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samedi 29 décembre 2012

Mitsubishi s'intéresse au vélo du futur



Vous pensiez peut être connaître Mitsubishi, le spécialiste du 4X4 (Pajero, Outlander) qui coopère avec PSA (Peugeot 4007, Citroën C-Crosser) et qui est par ailleurs l'artisan de la célèbre i-MIEV, la première voiture électrique de série avec batteries lithium-ion ? Pour information, Mitsubishi est en fait une énorme entreprise au Japon, avec des ramifications dans l'électricité, le pétrole, le verre, le plastique, les engins de chantier, les bus et camions, l'assurance et la banque. Parfois, certaines filiales planchent sur des projets futuristes.
Pour vous donner un exemple, les branches chimie et plastique de l'entreprise ont travaillé sur ce projet étonnant qui a pour nom "Kaiteki" (ce qui signifie confortable ou accueillant). Elles y travaillent depuis 2007. Le résultat est un vélo à trois roues qui constitue une alternative pour la mobilité urbaine.




Il s'agit d'un tricycle assisté par un moteur électrique. Jusqu'à présent, rien d'exceptionnel sauf que ce mode de propulsion est rechargé par des panneaux solaires. Les cellules se trouvent en fait sur le drôle de toit qui recouvre le vélo. Outre le fait qu'il sert à protéger le cycliste pendant les jours de pluie, il est léger et conçu dans un plastique high tech. L'ensemble est convivial et permet à une large population, jeunes comme seniors, de faire du vélo sans effort. Mitsubishi aura peut être l'idée d'adapter cette idée à l'automobile, avec un toit en plastique qui pourrait accueillir des panneaux solaires.
Pour plus d'infos, consulter ce lien :
http://www.greaternagoya.org/

jeudi 8 novembre 2012

La voiture propre s'affiche en Italie à H2 Roma



H2 Roma vient d'avoir lieu dans la capitale italienne. C'est l'équivalent d'un salon comme Ever Monaco avec pendant trois jours une expo, des essais de véhicule et des conférences. La manifestation existe depuis 2002 et permet de mesurer l'état de la recherche en Italie en ce qui concerne la voiture propre.



Fiat était très attendu chez lui. La firme de Turin est un bon élève, car c'est le constructeur qui affiche le plus bas taux de CO2 en Europe. Il propose d'une part des véhicules à basses émissions (Multijet pour le diesel, technologie MultiAir pour l'essence) et d'autre part des énergies alternatives comme le GPL (gamme Lancia Ecochic, Alfa Mito turbo en Italie), le gaz naturel (Qubo et Fiorino) et bien sûr l'éthanol à travers ses modèles vendus au Brésil. Fiat a par ailleurs contribué à réduire de 2150 tonnes les émissions de CO2 depuis qu'il propose le système Ecodrive permettant d'améliorer sa conduite. 25 000 clients l'ont adopté.
Le groupe, qui s'intéresse aux moteurs, aux matériaux verts et à plusieurs sources d'énergie (dont l'électrique et l'hydrogène) est classé désormais au sein de l'indice Dow Jones pour le développement durable.




Fiat a aussi été primé à H2 Roma pour la Phylla : une citadine électrique dont la particularité est de se recharger sur le secteur et par ses panneaux solaires (avec lesquels elle peut rouler 18 km par jour). La voiture devrait faire ses premiers tours de roue dès 2010 sur l'aéroport de Rome. Le comité scientifique du salon a distingué également l'agence de l'énergie ENEA pour ses travaux sur les batteries au lithium, le Conseil National de la Recherche pour la recherche dans l'hydrogène, ou encore le groupe de recherche dans l'automobile CIRPS pour la mise en place de l'Environment Park de Turin.



Au rayon des annonces, Mercedes a confirmé que la Classe A existerait bien en version électrique. La version EV est attendue en 2012 et sera produite en Hongrie, en association avec Evonik et Tesla. La Classe A épaulera ainsi la Smart dans la gamme zéro émission. Les autres constructeurs présents étaient BMW, Honda, Mitsubishi, Nissan et Toyota. Comme d'habitude, les français brillaient par leur absence.

lundi 27 août 2012

Nissan et Shell veulent développer une recharge rapide




Nissan veut prendre une longueur d'avance dans le domaine du véhicule électrique. Alors qu'il vient à peine de dévoiler la Leaf, son premier modèle de série "full electric", le constructeur annonce un partenariat en matière de recherche avec Showa Shell, la filiale japonaise du pétrolier.
L'objectif est de développer un système de recharge rapide, utilisant les panneaux solaires et les batteries lithium-ion. On savait que Nissan avait mis la main sur la technologie lithium-ion, grâce à un accord avec NEC (les deux sociétés ont formé la joint venture AESC). Pour sa part, Showa Shell Sekiyu K.K. est en pointe sur les panneaux solaires. La lecture de son site Internet nous apprend que la compagnie veut faire 50 % de son chiffre d'affaires avec le solaire, d'ici 2014.




En combinant le solaire et les batteries lithium-ion, ce système de recharge rapide jouerait la carte de l'énergie renouvelable. Il pourrait être utilisé dans des maisons, ou dans des méga-centrales solaires. L'empreinte CO2 serait minimisée, aussi bien en roulant qu'en faisant "le plein".
Le projet de recherche est soutenu par le ministère japonais de l'économie, du commerce et de l'industrie.

dimanche 12 août 2012

Une concession Ford sur le mode du développement durable à La Rochelle

La Rochelle est décidément à l'avant-garde des solutions de transport durable. On y trouve un service de location de voitures électriques en libre-service (Yelomobile) et des concessions automobiles écologiques. Après Toyota à Aytré (éco concession de Toys Motors), c'est au tour de Ford (Porte Dauphine Automobiles) de proposer dans la zone commerciale de Beaulieu (à côté de la voie rapide) un site qui fait la part belle au respect pour l'environnement. Inauguré en octobre 2010, ce bâtiment à l'architecture ultramoderne a dès sa conception été optimisé pour réduire la dépense énergétique, ce qui lui vaut le label THQE (Très Haute Qualité Environnementale). Ce travail concerne par exemple l'exposition, l'isolation renforcée, les propriétés des vitrages (filtrants vers le sud, plus clairs vers le nord), la ventilation à double flux (qui, par temps chaud, joue le rôle de climatisation naturelle). On trouve par ailleurs des brise-soleil à l'inclinaison calculée qui maintiennent la façade à l'ombre l'été, mais laissent rentrer la lumière en hiver. La chaudière à condensation et les panneaux rayonnants au plafond garantissent à la fois un confort thermique optimal et un fonctionnement très économique. La gestion de l'eau et des déchets font aussi l'objet d'une attention particulière. Les eaux de pluie sont ainsi récupérées dans une cuve de 30 m3 pour servir au lavage des voitures.

La composante la plus spectaculaire de la construction se trouve... sur le toit. 700 m² de panneaux voltaïques génèrent environ 100 000 kWh par an. Cette véritable petite centrale électrique, d'une puissance maximale de 60 kW en plein soleil, compense la consommation de la concession, déjà réduite au minimum par le recours aussi limité que possible à l'éclairage artificiel, même dans l'atelier et le magasin de pièces détachées. Et il va sans dire que les ampoules sont de type basse consommation. En pratique, et conformément à la législation, l'électricité d'origine solaire n'alimente pas directement la concession, mais part dans le réseau, rachetée par EDF à un tarif avantageux. Au milieu du hall, un affichage digital montre en temps réel l'énergie produite, et son équivalent en émissions de CO2 selon un calcul de l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie).
A l'intérieur règne une ambiance apaisante. L'agencement très aéré, le choix du mobilier, la décoration zen et un espace détente convivial contribuent à une qualité d'accueil exemplaire. L'engagement écologique se traduit encore de deux manières. D'une part, les voitures d'exposition sont manoeuvrées sans démarrer les moteurs, afin de préserver la propreté du hall d'exposition. D'autre part, la concession offre des vélos électriques en guise de véhicule de courtoisie. Dernier point : dès l'an prochain, le centre des véhicules d'occasion Ford d'Aytré, au sud de l'agglomération, rejoindra ce nouveau site. Il adoptera alors les mêmes principes de construction et les mêmes méthodes de fonctionnement.

vendredi 22 juin 2012

YeZ, une Leaf made in China et 100 % bio

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Nissan a la Leaf, SAIC (Shanghaï Automotive Industry Corporation) a sa YeZ, dont le nom signifie également "feuille " en français. Est-ce un effet d'annonce ? Pas vraiment. SAIC, qui est le partenaire de General Motors et qui expose avec le groupe américain des véhicules électriques destinés à la mobilité personnelle (EN-V), a profité de l'Expo Universelle de Shanghaï pour présenter sa propre vision de la voiture propre à l'horizon 2030. La YeZ, qui est exposée sur le pavillon chinois dans l'aire à faible carbone, est innovante à plus d'un titre. Elle utilise les ressources naturelles (le CO2, le soleil et l'air) pour les transformer en énergie électrique et ne rejeter que de l'oxygène, exactement comme le font les plantes lors de la photosynthèse.


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La YeZ se distingue notamment par son toit recouvert de cellules photovoltaïques et de turbines dans les roues, qui convertissent l'énergie solaire et le vent en énergie électrique. Précisons au passage que les panneaux solaires sont capables de s'orienter automatiquement en direction du soleil, grâce à un "solar tracking system" qui facilite la récupération d'énergie. Quant aux turbines intégrées dans les roues, elles jouent le rôle de mini-éoliennes, en produisant de l'énergie qui peut être stockée dans les batteries et servir pour alimenter des équipements auxiliaires. Venturi, avec son étonnante Eclectic, a déjà exploré cet axe de recherche.

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Le concept le plus bluffant est celui de la captation du CO2 dans l'air environnant pour le transformer en oxygène. Pour ce faire, la carrosserie de YeZ est recouverte de matériaux organiques (MOF : Metal Organic Frameworks) qui ont la particularité d'absorber les gaz. En l'occurrence, ils captent le dioxyde de carbone et les molécules d'eau. Une série de transformations chimiques aboutit ensuite à de la production de courant électrique et au rejet d'oxygène dans l'atmosphère. La YeZ joue donc le rôle d'une plante verte sur 4 roues. On a assez peu d'infos sur le rendement du système, mais les chinois pensent manifestement que l'automobile à énergie positive pourrait être prête d'ici 2030.

Voir le diaporama :



Voir la vidéo :

lundi 5 mars 2012

La Zoé d'hier à aujourd'hui

De toute évidence, la révélation aujourd'hui de la version définitive de la Renault Zoé sera un moment fort du salon de Genève. Mais, en attendant d'avoir toutes les infos (j'y reviendrai demain), il est intéressant de se pencher sur le passé de la marque. Ainsi, c'est en 2005 que Renault a dégainé pour la première fois le nom de Zoé. A l'époque, le constructeur évoque "un petit véhicule urbain haut de gamme qui privilégie un réel plaisir de conduite. Zoé affiche des lignes nettes et des formes douces. Son intérieur luxueux et fonctionnel tire parti d'une dissymétrie innovante pour proposer 3 vraies places et un grand coffre. Zoé innove aussi avec un « pass » personnalisé qui relie en permanence le conducteur à son univers personnel : musique, réglages, ambiance intérieure changent en un clic". Certaines de ces idées vont d'ailleurs voyager avec le temps. En revanche, la première Zoé n'est absolument pas électrique. Elle intègre sous le capot un "nouveau moteur essence Renault de petite cylindrée 1.2 turbo compressé de 73 kW, en association avec une boîte de vitesses robotisée 5 rapports commandée par des palettes implantées sur la coquille sous le volant".



En 2009, Zoé est de retour. C'est l'un des 4 concepts exposés au salon de Francfort, l'année où Renault a vraiment partagé avec le reste du monde sa vision d'une gamme électrique. "Zoé Concept est la démonstration qu’un véhicule « zéro émission » 100 % électrique peut aussi être séduisant et attractif, écrit la marque à l'époque. On note qu'au-delà de sa motorisation électrique et des 160 km d'autonomie, ce concept reçoit un toit avec panneaux solaires qui optimise la gestion de la climatisation afin de prolonger son autonomie. Autre point fort : la présence de brumisateurs à l'intérieur. En collaboration avec Biotherm, Renault développe une climatisation qui propose 3 effets : hydratant, « detox » et senteurs actives au service du bien être des occupants. La Zoé Concept est alors présentée comme une "Spa Car".

Puis, il y eut Zoé Preview au Mondial de l'Automobile, en 2010. L'auto porte la griffe du nouveau patron du design et se rapproche de la série. Plus fluide, avec son pare-brise avancé et la forme en « goutte d’eau » de l’arrière, la future compacte électrique se caractérise par un capot court avec une face avant fermée au bénéfice de l’aérodynamisme. La marque reprend l'argument des brumisateurs mais ajoute une ambiance sonore spécifique, pour être en harmonie avec les ambiances olfactives. Autre trouvaille marketing : la luminothérapie avec l'écran central qui diffuse de la lumière pour stimuler l’énergie des occupants et augmenter la sensation de bien être. La fonction a été développée avec l'aide de Philips.
Demain, je parlerai de ce que l'on va vraiment trouver à bord de la Zoé de série.

mercredi 15 février 2012

Quand les marques de voitures de sport font du développement durable


Alors que l'automobile est montrée du doigt pour son rôle dans le réchauffement climatique, n'est-il pas un peu risqué pour des marques comme Lamborghini et Porsche de communiquer sur le développement durable ? Après tout, l'écologie n'est pas une chasse gardée.
J'ai déjà parlé sur ce blog de l'initiative de Lamborghini, qui souhaite réduire de 30 % ses émissions d'ici 2015. La marque va travailler sur l'allègement, les biocarburants, l'hybride et va adopter le système Stop & Start. Lamborghini, qui veut aussi réduire en amont son empreinte carbone, vient d'inaugurer la mise en place de 17 000 m2 de panneaux solaires sur le toit de son usine de Sant'Agata Bolognese en Italie. La marque va ainsi réduire de 30 % ses émissions de CO2 à l'année, soit une économie de plus de 1000 tonnes.



Pour l'occasion, le fringant patron de Lamborghini, Stephan Winkelmann, n'a pas hésité à poser à côté d'un panneau électronique qui affiche en temps réel les économies de CO2 réalisées par ce dispositif. La marque est fière d'être certifiée EMAS (une certification délivrée par l'Union Européenne pour les sociétés qui font des efforts pour l'environnement) et d'annoncer une joint venture avec Boeing pour réaliser des matériaux composites à base de fibre de carbone pour l'automobile. Ce labo qui a pour nom ACSL (Advanced Composite Structures Laboratory), bénéficie aussi du soutien à Seattle de l'Université de Washington.


Porsche tient également ce genre de discours. La marque allemande vient d'annoncer l'aménagement prochain d'une surface de 40 000 m2 de panneaux solaires (trois fois plus que Lamborghini) sur le toit d'un entrepôt de pièces détachées à Sachsenheim, dans le Bade-Wurtemberg. Porsche espère réduire ainsi de 1780 tonnes par an les émissions de CO2, grâce à une énergie naturelle.

Ferrari tient également un discours vert.
Voir la vidéo :

samedi 28 janvier 2012

Bosch célèbre 125 ans d'innovation

Mercedes n'est pas le seul à célébrer ses 125 ans cette année. Il partage cet événement avec Bosch, un autre fleuron de l'industrie allemande qui se trouve être, accessoirement, le premier équipementier mondial. La société emploie 288 000 personnes et est implantée dans 60 Pays, dont la France. Autres chiffres à retenir : Bosch dépose chaque année 3800 brevets et investit 3,5 milliards d'euros dans la recherche. C'est un leader dans le domaine de l'injection diesel et essence, ainsi que dans la sécurité active - domaine où on lui doit l'ABS et l'ESP.



Je ne reviendrai pas sur les multiples innovations apportées par Bosch tout au long de ces années. Il y a un site (http://www.125.bosch.com/) qui fait cela très bien. je voudrais plutôt parler de ce qui nous attend. Comme je l'ai déjà écrit sur ce blog, Bosch a pris le tournant de l'hybride avec des technologies déjà en place sur les modèles de Volkswagen et Porsche. Elles vont arriver aussi sur la Peugeot 3008 Hybrid4. Et puis, l'équipementier est aussi dans la course à l'électrique avec des batteries produites en commun avec Samsung, à travers la joint venture SBLimotive qui fournit BMW (Mini, Série 1) en vue de son projet Mégacity.


Par ailleurs, la firme se diversifie (est-ce possible pour une société présente dans déjà tant de domaines ?). Elle produit désormais des modules pour les vélos à assistance électriques. L'usine Bosch de Mondeville en Normandie vient de démarrer la production en série du nouveau système d'assistance électrique eBike. Ainsi 13 fabricants de vélos totalisant 16 marques pourront équiper leurs différents modèles et fournir dès le printemps les premiers vélos équipés de ce système, composé de l’unité d’entraînement, de l’ordinateur de commande (interface homme machine) et du pack de batteries lithium-ion.
Le nouveau système d'assistance électrique eBike Bosch laisse une grande liberté de conception aux fabricants de vélos, pouvant ainsi donner une gamme de modèles très variés. Les caractéristiques d’entraînement du système se déclinent en 4 niveaux baptisés respectivement Eco, Tour, Sport et Speed et peuvent donc s’adapter sur mesure au type de vélo.


Bosch compte même aller plus loin. Il a présenté à Los Angeles un système de recharge à base de panneaux solaires. Grâce à une mini-station, il devient possible de recharger les batteries du vélo en deux heures et demie. La station a été élaborée par la nouvelle division "solar Energy" du groupe et fait appel à des films en couches minces. Un concept plus futuriste, mais prometteur.
Impliqué dans l'électrique et le solaire, avec un oeil sur les éco-technologies, l'équjipementier allemand semble avoir pris le virage des technologies vertes. Pas mal, pour une PME qui a débuté en ouvrant à Stuttgart un atelier de précision mécanique et d'ingénierie électrique...

lundi 16 janvier 2012

BYD partage sa vision pour le futur au salon de Detroit

A l'occasion du salon de Detroit, BYD diffuse une vidéo qui exprime sa vision pour le futur. Le film ne dure pas moins de 10 mn... C'est encore plus fort que le docu-pub de Renault pour les voitures électriques en début d'année 2010. Le constructeur chinois revient sur les grandes inventions de ces derniers siècles (l'électricité, l'ordinateur, Internet), avant d'aborder des heures plus sombres (les guerres, le pétrole) et de dresser un tableau apocalyptique de l'humanité face au gaspillage des ressources, à la manière d'un Nicolas Hulot ou d'un Yann Arthus-Bertrand. Ce n'est qu'ensuite qu'on voit où BYD veut en venir. La marque chinoise expose son savoir-faire dans l'énergie solaire -avec des panneaux solaires qui captent l'énergie du soleil, stockée ensuite sous forme d'électricité - ainsi que dans les batteries fer-phosphate pour les voitures électriques.
C'est ce que BYD appelle la 4ème révolution industrielle, centrée sur l'énergie.


Voir la vidéo :



Et pour ceux qui ne le savant pas encore, qui est BYD (Build Your Dreams) ? Cette société chinoise, qui était encore il y a quelques années un simple fabricant de batteries pour téléphones portables, est devenu aujourd'hui un constructeur automobile et un fournisseur de batteries.



Il a sorti par exemple un véhicule électrique, l'e6, qui a servi pour des tests à Shenzhen, en Chine. Les 50 véhicules de test ont totalisé à ce jour 600 000 km pour des applications de taxi. BYD, qui vient de présenter au salon de Detroit la nouvelle version de l'e6, souhaite la proposer aux municipalités pour remplacer les taxis thermiques par des taxis électriques. L'e6 est une voiture à 5 places et avec un grand coffre, qui revendique une autonomie de 300 km grâce à ses batteries fer-phosphate. La recharge ne prend que 40 mn avec un chargeur de 100 kW et 6 h sur une prise.



BYD a par ailleurs conçu un bus électrique. Celui-ci mesure 12 m de long et se distingue par son confort, avec un plancher bas et un accès facilité pour les handicapés. Utilisant une technologie de pointe avec des moteurs électriques dans les rues et les fameuses batteries fer-phosphate - avec en prime des panneaux solaires sur le toit - il peut parcourir 250 km en mode zéro émission. Il se recharge en 3 ou 6 h, selon de mode de charge employé.
La compagnie chinoise estime que le remplacement des moteurs thermiques par de l'électrique pour les bus et les taxis pourraient non seulement réduire la pollution, mais aussi baisser de 30 % les coûts d'exploitation.

Lien : http://www.byd.com/buzz/media-reproduced/chinese-auto-maker-plans-to-take-on-giants-with-electric-car/