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samedi 22 décembre 2012

Le sud de la France s'empare de la voiture électrique

Plusieurs manifestations témoignent de l'intérêt que porte la Côte d'Azur à l'électro mobilité, et plus largement le sud de la France. Depuis quelques années, Ever Monaco essaie de s'imposer en Principauté comme le rendez-vous incontournable des voitures écologiques et des énergies renouvelables. Ce salon permet de voir et d'essayer les nouveautés, à deux comme sur quatre roues. L'autre intérêt vient du rallye de Monte Carlo des énergies alternatives, agréé par la FIA et qui permet de voir s'affronter des véhicules de plusieurs énergies sur un même parcours. Nissan sera une fois plus le partenaire et mettra en avant la Leaf, du 31 mars au 3 avril. Mais, Monaco n'est plus seul. Ainsi, le Club des Voitures Ecologiques, qui réunit plus de 70 parlementaires et se veut un lien entre la sphère publique et la sphère privée, a organisé en 2010 les Rencontres Internationales des Voitures Ecologiques (RIVE) sur le pôle mécanique d'Alès, dans le Gard. Une nouvelle édition est prévue les 6 et 7 juillet. Et ce n'est pas fini, car Cannes va accueillir le GETIS (Green Energies & Technologies International Show) du 3 au 5 février, avec un pôle dédié à la mobilité électrique. D'autre part, il ne faut pas oublier que Nice va accueillir à partir d'avril 2011 la première expérience d'auto-partage de voitures électriques (Citroën, Peugeot et Mia Electric) à grande échelle, bien avant Paris, avec 210 voitures sur 70 stations à Nice, Saint-Laurent-du Var et Cagnes-sur-Mer. Et que la ville d'Antibes accueille déjà des VE en libre-service avec Cité VU.



Toutes ces initiatives ne sont pas forcément concurrentes, même si on peut se douter que chacun veut tirer la couverture à soi. Nouveau venu sur le créneau des manifestations écologiques, GETIS va par exemple faire l'événement avec un défilé "Cannes 2050" sur la Croisette, en préambule de la projection du film "Océans" de Jacques Perrin. Le vendredi 4 février, une trentaine de véhicules électriques et hybrides circuleront en défilé. Un show qui fera sans doute le buzz, d'autant que la Croisette sera fermée au trafic pour l'événement. Le salon en lui même prévoit par ailleurs une expo sur le thème des déplacements propres, qui est l'une des thématiques parmi d'autres (ports et villes en Méditerranée, les bâtiments...).


Enfin, n'oublions pas la Croisière Bleue Electrique. Fédérant les principaux acteurs de la filière du véhicule électrique, l’événement itinérant, sous forme de course d’orientation, traversera 10 villes de France pendant l’été 2011, le long de la RN7 entre Paris et Monaco. Le classement sera réalisé en fonction des découvertes des équipages et non de leur vitesse. La croisière se transformera dans 5 villes en un village de la mobilité durable, véritable lieu de convivialité et d’échanges pour aller à la rencontre du grand public, de tous les acteurs de la filière électrique et des institutionnels.
L’Avere-France est associée à l’organisation de cette opération et plusieurs acteurs de la filière Véhicule électrique, dont Renault, Venturi, La Poste, Mondial Assistance, ont déjà indiqué leur intérêt pour cet évènement unique qui permettra de démontrer au grand public que la mobilité électrique automobile est une réalité.

samedi 15 décembre 2012

Le CAS décrypte les nouvelles mobilités

Le Centre d'Analyse Stratégique, qui est un organisme rattaché à l'Etat (et qui a plus ou moins remplacé le Commissariat au Plan), a publié récemment un rapport intitulé "Les nouvelles mobilités. Adapter l’automobile aux modes de vie de demain". Il a été piloté par Olivier Paul-Dubois-Taine, Président du Groupe de travail, Ingénieur général honoraire des Ponts et Chaussées. J'ai parcouru ce rapport qui remet en cause le modèle de l'industrie automobile (une voiture pour tout faire) et qui prône une approche globale de la mobilité, avec une variété de moyens de transport (petit véhicule urbain, vélo et scooters électrique, co-voiturage, auto-partage), pratiques à utiliser et encouragés par les pouvoirs publics, qui donneraient clairement la priorité aux transports alternatifs en ville. Le rapport estime par exemple que l'on pourrait réduire de 25 % les émissions de C02 et de polluants en France à l'horizon 2030.



La grande différence, avec de précédents rapports qui pouvaient militer en faveur d'un meilleur partage des modes de transport - même s'il ne faut pas rêver, le développement des transports collectifs ne réduira qu'à la marge la circulation automobile - c'est que les citoyens peuvent choisir leur mobilité. Grâce à la révolution numérique, et en particulier le téléphone portable géolocalisé, l’information est disponible pour tous. Les smart devices – les téléphones "intelligents" – signaleront bientôt à chaque usager, là où il se trouve, les services dont il dispose ainsi que les offres de mobilité pour y accéder. Un porteur de smart device sera aussi de plus en plus producteur d’informations à destination des autres utilisateurs, au sein du "nuage numérique".


Le rapport préconise également l'émergence de nouveaux opérateurs de la mobilité. Alors que certains constructeurs essaient de faire croire qu'il suffit de produire des véhicules électriques pour régler le problème, ce sont sans doute d'autres acteurs qui proposeront des forfaits. Ainsi, on peut imaginer des formules de location, par exemple à l'heure, pour pouvoir profiter au moment où on en a besoin d'un vélo à assistance électrique ou d'un scooter à troies roues, plutôt que la berline familiale. La "voiture plaisir" risque de devenir une "voiture outil", avec beaucoup plus de rotation. Plutôt que de dormir sur un parking, elle pourrait servir à répondre à des besoins de mobilité d'autres personnes. Mais, il faudra que le système soit organisé, avec l'appui des collectivités et des pouvoirs publics.


L'arrivée d’une nouvelle génération de véhicules, entièrement électriques ou
hybrides est naturellement évoquée. Mais, tout l’enjeu des prochaines années résidera dans la capacité de notre pays à intégrer ces véhicules dans une vision
globale de la mobilité. Autrement dit, il n'y a pas une solution, mais plusieurs perspectives avec à plus long terme, un nouveau partage de la chaîne de la valeur dans l’automobile pour permettre le passage progressif d’une économie de biens à une économie de services. L'arrivée de nouveaux opérateurs de mobilité avec des bouquets de services, de l'information en temps réel sur le web et les mobiles et une éducation du public pour utiliser tous les modes de transport, sont autant de leviers pour réussir ce pari.

Si vous avez le courage de lire les 111 pages du rapport, voici le lien :
http://www.strategie.gouv.fr/

mardi 30 octobre 2012

Visite chez VuLog : un pionnier de la mobilité urbaine

A l'occasion d'un déplacement à Antibes ce week end, dans le cadre du show case "CityNetMobil" sur le thème des véhicules robotisés du futur, où j'animais une table ronde en présence de Jean Leonetti, ministre délégué aux affaires européennes et maire d'Antibes, j'en ai profité pour rendre visite à la société VuLog. Basée à Antibes et dirigée par Georges Gallais, un ancien de Renault et surtout de l'INRIA, cette PME est spécialisée dans les logiciels et les services de géolocalisation pour l'auto partage. Elle exploite sur place un service depuis 2007 qui a pour nom CitéVU à Antibes et qui a été l'un des tout premiers en France avec des véhicules électriques et sous cette forme.


Voir la vidéo :



Pour l'anecdote, il n'y a pas de borne de recharge dans la rue à Antibes. L'autonomie de la batterie est suivie en temps réel et la voiture est récupérée à 30 % de sa capacité par les équipes de VuLog, qui se chargent alors de brancher la voiture sur une prise dans un garage jusqu'à ce qu'elle puisse repartir.


Mais, VuLog a surtout joué un rôle important dans la mise en place d'Auto Bleue à Nice, la formule d'auto partage avec des véhicules électriques. La société a en effet réalisé pour VENAP (Veolia Transport et EDF) la solution qui permet de localiser les véhicules et d'accéder à bord, ainsi que le service de réservation. C'est par téléphone, de plus en plus, que l'on passe pour commander ce genre de véhicules. Par un serveur vocal, on peut réserver un véhicule et se voir proposer le choix entre une Peugeot Ion et une Citroën Berlingo avec batterie Venturi (et bientôt des Mia Electric).


Par ailleurs, VuLog s'est occupé de l'informatique embarquée à bord des véhicules. Sur cette Peugeot Ion, un écran permet de faire l'état des lieux avant de démarrer. Le système de navigation, qui est un développement "maison" comporte également une fonction "retour station" qui permet de revenir à l'endroit où on a pris la voiture si on le désire. On peut également joindre par téléphone un opérateur d'une touche sur l'écran.


Pour l'anecdote, les équipes de Bolloré sont venues chez VuLog pour préparer leur dossier Autolib' pour Paris.
VuLog est impliqué en tant qu'opérateur à Rueil Malmaison avec le service Moebius, qui propose la F-City de FAM Automobiles en location libre-service. La société fournit également ses logiciels à d'autres opérateurs, tels Proxiway (Veolia) pour le service Yelomobile à La Rochelle, ou encore Toowup à Montbéliard pour Ah la Carte ! (accès en libre service à la F-City et des vélos électriques). Des projets sont par ailleurs en cours à Nancy et au Luxembourg.


Georges Gallais et moi partageons la même vision en ce qui concerne le véhicule électrique qui, en tant que véhicule d'auto partage, peut jouer un rôle pédagogique auprès du grand public. Les clients peuvent venir l'essayer et apprendre à l'apprécier. Face aux artisans, qui accompagnent les villes et les aident à proposer plusieurs du véhicules du marché, les constructeurs essaient de riposter par des offres qui reposent sur leur gamme (exemple : la Smart pour Car2Go de Daimler qui s'installe à Lyon). Mais, il y a encore de la place pour des PME innovantes. Et, dans ce domaine là, la France a la chance de compter quelques spécimens.

Voir le diaporama :

mardi 9 octobre 2012

Un mobile NFC pour ouvrir les voitures avec Orange

Orange confirme son engagement dans le développement des services mobiles sans contact via la technologie NFC (Near Field Communication ou communications en champ proche), avec une application présentée sur l'Opel Ampera. Ce véhicule électrique est en effet équipé d'une solution innovante d'auto partage, où le mobile joue le rôle de mode d'accès à l'intérieur du véhicule. Grâce à une solution NFC mémorisée sur la carte SIM (développée par les équipes d’Orange Labs) et un système embarqué (conçu par ADM-Concept), un échange d'informations cryptées s'établit entre le mobile et le lecteur embarqué. Dès lors, l'électronique de bord vérifie la correspondance des clefs virtuelles, ce qui autorise ainsi le déverrouillage/verrouillage de la voiture ainsi que l’ouverture/fermeture de la KEYBOX. Cette dernière est une boîte sécurisée, qui se loge dans le porte-gobelet, et dans laquelle sont rangés la clé de contact et les papiers du véhicule.
Voir la vidéo :

Présentée en exclusivité sur l'Opel Ampera, ce type d’application suscite un réel engouement, tant chez les opérateurs d’auto partage que chez les loueurs courte durée.
A terme, le NFC permettra aussi de s’identifier puis de payer le stationnement de son véhicule, voire le recharger dans le cas des véhicules électriques. Il permettra aussi d’accéder aux transports en commun, de régler son taxi, etc.

mercredi 3 octobre 2012

Orange fait le show au Mondial de l'Automobile (troisième partie)


Orange propose une application pour le Mondial de l'Automobile sur Windows Phone et sur Android. Elle a été développée en partenariat avec Auto Plus pour la partie news. L'opérateur télécom innove avec un service de géolocalisation qui fonctionne à l'intérieur des bâtiments. Grâce à un partenaire, In Siteo, qui a placé des balises GPS virtuelles, il est possible de se repérer dans le salon, et de calculer par exemple un itinéraire piéton dans l'enceinte du Mondial. C'est une première.


Voir le diaporama :



Accéder au site : http://auto.orange.fr/salons/mondial_auto.html

Par ailleurs, voici une vidéo qui récapitule les services offerts par l'opérateur sur le thème de l'automobile. Le bouquet de services va de l'actu auto au trafic, en passant par Orange Maps (navigation GPS).



L'une des fonctions les plus innovantes est l'auto partage par NFC. Né d'un partenariat entre Orange Business Services et Valeo, ce concept Valeo NFC Access System permet le partage d'un véhicule entre plusieurs conducteurs, dans le cadre d'une formule d'auto-partage entre amis ou de gestion de flottes en entreprise.


La solution proposée par Orange et Valeo simplifie beaucoup les usages de Car sharing ou partage de véhicule. Elle utilise au mieux les technologies IT mobiles et notamment la technologie NFC (Near Field Communication).
Cette solution, conçue pour des particuliers (amis, famille etc.) ou des professionnels (flottes d'entreprise), propose une gestion des réservations très facile, elle permet de transférer en toute sécurité sur son téléphone mobile la clé d'un véhicule pour l'utiliser (ouverture / démarrage ) conformément à sa réservation.

Voir la vidéo :



La suite, demain...

lundi 1 octobre 2012

Autolib' entre dans le concret (première partie)


Tous ceux qui avaient parié sur l'échec de Bolloré en sont pour leurs frais. La Bluecar est bien là, comme prévu, et les 66 premiers exemplaires seront au rendez-vous dès ce dimanche pour les premiers tests du service sur Paris, avec 33 stations. Leur nombre va ensuite passer à 250 pour l'ouverture du service, le 5 décembre prochain, puis à 2500 l'été prochain et enfin 3000 à terme. Pas de doute, c'est la revanche de la voiture électrique... de Bolloré. Le syndicat Autolib', qui regroupe 46 communes d'Ile-de-France, a rappelé hier que le choix s'était fait à l'unanimité en décembre 2010. Un an plus tard, le plus grand service d'auto partage de véhicules électriques au monde va pouvoir devenir une réalité, avec un slogan phare : "libre comme l'air".


Voir la vidéo :



L'industriel breton, que j'ai déjà côtoyé lors du démarrage de son projet de voiture électrique, est un coriace. Il est allé jusqu'au bout de son rêve. Malgré les moqueries des grands constructeurs (qu'il ne s'est d'ailleurs pas privé de dézinguer en soulignant que lui n'avait pas reçu d'aide de l'Etat), qui pour le moment sont en retard ou n'ont pas vraiment convaincu le grand public*, il a montré qu'il était possible de proposer une alternative.


Avec humour, Bolloré a fait le rapprochement avec sa chaîne Direct 8, qui avait été beaucoup critiquée lors de son lancement. L'intention première reste toujours de produire avant tout des batteries lithium métal polymère, ces fameuses batteries produites près de Quimper. L'industriel breton affirme toujours qu'elles sont plus sûres, car elles ne s'échauffent qu'à partir de 180 C, contre 60 C pour les batteries lithium-ion. Il ne désespère pas de convaincre un jour les constructeurs de les adopter.


Il faut savoir à ce propos que ces mêmes batteries équipent le micro bus électrique de Gruau, dont l'autonomie est de 120 km.


Mais, revenons à la Bluecar version Autolib'. La voiture avait été présentée lors du dernier Mondial de l'Automobile. C'est une stricte 4 portes. Comme on peut le voir, la Bluecar classique pour les particuliers (qui devront encore attendre, la priorité étant pour le moment réservée à Autolib') est bleue, alors que la version Autolib' est grise.


L'explication est simple : on a choisi chez Bolloré de ne pas peindre la caisse. Elle est donc nue, couleur aluminium. Officiellement, c'est pour ne pas utiliser de solvants et préserver l'environnement. Plus prosaïquement, c'est en prévision des inévitables dégradations. L'aluminium a tendance à s'auto réparer.


Alors, qu'est-ce que vaut la nouvelle Bluecar ? En tant que passager, j'ai eu l'occasion de rouler sur route sur quelques km. A l'arrière, les places sont un peu justes et ne réservent que peu d’espace sous le toit. On peut voyager à 4, mais on est un peu à l'étroit dans cette auto de 3,56 m à l'ambiance spartiate.



Au moment de prendre le volant, je me suis rappelé l'essai de la toute première Bluecar, celle qui avait été dessinée par Philippe Guédon, le père de l'Espace. Au fond, il n'y a que la carrosserie qui change, puisque les composants sont restés les mêmes. L'auto embarque un moteur électrique de 50 Kw, ainsi qu'une batterie lithium-métal-polymère de 30 kWh et de 350 kg. Verdict : elle se montre assez vive au démarrage. Nous avons même fait crisser les pneus. Le responsable du développement m'a avoué coiffer le sur le poteau n’importe quelle voiture au feu vert jusqu’à 60 km/h. Autre particularité : un rayon de braquage exceptionnel.


Sinon, elle est silencieuse et plaisante à conduire, grâce à sa boîte de vitesses automatique avec trois modes : normal, éco et ICE (pour l’antipatinage sur sol gelé). Pendant les deux premières minutes, la Bluecar ne délivre pas tout de suite sa puissance maxi (puissance limitée, peut on lire sur l’écran). Mais, c’est voulu pour épargner la batterie. Nous n’avons pas pu rouler beaucoup et donc vérifier l’autonomie affichée de 250 km. Les parisiens pourront juger sur pièces pendant le test qui débute ce week end et jusqu’à l’ouverture du service, le 5 décembre.
La prochaine fois, je reviendrai sur le fonctionnement du service Autolib'.

Voir le diaporama :



*Bolloré a rappelé qu'il ne s'était immatriculé que 1200 VE au 31 août et que l'année devrait se terminer sur 2000 immats, dont 250 Bluecar.

dimanche 30 septembre 2012

Un mobile NFC pour ouvrir les voitures avec Orange

Orange confirme son engagement dans le développement des services mobiles sans contact via la technologie NFC (Near Field Communication ou communications en champ proche), avec une application présentée sur l'Opel Ampera. Ce véhicule électrique est en effet équipé d'une solution innovante d'auto partage, où le mobile joue le rôle de mode d'accès à l'intérieur du véhicule. Grâce à une solution NFC mémorisée sur la carte SIM (développée par les équipes d’Orange Labs) et un système embarqué (conçu par ADM-Concept), un échange d'informations cryptées s'établit entre le mobile et le lecteur embarqué. Dès lors, l'électronique de bord vérifie la correspondance des clefs virtuelles, ce qui autorise ainsi le déverrouillage/verrouillage de la voiture ainsi que l’ouverture/fermeture de la KEYBOX. Cette dernière est une boîte sécurisée, qui se loge dans le porte-gobelet, et dans laquelle sont rangés la clé de contact et les papiers du véhicule.
Voir la vidéo :



Présentée en exclusivité sur l'Opel Ampera, ce type d’application suscite un réel engouement, tant chez les opérateurs d’auto partage que chez les loueurs courte durée.
A terme, le NFC permettra aussi de s’identifier puis de payer le stationnement de son véhicule, voire le recharger dans le cas des véhicules électriques. Il permettra aussi d’accéder aux transports en commun, de régler son taxi, etc.

lundi 17 septembre 2012

Orange : un pionnier de la voiture communicante (seconde partie)

Suite de notre rétrospective consacrée aux innovations apportées par l'opérateur dans le domaine de la communication embarquée. Après Bluetooth et la navigation sur mobile avec les services connectés, l'ex groupe France Telecom a aussi exploré la piste de l'Internet à bord avec une box. Ainsi, en 2008, Orange présente au Mondial de l’Automobile la Flybox.



Il s’agit d’un modem routeur avec module téléphonique intégré qui se connecte au réseau mobile grâce à une carte SIM incluse. La box permet de sélectionner le meilleur réseau disponible (Edge, 3G, 3G+) pour atteindre des débits jusqu'à 7 Mbits/s et ainsi assurer une continuité de service. Branchée sur une prise 12 volts, la Flybox est une Livebox automobile qui permet de connecter jusqu'à 4 PC simultanément à Internet, en Wifi ou par ports Ethernet.


Orange présente également avec PSA le taxi du futur. Le véhicule intègre une Orange CarBox (connectivité 3G/3G+ + GPRS/EDGE + WiFi), un grand écran plat de 20 pouces, un clavier sans fil, une télécommande Media Center, ainsi qu'une multitude de connecteurs USB, un lecteur multicartes, des entrées vidéo et VGA, des prises 220V, etc…


La même année, l’opérateur présente également une plateforme permettant d’utiliser les signaux des mobiles GSM pour mesurer l’état du trafic. L’analyse anonyme de la progression entre deux relais sur les axes routiers permet de déduire la vitesse moyenne.
Orange présente également l'application « AlerteGPS » qui permet aux clients équipés d'un mobile GPS ou A-GPS, d'être informés en temps réel de la présence de radars fixes, des zones potentielles de contrôles mobiles et des zones à fort risque d'accidents.


L’opérateur accompagne également la vague des voitures électriques. Il est impliqué dans le projet Will, en partenariat avec Heuliez et Michelin. Il intègre dans une Opel Agila électrifiée un boîtier WiFi pour permettre de connecter tous les types de terminaux à Internet. La technologie permet de bénéficier d’une navigation optimisée en temps réel grâce aux informations trafic, mais aussi d’accéder à des services d’assistance avec la possibilité de faire de faire de la maintenance à distance.


En 2009, avec plusieurs mois d’avance sur l’iPad, Orange lance sa tablette tactile et connectée. C’est le Tabbee. Ce produit, qui permet d’accéder à son univers numérique et d’accéder à des informations on line, sera présenté un an plus tard au Mondial de l’Automobile, installé dans deux véhicules (le concept Speed’R et la C1 électrique d’ADM Concept).


La tablette d’Orange est effectivement l’un des points forts de Speed'R, un prototype réalisé en partenariat avec l’école de conception et de design ESPERA Sbarro.


Véritable voiture du futur, elle intègre également Domino (partage de connexion Wi Fi et 3G) et l’autoradio O’Car, qui repose entièrement sur un iPhone. Ce même iPhone peut afficher les limitations de vitesse, grâce à une caméra embarquée à l'avant du véhicule, qui reconnaît les panneaux de signalisation.


Le Mondial de l’Automobile 2010 est un véritable feu d’artifice pour Orange qui s’associe à l’autoradio connecté Asteroid de Parrot (avec une clé 3 G de l’opérateur et sa Liveradio), présente un système de pilotage des fonctions multimédia à travers le smartphone sur un véhicule de loisirs Gruau et met en avant de nouvelles applications pour iPhone.


L’autre nouveauté marquante est l'auto partage par NFC. Né d'un partenariat entre Orange Business Services et Valeo, ce concept permet d’utiliser un mobile compatible NFC (Near Field Communication) en guise de clé de contact pour gérer le partage d'un véhicule entre plusieurs conducteurs, dans le cadre d'une formule d'auto-partage entre amis ou de gestion de flottes en entreprise.


Il est à noter qu’Orange est aujourd'hui membre d’Eco Mobilité Ventures, un fonds d’investissement qui comprend également la SNCF, PSA et Total, et qui pour vocation de financer des start ups dans le domaine de la mobilité.

mercredi 5 septembre 2012

Orange : un pionnier de la voiture communicante (seconde partie)

Suite de notre rétrospective consacrée aux innovations apportées par l'opérateur dans le domaine de la communication embarquée. Après Bluetooth et la navigation sur mobile avec les services connectés, l'ex groupe France Telecom a aussi exploré la piste de l'Internet à bord avec une box. Ainsi, en 2008, Orange présente au Mondial de l’Automobile la Flybox.



Il s’agit d’un modem routeur avec module téléphonique intégré qui se connecte au réseau mobile grâce à une carte SIM incluse. La box permet de sélectionner le meilleur réseau disponible (Edge, 3G, 3G+) pour atteindre des débits jusqu'à 7 Mbits/s et ainsi assurer une continuité de service. Branchée sur une prise 12 volts, la Flybox est une Livebox automobile qui permet de connecter jusqu'à 4 PC simultanément à Internet, en Wifi ou par ports Ethernet.


Orange présente également avec PSA le taxi du futur. Le véhicule intègre une Orange CarBox (connectivité 3G/3G+ + GPRS/EDGE + WiFi), un grand écran plat de 20 pouces, un clavier sans fil, une télécommande Media Center, ainsi qu'une multitude de connecteurs USB, un lecteur multicartes, des entrées vidéo et VGA, des prises 220V, etc…


La même année, l’opérateur présente également une plateforme permettant d’utiliser les signaux des mobiles GSM pour mesurer l’état du trafic. L’analyse anonyme de la progression entre deux relais sur les axes routiers permet de déduire la vitesse moyenne.
Orange présente également l'application « AlerteGPS » qui permet aux clients équipés d'un mobile GPS ou A-GPS, d'être informés en temps réel de la présence de radars fixes, des zones potentielles de contrôles mobiles et des zones à fort risque d'accidents.


L’opérateur accompagne également la vague des voitures électriques. Il est impliqué dans le projet Will, en partenariat avec Heuliez et Michelin. Il intègre dans une Opel Agila électrifiée un boîtier WiFi pour permettre de connecter tous les types de terminaux à Internet. La technologie permet de bénéficier d’une navigation optimisée en temps réel grâce aux informations trafic, mais aussi d’accéder à des services d’assistance avec la possibilité de faire de faire de la maintenance à distance.


En 2009, avec plusieurs mois d’avance sur l’iPad, Orange lance sa tablette tactile et connectée. C’est le Tabbee. Ce produit, qui permet d’accéder à son univers numérique et d’accéder à des informations on line, sera présenté un an plus tard au Mondial de l’Automobile, installé dans deux véhicules (le concept Speed’R et la C1 électrique d’ADM Concept).


La tablette d’Orange est effectivement l’un des points forts de Speed'R, un prototype réalisé en partenariat avec l’école de conception et de design ESPERA Sbarro.


Véritable voiture du futur, elle intègre également Domino (partage de connexion Wi Fi et 3G) et l’autoradio O’Car, qui repose entièrement sur un iPhone. Ce même iPhone peut afficher les limitations de vitesse, grâce à une caméra embarquée à l'avant du véhicule, qui reconnaît les panneaux de signalisation.


Le Mondial de l’Automobile 2010 est un véritable feu d’artifice pour Orange qui s’associe à l’autoradio connecté Asteroid de Parrot (avec une clé 3 G de l’opérateur et sa Liveradio), présente un système de pilotage des fonctions multimédia à travers le smartphone sur un véhicule de loisirs Gruau et met en avant de nouvelles applications pour iPhone.


L’autre nouveauté marquante est l'auto partage par NFC. Né d'un partenariat entre Orange Business Services et Valeo, ce concept permet d’utiliser un mobile compatible NFC (Near Field Communication) en guise de clé de contact pour gérer le partage d'un véhicule entre plusieurs conducteurs, dans le cadre d'une formule d'auto-partage entre amis ou de gestion de flottes en entreprise.


Il est à noter qu’Orange est aujourd'hui membre d’Eco Mobilité Ventures, un fonds d’investissement qui comprend également la SNCF, PSA et Total, et qui pour vocation de financer des start ups dans le domaine de la mobilité.

mercredi 29 août 2012

BMW lance la solution mobile Park Now à San Francisco

Le constructeur allemand étend son service d'auto partage DriveNow aux USA, avec une flotte de 70 véhicules électriques à San Francisco. On y trouve à la location des versions électrifiées de la Série 1 (Active E). Au-delà de ce nouveau moyen de mobilité, BMW propose également une nouvelle application mobile, qui va arriver en septembre. Baptisée ParkNow, elle permet grâce à son smartphone de réserver une place de parking. L'appli sert aussi à payer cette place et à recevoir les infos de navigation pour aller jusqu'au parc de stationnement. 14 parkings ouvrent leur place à la réservation dans San Francisco. L'application est financée en partie par BMW i Ventures, une filiale qui explore les nouveautés liées à la mobilité*.

*Elle a par exemple soutenu l'application Parkatmyhouse.

dimanche 19 août 2012

Google et l'auto partage de véhicules électrifiés

Le géant de l'Internet s'intéresse beaucoup à la voiture électrique. A titre privé, une trentaine de véhicules font partie de la G Fleet, la flotte de véhicules qui servent en auto partage aux employés de Google en Californie. On y trouve des Chevrolet Volet, des Nissan Leaf, mais aussi des véhicules hybrides rechargeables. Il s'agit en l'occurrence de Prius que l'éditeur a fait transformer à l'époque, car il n'y avait pas d'offre en 2007, au moment où a été lancé le projet Recharge IT*. Ce projet de recherche visait à monter une flotte expérimentale et à en évaluer l'empreinte carbone, par rapport à des hybrides classiques et des modèles à essence. Ce projet est aujourd'hui abandonné, mais Google continue à mettre l'accent sur l'électrique.

En partenariat avec Coulomb Technologies qui fournit les bornes (et qui font partie du réseau Charge Point, que référence Google), la firme californienne étend son infrastructure de recharge. L'objectif est d'électrifier 5 % des places de parking chez Google pour inciter les salariés à rouler en mode zéro émission.

Voir la vidéo :



Précisons que le géant de l'Internet propose aussi un bus au biodiesel pour ses salariés qui n'ont pas de voiture.

*Lien :  http://www.google.org/recharge/

jeudi 10 mai 2012

La voiture électrique a un avenir dans le car sharing

Dans son dernier numéro, le remarquable site Mobility Management consacre un dossier au car sharing, autrement dit l'auto partage. Il est rédigé par des experts de Frost & Sullivan et la conclusion est que ce mode d'utilisation de l'automobile, avec un seul véhicule partagé par plusieurs personnes (au lieu de continuer à produire en masse des modèles utilisés par un seul propriétaire et garés 90 % du temps), va se développer considérablement, en particulier grâce au véhicule électrique. Si je reste sceptique sur la vision grandiloquente de certains, qui essaient de faire croire que le VE est un produit de masse qui sert pour tous les usages, je pense au contraire qu'un véhicule zéro émission est très pertinent en milieu urbain, d'autant que son coût prohibitif peut justement être amorti en location partagée.




Que nous apprend ce dossier ? Il indique que les routes pourraient être libérées de 2 millions de voitures dans les 5 prochaines années au niveau mondial, dont 1 million rien qu'en Europe, grâce à un meilleur partage. Ce calcul prend en compte 71 utilisateurs pour un seul véhicule. La règle est simple : une voiture partagée enlève en moyenne 10 véhicules privés dans la circulation. L'auto partage, qui se développe enfin après des débuts difficiles, constitue par ailleurs une vitrine intéressante pour le véhicule électrique. Ce sera le cas par exemple avec Autolib' et ses 3000 VE, qui permettra aux parisiens d'apprécier (ou non) la Blue Car de Bolloré. Aux USA, les experts pronostiquent qu'une nouvelle voiture partagée sur cinq (et une sur dix au total) sera une électrique en 2016. A cette même date, il y aura 10 fois plus d'utilisateurs d'auto partage (alors qu'on en dénombre un demi million aujourd'hui).


Si l'on s'en tient à un ratio utilisateurs par rapport à la population, le marché du car sharing reste très dominé par l'Allemagne (168 000 membres qui partagent 5000 véhicules). La demande est forte également en Suisse et cela devient plus important en France. Toujours selon le dossier de Frost & Sullivan, en 2016, on devrait comptabiliser 1 million de membres outre-Rhin, et 2 millions en Grande-Bretagne. Il y aura aussi 1 million d'utilisateurs au Japon. Le car sharing est donc un levier efficace. Mais, pour que ce soit des véhicules électriques et non des véhicules thermiques (comme pour le moment pour Daimler Car2Go et BMW DriveNow), il faut que les pouvoirs publics continuent d'aider au développement des infrastructures de recharge. Les opérateurs de services, qui rivaliseront sur ce point avec les constucteurs, devront pour leur part proposer des tarifs attractifs et des formules de complément avec du vélo en libre partage et un lien avec les transports en commun pour passer à la véritable électro mobilité.

Lien : http://www.smart-mobilitymanagement.com/