Cet été, la société française a fait l'acquisition de DiBcom, un leader sur le marché des composants dédiés à la réception de la radio et de la TNT dans les automobiles. Voilà qui permet au spécialiste de la communication sans fil - et en particulier du Bluetooth - d'ajouter la radio numérique et même la TV à son offre. Pas mal pour une PME qui a débuté dans les années 90 par des assistants personnels à commande vocale pour les aveugles et qui a su prendre le virage des kits mains-libres. Parrot, aujourd'hui, c'est non seulement des kits mains-libres et à reconnaissance vocale, en après-vente comme en première monte chez les constructeurs, mais aussi une expertise dans l'audio (autoradio ASTEROID sous Android avec services connectés via la 3 G, streaming par Bluetooth, connexion iPod et iPhone par USB) et les réseaux sans fil (Wi Fi et futurs réseaux tels que l'UWB), avec des clients qui vont d'Aston Martin à Volkswagen.
Parrot va pouvoir ainsi fournir des puces aux constructeurs et des solutions gérant toute la communication, jusqu'à la réception de la radio et de la télévision numériques. Sa filiale DiBcom a misé sur le système de diffusion de radio numérique par satellite (DVB-SH), qui est 6 fois moins cher qu'une diffusion par voie hertzienne. C'est le standard qui permet de recevoir des programmes numériques sur des téléphones mobiles. Il y a donc une logique dans la stratégie automobile de Parrot, car son activité est axée autour des portables et des smartphones. Je suis un peu plus réservé par rapport au AR drone piloté en Wi Fi par iPhone (qui apporte pourtant beaucoup en termes d'images et dans la com' grand public). Mais là encore, on n'est pas à l'abri d'une surprise. Parrot vient de racheter la société Varioptic SA à Lyon, un spécialiste des optiques miniatures, et dont les technologies pourraient à terme venir enrichir les produits automobiles, même si la priorité reste avant tout d'améliorer les performances de son quadricoptère.
A l'occasion d'un roadshow en région parisienne, nous avons pu découvrir quelques unes des nouveautés de Bosch. L'une d'elles concerne les pros, avec une application qui permet de contrôler à distance les données concernant le véhicule. On imagine l'intérêt pour les loueurs, notamment. Grâce à un boîtier embarqué, relié par Wi Fi ou en 3 G à un iPad, il est par exemple possible de relever le kilométrage et de contrôler l'état des organes.
Grâce à une liaison avec le réseau CAN de la voiture, on peut savoir comment elle a été utilisée. L'historique est facile à tracer pour le régime moteur et la température d'huile, par exemple. Il faut toutefois préciser que Bosch a pu le faire pour les besoins de la démo, car il fournit les capteurs qui délivrent ces infos. Après, tout dépend de la volonté du constructeur de partager ou pas les infos transitant par les réseaux de communication embarqués. Mais, cela donne une idée.
Plus anecdotique, mais assez spectaculaire : on peut piloter à distance certaines fonctions du véhicule. Il est par exemple possible de remonter les vitres si elles étaient restées ouvertes.
Comme il s'y était engagé, Audi va proposer sur la nouvelle A8 un accès à Internet. Grâce à un réseau sans fil local (WLAN), installé en usine, il sera possible de connecter en Wi-Fi jusqu'à 8 appareils (ordinateur portable, iPad) avec un débit de 7 Mbs. La liaison sera cryptée (WPA2) pour sécuriser les échanges de données. Pour en bénéficier, il suffit d'insérer une carte SIM (par exemple celle de votre clé 3 G) dans le téléphone de bord. La liaison se fait ensuite en Bluetooth avec le module UMTS de la voiture, sachant que la connexion est gérée depuis une antenne sur le toit. Il est aussi possible d'utiliser son propre mobile par Bluetooth (si le téléphone gère le profil SIM Access Profile) et de passer par son forfait multimédia. Audi garantit une connexion stable et sécurisée. Les passagers auront le sentiment d'être au bureau, dit encore la marque aux anneaux.
Ce week end, le fabricant a organisé avec BeMyApp un concours d'applications autour de l'Asteroid, l'autoradio connecté en 3 G qui tourne sous Android. La compétition se déroulait à l'IESA, une école des arts numériques à Paris. Pendant tout le week end, des étudiants ont planché sur des applis destinées à enrichir le contenu de cet autoradio high tech. Lequel propose entre autres de la navigation GPS, des alertes de zones dangereuses, l'écoute de web radios, les pages jaunes et la météo. La bonne nouvelle, c'est que Parrot a décidé d'ouvrir le logiciel de son autoradio Asteroid. Invité en tant que membre du jury pour départager les projets les plus novateurs, ce concours m'a permis de voir émerger des idées intéressantes.
Nous avons adoré l'appli Lemon Wash. L'idée consiste à commander un lavage écologique quand on se gare quelque part. La demande est envoyée depuis l'autoradio connecté, puis on reçoit un SMS sur son mobile quand le prestataire est sur place (il sait où est la voiture grâce à la géolocalisation et le numéro de plaque puisque vous êtes inscrit au service). Quand le travail est fini, le laveur prend une photo avec son mobile et vous l'envoie. Le service prévoit également une notation de la prestation. Notre avis est que ce type de service, bien que cher (25 euros le lavage écolo avec moins de 5 litres d'eau), peut intéresser une certaine clientèle.
Le second de ce concours est l'appli Repeat after movie. Le concept consiste à occuper le conducteur dans les bouchons et de façon ludique. L'application, qui utilise le potentiel de l'autoradio (haut parleurs et reconnaissance vocale), permet d'améliorer son anglais en faisant répéter des répliques de films célèbres. On répète en anglais et on doit traduire. Les concepteurs ont imaginé un module basé sur la musique. Sympa pour mieux exploiter tout ce temps perdu.
Le troisième à monter sur le podium est Drop me. C'est une forme de co-voiturage dynamique, avec d'un côté un conducteur qui signale qu'il peut prendre un passager et dans quelle direction, et de l'autre un piéton qui recherche une voiture. C'est une application temps réel, qui diffère un peu de ce qu'on trouve sur le marché aujourd'hui. La géolocalisation permet d'afficher de façon dynamique l'offre et la demande, un peu à la façon dont Coyote signale par exemple ses éclaireurs.
Hors concours, mais pas inintéressants les deux derniers projets sont Satan* et Park In. Le premier sert à évaluer votre conduite en analysant la vitesse (par rapport aux lieux) ainsi que les accélérations et les freinages. Si votre conduite est trop heurtée, vous vous voyez attribuer un pourcentage, qui est votre quotient diabolique. Ca part d'une bonne idée, mais l'équipe aurait pu aller plus loin. D'autre part, les consignes de sécurité en mode vocal étaient vraiment trop intrusives. Quant au second, et dernier de cette compétition, il est en théorie génial mais pas vraiment applicable. Le principe consiste à signaler qu'on quitte une place de parking et qu'elle est libre. C'est une approche communautaire a priori intéressante, mais qu'on imagine difficilement en France. Dommage. Peut être y a t il une piste à creuser avec une remontée automatique des positions quand la voiture démarre (pour peu que l'utilisateur soit d'accord) et qu'on puisse croiser avec des emplacements correspondants de places de parking.
Il n'est pas dit qu'on retrouve ne serait-ce qu'une des applications décrites ci-dessus dans l'Asteroid Market que Parrot va ouvrir à la rentrée prochaine. Mais, ces développeurs ont manifesté beaucoup d'enthousiasme et ont eu globalement de bonnes idées. Ils ont également l'expérience de la présentation d'un projet en 5 mn chrono, avec la forme qui compte autant que le fond, sans oublier le modèle économique en plus de la technique. Pour ma part, je crois beaucoup à l'apport d'idées venant de l'extérieur. Parrot montre en tout cas sa volonté, tout comme Audi, BMW, Ford, Mercedes, Peugeot ou Renault de créer son "store" d'applications autour de la voiture communicante.
Ce week end, le fabricant a organisé avec BeMyApp un concours d'applications autour de l'Asteroid, l'autoradio connecté en 3 G qui tourne sous Android. La compétition se déroulait à l'IESA, une école des arts numériques à Paris. Pendant tout le week end, des étudiants ont planché sur des applis destinées à enrichir le contenu de cet autoradio high tech. Lequel propose entre autres de la navigation GPS, des alertes de zones dangereuses, l'écoute de web radios, les pages jaunes et la météo. La bonne nouvelle, c'est que Parrot a décidé d'ouvrir le logiciel de son autoradio Asteroid. Invité en tant que membre du jury pour départager les projets les plus novateurs, ce concours m'a permis de voir émerger des idées intéressantes.
Nous avons adoré l'appli Lemon Wash. L'idée consiste à commander un lavage écologique quand on se gare quelque part. La demande est envoyée depuis l'autoradio connecté, puis on reçoit un SMS sur son mobile quand le prestataire est sur place (il sait où est la voiture grâce à la géolocalisation et le numéro de plaque puisque vous êtes inscrit au service). Quand le travail est fini, le laveur prend une photo avec son mobile et vous l'envoie. Le service prévoit également une notation de la prestation. Notre avis est que ce type de service, bien que cher (25 euros le lavage écolo avec moins de 5 litres d'eau), peut intéresser une certaine clientèle.
Le second de ce concours est l'appli Repeat after movie. Le concept consiste à occuper le conducteur dans les bouchons et de façon ludique. L'application, qui utilise le potentiel de l'autoradio (haut parleurs et reconnaissance vocale), permet d'améliorer son anglais en faisant répéter des répliques de films célèbres. On répète en anglais et on doit traduire. Les concepteurs ont imaginé un module basé sur la musique. Sympa pour mieux exploiter tout ce temps perdu.
Le troisième à monter sur le podium est Drop me. C'est une forme de co-voiturage dynamique, avec d'un côté un conducteur qui signale qu'il peut prendre un passager et dans quelle direction, et de l'autre un piéton qui recherche une voiture. C'est une application temps réel, qui diffère un peu de ce qu'on trouve sur le marché aujourd'hui. La géolocalisation permet d'afficher de façon dynamique l'offre et la demande, un peu à la façon dont Coyote signale par exemple ses éclaireurs.
Hors concours, mais pas inintéressants les deux derniers projets sont Satan* et Park In. Le premier sert à évaluer votre conduite en analysant la vitesse (par rapport aux lieux) ainsi que les accélérations et les freinages. Si votre conduite est trop heurtée, vous vous voyez attribuer un pourcentage, qui est votre quotient diabolique. Ca part d'une bonne idée, mais l'équipe aurait pu aller plus loin. D'autre part, les consignes de sécurité en mode vocal étaient vraiment trop intrusives. Quant au second, et dernier de cette compétition, il est en théorie génial mais pas vraiment applicable. Le principe consiste à signaler qu'on quitte une place de parking et qu'elle est libre. C'est une approche communautaire a priori intéressante, mais qu'on imagine difficilement en France. Dommage. Peut être y a t il une piste à creuser avec une remontée automatique des positions quand la voiture démarre (pour peu que l'utilisateur soit d'accord) et qu'on puisse croiser avec des emplacements correspondants de places de parking.
Il n'est pas dit qu'on retrouve ne serait-ce qu'une des applications décrites ci-dessus dans l'Asteroid Market que Parrot va ouvrir à la rentrée prochaine. Mais, ces développeurs ont manifesté beaucoup d'enthousiasme et ont eu globalement de bonnes idées. Ils ont également l'expérience de la présentation d'un projet en 5 mn chrono, avec la forme qui compte autant que le fond, sans oublier le modèle économique en plus de la technique. Pour ma part, je crois beaucoup à l'apport d'idées venant de l'extérieur. Parrot montre en tout cas sa volonté, tout comme Audi, BMW, Ford, Mercedes, Peugeot ou Renault de créer son "store" d'applications autour de la voiture communicante.
Une visite à Ingolstadt, au siège de la marque aux anneaux, près de Munich, m’a permis d’en savoir plus sur la conception et le contenu technologique de la nouvelle version de ce modèle compact. J’ai choisi de vous parler d’abord de la connectivité, avant d’évoquer demain les systèmes d’assistance à la conduite. A la pointe en matière d’infotainment, l’A3 bénéficie donc de l’offre Audi Connect, avec le Wi Fi à bord, Bluetooth*, la musique numérique, la recherche locale par Google et l’intégration de Google Earth et de Google Street View. On y retrouve aussi la météo et le trafic on line. Tous ces services et ces fonctions s’affichent sur un écran de 7 pouces à affichage haute résolution et aussi fin que les plus récents smartphones, avec en prime de la lecture vocale pour les messages. Mais, il y a des contenus en plus pour l’A3.
Audi a en effet choisi de développer de nouveaux services Internet qui seront disponibles à l’automne. Il s’agit des news on line, de l’accès aux réseaux sociaux (Facebook et Twitter), des contenus liés à la ville où on se trouve (City Events), des horaires de trains et d’avions et des prix des carburants. Ces services sont développés chez Audi et délivrés non pas par une application pour smartphone mais par une carte SIM embarquée en 3G. Nous avons pu les tester sur un démonstrateur reprenant l’habitacle de l’A3. L’accès se fait depuis le MMI Touch. En quelques gestes simples (bouton molette que l’on tourne et sur lequel on appuie pour confirmer), nous avons pu naviguer dans les menus et consulter ces services. La marque a privilégié l’ergonomie avec de l’info utile et adaptée à l’écran afin de ne pas distraire le conducteur.
Le souhait de la marque est de se renforcer dans les services et d’élargir son offre, avec l’équivalent d’un store sur Internet. Le client pourra consulter et télécharger les nouveaux services. C’est ce qu’Audi appelle la phase 1 pour l’offre Connect. Celle-ci comprend les applications Internet, le contrôle à distance par smartphone et la possibilité de faire des mises à jour de logiciels. Une seconde phase prévoit pour plus tard un lien direct avec l’après vente en cas de panne technique (car to garage). Audi souhaite également proposer du paiement en ligne (par exemple pour le parking) et développer la communication entre véhicules. Entre temps, les services auront migré en 4G, avec un débit plus élevé et donc plus de contenu. Aussi communicante que les modèles du haut de gamme, l’A3 est aussi une voiture bénéficiant des dernières avancées en matière de sécurité active. Nous parlerons donc demain des aides à la conduite.
*A ce propos, on peut signaler l’existence de la Phone Box : un rangement qui permet de poser son mobile. Ce système permet également d’amplifier le signal du téléphone par une antenne planaire et d’avoir une communication de meilleure qualité. L’alimentation électrique du téléphone portable se fait via un connecteur USB. A plus long terme, Audi prépare une solution de chargement par induction.
L'autoradio connecté par clé 3 G peut recevoir une mise à jour avec la version 1,5 du logiciel. Les améliorations portent sur la connexion Internet (partage de la connexion par USB avec les mobiles Android, Blackberry et Windows Phone (ou via Bluetooth pour l'iPhone et les téléphones sous Symbian). Le nouveau logiciel permet également de piloter l'autoradio par des commandes au volant (système Unika* proposé par Parrot). L'Asteroid innove aussi avec TextFriendly, une fonction qui permet d'écouter ses mails et ses SMS en text to speech et d'y répondre à la voix. Pour le reste, rappelons que cet autoradio connecté donne accès à un univers de services avec parmi les applis Parrot Maps, Road Trip, Parking Dispo, Essence Eco, Deezer, Coyote, la Météo, les Pages Jaunes, ou encore Orange Live Radio.
Volkswagen a dévoilé, lors du salon de Pékin, la nouvelle Phaeton. Le vaisseau amiral de la marque allemande évolue de façon assez subtile avec un nouvel avant et l'ajout de technologies innovantes. La principale nouveauté provient de l'Internet à bord qui, grâce à une liaison 3G par le biais du téléphone mobile, permet d'ajouter du contenu Google (recherche locale, Google Maps) sur l'écran du GPS, dont les images par satellites.
La recherche locale par Google est complètement intégrée et on peut d'un clic transférer l'adresse sur le navigateur du véhicule. Pour bénéficier de cette fonction, il faut opter dès le départ pour un téléphone intégré avec la fonction rSAP (remote SIM Access Profile). Avec un téléphone Bluetooh, le lien avec Google est désactivé, car VW a créé un serveur Proxy spécifique. A part cela, la Phaeton intègre également une caméra de reconnaissance des panneaux routiers, ainsi qu'un radar pour surveiller les obstacles devant et sur les côtés de la voiture et un éclairage intelligent.
Ayant comme stratégie d’être à l’avant-garde des services de mobilité, le constructeur automobile a souhaité proposer à ses clients, dès le mois d'avril 2010, un accès internet embarqué WiFi, sous la forme d’un boîtier vendu en tant qu'accessoire. Dans un premier temps, ce boîtier est proposé sur les 5008, 3008, C4 Picasso, C3 Picasso, Nouvelle C3, DS3 et RCZ. Par la suite, il sera étendu à une gamme plus large des véhicules des deux marques.
Suite à un appel d'offres, le groupe PSA a retenu Webdyn, spécialiste des passerelles internet intelligentes. L'offre comprend un boîtier routeur WiFi, installé de manière optimale selon le modèle du véhicule, couplé à une clé USB 3G+, sans abonnement lié à un opérateur. Il suffit à l’automobiliste ou au passager, disposant d’un abonnement d’internet mobile illimité, d’utiliser sa carte SIM pour accéder en permanence à internet, dans l’habitacle du véhicule.
Afin de lui garantir un débit continu sans interruption de connexion, le boîtier recherche automatiquement le réseau disponible le plus performant (3G+, 3G, Hedge, GPRS), selon la zone géographique traversée. En outre, il exploite les normes WPA2 WiFi qui assurent un cryptage des données en vue de les sécuriser. Enfin, le client dispose de la possibilité de régler la puissance des émissions WiFi. Facile d’installation et d’utilisation, d’un coût abordable, le Wi-Fi On Board sera proposé en accessoire sur l’ensemble des véhicules des deux marques au fur et à mesure du déploiement du produit. Le « WiFi On Board » devrait aussi bien séduire les professionnels sillonnant les routes que les particuliers soucieux d’accéder rapidement à des informations pratiques ou d’occuper les plus jeunes.
Je termine mon compte rendu de visite chez Continental, au centre de Rambouillet, par un point sur la radio numérique. Il est aujourd'hui acquis que le futur de l'autoradio passe par le numérique, et avec des équipements compatibles avec la norme DAB+ au niveau européen. Chez les constructeurs français, PSA a déjà fait part de sa volonté de proposer cet équipement d'ici quelque temps, quand la France aura avancé sur ce dossier.
En tout cas, Continental avance. En partenariat*, l'équipementier a conçu un autoradio hybride, qui offre d'une part la réception des normes de diffusion terrestre (T-DMB, DAB+) mais aussi une connexion 3G et Wi Fi (via le smartphone) pour une continuité de réception. Avec ce canal de retour supplémentaire, l'autoradio en question offre le meilleur des deux mondes. Rappelons que, de façon générale, la radio numérique permet d'améliorer le confort d'écoute, mais surtout d'ajouter des contenus numériques (trafic, envoi de messages pendant une émission, etc...).
*Avec Vizion'R, Caméon, Radio France et Telecom ParisTech
Je reviens sur ma visite chez Continental Automotive à Rambouillet, car l'une des démos concernait le système multimédia développé pour Better Place et s'appliquant à la Fluence ZE. Pour ceux qui ne maîtrisent pas la voiture électrique, ce n'est pas un spécialiste du tuning, mais une start up israélienne qui veut jouer le rôle d'un opérateur de services. Better Place, qui opère justement en Israël et au Danemark, a fait fabriquer par Conti un PC embarqué qui est une vraie petite merveille de technologie.
Ce Car PC tourne sous Windows 7 et intègre une puce Atom d'Intel. De par sa conception (résistance aux températures extrêmes) et sa connectivité (3G, Wi Fi), c'est déjà une première. Mais, c'est surtout sur le plan des services que ce système multimédia innove. Et je dois dire que, quoi qu'en pense de Better Place (et j'ai déjà eu l'occasion ici d'exprimer des doutes sur leur stratégie), c'est bien plus complet que ce que propose Renault sur la Fluence ZE classique.
En apparence, naturellement, rien ne change. Et pour cause : c'est pour le marché israélien que la marque au losange a pris la décision d'électrifier une Fluence. C'est donc à l'intérieur que l'on constate les différences.
D'entrée de jeu, la Fluence ZE propose un menu attractif sur son grand écran. Il est possible de personnaliser son profil et d'accéder à bon nombre de fonctions. Les principales concernent la navigation, la charge et l'échange de batteries.
Si l'on prend l'exemple du guidage GPS, l'autonomie restante est matérialisée par un cercle concentrique, ce qui permet au conducteur de voir tout de suite quel type de trajet il peut faire avant de trouver la prise la plus proche. J'ai pu constater qu'une fonction "customer care" permet d'entrer en contact avec un centre d'appel Better Place, exactement comme le bouton bleu à bord des Bluecar d'Autolib'.
Autre différence notable par rapport au GPS Carminat TomTom de la Fluence ZE européenne, l'écran de bord peut communiquer en Wi Fi avec les stations d'échange de batteries installées en Israël et au Danemark. Une fois que la station en question est localisée, des instructions s'affichent pour procéder au remplacement automatisé de la batterie.
Better Place ne fait pas l'impasse sur les loisirs numériques, au contraire. On peut non seulement brancher une clé USB ou un iPod sur une prise dédiée à l'avant, avec un affichage façon "cover flow" des pochettes d'album, mais des applications sont prévues par l'opérateur. On peut par exemple télécharger des vidéos pendant la nuit ou d'autres contenus. Tout cela transite bien sûr par un store géré par Better Place.
La start up israélienne a une réelle plus value dans les services. Elle joue en tout cas davantage le rôle d'un opérateur de mobilité, si on la compare à Renault dont le métier de base est avant tout de produire des voitures.
Après l'effervescence liée à un salon, j'aime bien tirer un bilan et faire ressortir les tendances. C'est ainsi que j'ai choisi d'abord de vous parler des hybrides, car c'est dans ce domaine qu'il y a eu le plus de nouveautés à Genève. Et, ce qui est très symbolique, c'est que les GT deviennent vertes. Par exemple, Ferrari est venu avec cette 599 Kers HY qui est une voiture-laboratoire, avec un système dérivé du Kers de la F1 et qui grâce à sa technologie hybride réduit de 35 % les émissions de CO2.
Voir l'animation vidéo de la Ferrari Kers HY :
Porsche était aussi très en verve avec la 911 GT3 R hybrid et la superbe 918 Spyder dont j'ai déjà parlé, sans oublier bien sûr le Cayenne hybride (et son cousin le Touareg).
L'autre annonce très importante concerne Audi avec la création d'une famille e-Tron. La nouveauté était bien sûr la A1 e-Tron, qui était le troisième concept à être dévoilé par la marque aux anneaux. Mais, ce n'est pas qu'un effet de manche. Une véritable gamme va être mise en place avec l'arrivée dès 2012 du premier modèle, qui sera en fait une R8 électrique. Mais, l'A1 est également au programme avec une technologie combinant la batterie et un petit moteur thermique.
Autre enseignement : l'hydrogène continue de tracer sa route. Hyundai, qui a signé un appel avec Mercedes, General Motors, Toyota et Opel, présentait l'ix35 FCEV. Ce modèle marque une avancée technique par rapport au précédent, qui était basé sur le Tucson, et la marque avance la date de 2012 pour une production en pré-série. Hyundai a réussi à réduire les coûts et à simplifier l'assemblage.
Parmi les autres tendances, il y a bien sûr l'information qui passe par les téléphones mobiles du type Smartphone, et plus spécifiquement l'iPhone. Le mobile d'Apple était à l'honneur chez beaucoup de constructeurs qui avaient prévu des applications (Volkswagen pour le salon et un jeu Think Blue Challenge, Citroën pour la DS3, Smart pour une application et un kit pour l'auto avec navigation GPS). Je voudrais citer Peugeot qui va lancer une application sur l'App Store pour son service Mu de mobilité à la carte. Grâce à l'iPhone, on pourra localiser les concessionnaires Peugeot qui font de la location de vélos, scooters et véhicules (dont les futures Ion et BB1).
Toujours au chapitre de la communication, Internet à bord devient un standard grâce à la 3 G. Peugeot et Audi vont y venir, dans la foulée de BMW qui a misé dès le départ sur Edge. Mais, chez Rinspeed, on pense déjà à la voix sur IP (comme sur Skype ou sur une box ADSL, la voix transite par Internet), au chat, à la visio-conférence et aux réseaux sociaux de type Facebook et Twitter. La 3 G sera par ailleurs indispensable pour les futurs véhicules électriques, qui seront forcément communicants pour indiquer leur position et rechercher des prises.
J'ai aussi repéré quelques autres trouvailles. Depuis le temps qu'on en parle, les rétroviseurs semblent sur le point de céder leur place à des petites caméras pour améliorer l'aérodynamisme. J'ai vu cela chez Hyundai (i-Flow) et chez Porsche (918 Spyder) entre autres.
La petite Lotus Emas 3 conçue avec l'aide de Lotus avait pour sa part une caméra de recul. Cet équipement baisse en prix et se retrouve partout, sur les GT (Lamborghini Superleggera) comme sur les véhicules plus compacts, voire citadins.
Chez Renault, la nouvelle Mégane coupé-cabriolet innove avec un déflecteur fixe.Cette vitre coupe-vent vient protéger les occupants des turbulences. Ce n'est pas aussi sophistiqué que le déflecteur amovible piloté depuis le tableau de bord chez Mercedes, mais ça contribue au plaisir de conduire cheveux au vent.
Dans le segment des GT, les freins en céramique font leur chemin. La technologie, dérivée de la compétition, semble désormais bien établie. C'est le cas chez Bugatti, Porsche ou encore Lamborghini.
Et puis, le salon de Genève a été l'occasion aussi de voir le pneu lunaire de Goodyear. Il était situé, non pas sur le stand, mais à l'entrée de la salle de presse, sponsorisée par la marque. Un beau coup de com', même si la vraie nouveauté chez Goodyear était le pneu Run on Flat dont le concept est adapté aux futurs véhicules électriques et hybrides.
J'ai eu la chance d'avoir été invité aux essais de la nouvelle Audi A8. La marque aux anneaux a organisé ces essais à Malaga, dans le sud de l'Espagne. C'est sans doute l'une des autos les plus sophistiquées du monde. Elle offre tout ce dont on peut rêver, dont une connectivité multimédia. Avec sa connexion 3G, une navigation GPS avec cartographie 3D et des fonctions d'aide à la conduite, c'est une auto intelligente et communicante.
On peut notamment relier son iPhone à la voiture, grâce à un câble prévu à cet effet. Audi a tout prévu du côté de la connectivité.
Une fois que l'iPhone est relié, on peut l'utiliser, d'abord pour de la communication mains-libres. On peut voir ici les menus pour le téléphone mains-libres et le carnet d'adresses.
On peut aussi jouer de la musique, par une liaison Bluetooth (A2DP par Bluetooth Stéréo, ou par câble. Quand l'iPhone est connecté, on appeler les playlists, comme ici avec Mélody Gardot. On a les couvertures d'albums comme sur un iPod. Du côté de la sono, le système audio Bang & Olufsen délivre 1400 W avec 19 haut-parleurs...
Du côté de la navigation, Audi offre de la cartographie 3D. On peut notamment naviguer à travers les principales villes européennes en relief.
La nouveauté vient aussi de la recherche locale d'adresses par Google, reliée au système de navigation. C'est une première chez un constructeur automobile. Cela permet d'enrichir les fonctions du système de navigation.
Une telle prestation est rendue possible par une connexion 3G, à condition que le client insère sa carte SIM dans un emplacement prévu à cet effet (ou par Bluetooth). Cet ensemble fait de l'A8 l'une des autos les plus sophistiquées du moment.
Une autre nouveauté provient de la saisie d'adresses par reconnaissance d'écriture. Un pavé numérique permet d'entrer des adresses par reconnaissance de caractères.C'est bluffant et vraiment très efficace.
Ici, on peut voir ce que donne la saisie d'un point d'intérêt par reconnaissance de caractères. Ca marche pour l'écriture latine, mais aussi pour d'autres formes de cultures dont l'écriture cyrillique.
Parmi les raffinements de l'A8, on peut parler également du régulateur de vitesse intelligent (ACC). Un radar permet d'adapter la vitesse de croisière par rapport au trafic.
Mais, l'A8 va plus loin. Voici par exemple une application de vision infrarouge. Grâce à une caméra spécifique, on peut voir la nuit des obstacles tels que les piétons (matérialisés de couleur différente selon qu'ils sont sur le côté de la route ou sur la route elle même) ou d'autres véhicules.