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samedi 20 octobre 2012

Essai transformé pour la Nissan Leaf (seconde partie)

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Hier, je vous ai parlé de mes premières impressions suite à l'essai en avant-première de la Leaf à Lisbonne. Aujourd'hui, j'aimerais revenir sur la façon dont Nissan prépare l'arrivée de la voiture électrique (différente de celle de Renault, même s'ils sont partenaires dans l'Alliance). Il faut d'abord rappeler que la marque japonaise maîtrise la technologie. C'est elle qui apporte à Renault les batteries lithium-ion, grâce à son partenariat avec le fabricant japonais de batteries NEC, avec qui il a formé la joint venture AESC (Automotive Energy Supply Corporation).

Voir la vidéo sur la technologie de la batterie sur la Nissan Leaf :



J'ai appris lors de ce déplacement à Lisbonne que Nissan avait commencé à tester les batteries lithium-ion dès... 1996 !

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C'était à l'époque sur la Prairie Joy. Soit, trois ans avant la signature officielle de l'Alliance avec Renault. En fait, Nissan a toujours été en avance sur son partenaire français. Il l'a même devancé au moment de l'après-guerre, en sortant sa première voiture électrique dès 1947...

Voir le diaporama de la "Ev Story" :



Pour en revenir au lancement de la Leaf, et plus globalement de la voiture électrique (car il y aura aussi chez eux 4 modèles d'ici 2012), la marque a une stratégie qui diffère par rapport à Renault. Par exemple, Nissan refuse de suivre le losange sur l'aventure avec Better Place (en Israël et au Danemark). Le constructeur japonais ne croit pas aux stations d'échange et veut garder le contrôle de ses batteries.
Un des points clés, pour ce qui concerne l'autonomie est la récupération de l'énergie au freinage. Ce paramètre permet d'augmenter son rayon d'action en étant plus vigilant.

Voir la vidéo :



L'autre différence vient des services qui accompagnent la Leaf.

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On sent que le lancement de ce véhicule a été étudié, avec le système télématique Carwings qui localiser les bornes de recharge et peut indiquer si elles sont libres, ou encore l'intelligence embarquée qui rend l'utilisation du véhicule plus fluide (calcul de l'autonomie restante, prise en compte dans la navigation, contrôle à distance par Smartphone ou ordinateur de la recharge et du véhicule). Je dois dire que j'ai été aussi impressionné par la façon dont Nissan a préparé ce lancement. L'accent a été mis sur la pédagogie avec des animations et une information pertinentes.

Voir le diaporama de la présentation au musée de l'électricité à Lisbonne :



En ce qui concerne la Leaf, il faudra attendre l'été prochain pour en bénéficier en France. Mais, dès janvier 2011, la Nissan électrique débarque au Portugal, en Irlande, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Suisse.

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On sait qu'elle coûtera aux alentours de 30 000 € et qu'elle sera diffusée sous la forme d'un crédit-ballon, avec des services inclus. Certes, le prix est élevé mais la Leaf est en comparaison de ses concurrentes immédiates (Ion, C-Zéro, i-MIEV) une "vraie" voiture et qui en offre plus.

Voir le diaporama de la Leaf :

jeudi 2 août 2012

Nissan Leaf : première voiture électrique de grande série



La feuille ("leaf") : voici donc le nom que Nissan a décidé de donner à sa première voiture électrique de série. Destinée à rouler dès l'année prochaine aux Etats-Unis au Japon, ainsi qu'en Europe, elle a été conçue pour une utilisation dans le monde réel. C'est en effet une compacte à 5 places et avec hayon, pouvant accueillir une famille et donnée pour une autonomie de 160 km et plus. Personnellement, je ne suis pas impressionné par le design. Pour une voiture qui était censée être élaborée à partir du moteur électrique, elle est très conventionnelle. Rien à voir avec le concept car Nuvu, qui était bien plus attractif. Une fois de plus, on n'a pas voulu casser les codes et plaire à une clientèle japonaise et américaine avec une ligne passe-partout. On retrouve vaguement des emprunts de la Micra et de la Note.




L'intérieur est un peu plus original. Le tableau de bord, avec ses différentes couleurs, reprend un peu l'esprit de la Honda Insight. La vraie rupture se trouve au niveau du système télématique reliant sans fil le véhicule à un centre de données mondial. 24h/24 et 7j/7, la Leaf est suivie en permanence. Son GPS calcule l'itinéraire en fonction de l'autonomie et se met à jour pour indiquer les stations de recharge les plus proches. Les voitures électriques de demain seront communicantes, et ça c'est vraiment nouveau. Le client pourra d'ailleurs à tout moment consulter l'état de sa batterie sur un site Internet et recevoir un SMS quand elle est complètement rechargée.



A propos de la batterie, c'est bien sûr une batterie lithium-ion d'AESC (la joint venture entre Nissan et NEC), procurant 160 km d'autonomie et qui se recharge lors des phases de décélération et de freinage. Ces batteries délivrent plus de 90 Kw (80 Kw pour le moteur, qui est d'origine Nissan). Un système de recharge rapide permet de récupérer 80 % de l'autonomie en 30 mn. Sinon, il faut compter 8 h de charge à la maison sur une prise standard.

Voir la vidéo de la Leaf :





C'est l'autre surprise de cette révélation : à aucun moment le nom de Project Better Place n'est cité. Partenaire de la première heure, la société israélienne qui voulait convertir le monde à l'électrique avec ses stations automatisées de remplacement de batteries, ne serait-elle plus dans le film ? Nissan évoque une trentaine de partenariats dans le monde, cite le Japon, les USA, le Portugal et l'Angleterre (pas un mot pour la France, merci Carlos !). Mais, rien sur Israël qui a été le premier pays à proposer un partenariat, en lien justement avec Project Better Place. Le constructeur japonais parle simplement de partenaires public et privés au niveau de l'infrastructure de recharge.
Tout cela me rappelle l'histoire de Smart. A l'origine, Swatch avait une super idée. Et, tout a été récupéré par Mercedes, sans un mot pour l'inventeur du concept. Il n'empêche que Nissan a une longueur d'avance (pas tant que ça, car Mitsubishi est sur les rangs avec l'i-MIEV). Il peut capitaliser sur le "zéro émission" et une nouvelle expression qu'il vient d'inventer : la citoyenneté bleue.