Nissan

Japon

Aston-Martin

Grande Bretagne

Lamborghini

Italie

Mc Laren

Angleterre

POrsche

Allemagne

Affichage des articles dont le libellé est Renault-Nissan. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Renault-Nissan. Afficher tous les articles

jeudi 4 octobre 2012

La revanche de l’hydrogène

Air Liquide a organisé hier un événement destiné à attirer l’attention des leaders d’opinion sur l’état d’avancement de l’hydrogène dans l’automobile. Il a eu lieu sur le circuit de Marcoussis, dans l’Essonne, en présence de plusieurs constructeurs* et de partenaires**. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la France n’est vraiment pas en pointe sur le sujet. C’est même l’un des rares grands pays industrialisés à ne pas avoir de stratégie arrêtée. Le thème n’a même pas été abordé lors du Grenelle de l’Environnement et pas plus à ma connaissance pour les Investissements d’Avenir… Ainsi, alors que plusieurs grands constructeurs ont annoncé leur intention de sortir des modèles d’ici 2015 et même avant, et que le développement de l’infrastructure de remplissage a déjà commencé dans certains pays (Allemagne, Corée du Sud, Japon, USA…), nos pouvoirs publics n’ont rien prévu. C’est d’ailleurs une différence majeure avec l’Allemagne qui, dans le cadre de son plan pour la mobilité électrique, a choisi elle de développer la pile à combustible.


C’est dans ce contexte, et alors qu’il travaille activement avec plusieurs partenaires, qu’Air Liquide a voulu montrer que la technologie est au point. Oui, les voitures roulent. Les journalistes ont pu d’ailleurs tester plusieurs modèles, dont la Honda FCX Clarity, la Hyundai Ix35 FCV, la Mercedes Classe B F-Cell, ou encore la Toyota FCHV-adv. On pouvait aussi voir l’Opel Hydrogen 4, le taxi Black Cab des JO de Londres, ou encore le scooter à hydrogène Suzuki Burgman.

Voilà comment ça marche :



Pour l'anecdote, LCI m'a demandé de participer au journal de 18 h pour faire le point. Voici la séquence.



Je retiens de cette manifestation plusieurs points : d’abord l’ignorance de pas mal de journalistes – persuadés que la technologie était abandonnée et à qui « on vend » plus souvent sans doute l’électrique à batterie-, et surtout l’inertie des constructeurs français. Peugeot, qui présentait en statique sa 307 CC Fisypac hybride-pile à combustible, semble avoir arrêté tout développement. Quant à Renault, il n’a même pas fait l’effort de sortir sa Scenic H2 du garage. Voilà qui laisse songeur, pour ces premiers tests sur le sol français et face aux caméras de télévision.



Le plus intrigant dans cette affaire est que nous avons des champions français de taille mondiale. Ainsi, Air Liquide est le leader de son secteur, avec une production annuelle de 9 milliards de mètres cube. Il livre de l’hydrogène partout dans le monde dans des stations, mais pas en France. Michelin, qui développe des activités en dehors du pneu, a conçu une pile à combustible qui servira de « range extender » pour augmenter l’autonomie de la F-City électrique de FAM Automobiles (une auto qui sera présentée en première mondiale au congrès Mobilis de Belfort, à la mi-novembre). J’ai même découvert que SymbioFCell, le fabricant de piles à combustible qui va équiper la Green GT en vue des 24 Heures du Mans, était situé à Chambéry. Autrement dit, nous avons une filière et les pouvoirs publics l’ignorent totalement. Je m’interroge d’ailleurs sur l’absence du CEA à cet événement.



Pour mettre fin à cette situation ubuesque, Air Liquide propose donc d’investir en France pour amorcer la naissance d’un réseau de stations-services. Il propose d’en créer une vingtaine, dans l’hexagone seul, ou réparties sur la France et l’Allemagne. Il va de soi qu’Air Liquide ira là où se situe la demande. Les journalistes présents hier ont pu constater que le plein d’un véhicule à hydrogène ne prend que 5 mn, à comparer avec les 8 h d’un véhicule électrique ou même la demi heure en recharge rapide. Et cela pour une quantité d’énergie qui permet de faire de 400 à 500 km (800 km en mode hybride pour Toyota). Air Liquide propose également d’investir dans la recherche pour développer ce qu’il appelle le « Blue Hydrogen », autrement dit un hydrogène plus « vert » obtenu à partir d’énergies renouvelables et avec moins de carbone.



Et pendant ce temps, les constructeurs étrangers avancent à grands pas. Ainsi, Mercedes va sortir en 2014 une Classe B F-Cell de série, qui sera produite en petite série (plusieurs milliers d’exemplaires) et au prix d’une hybride diesel. Pour sa part, Toyota annonce la sortie en 2015 d’une berline à hydrogène. Plus de détails seront données a priori en décembre, lors du salon de Tokyo. Ces constructeurs maîtrisent la pile à combustible, alors qu’ils sont également présents sur l’hybride et l’électrique, tout en continuant à améliorer leurs moteurs thermiques. Tout est dit. La terre tourne et elle va de plus en plus vite.

*Honda, Hyundai, Mercedes, Opel, Peugeot, Renault-Nissan
**Intelligent Energy, Michelin, SymbioFCell

Voir le diaporama :

samedi 29 septembre 2012

La voiture à hydrogène est la vraie nouveauté du Mondial de l'Automobile

Alors que l'on parle surtout de la voiture électrique, présente avec la Zoé et la Smart Fortwo ED, la prochaine génération de modèles zéro émission se prépare. Ainsi, on peut voir sur le stand Nissan la TeRRA. Ce concept est un SUV dont la transmission 4x4 s'appuie sur 3 moteurs électriques, alimentés par une pile à combustible. Cette pile, d'origine Nissan, revendique une densité d'énergie qui est une première dans le monde (2,5 kW/L). La marque japonaise a réduit par six les coûts par rapport à l'équipement de génération précédente. Alors que Daimler et Renault-Nissan ont annoncé travailler en commun sur l'hydrogène, voici un message clair : l'hydrogène va devenir accessible.


Voir la vidéo de la Nissan TeRRA :

 

L'hydrogène est également présent chez Toyota, qui montre sa FCV-R.


La marque japonaise a déjà annoncé la sortie d'un modèle dérivé de ce concept en 2015. Un horizon que visent également d'autres acteurs, dont Hyundai, qui expose le ix35 FCV sur son stand.


Le coréen est en fait l'un des constructeurs impliqués dans le cadre du European Hydrogen Road Tour*, avec Honda, Mercedes et Toyota. Leurs modèles sont à l'essai sur la piste d'essai pour la voiture électrique et aujourd'hui seulement pour le grand public. C'est l'occasion de découvrir des modèles dont la technologie est prête et dont l'autonomie, selon les modèles, varie de 400 à 800 km. Les essais se déroulent grâce à Air Liquide, qui est le partenaire pour le remplissage en hydrogène de ces véhicules.


A ce propos, j'ai discuté avec Pierre-Etienne Franc, qui est le directeur des technologies du futur chez Air Liquide. Il m'a confirmé que l'infrastructure se mettait en place en Allemagne, au Japon, aux USA... Mais, évidemment pas en France. Notre beau pays a un problème avec l'hydrogène, car les deux constructeurs nationaux ont opté pour l'électrique à batterie. Et comme les pouvoirs publics n'ont pas tellement envie d'associer Mercedes dans des projets de recherche en France, voici pourquoi on regarde passer les trains.


Heureusement, il y a des acteurs tricolores qui se bougent un peu. Ainsi, on peut voir le Hy Kangoo de SymbioFcell. C'est une version du Kangoo ZE avec un prolongateur d'autonomie qui utilise une pile à combustible. La société, qui est basée à Grenoble, a collaboré avec le CEA pour intégrer cette pile, qui prend le relais des batteries lorsque le niveau de charge devient critique. Le Hy Kangoo a deux fois plus d'autonomie. En outre, la PAC fournit la chaleur nécessaire au chauffage sans faire appel aux batteries. Autre avantage : une recharge totale ne prend que 3 à 5 minutes au lieu de plusieurs heures pour les batteries classiques. SymbioFcell dispose en France de la première usine intégrant une ligne de production à l’échelle industrielle et de bout en bout de systèmes piles à hydrogène à destination des marchés du transport et de la mobilité.


Et en plus, comme ils sont sympas chez SymbioFcell, ils m'ont offert un flacon d'eau de pile. L'eau en question, qui est issue de la transformation chimique de l'hydrogène en courant électrique, vient de la green GT H2 ! Oui, il s'agit bien de l'eau issue de la pile à combustible de la voiture qui participera l'an prochain aux 24 Heures du Mans.

*Ce « road tour » organisé par H2moves Scandinavia et soutenu par le partenariat européen public/privé « Fuel Cells and Hydrogen Joint Undertaking », est un projet qui vise à démontrer que la technologie est sûre et performante, et les véhicules disponibles. Il a également pour objectif de développer une mobilité hydrogène en Europe. Durant 5 semaines, H2moves Scandinavia va parcourir l’Europe de Hambourg à Copenhague, en passant par Hanovre, Bolzano, Paris, Cardiff, Bristol et Londres.

dimanche 23 septembre 2012

L'intelligence et le déplacement en question aux Mureaux

Colloque-les-mureaux
Située en région parisienne, dans un territoire qu’on appelle Seine Aval, la vile des Mureaux accueille aujourd’hui un colloque sur l’intelligence du déplacement. Cet événement, qui en appelle d’autres, a l’intention de capitaliser sur le projet SAVE* d’expérimentation de véhicules électriques Renault et Nissan dans les Yvelines, en partenariat avec EDF et Schneider Electric. Le test impacte la ville, tout comme d’autres sites de cette vallée. On ne pourra malheureusement pas voir de Renault Fluence et de Kangoo ZE pour cause de Mondial de l'Auto. Mais, PSA, lui même exposant, a pourtant amené sur place la Peugeot Ion et la Citroën DS3 micro-hybride. Les visiteurs pourront aussi apercevoir une F-City de FAM Automobile.


Voir le diaporama :



Il sera question aussi de l’automobile du futur – à travers une table ronde sur l’électrique et une autre plus prospective sur l’avenir du moteur à explosion à l’horizon 2030**.
*Seine Aval Véhicules Electriques
**On va y parler des moteurs à combustion interne, de l’hybride, de l’électrique, de l’hydrogène et même du moteur à air comprimé, les organisateurs ayant convié Guy Nègre le fondateur de MDI.
Mais, le propos est plus global. La ville des Mureaux s’intéresse en fait à tous les modes de déplacement. On parlera aujourd’hui de modes doux (vélo, Segway), de l’avenir en 2030 des transports collectifs, de l'intelligence embarquée, du transport par câble (un sujet qui passionne le maire François  Garay et qui fait l’objet de développements en site urbain, pas qu’en montagne) et de navettes fluviales. Dans la perspective du Grand Paris, tous les modes sont à explorer pour améliorer les déplacements et gagner en efficacité. Le colloque a même prévu de parler de vol suborbital, en raison de la présence aux Mureaux d’EADS Astrium, un des fournisseurs de la fusée Ariane. Mais, c’est plus anecdotique. En vérité, la volonté est de faire de la ville une vitrine des pratiques urbaines, avec une zone test qui permettrait à des industriels et des opérateurs d’expérimenter des solutions de déplacement, aussi bien pour l’automobile que pour les modes doux et les transports en commun.
Voilà une initiative qui va de l’avant. En attendant, si l’horizon de 2030 vous fait rêver, je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager ce film d’anticipation. Il s’agit du clip réalisé par GM et son partenaire SAIC à propos de leurs navettes électriques automatisées. Je sais, j’en ai déjà parlé à maintes reprises, mais c’est pour moi l’occasion d’évoquer l’implication de Segway dans ce concept. La firme américaine avait d’ailleurs collaboré avec GM sur le concept PUMA auparavant. Et puis, qui sait ?, c’est peut être ça finalement l’avenir…

Voir la vidéo :

lundi 10 septembre 2012

Un appel en faveur de l'hydrogène pour 2015




Voilà une info qui va tordre le cou à tous ceux qui pensent, disent et parfois écrivent que l'hydrogène, c'est fini, et que l'avenir c'est la voiture électrique. Plusieurs constructeurs, et pas les moindres, se sont regroupés pour signer une lettre d'intention et s'engager en faveur de la pile à combustible. Parmi les signataires, on retrouve Daimler (Mercedes), mais aussi Ford, GM/Opel, Honda, Hyundai, Kia, l'alliance Renault-Nissan et Toyota.
Toutes ces sociétés ont développé des véhicules à l'hydrogène et ont accumulé un certain savoir-faire, surtout Mercedes et Ford, qui sont devenus d'ailleurs les actionnaires majoritaires de Ballard (leader de la pile à combustible). Elles savent donc que la technologie fonctionne et donne de bons résultats. Des millions de km ont été parcourus à titre d'essais.

L'idée est aujourd'hui de favoriser l'introduction de véhicules de série. A partir de 2015, le marché pourrait démarrer avec plusieurs centaines de milliers de véhicules dans le monde. Mais, encore faut-il qu'une infrastructure se développe pour que l'on puisse ravitailler ces voitures avec de l'hydrogène à la pompe. Les constructeurs lancent donc un appel pour que ces pompes puissent voir le jour dans les grandes villes. L'Allemagne pourrait être le point de départ en Europe, avec des relais aux USA, au Japon et en Corée.
Cette lettre d'intention est un geste symbolique, surtout à quelques jours du salon de Francfort où on ne parlera que de véhicules électriques à batteries lithium et d'hybrides. On remarquera toutefois l'absence de BMW (qui explore plutôt la piste de l'hydrogène en tant que carburant dans un moteur conventionnel).

samedi 14 juillet 2012

Le recyclage des batteries se met en marche pour l'hybride et l'électrique

Recyclage batteries
Toyota France et SNAM ont signé un accord portant sur le recyclage des batteries des véhicules hybrides des marques Toyota et Lexus sur le territoire français. Il s’agit du premier accord signé entre le constructeur et l’entreprise de recyclage en Europe. Dans sa démarche 360 , le constructeur japonais, pionnier et leader de la technologie hybride avec la commercialisation en Europe et en France dès 2000 de la première Toyota Prius, entend poursuivre la réduction de son impact sur l’environnement en optimisant le recyclage des batteries nickel-hydrure métallique (Ni-MH) de ses véhicules hybrides en fin de vie.
Dans le cadre d’un projet de collecte et de recyclage au niveau européen, Toyota et SNAM ont mis en place un schéma visant à assurer la traçabilité et le recyclage des batteries en fin de vie. Chaque batterie en fin de vie sera collectée puis traitée dans les installations SNAM de Saint- Quentin-Fallavier (Isère). Le réseau de concessionnaires du constructeur contactera la société SNAM pour toute prise en charge de ses batteries Ni-MH dans le plus grand respect des normes environnementales. Par ailleurs, SNAM met à disposition ses capacités logistiques auprès de toute autre entité susceptible de détenir une batterie nickel-hydrure métallique (Ni-MH).


leaf-battery-pack-400

Dans le domaine des batteries lithium-ion, c'est différent. Les métaux à récupérer (manganèse, nickel, fer, cuivre, aluminium) sont de moindre valeur. La rentabilité de la filière est donc encore difficile à trouver. Pour préserver les ressources en matières premières comme pour faire baisser le coût de fabrication des batteries, le développement du recyclage des batteries au lithium apparaît aujourd’hui un enjeu majeur pour le développement des véhicules électriques qui a dès à présent été pris en compte dans les stratégies nationales pour encourager la mobilité électrique. Par exemple, le Grenelle de l’Environnement prévoit d’allouer une enveloppe de 250 millions d’euros à l’action « tri et valorisation des déchets, dépollution, éco conception de produits » dont pourrait bénéficier la recherche autour de la fin de vie des batteries.
(Source : EDF/Avere)
L’Alliance Renault-Nissan travaille sur des processus et filières de recyclage adaptés aux batteries automobiles. Elle rappelle que les batteries lithium-ion – composées d’éléments non toxiques (du lithium, de l’oxyde de manganèse ou du phosphate de fer, et du graphite) – ne présentent aucun danger pour l’environnement, à l’inverse des anciennes batteries nickel cadmium. A ce jour, seul Nissan a pris un accord formel au Japon avec Sumitomo pour la seconde vie des batteries.