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dimanche 23 décembre 2012

General Motors lance à son tour une offensive sur l'hydrogène

Après Mercedes, qui va lancer son F Cell World Drive à partir du 29 janvier, c'est au tour de General Motors de lancer une offensive sur l'hydrogène. Le géant américain est impliqué dans un programme à Hawaï, qui a pour nom H2I (Hawaï Hydrogen Initiative). L'objectif est de bâtir une infrastructure avec 25 stations de remplissage d'ici 2015, réparties dans des endroits stratégiques. L'état d'Hawaï souhaite mettre en place une mobilité durable, avec un accès facilité à l'hydrogène pour un million d'habitants. La date n'est pas un hasard, car c'est l'objectif que vise GM (mais aussi Ford, Daimler,Renault-Nissan, Hyundai-Kia, Honda et Toyota) pour démarrer la production des premiers véhicules à pile à combustible.

GM vient de livrer un premier exemplaire de la Chevrolet Equinox à hydrogène à la Marine américaine. La Navy et le premier des 11 partenaires (parmi lesquels des entreprises et des universités) à en disposer. Pendant ce temps, en Europe, la filiale Opel étend les tests de ses véhicules Hydrogen4. Après Berlin, où la marque au blitz est liée au consortium CEP (Clean Energy Partnership), elle va faire rouler ses voitures à pile à combustible à Düsseldorf, ainsi que dans la Rhénanie du Nord-Westphalie. Dans la capitale allemande, Opel teste au quotidien des véhicules Hydrogen4 auprès de partenaires tels que l'ADAC, Allianz, Axel Springer AG/Bild, Coca-Cola, Enertrag, Hilton, Ikea, Linde, Pace, Schindler, Total et Veolia. Et, à ce jour, General Motors totalise 2,2 millions de km parcourus et 17 000 pleins d'hydrogène sans avoir rencontré le moindre problème.

*Depuis 2004, le consortium CEP procède à des tests dans Berlin avec des partenaires comme BMW, Daimler, Ford, Toyota, VW.... Il prépare actuellement la phase de préparation du marché, sur la période 2012-2016.

mercredi 23 mai 2012

L'électrification selon Opel : de la batterie à la pile à combustible en passant par le prolongateur d'autonomie

Présent au Challenge Bibendum qui se tenait à Berlin jusqu'à hier, le constructeur allemand a montré les différentes voies pour arriver au véhicule électrique. Actualité oblige, c'est l'Ampera qui était au centre du stand de la marque au blitz. Opel a fait le choix d'une berline compacte qui peut accueillir 4 personnes (pas 5, car le tunnel central abrite les batteries), et qui sert aussi bien dans le trafic urbain que sur route. Tout comme la Chevrolet Volt, avec lequel elle partage des composants, elle dispose d'une batterie lithium-ion. D'une capacité de 16 kwh, celle-ci permet de rouler en mode zéro émission pendant 60 km. Et après ? Une fois la batterie déchargée, c'est un générateur qui prend le relais. Ce dernier est alimenté par un petit moteur à essence qui vient alimenter le moteur électrique de 111 kW et prolonger l'autonomie jusqu'à 500 km. C’est la technologie E-REV (Electric Range Exender Vehicle) de GM - un système dénommé Voltec - qui a été choisie pour équiper l’Opel Ampera. Un réservoir de 30 litres a été prévu pour alimenter ce petit bloc thermique. Quand le moteur prend le relais, l'Ampera n'est plus totalement une voiture électrique. Elle consomme alors 1,6 L/100 km et rejette 40 g de CO2 par km (selon le cycle européen). Mais, c'est le moteur électrique qui continue à propulser le véhicule, et qui va au passage faire bénéficier à la batterie de la récupération d'énergie au freinage.



Avec un couple de 370 Nm et une vitesse maxi de 160 km/h, l'Ampera peut s'engager sur l'autoroute. Et elle peut y rester sur plusieurs centaines de km, contrairement aux autres voitures électriques. Mais, le prolongateur d'autonomie ne règle pas tout. Il faut tout de même recharger la batterie lithium-ion, en 3 h sur du 230 v, ou en 6 h sur du 110 v. Opel proposera d'ailleurs un chargeur à domicile. Une application iPhone est également prévue pour contrôler à distance l'état de la recharge.


L'autre nouveauté était la Meriva électrique. Cette version 100 % électrique s'inscrit dans le cadre du projet MeRegioMobil, qui associe le producteur d'énergie enBW, l'institut Fraunhofer et l'université technique de Karlsruhe. Il s'agit là de tester non pas la voiture, mais la recharge du futur. Dans le cadre de ce projet, la Meriva électrique se recharge via du courant à 230 v à domicile, ou en recharge rapide à 400 volts. Avec ses partenaires, Opel teste en fait la recharge intelligente, avec un système qui permet à la voiture de capter de l'électricité en provenance d'énergies renouvelables (éolien, solaire) et de redistribuer de l'énergie dans le réseau (smart grid) à domicile quand elle ne roule pas, pour peu que la maison soit intelligente. Au centre de ce projet, une application iPhone permet de piloter les échanges pour stocker l'énergie de la façon la plus appropriée.


Toujours dans le domaine de l'électrique pur, Opel a montré aussi son concept de mobilité personnelle EN-V (Electric Networked Vehicle). C'est la version européenne des navettes conçues pour l'Exposition Universelle de Shanghaï, l'an dernier, par GM et son partenaire chinois SAIC. Ce moyen de transport pour deux personnes, qui petu rouler en mode automatisé, nous projette à l'horizon 2030.


Enfin, Opel communiquait aussi sur la pile à combustible avec son concept Hydrogen4. La marque est impliquée dans le consortium CEP (Clean Energy Partnership) à Berlin, qui teste en conditions réelles ce type de véhicule. On retrouve dans ce club les constructeurs les plus avancés* dans le domaine de l'hydrogène. Opel travaille sur un système de nouvelle génération qui abaisse le poids à 130 kg (au lieu de 240), et dont la durée de fonctionnement passe de 1500 à 5500 h. Par ailleurs, la pile à combustible contiendra moins de 30 g de platine (contre 80 à ce jour) et fonctionnera à plus haute température (95 C au lieu de 86). Contrairement à une idée reçue, l'hydrogène n'est pas à l'arrêt. Il y a même une accélération, particulièrement en Allemagne, où les pouvoirs publics privilégient plusieurs formes d'électro mobilité.

Voir le diaporama :



*BMW, Daimler, Ford, Hyundai, Kia, Opel, Toyota, Volkswagen et désormais Honda