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dimanche 23 septembre 2012

L'intelligence et le déplacement en question aux Mureaux

Colloque-les-mureaux
Située en région parisienne, dans un territoire qu’on appelle Seine Aval, la vile des Mureaux accueille aujourd’hui un colloque sur l’intelligence du déplacement. Cet événement, qui en appelle d’autres, a l’intention de capitaliser sur le projet SAVE* d’expérimentation de véhicules électriques Renault et Nissan dans les Yvelines, en partenariat avec EDF et Schneider Electric. Le test impacte la ville, tout comme d’autres sites de cette vallée. On ne pourra malheureusement pas voir de Renault Fluence et de Kangoo ZE pour cause de Mondial de l'Auto. Mais, PSA, lui même exposant, a pourtant amené sur place la Peugeot Ion et la Citroën DS3 micro-hybride. Les visiteurs pourront aussi apercevoir une F-City de FAM Automobile.


Voir le diaporama :



Il sera question aussi de l’automobile du futur – à travers une table ronde sur l’électrique et une autre plus prospective sur l’avenir du moteur à explosion à l’horizon 2030**.
*Seine Aval Véhicules Electriques
**On va y parler des moteurs à combustion interne, de l’hybride, de l’électrique, de l’hydrogène et même du moteur à air comprimé, les organisateurs ayant convié Guy Nègre le fondateur de MDI.
Mais, le propos est plus global. La ville des Mureaux s’intéresse en fait à tous les modes de déplacement. On parlera aujourd’hui de modes doux (vélo, Segway), de l’avenir en 2030 des transports collectifs, de l'intelligence embarquée, du transport par câble (un sujet qui passionne le maire François  Garay et qui fait l’objet de développements en site urbain, pas qu’en montagne) et de navettes fluviales. Dans la perspective du Grand Paris, tous les modes sont à explorer pour améliorer les déplacements et gagner en efficacité. Le colloque a même prévu de parler de vol suborbital, en raison de la présence aux Mureaux d’EADS Astrium, un des fournisseurs de la fusée Ariane. Mais, c’est plus anecdotique. En vérité, la volonté est de faire de la ville une vitrine des pratiques urbaines, avec une zone test qui permettrait à des industriels et des opérateurs d’expérimenter des solutions de déplacement, aussi bien pour l’automobile que pour les modes doux et les transports en commun.
Voilà une initiative qui va de l’avant. En attendant, si l’horizon de 2030 vous fait rêver, je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager ce film d’anticipation. Il s’agit du clip réalisé par GM et son partenaire SAIC à propos de leurs navettes électriques automatisées. Je sais, j’en ai déjà parlé à maintes reprises, mais c’est pour moi l’occasion d’évoquer l’implication de Segway dans ce concept. La firme américaine avait d’ailleurs collaboré avec GM sur le concept PUMA auparavant. Et puis, qui sait ?, c’est peut être ça finalement l’avenir…

Voir la vidéo :

jeudi 12 juillet 2012

Premiers retours sur le projet SAVE en région parisienne

L'Alliance Renault-Nissan a fait un point d'étape avec ses partenaires* sur le projet SAVE (Seine Aval Véhicules Électriques). Il s'agit de la plus grande expérimentation de France sur le thème de la mobilité électrique, avec à terme une centaine de véhicules électriques et 150 points de charge. A ce jour, il ne circule toutefois que 8 Renault Fluence Z.E., 20 Renault Kangoo Z.E. et 11 Nissan Leaf. On est loin des centaines de véhicules testés depuis déjà plusieurs années par Mini, Mercedes et Smart... Mais, soyons positifs. L'intérêt de SAVE vient du fait que le projet permet de tester l'infrastructure (101 points de charge en service, dont 36 accessibles au public en voirie, ainsi que sur certains parkings Carrefour et Vinci Park) et d'avoir les premiers retours des utilisateurs, à peine trois mois après le démarrage.



Les véhicules sont utilisés par plus de 60 personnes, qui sont principalement les collectivités et des entreprises. Selon l'étude réalisée par l'institut ACME en juin dernier, auprès de 36 d'entre elles, les idées reçues des clients vis-à-vis de la mobilité électrique sont balayées dès l'essai du véhicule. Le véhicule électrique surprend positivement, en raison de ses performances, de la facilité de la recharge et de son silence. Les utilisateurs qui s'expriment travaillent pour Carrefour, Colizen (une entreprise de livraisons qui a investi dans des Kangoo ZE), France Telecom, Nissan ou 2ATP MR (transport de personnes). Ce n'est pas exactement le reflet de l'avis de monsieur tout le monde. On remarquera cependant que les véhicules parcourent jusqu'à 90 km, voire plus de 100 km par jour.


SAVE se poursuit jusqu'en septembre 2012 avec l'installation de bornes rapides permettant une charge en 30 minutes dans deux stations services Total, les livraisons des véhicules aux particuliers*** et la poursuite du déploiement de l'infrastructure de charge. "A terme, les résultats complets de cette expérimentation grandeur nature permettront, en parallèle des préconisations du Livre Vert**, d'accompagner les réflexions des villes souhaitant développer la mobilité décarbonée", conclut le communiqué.
Je me demande juste pourquoi l'Alliance Renault-Nissan n'a pas engagé ce test avant de développer sa gamme de véhicules. D'habitude, c'est ce que font les constructeurs... Là, on est dans un cas de figure assez étonnant, où la commercialisation va intervenir avant les conclusions d'une expérimentation, et alors que les bornes ne sont toujours pas là.

*La Région Ile-de-France, le Conseil Général des Yvelines et l'EPAMSA, en collaboration avec EDF, Schneider Electric et Total.
**Ouvrage de référence pour les collectivités qui veulent investir dans les bornes de recharge.
***Il sera plus intéressant d'avoir leur retour, car c'est cette clientèle que visent Renault et Nissan.

mardi 3 juillet 2012

Coup d'envoi du projet SAVE dans les Yvelines

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L'Alliance Renault-Nissan a donné le coup d'envoi le 30 juin du projet SAVE (Seine Aval Véhicules Electriques) dans les Yvelines. C'est la première opération grandeur nature sur le territoire français. Avec du retard sur le calendrier, qui prévoyait initialement un démarrage à l'automne, Renault va faire rouler 80 voitures (des Fluence ZE et des Kangoo ZE) et Nissan 20 autos (des Leaf) de janvier 2011 à juillet 2012, en partenariat avec EDF et Schneider Electric. Le projet est porté par la région Ile de France, le Conseil Général des Yvelines et l'EPAMSA (Etablissement Public d'Aménagement du Mantois Seine Aval), avec un financement de l'Ademe de 6,5 millions d'Euros sur un total de 23 millions.


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Le projet va permettre de tester des véhicules électriques en milieu urbain et périurbain, ainsi qu'une infrastructure de 300 points de charge. Ceux-ci seront implantés chez des particuliers, ainsi que dans les parkings d'entreprises, des parkings privés de commerces et des stations-service. Par ailleurs, les villes de Mantes-la-Jolie, Les Mureaux, Conflans-sainte-Honorine et Poissy accueilleront des bornes sur la voirie.

Better Place projet SAVE

Lors de la conférence de présentation, aux Mureaux, il se trouve que j'étais à peu près le seul journaliste. Je me suis aperçu qu'il manquait un nom sur la liste des partenaires, celui de Better Place. J'ai donc posé la question à l'issue de la table ronde (qui ne prévoyait pas d'échange avec la salle, initialement). C'est Jean-Louis Legrand, le coordinateur interministériel pour les véhicules décarbonés, le "Monsieur voiture électrique du gouvernement" qui m'a répondu, en expliquant qu'une discussion était en cours pour associer l'opérateur israélien à ce projet, mais d'une autre manière. Ainsi, l'opérateur israélien devrait tester ses stations d'échange de batteries sur des sites à plus fort volume, sans doute à Paris avec des taxis. En attendant, il est remplacé par... Total, qui va installer des prises sur quelques stations-service. En fait, l'attachée de presse de Better Place, Caroline Langlais, du cabinet Hill Knowlton, m'a confirmé que Better Place s'était retiré du projet, d'un commun accord avec Renault. Le coût des stations d'échange de batteries (2 étaient prévues à l'origine) aurait impacté sévèrement le budget de l'opération SAVE.

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Le projet SAVE va mettre à contribution des professionnels (EDF, La Poste) et des "particuliers", qui se trouvent être en fait des salariés des sociétés et collectivités partenaires du projet. L'objectif est de tester les véhicules en conditions réelles et surtout de valider auprès du "public" les offres de recharge, avec des prix en ligne avec ce que veulent proposer Renault-Nissan et EDF aux futurs clients. Ce projet pilote va aussi servir à alimenter le "livre vert", rédigé dans le cadre du plan Borloo et qui servira de "bible" pour la mise en place d'une infrastructure de recharge.

Voir le diaporama :



Voir la vidéo :

jeudi 17 mai 2012

Nissan choisit de démarrer l’électrique dans les pays les plus avancés au niveau de l’infrastructure

Leaf 1
C’est Jean-Louis Borloo qui va être déçu. Le ministre de l’écologie, qui tente – sans grand succès – de faire croire que le Grenelle de l’Environnement est un grand pas en avant et qui proclame, avec la même assurance, que la France est dans les leaders mondiaux de la voiture électrique, sera sans doute peiné d’apprendre que notre pays n’a pas été choisi par Nissan pour le démarrage de la Leaf. La voiture n’arrivera dans l’hexagone qu’en juin 2011 (comme pour l’Espagne, l’Italie, le Danemark, la Norvège et la Finlande). La marque japonaise a en effet privilégié pour le lancement en décembre prochain les pays qui étaient le plus avancés en matière d’infrastructure de recharge, à savoir :
Le Portugal (1300 points de charge en 2011 + 50 points de recharge rapide)
Les Pays-Bas (10 000 points de charge d’ici 2012, plus l’électricité gratuite à Amsterdam et jusqu’en 2013)
L’Irlande (1500 points de charge en 2011 + un point de recharge rapide tous les 60 km)
La Grande-Bretagne (620 points de charge pour la seule région du Nord-Est)

Borne Irlande

Le choix de ces pays pour le lancement de la Leaf, dès le mois de décembre prochain, est assez logique. Ces pays figurent parmi les premiers partenaires en Europe et sont aussi des marchés où Nissan est historiquement assez fort avec une part de marché de 5 %. Le choix du Portugal est encore plus évident, car c’est le pays d’origine d’un Vice-Président de Nissan (Carlos Tavares) qui s’est impliqué fortement. On remarquera au passage que le Portugal tout comme la Grande-Bretagne sont deux pays où le constructeur a choisi d’établir une usine pour produire des batteries lithium-ion. Mais surtout, ces quatre pays ont mis en place un véritable chantier en ce qui concerne les infrastructures et ont des producteurs d’énergie qui misent sur l’énergie renouvelable.

Voir le teaser Nissan Leaf :



Leaf 2

En ce qui concerne la France, le report à juin 2011 est assez facile à expliquer. Nissan ne veut pas brûler la politesse à Renault sur son marché historique et a choisi de se caler sur la date d’introduction des premiers modèles de la marque au losange : Kangoo ZE et Fluence ZE. Au moins, on sait maintenant quand arriveront les premières Renault électriques sur le marché ! Mais, cela n’empêchera pas la Leaf de rouler pour la première fois en France dans le cadre du projet SAVE (Seine Aval Véhicules Electriques) à l’automne prochain dans le département des Yvelines. Nissan est partenaire avec Renault, EDF et Better Place de ce projet, qui fera l’objet d’une communication le 30 juin prochain.

Leaf 3

Pour en revenir au prix de lancement de la Leaf, il va se situer sous la barre symbolique des 30 000 € (à l’exception des pays-Bas, où le prix est légèrement supérieur : 32 839 €). Ce tarif, qui comprend les batteries, a été rendu possible par la mise en place d’aides fiscales. Les « incentives » (5000 £ en Grande-Bretagne, 5000 € au Portugal et en Irlande, 6000 € de réduction d’impôts aux Pays-Bas) ont été déterminants pour le choix des pays de lancement. En France, le prix de la Leaf sera proche de celui de la Prius (le véhicule de référence du point de vue de l’image pour les voitures propres), même si la Golf diesel est le modèle le plus proche en taille de la future Nissan électrique. D’ici quelques mois, le constructeur japonais reprendra la parole pour communiquer sur les réservations (officiellement ouvertes à partir de juillet prochain) et pour proposer des solutions de leasing. En tout cas, Nissan ne souhaite pas séparer le coût de la voiture et celui de la batterie, contrairement à ce que souhaite faire par exemple Renault. D’ailleurs, on a le sentiment que dans cette affaire, les partenaires de l’Alliance n’ont pas la même approche et seront concurrents.


Autre précision utile : le véhicule sera garanti 3 ans, tout comme les batteries. Le faible retour d’expérience sur la technologie lithium-ion explique peut être la prudence de Nissan sur la question, même si une extension de garantie sur les batteries est dans les tuyaux. En fait, la batterie AESC fonctionne à 100 % de sa capacité pendant 6 ans, et entre 70 et 80 % de la 6ème à la 10ème année (sur la base d'un mix d'utilisation entre la charge classique et la charge rapide, les effets d'un usage intensif de la charge rapide n'étant pas encore connus). La voiture électrique avance, mais on a le sentiment qu’il y a encore des points à régler. De toute façon, la marque japonaise se fixe l’objectif de 2012 pour un vrai lancement grand public.

Voir le second teaser Nissan Leaf :

dimanche 8 avril 2012

Renaut teste ses véhicules électriques et les services connectés dans les Yvelines

L'Alliance Renault-Nissan vient de donner le coup d'envoi du projet SAVE (Seine Aval Véhicules Electriques), qui consiste à tester pendant un an la Fluence ZE, la Kangoo ZE et la Nissan Leaf à l'ouest de la région parisienne.
Ce sera l'occasion aussi de tester les services connectés à bord du véhicule et à distance (sur téléphone portable et PC). L’utilisateur d’un véhicule électrique Renault ou Nissan pourra consulter à tout moment les paramètres liés à son autonomie : niveau de charge, l’autonomie en km, mode de consommation d’énergie, rayon d’action en fonction de l’autonomie restante sur la carte de la navigation intelligente etc…
Hors de son véhicule, le conducteur aura également accès, sur son téléphone portable ou son ordinateur, à un grand nombre d’informations liées à son autonomie. Ainsi, au travail, à son domicile, où qu’il soit, le conducteur peut se renseigner sur l’état de sa batterie : niveau de charge, temps restant pour une charge complète, autonomie, statut de la recharge (en cours / fini / problème), alerte indiquant que la batterie est déchargée, et historique des charges (service de série sur Fluence Z.E., en option sur Kangoo Z.E.).