôle à distance de la climatisation.



Ces connexions inédites sont rendues possibles grâce à une communication continue entre le véhicule et les conducteurs, via les réseaux cellulaires et Internet.
Lien : http://www.telenorconnexion.com/

lundi 10 décembre 2012

L'Amérique bâtit son infrastructure de recharge



On quitte le Danemark et sa conférence sur le climat pour survoler le Groenland et atterrir en Amérique. Direction la côte Ouest où il se passe pas mal de choses en ce moment. Parmi les multiples projets autour de la voiture électrique, je voulais vous entretenir de "The EV Project". Ce projet, financé à hauteur de près de 100 millions de $ par le Département d'Etat à l'Energie (DOE), est porté par eTec (Electric Transportation Engineering Corporation), une filiale d'ECOtality, en association avec BP, Zipcar et surtout Nissan.



L'objectif est de préparer le terrain pour la voiture électrique en déployant une infrastructure de recharge. Et, croyez-moi, c'est du lourd. Le projet ne prévoit pas moins de 11210 bornes de recharge, dont 260 pour la recharge rapide. Même si c'est un projet "régional", c'est 10 fois plus que ce que prévoit par exemple le plan national pour le Portugal (1300 prises en 2011, dont 320 en 2010).




L'infrastructure va être déployée dans 5 Etats des USA : Arizona (Phoenix et Tucson), Californie (San Diego), Oregon (Corvallis, Eugene, Portland), Tennessee (Chattanooga, Nashville, Knoxville), Washington (Seattle). Le projet a débuté le 1er octobre de cette année et va se poursuivre pendant 36 mois.
On peut suivre le projet par ce lien : http://www.theevproject.com/index.php



Pour sa part, Nissan va fournir 4700 exemplaires de la Leaf. Par un heureux hasard, l'infrastructure sera déjà bien avancée quand la voiture sera disponible sur le marché, c'est à dire en fin d'année 2010. Ce n'est qu'une première étape, car l'objectif après est d'étendre la couverture au reste du pays, à partir de 2013. The EV Project devrait créer 750 emplois en 2012 et 5500 en 2017, alors que le nombre de voitures électriques fournies par Nissan et d'autres pourrait passer à cette même date à 5 millions. Dans la liste des partenaires du projet, on retrouve une des sociétés (Coulomb Technologies) qui ont aidé Nissan à fonder la fameuse "coalition électrique" qui fait un lobbying intelligent pour convertir les Etats-Unis à la voiture électrique. C'est sans doute une coïncidence (voir l'article du 4 décembre).
Voilà qui permet en tout cas de mesurer le décalage entre les annonces de certains (le plan du gouvernement français par exemple sur l'infrastructure de recharge et les véhicules décarbonés) et la réalité sur le terrain.

dimanche 25 novembre 2012

Nissan au salon de Tokyo (seconde partie)

Hier, je vous parlais de Pivo 3, la voiture électrique urbaine et intelligente de demain. Aujourd'hui, je vous propose de découvrir la "Smart House of the Future" (Maison intelligente du futur) qui permet d'obtenir de l'électricité à partir d'une batterie de voiture électrique. C'est ce que les spécialistes appellent le V2H* ou "Vehicle to Home". C'est un concept que la marque japonaise prévoit également de présenter au salon de Tokyo.

La "NSH-2012" est une mise en application du système d'alimentation électrique "Leaf to Home" » qui fait appel à l'électricité stockée dans la batterie d'une Nissan Leaf. La Smart House combine des panneaux solaires, une pile à combustible et la batterie de la Leaf pour maintenir une alimentation électrique stable dans la maison, indépendante des circonstances atmosphériques ou autres. Si une panne de courant survient, par exemple pendant un épisode de mauvais temps ou une catastrophe naturelle, l'énergie solaire et la batterie de la Leaf pourront suppléer à la carence énergétique du secteur et assurer l'alimentation électrique de la maison.

Voir la vidéo :



Nissan prévoit par ailleurs une animation sur le salon pour communiquer sur le thème des "Smart Communities". L'idée est de montrer comment les énergies renouvelables et un réseau électrique bidirectionnel, qui utilise les batteries du véhicule électrique, contribuent à inventer de nouveaux styles de vie. Ce concept sera présenté sur des écrans dynamiques dans trois situations : à la maison, dans les bâtiments et au sein des communautés.

*Du véhicule à la maison. Ce concept autorise la fourniture d'électricité domestique par la batterie d'un véhicule électrique.

samedi 20 octobre 2012

Essai transformé pour la Nissan Leaf (seconde partie)

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Hier, je vous ai parlé de mes premières impressions suite à l'essai en avant-première de la Leaf à Lisbonne. Aujourd'hui, j'aimerais revenir sur la façon dont Nissan prépare l'arrivée de la voiture électrique (différente de celle de Renault, même s'ils sont partenaires dans l'Alliance). Il faut d'abord rappeler que la marque japonaise maîtrise la technologie. C'est elle qui apporte à Renault les batteries lithium-ion, grâce à son partenariat avec le fabricant japonais de batteries NEC, avec qui il a formé la joint venture AESC (Automotive Energy Supply Corporation).

Voir la vidéo sur la technologie de la batterie sur la Nissan Leaf :



J'ai appris lors de ce déplacement à Lisbonne que Nissan avait commencé à tester les batteries lithium-ion dès... 1996 !

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C'était à l'époque sur la Prairie Joy. Soit, trois ans avant la signature officielle de l'Alliance avec Renault. En fait, Nissan a toujours été en avance sur son partenaire français. Il l'a même devancé au moment de l'après-guerre, en sortant sa première voiture électrique dès 1947...

Voir le diaporama de la "Ev Story" :



Pour en revenir au lancement de la Leaf, et plus globalement de la voiture électrique (car il y aura aussi chez eux 4 modèles d'ici 2012), la marque a une stratégie qui diffère par rapport à Renault. Par exemple, Nissan refuse de suivre le losange sur l'aventure avec Better Place (en Israël et au Danemark). Le constructeur japonais ne croit pas aux stations d'échange et veut garder le contrôle de ses batteries.
Un des points clés, pour ce qui concerne l'autonomie est la récupération de l'énergie au freinage. Ce paramètre permet d'augmenter son rayon d'action en étant plus vigilant.

Voir la vidéo :



L'autre différence vient des services qui accompagnent la Leaf.

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On sent que le lancement de ce véhicule a été étudié, avec le système télématique Carwings qui localiser les bornes de recharge et peut indiquer si elles sont libres, ou encore l'intelligence embarquée qui rend l'utilisation du véhicule plus fluide (calcul de l'autonomie restante, prise en compte dans la navigation, contrôle à distance par Smartphone ou ordinateur de la recharge et du véhicule). Je dois dire que j'ai été aussi impressionné par la façon dont Nissan a préparé ce lancement. L'accent a été mis sur la pédagogie avec des animations et une information pertinentes.

Voir le diaporama de la présentation au musée de l'électricité à Lisbonne :



En ce qui concerne la Leaf, il faudra attendre l'été prochain pour en bénéficier en France. Mais, dès janvier 2011, la Nissan électrique débarque au Portugal, en Irlande, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Suisse.

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On sait qu'elle coûtera aux alentours de 30 000 € et qu'elle sera diffusée sous la forme d'un crédit-ballon, avec des services inclus. Certes, le prix est élevé mais la Leaf est en comparaison de ses concurrentes immédiates (Ion, C-Zéro, i-MIEV) une "vraie" voiture et qui en offre plus.

Voir le diaporama de la Leaf :

vendredi 19 octobre 2012

Essai transformé pour la Nissan Leaf (première partie)

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Enfin... J'ai pu en avant-première* prendre le volant de la première Nissan électrique au Portugal, à quelques mois de son lancement. La Leaf répond aux attentes et se montre à la fois performante et douce à conduire. Mais pourquoi donc le Portugal ? Parce que c’est le premier pays où la Leaf sera lancée en janvier 2011. C’est aussi une nation où le gouvernement a beaucoup investi sur l’électrique avec 1500 prises, dont 50 en recharge rapide dans le cadre du projet Mobi E. En guise de clin d'oeil, le constructeur japonais a choisi de faire le lancement au musée de l'électricité de Lisbonne. La capitale portugaise a donc été le théâtre de notre essai. Je vais vous en parler en deux fois, avec mes premières impressions aujourd'hui et la stratégie de Nissan en ce qui concerne la voiture électrique demain.

Voir la vidéo de la Leaf à Lisbonne :



Comme sur toute voiture électrique, il ne se passe rien quand on appuie sur le bouton start. Mais, par la suite non plus… Le silence est encore plus religieux qu’à bord d’une Infiniti et c’est à peine si on entend le sifflement du moteur électrique. Le seul bruit qu’on entend, de l’extérieur, est celui d’un petit bruiteur qui s’active à faible allure dans le trafic et en marche arrière.
Vous voulez voir à quoi ressemble l'intérieur ?

Voici la vidéo :



Au volant, la Leaf se montre étonnamment maniable. On se croirait dans une Clio, alors que c’est une auto de 4,45 m, de la taille d’un SUV du type BMW X1. Avec un couple équivalent à un moteur V6 essence (280 Nm), la Leaf a des reprises très franches. Pas de souci pour s’insérer dans le trafic et même pour faire un trajet (court) sur l’autoroute, qu’autorise sa vitesse maxi de 140 km/h. Mais, il vaut mieux l’utiliser en ville et jouer le jeu de l’éco conduite. Plus vous êtes doux sur la pédale d’accélérateur, plus vous faîtes pousser d’arbres sur le tableau de bord. Et ça se voit au niveau de l’autonomie. Un ordinateur recalcule en fonction de la conduite l’état de la charge et le convertit en km et en temps. Le GPS tient compte également de l’autonomie pour proposer des itinéraires et affiche la liste des bornes de recharge. Au Portugal, où on en trouve déjà, nous avons pu voir que cela fonctionne. Le système est mis à jour en temps réel par liaison satellite, grâce à la technologie issue de Carwings (le service télématique de Nissan au Japon).

Voir le diaporama de l'essai :



A ce propos, comment se déroule la recharge ?

Voir la vidéo :



Verdict donc : une Leaf qui tient ses promesses. On peut toujours discuter le design, mais Nissan a soigné l’aérodynamisme et il n’y a rien à redire en ce qui concerne le comportement routier. Alors, que dire côté défauts ? Outre l’autonomie qui sera toujours insuffisante pour certains, le parti pris de l’allègement se traduit par une finition plus « cheap ». Comme toujours, la version de série déçoit toujours un peu par rapport au concept cars et aux salons. Ma co-équipière (Maria, une journaliste autrichienne) a trouvé que le câble de recharge n'était pas évident à utiliser. Il faut le replier après usage dans une petite housse dans le coffre. On verra à l'usage combien auront la patience de le faire.
La suite demain de mes impressions...

*Je suis en effet le premier journaliste français à venir sur les essais internationaux à Lisbonne, une semaine avant les autres. Mais, quelques confrères qui font partie du jury de la Voiture de l'Année (COTY : Car Of The Year) ont pu faire un bout d'essai, dont Le Figaro qui a été agréablement surpris.

dimanche 30 septembre 2012

Nissan Leaf : le zéro émission avec des services

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A quelques mois du lancement de la Leaf en Europe, Nissan a levé le voile sur les caractéristiques et les fonctions intelligentes de son premier modèle électrique. La compacte 5 portes "zéro émission" est un concept décidément bien abouti, avec des services qui seront associés. Par exemple, une application Smartphone (et pas seulement iPhone) est prévue dès le lancement pour contrôler à distance l'état de la recharge, mais aussi pour activer le chauffage ou la clim. Les infos seront aussi accessibles via un ordinateur. Nissan va également appliquer en Europe son système Carwings de communication embarquée. Par satellite, il sera possible de localiser les bornes de recharge, avec une liste toujours à jour et les infos sur la disponibilité de ces prises. Le GPS sera aussi capable de calculer un itinéraire en fonction de la charge, et pas au-delà. Autre spécificité : on pourra comparer son score en matière d'éco conduite à ceux de la communauté qui utilise la Leaf, grâce à la centralisation de données recueillies de façon anonyme et en temps réel sur la voiture. Carwings sera payant, mais l'abonnement sera a priori offert pour quelques mois au lancement de la Leaf.


Voir le diaporama :



Last but not least : les concessionnaires sélectionnés pour le lancement de la voiture seront a priori équipés d'iPad pour renseigner les clients de façon plus conviviale.  

samedi 11 août 2012

Quand la Nissan Leaf sert aussi à alimenter en courant la maison

Sur ce blog, j'ai eu l'occasion de parler des voitures hybrides de Toyota, dont un générateur embarqué pouvait servir de source d'énergie de secours pour venir en aide aux victimes de catastrophe naturelle, comme au Japon. Suivant la même logique, mais pour un usage quotidien, Nissan a dévoilé un système permettant d'approvisionner les foyers domestiques en courant électrique à partir de la batterie lithium-ion installée dans la Leaf. Le nouveau système a été dévoilé au "Kan-kan-kyo"*, une maison construite par Sekisui House Ltd en face du siège social mondial de Nissan, à Yokohama. Ce procédé se situe dans la logique du constructeur qui veut promouvoir une société zéro émission. Nissan, qui veut lancer le système dès cette année, va poursuivre le développement et étudier de quelle façon il peut se raccorder au mieux aux installations électriques classiques.

Pour alimenter la maison à partir de la Leaf, il suffit de raccorder le véhicule au panneau de distribution électrique, via une prise associée au port de recharge rapide de la voiture. La prise en question est conforme au protocole de l'Association CHAdeMO*** sur les chargeurs rapides, universellement adopté en raison de sa polyvalence, de sa sécurité et de sa fiabilité élevée. L'idée est de se servir de la Leaf comme d'un centre de stockage de l'énergie électrique, afin d'éviter les coupures de courant et les pénuries. La batterie lithium-ion de la voiture est capable de stocker jusqu'à 24 kW/h d'électricité, quantité d'énergie suffisante à l'alimentation d'un foyer japonais moyen pendant environ 48 heures. Nissan estime que ce système permettra l'alimentation des foyers en quantité d'électricité stable dans la journée et qu'il réduira la facture énergétique grâce à la charge et au stockage dans la Leaf de courant produit pendant la nuit, ou selon des méthodes durables comme l'énergie solaire, utilisable en périodes de forte demande. A noter que ce système peut non seulement fournir du courant à partir du véhicule, mais aussi l'alimenter. Les propriétaires actuels de la Leaf pourront également en bénéficier.
Lien : http://www.sekisuihouse.co.jp/snpj-kankankyo/
*Une maison-témoin bâtie par Sekisui House dans le cadre du projet Smart Network** conduit au sein d'un programme commandité par le MIC (Ministère des Affaires et des Communications Internes). **Organisateurs du Projet Smart Network : NTT DOCOMO, INC., NEC Corporation, NAMCO BANDAI Games Inc. et Sekisui House Ltd.
***Consortium qui regroupe plusieurs industriels (en majorité japonais, qui sont à l'origine du standard) autour de la recharge rapide. Près de 800 bornes de recharge rapide compatibles sont en service dans le monde.

mercredi 8 août 2012

Déjà les promos pour les voitures électriques !

Avec son offre pour la Ion à partir de 10 900 € TTC*, bonus de 7000 euros déduit, ou à 199 € par mois, en location longue durée sur 48 mois (et 40 000 km) et après un premier loyer de 5199 €**, Peugeot fait une opération de déstockage très efficace. La marque au lion adopte la même stratégie que les cousins de Citroën qui ont fait un malheur avec la C Zéro à 90 € par mois. C'est d'ailleurs ce modèle qui réalise le plus gros des volumes du mois de juillet dans l'électrique (492 sur un total de 594), le "vrai marché" se situant comme d'habitude à une centaine d'unités (que se partagent Peugeot, Mia, Nissan, Renault).
Quelles conclusions peut-on en tirer ?


Le seul moyen aujourd'hui de faire du volume avec l'électrique est de casser les prix. S'agissant de PSA, ces "coups" sont ponctuels. Le groupe est dans une mauvaise passe et il cherche à écouler les stocks. De toute évidence, il va arrêter les frais avec Mitsubishi dans l'électrique. Le deal entre les deux groupes portait sur 100 000 véhicules : un objectif qui ne sera pas atteint de sitôt.
D'autres ont aussi essayé de baisser les prix, comme Nissan avec une offre de location à 299 euros par mois pour les pros sur 37 mois et à 349 euros pour les particuliers. Il faut toutefois payer un premier loyer de plus de 10 000 euros... Mia va proposer prochainement un tarif de 13 828 euros + 49 euros de location de batterie par mois.


Pour Renault, toutes ces promos ne sont pas forcément une bonne nouvelle. Avec un bonus à 7000 euros, le prix de la Zoé passe (en théorie, car encore faudrait il que la voiture sorte à temps pour en bénéficier) à 13 700 euros. Mais c'est un tarif sans batterie. Il faut en effet ajouter 79 euros par mois sur par exemple 36 mois et dans une limite de 12 500 km par an (soit, 2844 €). Total = 16 544 €. Et encore, il ne s'agit que du prix de base, sans tenir compte des options.
Ce qu'il en ressort, c'est que cette guerre des prix (bénéfique au consommateur) va nuire aux constructeurs. La voiture électrique a un prix (en raison de sa batterie, durablement chère) et vendre à perte ne va pas arranger les affaires de ces industriels, déjà fragilisés par un marché difficile.


En attendant, Renault a eu une idée surprenante. Pour remercier les personnes ayant réservé une Zoé, la marque a décidé d'offrir une paire de baskets écologiques (si, si...). Elles sont fabriquées au Brésil par Veja et sont en toile de coton biologique, avec une semelle en caoutchouc sauvage d’Amazonie. Elles sont disponibles en série limitée et uniquement pour les 1500 premières personnes qui réserveront la Zoé (ce qui signifie qu'on n'y est pas encore). Une paire de chaussures pour l'achat d'un véhicule dont l'autonomie est moindre qu'un véhicule hybride, voilà un message assez ambigu.

*Uniquement pour les véhicules sur stock, disponibles sur le site webstore de Peugeot et sur le seul mois d'août.
**Offre valable jusqu'à fin octobre


jeudi 2 août 2012

Nissan Leaf : première voiture électrique de grande série



La feuille ("leaf") : voici donc le nom que Nissan a décidé de donner à sa première voiture électrique de série. Destinée à rouler dès l'année prochaine aux Etats-Unis au Japon, ainsi qu'en Europe, elle a été conçue pour une utilisation dans le monde réel. C'est en effet une compacte à 5 places et avec hayon, pouvant accueillir une famille et donnée pour une autonomie de 160 km et plus. Personnellement, je ne suis pas impressionné par le design. Pour une voiture qui était censée être élaborée à partir du moteur électrique, elle est très conventionnelle. Rien à voir avec le concept car Nuvu, qui était bien plus attractif. Une fois de plus, on n'a pas voulu casser les codes et plaire à une clientèle japonaise et américaine avec une ligne passe-partout. On retrouve vaguement des emprunts de la Micra et de la Note.




L'intérieur est un peu plus original. Le tableau de bord, avec ses différentes couleurs, reprend un peu l'esprit de la Honda Insight. La vraie rupture se trouve au niveau du système télématique reliant sans fil le véhicule à un centre de données mondial. 24h/24 et 7j/7, la Leaf est suivie en permanence. Son GPS calcule l'itinéraire en fonction de l'autonomie et se met à jour pour indiquer les stations de recharge les plus proches. Les voitures électriques de demain seront communicantes, et ça c'est vraiment nouveau. Le client pourra d'ailleurs à tout moment consulter l'état de sa batterie sur un site Internet et recevoir un SMS quand elle est complètement rechargée.



A propos de la batterie, c'est bien sûr une batterie lithium-ion d'AESC (la joint venture entre Nissan et NEC), procurant 160 km d'autonomie et qui se recharge lors des phases de décélération et de freinage. Ces batteries délivrent plus de 90 Kw (80 Kw pour le moteur, qui est d'origine Nissan). Un système de recharge rapide permet de récupérer 80 % de l'autonomie en 30 mn. Sinon, il faut compter 8 h de charge à la maison sur une prise standard.

Voir la vidéo de la Leaf :





C'est l'autre surprise de cette révélation : à aucun moment le nom de Project Better Place n'est cité. Partenaire de la première heure, la société israélienne qui voulait convertir le monde à l'électrique avec ses stations automatisées de remplacement de batteries, ne serait-elle plus dans le film ? Nissan évoque une trentaine de partenariats dans le monde, cite le Japon, les USA, le Portugal et l'Angleterre (pas un mot pour la France, merci Carlos !). Mais, rien sur Israël qui a été le premier pays à proposer un partenariat, en lien justement avec Project Better Place. Le constructeur japonais parle simplement de partenaires public et privés au niveau de l'infrastructure de recharge.
Tout cela me rappelle l'histoire de Smart. A l'origine, Swatch avait une super idée. Et, tout a été récupéré par Mercedes, sans un mot pour l'inventeur du concept. Il n'empêche que Nissan a une longueur d'avance (pas tant que ça, car Mitsubishi est sur les rangs avec l'i-MIEV). Il peut capitaliser sur le "zéro émission" et une nouvelle expression qu'il vient d'inventer : la citoyenneté bleue.

jeudi 12 juillet 2012

Premiers retours sur le projet SAVE en région parisienne

L'Alliance Renault-Nissan a fait un point d'étape avec ses partenaires* sur le projet SAVE (Seine Aval Véhicules Électriques). Il s'agit de la plus grande expérimentation de France sur le thème de la mobilité électrique, avec à terme une centaine de véhicules électriques et 150 points de charge. A ce jour, il ne circule toutefois que 8 Renault Fluence Z.E., 20 Renault Kangoo Z.E. et 11 Nissan Leaf. On est loin des centaines de véhicules testés depuis déjà plusieurs années par Mini, Mercedes et Smart... Mais, soyons positifs. L'intérêt de SAVE vient du fait que le projet permet de tester l'infrastructure (101 points de charge en service, dont 36 accessibles au public en voirie, ainsi que sur certains parkings Carrefour et Vinci Park) et d'avoir les premiers retours des utilisateurs, à peine trois mois après le démarrage.



Les véhicules sont utilisés par plus de 60 personnes, qui sont principalement les collectivités et des entreprises. Selon l'étude réalisée par l'institut ACME en juin dernier, auprès de 36 d'entre elles, les idées reçues des clients vis-à-vis de la mobilité électrique sont balayées dès l'essai du véhicule. Le véhicule électrique surprend positivement, en raison de ses performances, de la facilité de la recharge et de son silence. Les utilisateurs qui s'expriment travaillent pour Carrefour, Colizen (une entreprise de livraisons qui a investi dans des Kangoo ZE), France Telecom, Nissan ou 2ATP MR (transport de personnes). Ce n'est pas exactement le reflet de l'avis de monsieur tout le monde. On remarquera cependant que les véhicules parcourent jusqu'à 90 km, voire plus de 100 km par jour.


SAVE se poursuit jusqu'en septembre 2012 avec l'installation de bornes rapides permettant une charge en 30 minutes dans deux stations services Total, les livraisons des véhicules aux particuliers*** et la poursuite du déploiement de l'infrastructure de charge. "A terme, les résultats complets de cette expérimentation grandeur nature permettront, en parallèle des préconisations du Livre Vert**, d'accompagner les réflexions des villes souhaitant développer la mobilité décarbonée", conclut le communiqué.
Je me demande juste pourquoi l'Alliance Renault-Nissan n'a pas engagé ce test avant de développer sa gamme de véhicules. D'habitude, c'est ce que font les constructeurs... Là, on est dans un cas de figure assez étonnant, où la commercialisation va intervenir avant les conclusions d'une expérimentation, et alors que les bornes ne sont toujours pas là.

*La Région Ile-de-France, le Conseil Général des Yvelines et l'EPAMSA, en collaboration avec EDF, Schneider Electric et Total.
**Ouvrage de référence pour les collectivités qui veulent investir dans les bornes de recharge.
***Il sera plus intéressant d'avoir leur retour, car c'est cette clientèle que visent Renault et Nissan.

mardi 10 juillet 2012

La Nissan Leaf se fera entendre des piétons

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La marque japonaise pense aux durs de la "feuille". Un système de bruitage sera intégré pour avertir les piétons, souvent surpris en raison du silence des voitures électriques. En effet, l’absence de moteur thermique – bénéfique pour la pollution – se traduit également par un silence qui peut devenir un véritable handicap. Comme d’autres constructeurs, Nissan s’est aperçu que les voitures électriques et hybrides pouvaient surprendre les piétons, les cyclistes et les personnes malvoyantes. C’est la raison pour laquelle la marque a choisi d’intégrer sur la Leaf un système d'alerte audio pour piétons (Approaching Vehicle Sound for Pedestrians). Il s’agit d’un bruiteur assez sophistiqué, piloté par ordinateur. A partir d’un synthétiseur intégré au tableau de bord, les sons sont émis par un haut-parleur placé dans le compartiment moteur.


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Pour faire simple, ce système à ondes sinusoïdales balaie un spectre sonore de 2,5 kHz dans l'aigu à 600 Hz dans le grave. Ces fréquences sont aisément audibles par toutes les tranches d'âge. En fonction de la vitesse, et selon que l’auto soit en accélération ou en décélération, le système émettra des sons spécifiques. Au démarrage, par exemple, le son sera plus grave de sorte qu'une personne malvoyante prendra conscience qu'une voiture se trouvant à proximité commence à manœuvrer. Et si la voiture recule, le système générera un son intermittent. Les émissions sonores cessent dès que la Nissan Leaf dépasse 30 km/h, le déplacement de la voiture générant à lui seul un bruit de route normal, tout en restant relativement bas. Elles recommencent dès que la voiture descend sous les 25 km/h. Un interrupteur placé dans l'habitacle permet de désactiver temporairement le système mais il se remettra en fonction au prochain allumage de la voiture.
Nissan, qui a développé le système pour la Leaf, le proposera également sur la Fuga hybride, dont la commercialisation interviendra à l'automne 2010.

Voir la vidéo Nissan Leaf en circulation :



Voir la vidéo de la Leaf en marche arrière :



Renault travaille aussi sur ce sujet. Voir la vidéo :

jeudi 17 mai 2012

Nissan choisit de démarrer l’électrique dans les pays les plus avancés au niveau de l’infrastructure

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C’est Jean-Louis Borloo qui va être déçu. Le ministre de l’écologie, qui tente – sans grand succès – de faire croire que le Grenelle de l’Environnement est un grand pas en avant et qui proclame, avec la même assurance, que la France est dans les leaders mondiaux de la voiture électrique, sera sans doute peiné d’apprendre que notre pays n’a pas été choisi par Nissan pour le démarrage de la Leaf. La voiture n’arrivera dans l’hexagone qu’en juin 2011 (comme pour l’Espagne, l’Italie, le Danemark, la Norvège et la Finlande). La marque japonaise a en effet privilégié pour le lancement en décembre prochain les pays qui étaient le plus avancés en matière d’infrastructure de recharge, à savoir :
Le Portugal (1300 points de charge en 2011 + 50 points de recharge rapide)
Les Pays-Bas (10 000 points de charge d’ici 2012, plus l’électricité gratuite à Amsterdam et jusqu’en 2013)
L’Irlande (1500 points de charge en 2011 + un point de recharge rapide tous les 60 km)
La Grande-Bretagne (620 points de charge pour la seule région du Nord-Est)

Borne Irlande

Le choix de ces pays pour le lancement de la Leaf, dès le mois de décembre prochain, est assez logique. Ces pays figurent parmi les premiers partenaires en Europe et sont aussi des marchés où Nissan est historiquement assez fort avec une part de marché de 5 %. Le choix du Portugal est encore plus évident, car c’est le pays d’origine d’un Vice-Président de Nissan (Carlos Tavares) qui s’est impliqué fortement. On remarquera au passage que le Portugal tout comme la Grande-Bretagne sont deux pays où le constructeur a choisi d’établir une usine pour produire des batteries lithium-ion. Mais surtout, ces quatre pays ont mis en place un véritable chantier en ce qui concerne les infrastructures et ont des producteurs d’énergie qui misent sur l’énergie renouvelable.

Voir le teaser Nissan Leaf :



Leaf 2

En ce qui concerne la France, le report à juin 2011 est assez facile à expliquer. Nissan ne veut pas brûler la politesse à Renault sur son marché historique et a choisi de se caler sur la date d’introduction des premiers modèles de la marque au losange : Kangoo ZE et Fluence ZE. Au moins, on sait maintenant quand arriveront les premières Renault électriques sur le marché ! Mais, cela n’empêchera pas la Leaf de rouler pour la première fois en France dans le cadre du projet SAVE (Seine Aval Véhicules Electriques) à l’automne prochain dans le département des Yvelines. Nissan est partenaire avec Renault, EDF et Better Place de ce projet, qui fera l’objet d’une communication le 30 juin prochain.

Leaf 3

Pour en revenir au prix de lancement de la Leaf, il va se situer sous la barre symbolique des 30 000 € (à l’exception des pays-Bas, où le prix est légèrement supérieur : 32 839 €). Ce tarif, qui comprend les batteries, a été rendu possible par la mise en place d’aides fiscales. Les « incentives » (5000 £ en Grande-Bretagne, 5000 € au Portugal et en Irlande, 6000 € de réduction d’impôts aux Pays-Bas) ont été déterminants pour le choix des pays de lancement. En France, le prix de la Leaf sera proche de celui de la Prius (le véhicule de référence du point de vue de l’image pour les voitures propres), même si la Golf diesel est le modèle le plus proche en taille de la future Nissan électrique. D’ici quelques mois, le constructeur japonais reprendra la parole pour communiquer sur les réservations (officiellement ouvertes à partir de juillet prochain) et pour proposer des solutions de leasing. En tout cas, Nissan ne souhaite pas séparer le coût de la voiture et celui de la batterie, contrairement à ce que souhaite faire par exemple Renault. D’ailleurs, on a le sentiment que dans cette affaire, les partenaires de l’Alliance n’ont pas la même approche et seront concurrents.


Autre précision utile : le véhicule sera garanti 3 ans, tout comme les batteries. Le faible retour d’expérience sur la technologie lithium-ion explique peut être la prudence de Nissan sur la question, même si une extension de garantie sur les batteries est dans les tuyaux. En fait, la batterie AESC fonctionne à 100 % de sa capacité pendant 6 ans, et entre 70 et 80 % de la 6ème à la 10ème année (sur la base d'un mix d'utilisation entre la charge classique et la charge rapide, les effets d'un usage intensif de la charge rapide n'étant pas encore connus). La voiture électrique avance, mais on a le sentiment qu’il y a encore des points à régler. De toute façon, la marque japonaise se fixe l’objectif de 2012 pour un vrai lancement grand public.

Voir le second teaser Nissan Leaf :

dimanche 8 avril 2012

Renaut teste ses véhicules électriques et les services connectés dans les Yvelines

L'Alliance Renault-Nissan vient de donner le coup d'envoi du projet SAVE (Seine Aval Véhicules Electriques), qui consiste à tester pendant un an la Fluence ZE, la Kangoo ZE et la Nissan Leaf à l'ouest de la région parisienne.
Ce sera l'occasion aussi de tester les services connectés à bord du véhicule et à distance (sur téléphone portable et PC). L’utilisateur d’un véhicule électrique Renault ou Nissan pourra consulter à tout moment les paramètres liés à son autonomie : niveau de charge, l’autonomie en km, mode de consommation d’énergie, rayon d’action en fonction de l’autonomie restante sur la carte de la navigation intelligente etc…
Hors de son véhicule, le conducteur aura également accès, sur son téléphone portable ou son ordinateur, à un grand nombre d’informations liées à son autonomie. Ainsi, au travail, à son domicile, où qu’il soit, le conducteur peut se renseigner sur l’état de sa batterie : niveau de charge, temps restant pour une charge complète, autonomie, statut de la recharge (en cours / fini / problème), alerte indiquant que la batterie est déchargée, et historique des charges (service de série sur Fluence Z.E., en option sur Kangoo Z.E.).

vendredi 6 avril 2012

Nissan passe aux services connectés

A l'occasion du salon de New York, le constructeur japonais a annoncé l'arrivée de services connectés à bord de sa gamme US.
Ainsi, l'Altima permettra l'été prochain d'accéder à de la recherche locale avec Google (plus la fonction send to car sur le GPS) et à des web radios avec le service Pandora, très populaire aux Etats Unis. La connectivité sera assurée via le mobile du client, en mode Bluetooth. Nissan envisage d'apporter d'autres services, basés sur le cloud computing, et qui ne distrairont pas le conducteur.
Par ailleurs, la marque japonaise a lancé une coopération avec Intel. C'est ainsi que plusieurs modèles de la gamme bénéficieront bientôt de la puce Atom dans le tableau de bord, ce qui permettra d'afficher des contenus numériques, à la fois pour le conducteur et le passager.
La Leaf électrique va également bénéficier d'améliorations. Son système embarqué Carwings, qui fonctionne sur abonnement, permettra de mieux affiner l'autonomie restante en fonction du trajet et pourra indiquer si les bornes de recharge les plus proches sont disponibles.

mardi 3 avril 2012

Retour sur la Nissan Leaf



Je reviens aujourd'hui sur la Nissan Leaf pour deux raisons.
La première est qu'on connaît les tarifs… au Japon et aux Etats-Unis. Au Pays du Soleil Levant, la voiture électrique de Nissan sera vendue 2,99 millions de Yens (23 300 €), grâce à un crédit de 1,14 million de Yens (10 000 €). Il est possible de réserver l'auto en concession depuis le 1er avril.
Nissan propose également une offre combinant l'achat de la Leaf à 24 millions de yens (20 997 €) et une mensualité de 10 000 Yens par mois (78 € pour l'électricité).Aux USA, le véhicule sera vendu 25 280 $ (18 820 €), une fois les aides fédérales (jusqu’à 7500 $) déduites, sachant que d’autres Etats proposent des aides supplémentaires (1500 $ en Géorgie, 5000 $ en Californie et dans l’Oregon). Le prix comprend trois ans de garantie et d’assistance. La Leaf pourra aussi être louée à partir de 349 $ par mois (259,6 €). Le GPS avec connectivité Bluetooth et Internet (via le Smartphone) sera de série. En Europe, les tarifs et les offres de location seront connues au mois de mai. Le lancement de la Leaf interviendra en fin d’année, et de façon simultanée en Amérique du Nord, au Japon et en Europe.

L'autre raison est que je suis en mesure de vous montrer la vidéo de l'essai réalisé lors du salon Ever Monaco. Le test était limité à une portion de parking sur le port de Monaco et sur un mulet (sur la base de la Tiida), mais c'est quand même une première prise en main.

Voir l'essai en vidéo :

jeudi 8 mars 2012

Navteq rend le GPS plus vert

hyundai_veloster
Acteur global de la navigation, avec ses cartes et de l'information trafic, Navteq profite du salon de Genève pour mettre en avant sa "gamme verte". Ainsi, il a développé pour Hyundai du contenu cartographique qui rend le GPS "vert" sur le nouveau Veloster. En plus des traditionnels itinéraires les plus rapides ou les plus courts, le système de navigation propose en plus les itinéraires "écologiques" qui font consommer moins.


Hyundai veloster

Hyundai a développé ce nouveau logiciel à l'aide des données cartographiques numériques de Navteq, ainsi que des éléments des systèmes ADAS*, tels que les côtes, l'altitude et les virages, qui permettent ainsi un calcul d’itinéraire qui prend en compte plus précisément la physionomie de la route et la nature du paysage. Il est associé à Navteq Traffic Patterns™ , une fonction qui prévoit les embouteillages en fonction de l'historique selon le jour et l'horaire, afin de guider les conducteurs vers des itinéraires bis, où le trafic est plus fluide. Ces caractéristiques combinées permettent au système de navigation de trouver des itinéraires susceptibles de réduire la consommation de carburant.

*Advanced Driver Assistance Systems

ford_eco_route.top

Les tests de comparaison des itinéraires les plus rapides et les plus écologiques réalisés dans plusieurs villes et banlieues, de Paris à Francfort en passant par New York et Chicago, ont montré que la consommation de carburant baisse d’au moins 6 % par déplacement, et souvent de plus, si le conducteur choisit la seconde option. Selon les recherches complémentaires de Navteq, l’itinéraire écologique est la fonctionnalité qui présente le plus grand intérêt, suivie de l'éco conduite (qui conseille le conducteur sur la vitesse et les changements de rapports optimaux selon le terrain), puis de la régulation de vitesse prédictive. La plupart des personnes sondées prévoiraient d’utiliser les fonctionnalités de navigation "verte" chaque semaine.

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Navteq délivre par ailleurs des points d'intérêt (POI) sur le thème de l'environnement. Ainsi, il fournit à Navigon une base de données sur les carburants alternatifs, avec les stations‑services qui distribuent du GPL et du biodiesel. Ces informations intègrent plus de 18 000 stations‑services dans 20 pays européens. Ce guide est téléchargeables sur les systèmes de navigation Navigon, via le service en ligne Navigon Fresh.

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La prochaine étape concerne bien sûr la voiture électrique. A ce propos, Navteq va fournir à Nissan du contenu dynamique pour la Leaf, de façon à ce que le GPS embarqué de ce modèle puisse afficher où sont les bornes de recharge les plus proches. Une information capitale pour les conducteurs de ce type de véhicules. Les données de Navteq permettent aux véhicules électriques de générer des calculs plus précis pour les distances associées au point limite de retour. De plus, le cartographe a étendu ses données relatives aux types de carburant pour inclure plus de 5 000 bornes de recharge pour véhicules électriques dans toute l'Europe, dont l'emplacement a été vérifié. De nouvelles bornes sont d'ailleurs ajoutées chaque jour. Ces nouvelles fonctionnalités, qui comprennent des informations sur les accès privés, les types de connecteur et d'alimentation, le nombre de connecteurs, les heures d'ouverture et les modes de paiement, sont désormais disponibles. Au fil de l'expansion du marché des véhicules électriques, Navteq va également étendre cette offre, pour y inclure des informations plus dynamiques, comme la disponibilité d'un port de chargement particulier à une heure donnée.

samedi 18 février 2012

Nissan réfléchit à des futurs modèles sportifs électriques

A quelques jours du salon de Genève, Nissan a eu la bonne idée d'organiser une séance "preview" de son concept car Esflow. Le rendez-vous était donné à Francfort, dans un studio photo qui permettait de mieux apprécier les proportions de ce coupé sportif électrique. Les clichés que les journalistes reçoivent en amont des salons ne permettent pas toujours d'apprécier la ligne d'un modèle. Alors, vous pensez bien, voir la "bête" en vrai et avoir en outre la possibilité d'échanger avec François Bancon, le "futurologue" de Nissan, venu spécialement du Japon, cela faisait deux bonnes occasions de se rendre en Allemagne.
Et j'ai appris des choses sur la stratégie de Nissan.


Voir la vidéo sur l'Esflow :



Parlons d'abord de ce concept, car l'Esflow va à l'encontre de l'idée qu'une voiture propre doit être fade, avec un design quelconque.


On estime chez Nissan que l'électrique n'est pas une punition et peut même être assez jouissif. Vous me direz que chez Renault, DeZir était aussi un exercice de style assez réussi... La différence, chez Nissan, c'est que la technique suit. L'Esflow a été conçue avec pour idée de concrétiser la promesse d'une voiture performante. Et ça ne ne s'arrête pas au look.


Ce concept reprend évidemment des éléments de la Leaf, dont son pack de batteries. Mais, celui-ci a été disposé en T et en position basse, pour préserver le centre de gravité. Les ingénieurs ont aussi fait le choix d'utiliser deux moteurs électriques (un par roue arrière). L'Esflow est donc une propulsion électrique. La principale nouveauté vient du fait que l'auto a été élaborée sur une plateforme et une carrosserie optimisées pour la performance. Ainsi, Nissan a utilisé de l'aluminium et de la fibre de carbone pour rendre le véhicule plus léger (950 kg au lieu de 1,6 tonne) et lui procurer ainsi plus d'autonomie (240 km, au lieu de 160). L'allègement sera d'ailleurs un axe de développement pour les futurs véhicules électriques de la gamme. Et, en ce qui concerne la performance pure, avec ses deux moteurs électriques, l'Esflow bat au démarrage la 370 Z.
Elle accélère de 0 à 100 km:h en moins de 5 secondes.


Sur un plan technique, il y a quelques trouvailles. Par exemple, ce n'est pas au conducteur de s'adapter aux commandes. Ce sont le volant et les pédales qui se déplacent (et de façon électrique par la technologie by wire) pour s'ajuster idéalement en fonction de sa taille et de ses goûts en matière de position de conduite.


Toujours à l'intérieur, signalons que la voiture est capable de se connecter au smartphone du conducteur et de tenir compte de son agenda pour calculer l'itinéraire. On peut voir ici le GPS.


Autre subtilité : l'emplacement pour la prise de recharge est dissimulé sous le phare avant-gauche. Nissan n'a pas voulu reconduire la trappe massive à l'avant de la Leaf.


Bon, que va-t-il rester de ce concept ? Même si l'Esflow s'inspire de l'ADN de Nissan dans le domaine des voitures de sport, elle n'a pas été pensée comme une série Z électrique. Ce qui n'empêche pas la marque de réfléchir à de futurs modèles sportifs électriques.

Voir l'interview de François Bancon :



Affaire à suivre donc...

lundi 13 février 2012

Nissan boucle son "Leaf Zero Emission Tour aux USA


Fidèle à sa stratégie, qui consiste à occuper le terrain médiatique sur la voiture électrique, l'Alliance Renault-Nissan continue à faire parler d'elle. Ainsi, Nissan vient de boucler une tournée de trois mois aux USA pour la Leaf, sa future voiture électrique. Le "Leaf Zero Emission Tour" a permis de faire 63 apparitions dans 24 villes, de la Californie jusqu'à New York. En tout, 100 000 personnes ont eu l'occasion de s'informer sur la Leaf, dont la moitié qui se sont inscrites sur le site Internet de Nissan : http://www.nissanusa.com/leaf-electric-car/?intcmp=Electric_Car.Promo.Homepage.Home.P2
La marque va engager les réservations en avril et les commandes fermes en août en vue d'une livraison à partir de décembre. 50 000 prospects, ce n'est pas mal, même si le chiffre est finalement assez faible quand on rapporte cela à la population des Etats-Unis. Mais, c'est une belle opération de com'.


Voir le clip de teasing sur la chaîne Nissan USA de You Tube :



Exemple de tournée à Phoenix, en Arizona :



Essais à Los Angeles :