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lundi 1 octobre 2012

Autolib' entre dans le concret (première partie)


Tous ceux qui avaient parié sur l'échec de Bolloré en sont pour leurs frais. La Bluecar est bien là, comme prévu, et les 66 premiers exemplaires seront au rendez-vous dès ce dimanche pour les premiers tests du service sur Paris, avec 33 stations. Leur nombre va ensuite passer à 250 pour l'ouverture du service, le 5 décembre prochain, puis à 2500 l'été prochain et enfin 3000 à terme. Pas de doute, c'est la revanche de la voiture électrique... de Bolloré. Le syndicat Autolib', qui regroupe 46 communes d'Ile-de-France, a rappelé hier que le choix s'était fait à l'unanimité en décembre 2010. Un an plus tard, le plus grand service d'auto partage de véhicules électriques au monde va pouvoir devenir une réalité, avec un slogan phare : "libre comme l'air".


Voir la vidéo :



L'industriel breton, que j'ai déjà côtoyé lors du démarrage de son projet de voiture électrique, est un coriace. Il est allé jusqu'au bout de son rêve. Malgré les moqueries des grands constructeurs (qu'il ne s'est d'ailleurs pas privé de dézinguer en soulignant que lui n'avait pas reçu d'aide de l'Etat), qui pour le moment sont en retard ou n'ont pas vraiment convaincu le grand public*, il a montré qu'il était possible de proposer une alternative.


Avec humour, Bolloré a fait le rapprochement avec sa chaîne Direct 8, qui avait été beaucoup critiquée lors de son lancement. L'intention première reste toujours de produire avant tout des batteries lithium métal polymère, ces fameuses batteries produites près de Quimper. L'industriel breton affirme toujours qu'elles sont plus sûres, car elles ne s'échauffent qu'à partir de 180 C, contre 60 C pour les batteries lithium-ion. Il ne désespère pas de convaincre un jour les constructeurs de les adopter.


Il faut savoir à ce propos que ces mêmes batteries équipent le micro bus électrique de Gruau, dont l'autonomie est de 120 km.


Mais, revenons à la Bluecar version Autolib'. La voiture avait été présentée lors du dernier Mondial de l'Automobile. C'est une stricte 4 portes. Comme on peut le voir, la Bluecar classique pour les particuliers (qui devront encore attendre, la priorité étant pour le moment réservée à Autolib') est bleue, alors que la version Autolib' est grise.


L'explication est simple : on a choisi chez Bolloré de ne pas peindre la caisse. Elle est donc nue, couleur aluminium. Officiellement, c'est pour ne pas utiliser de solvants et préserver l'environnement. Plus prosaïquement, c'est en prévision des inévitables dégradations. L'aluminium a tendance à s'auto réparer.


Alors, qu'est-ce que vaut la nouvelle Bluecar ? En tant que passager, j'ai eu l'occasion de rouler sur route sur quelques km. A l'arrière, les places sont un peu justes et ne réservent que peu d’espace sous le toit. On peut voyager à 4, mais on est un peu à l'étroit dans cette auto de 3,56 m à l'ambiance spartiate.



Au moment de prendre le volant, je me suis rappelé l'essai de la toute première Bluecar, celle qui avait été dessinée par Philippe Guédon, le père de l'Espace. Au fond, il n'y a que la carrosserie qui change, puisque les composants sont restés les mêmes. L'auto embarque un moteur électrique de 50 Kw, ainsi qu'une batterie lithium-métal-polymère de 30 kWh et de 350 kg. Verdict : elle se montre assez vive au démarrage. Nous avons même fait crisser les pneus. Le responsable du développement m'a avoué coiffer le sur le poteau n’importe quelle voiture au feu vert jusqu’à 60 km/h. Autre particularité : un rayon de braquage exceptionnel.


Sinon, elle est silencieuse et plaisante à conduire, grâce à sa boîte de vitesses automatique avec trois modes : normal, éco et ICE (pour l’antipatinage sur sol gelé). Pendant les deux premières minutes, la Bluecar ne délivre pas tout de suite sa puissance maxi (puissance limitée, peut on lire sur l’écran). Mais, c’est voulu pour épargner la batterie. Nous n’avons pas pu rouler beaucoup et donc vérifier l’autonomie affichée de 250 km. Les parisiens pourront juger sur pièces pendant le test qui débute ce week end et jusqu’à l’ouverture du service, le 5 décembre.
La prochaine fois, je reviendrai sur le fonctionnement du service Autolib'.

Voir le diaporama :



*Bolloré a rappelé qu'il ne s'était immatriculé que 1200 VE au 31 août et que l'année devrait se terminer sur 2000 immats, dont 250 Bluecar.

samedi 4 août 2012

Pas de croisière Bleue cet été mais plusieurs projets en vue

Au dernier Mondial de l'automobile, à Paris, un projet de "Croisière Bleue" avait été annoncé. Sur une idée du journaliste Teddy Follenfant*, il prévoyait un éco-raid de véhicules électriques entre Paris et Monaco par la fameuse route Bleue (RN7), en traversant 10 villes de l'hexagone. Sur le modèle du Tour de France, 20 véhicules électriques devaient participer à une course d’orientation avec 20 équipages de 4 personnes (pilote du constructeur automobile partenaire, 2 personnes représentant une collectivité ou une entreprise et 1 à 2 invités VIP), en mettant en relief les régions traversées et en proposant des villages de la mobilité durable. Prévu à l'origine pour cet été, le projet a été décalé à l'année prochaine. La raison ? Le retard de Renault, qui était l'un des principaux partenaires, et un contexte finalement moins porteur ces temps ci pour la voiture électrique. Mais, le projet n'est pas mort pour autant. On va reparler de la Croisière Bleue dans le cadre du salon Batteries 2011 (un événement majeur, qui se déroule tous les ans à Cannes-Mandelieu), le 28 septembre. Des annonces seront faites à ce moment là par l'un des porteurs du projet, Romain Beaume**, et en présence du patron de Venturi, le dynamique Gildo Pastor.

Teddy Follenfant ne manque pas de projets. Créateur de l'Association pour la Promotion des Véhicules Ecologiques, il planche aussi sur un projet de réseau social pour les Internautes intéressés par la mobilité durable. Cet électron libre (sans mauvais jeu de mots) avait déjà fait parler de lui lorsqu'il avait voulu créer, en 2009, les 24 Heures des véhicules écologiques sur le circuit mythique du Mans (projet qui n'a pas vu le jour). Mais, il espère arriver à ses fins en travaillant avec des acteurs qui ont envie de faire bouger les choses (Orange, Microsoft) et qui s'intéressent beaucoup au véhicule électrique.

*que j'ai connu dans une autre vie, quand il était journaliste pour la radio BFM et qu'il m'invitait pour ses émissions
**Ce jeune polytechnicien a travaillé au bureau des politiques d'innovation et de technologie à Bercy.

vendredi 27 juillet 2012

L'île d'Yeu se projette en 2030 et dans l'éco mobilité

Ce jeudi, je vais animer une table ronde pour la municipalité de l'île d'Yeu. De 11h à 12h30 sur le port (quai Martin) et en direct sur la radio locale Neptune FM (http://www.neptunefm.com/), en présence de nombreux invités*, nous allons parler de mobilités. Pourquoi ? Tout simplement parce que l'île vient de lancer une expérimentation, en partenariat avec le CEA (Commissariat à l'Energie Atomique) et le groupe Mobivia (en particulier son enseigne Altermove dédiée à la mobilité). Le test consiste à proposer une quarantaine de modèles à énergie électrique (vélos à assistance, scooters et voitures) en location (avec le concours d'un loueur local), pendant la saison estivale. L'île d'Yeu, qui compte 5000 habitants à l'année, voit sa population très fortement augmenter et la mobilité électrique, avec des véhicules partagés, peut être l'occasion de résoudre les problèmes de déplacement.



Mais, cette expérimentation ne va pas s'arrêter là. L'île d'Yeu, qui a déjà servi de terre d'expérimentation dans le passé, et qui a la chance de compter quelques VIP dans les résidences secondaires, a un projet ambitieux pour le futur. Baptisé "île d'Yeu 2030", le projet vise à concrétiser la mobilité électrique. La municipalité, qui a fait l'acquisition de 3 exemplaires de la Think City, se donne des objectifs : 10 % du parc de l'île en véhicules électriques en 2014, 20% en 2020 et 30 % en 2030. Venturi et Veléance sont associés au projet, tout comme DBT pour les bornes. Parallèlement, l'île d'Yeu veut encourager les autres formes de déplacement, que ce soit le véhicule partagé, le vélo et le bus. Les smartphones joueront un rôle dans le choix du mode de transport.
Ce que je trouve intéressant, c'est l'approche globale. L'île d'Yeu souhaite mettre l'accent sur les énergies renouvelables (éolien, solaires, énergies marines) pour assurer son indépendance énergétique, mettre en place des smart grids pour piloter intelligemment la recharge et la consommation électrique et explorer d'autres voies comme la pile à combustible. Tout cela, conjugué au tout numérique (Internet par fibre optique, tablettes tactiles pour personnes dépendantes, formation en 3D, réalité augmentée) peut faire de l'île d'Yeu une vitrine du savoir-faire français.

Ecouter le podcast : http://www.neptunefm.com/podcasts-j-vous-dis-pas-emission-sp-ciale-jeudi-28-juillet-2012-456-2.html

*Bruno Noury, maire de l’île d’Yeu
Bernard Perrin, conseiller général
Jacques Auxiette, Président de la région Pays de la Loire
Eric Lemaitre, CEA (Direction de la recherche technologique), Responsable Grands Comptes et relations institutionnelles
Christian Contzen Conseiller scientifique auprès de la DRT au CEA
Thibaut Derville, directeur de Betterway
Olivier Lourdel, directeur d’Altermove
Patrick Villalon, SYDEV
Joelle Kergreiss, Ademe





vendredi 20 juillet 2012

Pioneer lance un GPS pour les véhicules électriques

En raison de son autonomie limitée, le véhicule électrique se doit d'intégrer un GPS afin de pouvoir localiser les bornes de recharge les plus proches et calculer l'itinéraire en fonction de l'état de la batterie. Aujourd'hui, les systèmes de navigation proposent de plus en plus un mode "éco" pour le calcul d'itinéraire. Mais, le dernier né de chez Pioneer sera l'un des tous premiers GPS à sélectionner des itinéraires qui ont moins d'impact sur l'autonomie des voitures électriques, en évitant par exemple les grandes montées et les voies rapides. Ces données sont issues de la cartographie numérique, qui tient compte de plus en plus du relief des routes.
Pour calculer la route, l'AVIC-ZH09-MEV se base aussi sur la consommation d’énergie, le style de conduite et la présence de bornes de recharge. Pour ce dernier point, il se connecte à Internet. Destiné aux véhicules électriques en vente au Japon (Nissan Leaf, Mitsubishi i-MIEV), le nouveau GPS de Pioneer sera commercialisé d'ici la fin du mois à un prix d’environ 3000 dollars (soit 2 000 €). La marque japonaise n'a pas précisé si ce GPS sera vendu en dehors de l'Archipel.

samedi 7 juillet 2012

Le CNPA se penche sur l'après vente en 2020

Pour anticiper sur l'avenir, les concessionnaires du CNPA* ont décidé de commander une étude au cabinet TCG, qui dresse le panorama du marché de l’après-vente en France en 2020. Avec une baisse du kilométrage moyen parcouru, une stabilité du parc, un espacement de l’entretien préconisé et une baisse continue de la sinistralité, il y a aura a priori moins de travail pour les pros. L'étude pronostique d'ailleurs une baisse globale du marché en valeur de 16 % d'ici 10 ans. Mais, cette baisse sera en partie freinée par l’augmentation prévisible du taux de la main d’oeuvre liée à la complexification des opérations à réaliser, ainsi que par l’augmentation probable du prix des pièces de rechange, plus complexes et donc plus coûteuses. Le recul serait donc limité à 9 %.



Si l’activité maintenance et réparation sera a priori la plus fortement marquée par une baisse des volumes d’intervention (25 %), le marché des pneumatiques devrait progresser (en valeur, pas en volume), de même que les collisions et les bris de glace. Avec moins d'accidents, les carrossiers ne devraient pas être à la fête. L'étude prévoit d'ailleurs avec les baisses de collision une contraction du marché d’environ 15 % en volume, mais celle-ci serait compensée par l’augmentation des pièces de carrosserie ou des ingrédients de peinture. La sophistication des pare-brises explique aussi l'augmentation des prix.


Alors, qui seront les gagnants ? D'ici 2020, le nombre de réparateurs indépendants hors réseaux devrait diminuer fortement. Ils opteront majoritairement pour une franchise multi-marques, apportant les moyens nécessaires pour faire face aux évolutions technologiques des véhicules, à la modification du comportement des clients et aux changements de stratégie des autres acteurs. Le nombre de sites gérés par les concessionnaires restera stable au total, pour des impératifs évidents de maillage du territoire, en vente aussi bien qu’en service. Même les agents devraient se maintenir, avec une baisse limitée à 10% d’ici 10 ans, contre plus de 30% sur la période 2000-2010. Quant aux centres autos, les chaînes de réparation rapide et les spécialistes du pneu, ils seront de plus en plus nombreux dans les 10 ans qui viennent. Les sites de vente en ligne, ainsi que les centres low-costs dédiés aux véhicules anciens et avec des offres spécialisées réservées aux clients flottes continueront de se développer.


Dans ce marché sous tension, les technologies de l’information et les motorisations
hybrides et électriques agiront comme catalyseur du changement. Les contraintes sont
évidentes, mais de réelles opportunités seront à saisir. Si le poids des nouveaux véhicules électriques et hybrides devrait rester limité dans le parc automobile français en 2020, même en considérant les hypothèses de développement les plus optimistes, il est par ailleurs certain que la technologie du tout électrique engendra une baisse drastique du nombre d’heures en atelier.
Pour autant, les clients de ces nouveaux véhicules demanderont des garanties quant à
la qualité et à la continuité du service après-vente.

*Conseil National des Professionnels de l'Automobile

vendredi 6 juillet 2012

Un fauteuil roulant au croisement de l'automobile et de la domotique

Né de la collaboration entre Segula Matra Technologies et l’Association française contre les myopathies (AFM), et appuyé par le conseil général des Yvelines, Whing est un fauteuil roulant électrique innovant, développé afin de faciliter le quotidien des personnes à mobilité réduite. Ses principaux points forts sont le design, le prix (40 % de moins qu'un fauteuil roulant classique) et sa technologie de pointe.
Il s'appuie sur l’expertise automobile de Segula, acquise au sein des véhicules électriques. Ainsi, des amortisseurs facilitent le franchissement d'obstacles et des vérins électriques permettent de passer d'une position assise à une position verticale, améliorant ainsi l'autonomie des utilisateurs. Autre progrès, l'intégration de la domotique et de son pilotage par infrarouge pour allumer la TV, ouvrir une porte, descendre des volets, etc.. Toutes les fonctions sont pilotées depuis un écran en couleur.
Ce fauteuil roulant high tech sera présenté officiellement le 6 septembre, en présence de Philippe Streiff, ancien pilote de Formule 1 et premier utilisateur du fauteuil Whing.

mardi 5 juin 2012

L'avenir du transport intelligent et de la mobilité connectée en démo à Lyon

ITS Lyon
La capitale des Gaules accueille cette semaine le 8ème congrès européen sur le transport intelligent. Il se tient à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 9 juin. Ce gros barnum dédié aux technologies et aux services de mobilité va accueillir un bon millier de participants pour discuter des solutions à appliquer aux transports urbains, pour le transport de passagers et de marchandises. Pour bien connaître ce genre de congrès, il y a tellement de tables rondes et de présentations sur les sujets les plus divers, qu'il est difficile pour un non initié d'y comprendre quoi que ce soit. Disons, pour faire simple, que l'heure est à la mobilité connectée (avec des solutions de navigation "on line" et du trafic temps réel comme le HD Traffic de TomTom), et que l'application de ces solutions et services intelligents concerne désormais les véhicules électriques.


Audi e tron mobilité

Pour pouvoir calculer l'itinéraire en fonction de l'autonomie, repérer et réserver une borne, les futurs véhicules zéro émission devront être capables de communiquer "on line". De même, on va mettre de l'intelligence dans la recharge avec les smart grids. Sur ce sujet, on entendra Thierry Koskas, le directeur du programme électrique chez Renault. Il sera traité plus en détail par la Commission Européenne, le ministère de l'Ecologie, Continental, ou encore le fournisseur d'électricité irlandais ESB. Il est à noter que Renault Trucks, partenaire de l'événement, présentera son camion électrique Maxity. Le constructeur, lié au groupe Volvo, présentera aussi son camion hybride diesel.

FREILOT

Mais, Renault Trucks fera surtout la démo du projet FREILOT qui vise à brider le moteur pour limiter la consommation de carburant pour la livraison de marchandises. Ce projet étonnant, consiste à équiper les camions d'un terminal pour leur donner des conseils d'éco conduite en temps réel, en fonction du trafic. Il interdit aussi d'aller au dessus une certaine vitesse, dans des zones bien définies pour la sécurité et pour réduire la conso. Ca va même plus loin dans Lyon, où certains carrefours sont équipés de capteurs pour détecter l'arrivée de camions équipés. Ils peuvent alors donner la priorité de passage aux camions, afin de limiter le nombre d'arrêts en ville et de réduire ainsi la pollution.

4L réseaux

Quand on regarde le programme, on note surtout la montée en puissance de certains acteurs. Orange est très impliqué dans l'événement. Par ses réseaux, ses technologies et ses applications pro ou grand public, il veut influer sur la mobilité. On note aussi la présence de Google, qui interviendra dans une session sur l'apport des réseaux sociaux et des applications pour smartphones. L'industrie automobile, qui va adopter prochainement l'appel d'urgence (en principe 2014 et dans l'Europe des 27), espère pouvoir proposer des services de communication embarquée. Mais, beaucoup d'acteurs ont la prétention de récupérer des miettes du gâteau, dont les assureurs par exemple.
Bref, tout ça pour dire qu'il ne va pas se passer grand chose. Ce n'est d'ailleurs pas le but. Mais, ce sera une belle vitrine pour Lyon, qui abrite le pôle de compétitivité LUTB (Lyon Urban Trucks & Bus) et le cluster automobile Rhône-Alpes.

jeudi 10 mai 2012

La maison intelligente selon Honda

Le constructeur japonais a construit une maison intelligente et écolo à Saitama, dans la région du Kanto, afin de présenter son système Honda Smart Home (HSHS). Ce dispositif permet de gérer l’énergie, en adaptant automatiquement l’offre à la demande, que ce soit pour la maison (chaleur et électricité), ou pour la mobilité (voitures et scooters électriques). C'est une application de smart grid.

La maison fait appel à des couches minces de panneaux solaires sur le toit, à une batterie rechargeable, à une unité de cogénération de gaz, à un système d'alimentation d'eau chaude et à un gestionnaire intelligent d’énergie (le Smart e Mix manager). Ce dernier système est au cœur de la maison. Il réduit les émissions de CO2 provenant de la maison et sert également, en cas de besoin, à fournir une alimentation de secours en électricité. Souvenir de Fukushima oblige, le système HSHS est également conçu pour permettre aux utilisateurs de sécuriser leur propre approvisionnement en énergie et la mobilité en cas de catastrophe.
La démo de Honda s'inscrit dans le cadre du projet e-Kizuna, qui consiste à préparer l'arrivée des véhicules électriques à Saitama. D'ailleurs, Honda va faire communiquer la maison avec des véhicules, en utilisant son système de navigation Internavi.

mardi 8 mai 2012

Un kit pour l'auto partage de véhicules électriques récompensé par la médaille d'or du concours Lépine

Quel est le point commun entre le service Yelomobile de La Rochelle et Auto Bleue à Nice ? Dans les deux cas, les flottes de véhicules électriques utilisent un Kit "auto partage", développé par ADM Concept pour l'opérateur Veolia. Cette PME de la région parisienne, qui a l'expérience des terminaux embarqués - 12 000 voitures de police et de gendarmerie équipées à ce jour -  s'est lancée depuis deux ans dans le secteur des véhicules électriques. Et elle vient d'être récompensée par la médaille d'or du concours Lépine, dans le cadre de la Foire de Paris. Une juste récompense pour ADM Concept, labellisée par OSEO et qui a été reconnue par le ministère de la Recherche comme société innovante.



Plus réactive que les constructeurs classiques, la société a donc développé un kit qui permet d'adapter les véhicules électriques à un usage en auto partage. Le kit comprend un électromécanisme breveté pour le verrou de la prise de courant s’intégrant dans la trappe d’accès, des interfaces électriques ou électroniques pour permettre la gestion à distance de paramètres liés au véhicule, ainsi que l'intégration d'un écran qui respecte le design original et la qualité perçue de la voiture d’origine.


C'est cet équipement qu'ADM Concept exposait à la Foire de Paris sur une C1 électrique*. La solution de cette PME est disponible sur les 51 véhicules en service à Nice (Peugeot Ion et Citroën Berlingo) et les 29 en service à La Rochelle (Citroën C-Zéro, Mia Electric), sachant que le nombre de véhicules équipés va passer à 100 d'ici l'été avec la mise en service d'autres véhicules.
Selon ADM Concept, l'auto partage est une solution incontournable à terme au titre des économies d’énergie et de la qualité de vie. La société est prête à accompagner tous les acteurs impliqués dans ces réflexions, ainsi que les opérateurs prêts à s’installer sur le marché de la location et des entreprises.

*La C1 e'Vie qu'elle importe d'Angleterre.

dimanche 5 février 2012

PSA mise sur le design sonore (deuxième partie)

Après un premier tour d'horizon du design sonore chez PSA Peugeot Citroën, qui a permis d'évoquer les sons polyphoniques et la personnalisation des ambiances sonores, je vais évoquer aujourd'hui l'aspect moteur. Comme je l'ai déjà écrit sur ce blog, BMW fait appel à des artifices pour enjoliver le son de certains modèles, comme la Z4 ou la Série 6 Coupé diesel. Peugeot a fait la même chose avec le coupé RCZ (puis Citroën sur la DS4) en greffant un système qui permet de réveiller certaines fréquences et de filtrer dans l'habitacle des sonorités plus sensuelles. Le procédé se marie à merveille avec des modèles plutôt sportifs ou à fort caractère. Mais, les outils numériques vont pouvoir élargir ce type de prestations à des véhicules de plus grande diffusion.



Le laboratoire NeoSound, basé à Vélizy (le centre de recherche de PSA), travaille justement sur la couleur sonore des moteurs. Les chercheurs utilisent les termes de bourdonnement et de rugosité pour qualifier les sonorités les plus agréables d'un moteur et jouent sur les fréquences. Le numérique permet en fait d'isoler certains bruits et d'en réhausser d'autres. Le résultat, que nous avons pu apprécier sur un simulateur de conduite (mais qui est testé aussi sur des véhicules d'essai) est assez étonnant. Il faut savoir aussi que PSA a développé avec l'aide du CNRS un logiciel maison qui a pour nom HARTIS (HArmonic Real Time Synthesis) pour "tuner" de façon électronique le son ressenti à bord. L'objectif est d'améliorer l'agrément de conduite et de renvoyer des informations utiles.


Précisément, le design sonore va jouer un rôle essentiel dans les véhicules électriques. Il s'agit de "sonoriser" un véhicule qui, par nature, est silencieux. C'est utile pour le conducteur qui se retrouve parfois désarçonné, face à un moteur qui ne lui "parle" pas et dont l'accélération est linéaire. Cela l'est encore plus pour les piétons, qui peuvent être surpris et pis encore se retrouver en danger. PSA travaille actuellement sur des bruiteurs, typés selon la marque (nous en avons entendu un échantillon) et alertant les usagers vulnérables (piétons, cyclistes) de la présence d'un véhicule électrique entre 0 et 25 km/h. Tous les constructeurs échangent à ce propos, en Europe (où PSA est impliqué dans le cadre du projet eVADER avec Renault, Nissan et Continental Automotive), aux USA et au Japon.
Nous terminerons demain par le son spatialisé.