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vendredi 21 décembre 2012

L'hydrogène poursuit sa route



On parle tellement de voitures électriques qu'on en oublie que la recherche se poursuit sur l'hydrogène et que les progrès sont au rendez-vous. Pourtant, la lecture des news rapportées par le site Hyweb est instructive. Dernier exploit en date, l'organisation d'une course au Japon sur 1100 km. Elle a été organisée par l'institut japonais de recherche sur l'automobile et d'autres organisations. L'objectif était de démontrer que les 3 véhicules sélectionnés (Honda FCX-Clarity, Nissan X-Trail FCV et Toyota FCHV-adv) pouvaient parcourir sans problème une telle distance, et avec seulement deux ravitaillements. Ils sont partis du Ministère de l'Economie et de l'Industrie (METI) à Tokyo et ont rallié la ville de Kitakyushu (province de Fukuoaka) jusqu'à une station d'hydrogène, avec des haltes intermédiaires à la préfecture d'Aichi et à Osaka.




Autre image symbolique, l'arrivée de 10 Ford Focus à l'hydrogène en Islande. Elles sont arrivées il y a quelques jours à Reykjavik et ont rejoint une flotte existante de véhicules à pile à combustible (22 en circulation désormais). La station locale d'hydrogène, fournie par Shell, existe depuis 6 ans et a un taux de service de 98 %.



Une autre information mérite d'être soulignée. La Grande-Bretagne a engagé un programme de recherche pour adapter la technologie utilisée dans l'aéronautique (qui s'intéresse elle aussi à la pile à combustible, comme on le voit sur cette photo d'un proto Boeing qui couple une PAC avec une batterie lithium-ion) à l'automobile. L'idée est d'améliorer les performances et la fiabilité. La pile passerait ainsi d'une puissance de 10 à 30 kW et à une durée de vie de 5000 h (au lieu de 1000), avec une amplitude de températures de fonctionnement de -25 à +45 C. Le projet est porté par Intelligent Energy, Ricardo, TRW Conekt et Dyson Technology sous les auspices du Technology Strategy Board.



Profitons en pour faire le point sur l'infrastructure. A ce jour, la base de données H2 stations.org recense 370 stations dans le monde. Evidemment, c'est moins que le nombre de prises électriques. Mais, l'Association Allemande pour l'Hydrogène et la Pile à Combustible (DWV) souligne que des progrès significatifs ne sont pas attendus avant 15 ans dans les batteries et que l'effort à fournir pour bâtir un réseau en Allemagne (1500 stations pour un coût entre 2,5 et 3 milliards d'Euros) n'est pas hors de portée. En attendant, sachez que tant PSA que Renault disposent chacun d'une pompe à hydrogène, fournie par Air Liquide et localisée respectivement dans leur centre technique de La Ferté-Vidamme (Eure-et-Loir) et d'Aubevoye (Eure).

samedi 27 octobre 2012

Le transport intelligent au Japon



Le Japon est très avancé en ce ce qui concerne le transport intelligent (ITS en anglais). Depuis 2004, le pays déploie une stratégie "Smartway" qui consiste à déployer sur le bord des routes des équipements pour diffuser de l'information et des services à bord des voitures. Aujourd'hui, en 2009, le secteur public et le privé s'associent pour généraliser le dispositif à l'échelle de tout le pays.




Cela permet au conducteur d'avoir l'information directement à bord de son véhicule, grâce au GPS embarqué (et compatible avec le système VICS d'information trafic dont j'ai déjà parlé sur ce blog).



Voici un exemple concret avec l'affichage d'une image de webcam dans un tunnel. Le dispositif mis en place au Japon vise à faciliter la diffusion d'information sur le trafic (bouchons, accidents, travaux), mais aussi le guidage vers les places de parking. Avec le télépéage, la gestion de flottes et les services connectés (téléchargement de cartes, assistance), le Japon est en train de basculer vers la "Smart mobility for all".

mercredi 24 octobre 2012

Tendances GPS au Japon



En marge du salon de Tokyo, je suis allé visiter le quartier d'Akihabara. C'est l'endroit où il faut aller dans la capitale japonaise quand on s'intéresse à la high tech : appapreils photo, téléphones mobiles, gadgets et bien sûr GPS. On trouve pas mal d'accessoires pour l'automobile dans les rayons des magasins d'électronique grand public.









Voilà à quoi ressemble le rayon. C'est un peu confus, en raison du nombre de marques et de la pub très agressive.










Du côté des terminaux, l'affichage n'est pas toujours fluide. Les japonais aiment bien avoir des détails sur l'écran. Là, c'est peut être un peu "too much".











Sur la plupart des appareils, on peut faire glisser la carte d'un simple mouvement du doigt. C'est pratique quand on se trouve dans une zone très étendue comme Tokyo.









Le graphisme reste un point fort des fabricants japonais de systèmes de navigation.
On voit ici un guidage avec assistance sur les voies de circulation et un rappel des sorties.








Vous le savez, les japonais sont les rois du dessin animé. Voici un visuel très pertinent pour rappeler que l'on arrive au péage. Au passage, notez que la taille de l'écran est très petite. j'ai vu plusieurs navigateurs "taille mini".








Autre curiosité : un GPS de petite taille (justement) que l'on peut avoir de façon classique sur le tableau de bord ou bien dans le rétroviseur central.









Comme on le devine sur cette photo, l'image est affichée à droite du rétroviseur sur une petite vignette. Pas de doute, le Japon reste le pays du gadget et des innovations en tous genres pour le GPS.

mardi 23 octobre 2012

La navigation GPS chez Clarion au Japon



Il fut un temps, les japonais étaient les rois du monde en matière de navigation GPS. Mais, avec le fort essor du GPS nomade et l'explosion des logiciels de guidage (y compris sur les Smartphones), sans compter les applications liées au GPS que l'on peut télécharger, les systèmes embarqués sont un peu à la traîne. Même au Japon. Là bas, les navigateurs se distinguent par la cartographie sur disque dur, un graphisme en 3D que l'on ne connaît pas ici, et des fonctions annexes comme le son Dolby (il y a aussi Bluetooth et la connexion iPod, bien sûr).




L'autre nouveauté est la prise en compte des POI sur un site Internet pour les transférer sur le GPS. Ca se fait en Europe avec Google Maps. Au Japon, l'appplication existe également pour Clarion. En se connectant sur un site spécifique (http://chizu-route-susumu.jp), on peut préparer son itinéraire et charger les données sur une carte SD.



Dans la voiture, il suffit de charger la carte SD dans le GPS de bord. Le guidage va alors démarrer automatiquement vers la destination souhaitée.

dimanche 21 octobre 2012

L'information trafic au Japon



Le GPS, c'est une institution au Japon. Ce pays a été le premier au monde à introduire les systèmes de navigation. Ce qui fait aussi la force de cette nation, c'est la qualité de l'information trafic. Grâce au système VICS (Vehicle Information and Communication System Center), qui existe depuis 1996, les difficultés de circulation sont diffusées en temps réel sur les navigateurs.






L'infrastructure de recueil des données repose sur des capteurs qui sont au nombre de 280 000 et couvrent 170 000 km de routes, soit la moitié du réseau japonais. L'information est relayée ensuite par trois médias : des balises radio sur les autoroutes, des balises à infrarouge aux carrefours et la radio FM par le réseau de la chaîne nationale NHK. Tous les GPS en circulation au Japon (20 millions !) sont compatibles avec le standard VICS.





L'information est précise sur les bouchons, les accidents et les événements liés à la météo. Elle a même été enrichie par les places de parking disponibles.

samedi 20 octobre 2012

Le taxi au Japon





Prendre le taxi est une expérience incroyable au Japon. Les chauffeurs sont bien habillés, très polis, et leur véhicule est propre. Mais surtout, l'intérieur est très high tech.







Il y a même beaucoup d'appareils électroniques entre le taximètre, le lecteur de carte bancaire (car on peut payer systématiquement par carte bancaire), le récepteur pour la gestion des courses, le GPS et le télépéage.








Le système de navigation est omniperésent. Les chauffeurs s'en servent pour vérifier l'itinéraire et surtout consulter le trafic en temps réel. Mais, malgré tout, il est plus prudent d'avoir une carte écrite en japonais avec l'adresse.






Ce qui m'a le plus étonné, c'est ce système pour payer avec des supports équipés de carte à puce sans contact. Ca marche avec des cartes rechargeable (SUICA et PASMO), mais aussi avec le téléphone mobile. Grâce à la puce développée par Sony (et qui équipe aussi ses mobiles), cela permet de régler la note avec son portable. Pratique !

samedi 25 août 2012

Une voiture électrique à moins de 12 000 euros au Japon



Connaissez-vous la luciole ? Cet insecte, qu'on surnomme également le ver luisant, a la particularité d'être lumineux la nuit. Eh bien, c'est le nom qu'a choisi une jeune société japonaise pour baptiser son projet de voiture électrique. Et, quelle voiture, puisqu'elle est annoncée pour moins de 12 000 euros (1,5 million de yens).
La société SIM-Drive a été fondée il y a quelques jours par un professeur de l'université Keio (la plus ancienne du Japon et une des plus prestigieuses) à Tokyo, qui bénéficie par ailleurs du concours de plusieurs partenaires et du soutien de personnalités japonaises, comme le rapporte l'AFP.
Le professeur Hiroshi Shimizu met en avant une technologie unique de châssis avec roues motorisées. Tout cela n'est pas sans rappeler le concept Active Wheel de Michelin. Le principe du moteur électrique dans les roues est, soit dit en passant, aussi vieux que l'automobile elle même. Mais, cela permet de relancer cette piste technique.
La société SIM-Drive est donc prête à coopérer avec des équipementiers et les constructeurs que ce procédé intéresse. Il faut toutefois noter que le prix de 12 000 Euros ne tient pas compte de la batterie (l'éternel problème), qui devra être payée séparément en plusieurs échéances.
Finalement, on voit qu'il est très difficile de faire une voiture électrique "low cost".

vendredi 20 juillet 2012

Pioneer lance un GPS pour les véhicules électriques

En raison de son autonomie limitée, le véhicule électrique se doit d'intégrer un GPS afin de pouvoir localiser les bornes de recharge les plus proches et calculer l'itinéraire en fonction de l'état de la batterie. Aujourd'hui, les systèmes de navigation proposent de plus en plus un mode "éco" pour le calcul d'itinéraire. Mais, le dernier né de chez Pioneer sera l'un des tous premiers GPS à sélectionner des itinéraires qui ont moins d'impact sur l'autonomie des voitures électriques, en évitant par exemple les grandes montées et les voies rapides. Ces données sont issues de la cartographie numérique, qui tient compte de plus en plus du relief des routes.
Pour calculer la route, l'AVIC-ZH09-MEV se base aussi sur la consommation d’énergie, le style de conduite et la présence de bornes de recharge. Pour ce dernier point, il se connecte à Internet. Destiné aux véhicules électriques en vente au Japon (Nissan Leaf, Mitsubishi i-MIEV), le nouveau GPS de Pioneer sera commercialisé d'ici la fin du mois à un prix d’environ 3000 dollars (soit 2 000 €). La marque japonaise n'a pas précisé si ce GPS sera vendu en dehors de l'Archipel.

mardi 5 juin 2012

Mitsubishi lance sa voiture électrique



C'est en ce jour symbolique que Mitsubishi a décidé d'annoncer le lancement de sa voiture électrique, la i-MIEV. Elle sera proposée dès le mois de juillet au Japon pour les professionnels (1400 exemplaires en location), puis en avril 2010 pour les particuliers. Evidemment, elle sera chère (près de 35 000 €, taxe à la consommation comprise). Mais, c'est un début et ce lancement en appellera certainement d'autres.
La i-MIEV est une citadine à la robe élégante, donnée pour une autonomie de 160 km (en cycle japonais) et dont le temps de recharge se situe dans un laps de temps entre 30 mn (charge rapide à 80 %) et 7 heures, sur une prise de 100 ou 200 v. Sur un plan technique, la batterie contient 88 cellule lithium-ion, le véhicule est à transmission automatique (rapport de réduction unique), propose un mode éco, dispose d'un système de gestion intégré qui contrôle la gestion d'énergie à bord et offre même quelques raffinements dont la climatisation et un GPS avec l'emplacement des bornes de recharge.
Par ailleurs, Mitubishi a précisé sa vision pour 2020. Le constructeur nippon veut atteindre le seuil de 20 % de sa production en voitures électriques à cet horizon et veut réduire aussi de 50 % les émissions de CO2 de tous ses modèles par rapport à 1995. L'objectif est également de réduire de 20 % par véhicule les émissions de CO2 lors du process de fabrication, de la planification à la vente.

mercredi 30 mai 2012

Toyota introduit une alerte de contre sens dans ses GPS au Japon

Toyota enrichit le contenu de ses GPS au Japon avec une nouvelle fonction. Il s'agit d'une alerte de contre-sens, qui se déclenche aux péages, aux intersections et sur les voies d'accès aux autoroutes, si la position du véhicule n'est pas conforme au sens de circulation. Ce système a été développé avec Aisin et Denso. Il se base sur plusieurs capteurs liés au véhicule et sur la cartographie. Au Japon, on dénombre chaque année 1000 cas par an d'usagers qui s'engagent dans le mauvais sens sur les autoroutes.

mardi 17 avril 2012

Toyota et la conduite coopérative en ville

Le futur de la conduite en ville s'écrit au Japon. Toyota va organiser du 21 au 23 avril une démonstration publique de ce qu'on appelle les systèmes de sécurité reliés à l'infrastructure. Cela va se passer à Toyota City, près de Nagoya, où des tests viennent d'avoir lieu pendant 4 mois. Pour aller plus loin que les capteurs embarqués (radar, vidéo), fort utiles mais aveugles au-delà d'un certain rayon, les voitures du constructeur japonais vont utiliser une communication sans fil avec l'infrastructure. Ainsi, elles seront capables de ralentir préventivement à l'approche du feu (quand celui ci est sur le point de passer au rouge), de recevoir une alerte sur une éventuelle collision par l'arrière (détectée par un portique dans la file de circulation), ou encore de savoir si des vélos ou des piétons traversent la rue au moment de tourner à un carrefour. Tout cela en temps réel, et "on line". Le conducteur sera même en état de savoir quand le feu va passer au vert, par un signal de décompte dans son véhicule. Un signal sera également envoyé à partir d'une balise pour rappeler l'existence d'un stop, si l'infrastructure estime la vitesse de déplacement trop grande par rapport à l'emplacement de cet arrêt. Comme on le voit, le trafic urbain sera placé à terme sous haute surveillance. Mais, cela va aussi contribuer à réduire les accidents et à optimiser le trafic (moins de crétins qui dorment encore quand le feu passe au vert).

dimanche 1 avril 2012

Toyota et la précollision



Toyota a développé deux nouveaux systèmes de sécurité : la précollision "frontale-latérale" et les sièges actifs. Le premier utilise un radar à angle plus large pour détecter les éventuels obstacles qui arrivent de face, mais aussi sur les côtés. Ainsi, la voiture peut freiner toute seule ou déclencher les systèmes de retenue si une voiture risque de vous percuter à un carrefour.



Jusqu'à présent, le second dispositif de protection était appliqué en mode frontal chez Lexus (LS 460 et 600) et Toyota (Avensis). En cas de choc probable, le siège se redresse et aide à maintenir les passagers. Avec le nouveau dispositif, les dossiers se redressent si un danger est détecté également par les capteurs à l'arrière. Ces deux technologies vont être appliquées très prochainement sur un modèle de Toyota, au Japon.

dimanche 18 mars 2012

Le marché du véhicule électrique lié au sort du Japon

Depuis quelques jours, les constructeurs automobiles japonais font le point sur leurs capacités de production. Globalement, sauf quelques exceptions localement, la production est encore arrêtée pour quelques jours, le temps d'évaluer les dégâts et de faire le point avec les fournisseurs. L'Europe n'a pas à craindre pour le moment de rupture, car la plupart des modèles européens sont produits localement, et que les filiales ont quelques semaines de stock pour les modèles provenant du Japon.
En revanche, la voiture électrique est étroitement liée à l'archipel. C'est particulièrement vrai pour PSA Peugeot Citroën, qui a lié sa destinée à Mitsubishi. La Ion et la C-Zéro sont, non seulement dérivées de la i-MIEV, mais également produites au Japon, à Gifu.




A priori, Mitsubishi est peu impacté,  même si on n'a pas d'infos sur les capacités de production de Lithium Energy Japan, la joint venture entre le constructeur et GS Yuasa qui produit les fameuses batteries lithium-on. Une JV qui, par ailleurs prévoit de construire une nouvelle usine au Japon, à Ritto (préfecture de Shiga) pour réaliser des volumes de 50 000 batteries par an à partir de 2012.


Renault est aussi très dépendant du Japon. Rappelons que les précieuses batteries lithium-ion d'AESC (la joint venture entre Nissan et NEC) sont produites localement. Le site de Zama, sur l'archipel, fait partie de ceux qui ont été arrêtés dès le début de la catastrophe. Pour le moment, les batteries ne sont produites qu'au Japon. Il y aura d'autres sites par la suite (Smyrne aux USA, Sunderland en Grande-Bretagne, Cacia au Portugal et Flins au Portugal), mais ils ne seront opérationnels qu'en 2012. Et en ce qui concerne Nissan, la production de la Leaf ne se fait qu'au Japon, à Oppama. Ce qui, en fonction de l'évolution de la situation, pourrait provoquer des retards de livraison. Et, comme Nissan se sert en priorité pour les batteries pour faire face à une demande importante pour la Leaf, Renault pourrait être encore une fois pénalisé.
Et les autres constructeurs ? Tous ne sont pas liés à des fabricants japonais de batteries. BMW collabore par exemple avec SB Limotive (jv Bosch-Samsung) et Daimler est avec Tesla, en attendant le démarrage de sa filière batteries en Allemagne avec Evonik.


En fait, la vraie question est ailleurs. La catastrophe au Japon relance le débat sur le nucléaire et, comme précisément, le bilan CO2 du véhicule électrique est plus favorable dans le cas d'une production d'électricité qui passe par l'atome, cette forme d'énergie risque de perdre de son attrait...

jeudi 16 février 2012

Le Japon prévoit un essor de la pile à combustible entre 2015 et 2020


Grâce aux travaux menés depuis des années par le JHFC (Japan Hydrogen & Fuell Cell Demonstration Project), un consortium qui regroupe les 23 principaux acteurs depuis 2002, le Japon a beaucoup d'avance dans le domaine de la pile à combustible. Une étude, publiée par Fuji-Keizai (et que rapporte l'ADIT dans un de ses bulletins), permet d'avancer quelques dates et de donner la taille de ce futur marché.
L'étude en question donne une vision jusqu'en 2025. A cette date, le marché se partagera entre l'automobile à 70 % (7,8 milliards d'euros) et le secteur résidentiel à 30 % (4 milliards d'euros).



Dans un premier temps, c'est plutôt dans les maisons qu'on va voir se développer la pile à combustible. Les constructeurs japonais s'intéressent d'ailleurs à ce marché, comme Honda mais aussi Toyota. Des systèmes de co-génération, qui transforment le gaz naturel en hydrogène, puis en courant électrique) sont en vente au Japon depuis l'an dernier. Ce secteur va tirer le marché jusqu'en 2018.


En ce qui concerne l'automobile, le marché va démarrer en 2015. La date correspond à ce qu'ont annoncé certains constructeurs (Daimler, General Motors, Ford, Hyundai-Kia, Honda, Toyota) dans une déclaration d'intention il y a quelques mois. Très vite, c'est ce secteur industriel qui va représenter le plus gros des débouchés, dès 2020. Et, d'ici 2025, le marché va être multiplié par 1650.
Cet optimisme peut surprendre, mais le Japon soutient financièrement la filière à hydrogène (ce qui n'est pas le cas des autres pays). D'autre part, bon nombre d'industriels (dont Toshiba) ont déjà annoncé leur intention de lancer des micro-piles à combustible pour alimenter les ordinateurs ou les téléphones portables.