Cet été, la société française a fait l'acquisition de DiBcom, un leader sur le marché des composants dédiés à la réception de la radio et de la TNT dans les automobiles. Voilà qui permet au spécialiste de la communication sans fil - et en particulier du Bluetooth - d'ajouter la radio numérique et même la TV à son offre. Pas mal pour une PME qui a débuté dans les années 90 par des assistants personnels à commande vocale pour les aveugles et qui a su prendre le virage des kits mains-libres. Parrot, aujourd'hui, c'est non seulement des kits mains-libres et à reconnaissance vocale, en après-vente comme en première monte chez les constructeurs, mais aussi une expertise dans l'audio (autoradio ASTEROID sous Android avec services connectés via la 3 G, streaming par Bluetooth, connexion iPod et iPhone par USB) et les réseaux sans fil (Wi Fi et futurs réseaux tels que l'UWB), avec des clients qui vont d'Aston Martin à Volkswagen.
Parrot va pouvoir ainsi fournir des puces aux constructeurs et des solutions gérant toute la communication, jusqu'à la réception de la radio et de la télévision numériques. Sa filiale DiBcom a misé sur le système de diffusion de radio numérique par satellite (DVB-SH), qui est 6 fois moins cher qu'une diffusion par voie hertzienne. C'est le standard qui permet de recevoir des programmes numériques sur des téléphones mobiles. Il y a donc une logique dans la stratégie automobile de Parrot, car son activité est axée autour des portables et des smartphones. Je suis un peu plus réservé par rapport au AR drone piloté en Wi Fi par iPhone (qui apporte pourtant beaucoup en termes d'images et dans la com' grand public). Mais là encore, on n'est pas à l'abri d'une surprise. Parrot vient de racheter la société Varioptic SA à Lyon, un spécialiste des optiques miniatures, et dont les technologies pourraient à terme venir enrichir les produits automobiles, même si la priorité reste avant tout d'améliorer les performances de son quadricoptère.
Retour en Europe sur ce blog pour évoquer le futur de la communication embarquée au sein du groupe BMW/Mini. je voudrais d'abord évoquer l'autoradio de demain chez Mini. Grâce à une liaison avec l'iPhone, le système audio sera capable de se connecter en mode Internet mobile (Mini Connected). Dès lors, le conducteur aura plus de choix pour écouter de la musique.
Il pourra par exemple écouter des web radios. L'avantage de ces radios, c'est qu'il n'y a pas de publicité et qu'elles sont cataloguées par thèmes (pop, rock, etc). Elles sont en général bien meilleures que les radios FM où il faut supporter des tunnels de pub, des animateurs pré-pubères et des auditeurs abrutis. Mais, on peut aussi écouter tout simplement sa radio favorite en streaming sur le web (du moins, tant qu'il y a du réseau 3G).
Chez BMW, on songe également à exploiter la connexion Internet à bord pour diffuser de la vidéo à la demande. Des tests sont en cours avec des programmes courts. L'idée serait de proposer des programmes d'information (ou pourquoi pas à terme des clips) pour les passagers à l'arrière. Le conducteur pourrait aussi à l'arrêt consulter l'essentiel de l'actualité sur un parking.
L'autre évolution majeure va concerner l'affichage du GPS. L'objectif est de rendre l'information encore plus explicite et de donner toujours plus de détails, mais sans distraire pour autant le conducteur.
C'est pourquoi BMW songe à introduire le "Full Colour Head Up Display". Avec une restitution en couleur sur le pare-brise de l'itinéraire à suivre, le conducteur n'a plus à détourner le regard pour savoir quelle route suivre et quelle manoeuvre effectuer. Jusqu'à présent, l'affichage tête haute restait assez basique (tout en étant utile malgré tout). Il va être encore plus performant.
L'arrivée de la radio numérique et du protocole TPEG (Transportation Protocol Expert Group) va permettre l'accès à bord du véhicule d'informations en temps réel, vraiment utiles pour la conduite. Parmi elles : le trafic enrichi (plus de données qu'à la radio sur les temps de parcours et les causes de ralentissement), les places de parking disponibles, le prix des carburants, mais aussi l'emplacement des parcs-relais et le trafic pour les transports en commun. En cas de saturation en centre-ville, le conducteur pourra décider de se garer et de poursuivre son trajet avec un autre mode de transport.
Et, à plus long terme, BMW imagine une interaction entre le véhicule et l'infrastructure. Par exemple, les feux tricolores pourraient dialoguer avec le véhicule. Mais cela, ce n'est pas encore pour demain matin...
La filiale de Parrot, leader sur le marché des composants dédiés à la réception de la radio et de la TNT dans les automobiles, se félicite de l’adoption du nouveau système de diffusion de radio numérique par satellite (DVB-SH) par le groupe de radio NRJ*. Un choix qui pourrait aiguiller le marché, car ce protocole coûte 6 fois moins cher qu'un diffusion numérique par voie hertzienne classique. Le DVB-SH est un système qui permet de recevoir la radio numérique, via une simple antenne dans le véhicule. Le signal radio est transmis de façon numérique vers le satellite qui a été lancé par Solaris, filiale d’Eutelsat en 2009. Ce signal radio est ensuite diffusé en France et au-delà de l’Hexagone pour courir les zones frontalières. Outre le fait de recevoir facilement la radio numérique par satellite dans sa voiture, que l’on soit en zones urbaines ou en zones rurales, y compris sur autoroutes, le DVB-SH offre selon DiBcom de nombreux avantages. Par exemple, il est également possible de transmettre des informations complémentaires (images, informations sur le trafic…).
La filiale de Parrot invite dès maintenant les radios à adopter ce standard, car d’un point de vue réglementaire, la diffusion de programmes peut démarrer dès lors qu’un accord commercial avec Solaris est trouvé, sans avoir à obtenir de la part du CSA l’attribution de fréquences pour diffuser leurs programmes. En ce qui concerne les constructeurs automobiles, le plus simple serait d'adopter un système de radio numérique multi-standard, permettant la réception du DAB en Angleterre, du DAB+ lancé récemment en Allemagne et du DVB-SH pour d’autres pays européens comme la France et l’Italie. Rappelons que la législation prévoit l’adoption de la radio numérique sur tous les récepteurs à partir du 1er septembre 2013, et pour le secteur automobile l'adoption du T-DMB, dérivé du standard DAB (Digital Audio Broadcasting – Diffusion audio numérique).
*NRJ Group intègre notamment NRJ, Nostalgie, Chérie FM, et Rire & Chansons
j'aimerais vous parler aujourd'hui d'un projet que j'ai découvert en assistant à un colloque organisé par le CCFA lors du Mondial de l'Automobile, sur le thème du design et de l'architecture. Parmi les intervenants se trouvait un designer, Gilles Belley, qui a évoqué un projet de radio paysagère, baptisé Autoroute a66, et qui consistait à signaler de façon sonore et visuelle les éléments qui méritent d'être perçus au cours de l'itinéraire par le conducteur et ses passagers. Le sujet m'intéressait, car j'ai débuté ma carrière lors de l'ouverture de la radio Autoroute FM (qui n'a pas pris le virage du numérique). Et, pour avoir discuté avec lui, quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre que le sujet avait été imaginé il y a 10 ans, mais qu'il serait d'actualité aujourd'hui en raison de l'évolution de la technologie. Avec les web radios et les podcasts, tout devient possible.
"L’intention du projet a66 est donc d’échanger cette monotonie contre un voyage et de tisser des liens transversaux entre l'autoroute et les régions traversées, en proposant une narration sonore du paysage via la radio de l’usager, en tant que complément de ce qui est donné à voir depuis l’autoroute, ou pour indiquer ce qui ne peut être vu".
"Pour ce faire, à chaque élément paysager remarquable croisé par l’automobiliste, est associé un signe visuel et sonore, qui déclenche simultanément la diffusion, sur l’autoradio du véhicule, d’une pièce sonore traitant de l’élément paysager. L’usager devient en quelque sorte une tête de lecture sur le sillon de l’autoroute, sillon qui joue les notes variées du paysage".
Un concept illustré par cette vidéo :
"De fait, ce n’est pas une radio classique à la programmation uniforme et continue. Elle tire parti des libertés qu’offrent la mobilité de réception et sa technologie pour laisser le paysage façonner sa programmation : - elle est faite d’une multitude de courtes pièces sonores composées en rapport avec des éléments du paysage. Ces pièces embrassent un large répertoire de styles (reportage, fictions, oeuvres, informations, …) et de sujets. - Elle diffuse suivant des sectorisations géographiques. Un automobiliste au niveau de Dijon captera une pièce sonore différente d’un autre situé aux abords de Lyon. - Le numérique permet de moduler les diffusions suivant des thématiques, des horaires, des saisons, l’actualité locale… - L’autoradio laisse de multiples possibilités d’écoute : exclusive d’A66 ; combinée avec une autre radio ou un CD ; sélective suivant des thématiques ou des priorités - A66 exploite les moyens présents sur les réseaux autoroutiers : postes centraux d’information radio (type “Autoroute F.M.”) pour stocker, coder et envoyer les pièces sonores ; fibres optiques pour les acheminer ; émetteurs TDF pour les diffuser ; autoradios numériques pour leur réception".
Voici le principe illustré en vidéo :
"Les interventions d’a66 sont faites d’un signal et d’un contenu. Le contenu, transmis via la radio, est dématérialisé pour être compatible avec la vitesse et ne pas encombrer le paysage. Le signal, lui, est abstrait et fonctionne sur deux modes : - visuel : signalétique, il est une ponctuation typographique apposée le long de la voie. - Sonore : jingle, il est une ponctuation musicale qui précède la pièce sonore diffusée sur l’autoradio. Le visuel et le sonore se complètent pour signaler aux voyageurs des éléments paysagers, les situer sommairement dans la zone qu’ils traversent, et les inviter à écouter la pièce sonore de la radio a66. La virgule est choisie comme le signe standard de ponctuation du paysage. Cependant suivant ce qui est désigné elle se transforme en : - point-virgule pour les limites territoriales ; - guillemets pour le paysage parlé ; - astérisque pour le patrimoine, invitation à visiter un site hors autoroute ; - trois petits points pour les aires de repos ; - elle se met entre parenthèses pour annoncer les péages".
La radio va enfin passer à l'ère du numérique. Oubliez les grandes ondes et la FM qui crachote, la radio numérique (ou T-DMB) va démarrer ses programmes par voie hertzienne en fin d'année sur trois zones test que sont Paris, Marseille et Nice. Le déploiement se fera ensuite sur 5 ans, région par région afin d'arriver à une couverture nationale. Le calendrier prévoit l'intégration de récepteurs T-DMB à partir de septembre 2010 dans les terminaux radio et multimédia, en septembre 2012 dans les terminaux dédiés principalement à la radio et en septembre 2013 pour toutes les radios. Avec la radio numérique, on a un son de meilleure qualité, mais aussi du contenu multimédia. On peut par exemple afficher pendant l'écoute d'un titre la pochette de l'album et la bio de l'artiste. Mais pour les automobilistes, il y a encore mieux. Un canal a été réservé pour diffuser des données autres que celles concernant la radio. Le fournisseur d'info trafic Médiamobile (c'est lui qui alimente les constructeurs, les équipementiers et les fabricants de GPS, son challenger étant Viamichelin) veut en profiter et a conçu pour cela un protocole spécial qui a pour nom TPEG. Grâce à cette norme (Transport Protocol Expert Group), il sera possible de recevoir sur des terminaux compatibles - autrement dit les autoradios du futur et les GPS de demain - des infos beaucoup plus détaillées sur l'état de la circulation. On pourrait avoir par exemple les temps de parcours, les limites de vitesse dynamiques (chantiers, pollution), la météo routière, la disponibilité des places de parking, les prix des carburants et des péages, des infos sur les transports en commun, etc... L'info sera personnalisable par les industriels. Comme on le voit, la radio numérique sera bien plus riche. Et elle sera synonyme de services de mobilité pour les conducteurs.
L'opérateur d'information trafic est candidat à l'appel d'offres du CSA dans la bande L de la radio numérique. Un dossier sur lequel le conseil devrait se prononcer à la rentrée. Si le dossier est accepté, Mediamobile pourrait alors proposer en 2013 deux bouquets de services, relayés à bord des véhicules par les constructeurs automobiles. La société propose de dupliquer le modèle économique qu'elle a mis en place pour le trafic. Moyennant un ticket d'entrée, comparable au prix d'un plein d'essence, les constructeurs automobiles intégreront l'accès au service dans le prix de vente de l'équipement de réception. Les revenus du service seront partagés ensuite entre les éditeurs, les constructeurs automobiles, les fabricants d'équipement et enfin le distributeur. Le souhait avec la radio numérique est de proposer une meilleure qualité d'écoute et surtout de nouveaux services. Le premier bouquet, intitulé "média", inclura jusqu'à 30 stations radio. Il permettra ainsi de réécouter des émissions (radio de rattrapage), de mettre en pause un programme, de rechercher des programmes par thématique, et bien plus encore. Le récepteur de radio numérique permettra d'afficher à bord des données associées telles que la programmation complète des stations, le titre de l'émission, une webcam du studio etc. Le bouquet média proposera aussi l'offre « Lire en conduisant » avec une sélection de la presse écrite et des livres numériques restituée par synthèse vocale. Le bouquet "mobilité" inclura pour sa part un nombre de services indispensables pour les automobilistes et apportant une sécurité routière accrue, tels que des informations en temps réel sur l'état de la circulation, des alertes trafic, la météo routière, le prix des carburants etc... Des informations particulièrement pertinentes pour les véhicules électriques, tels que l'emplacement et la disponibilité des bornes de recharge, pourront aussi être diffusées. Les deux bouquets seront construits en partenariat avec les grands groupes radio, des acteurs de la presse et de l'édition ainsi que des fournisseurs de données reconnus.
Je termine mon compte rendu de visite chez Continental, au centre de Rambouillet, par un point sur la radio numérique. Il est aujourd'hui acquis que le futur de l'autoradio passe par le numérique, et avec des équipements compatibles avec la norme DAB+ au niveau européen. Chez les constructeurs français, PSA a déjà fait part de sa volonté de proposer cet équipement d'ici quelque temps, quand la France aura avancé sur ce dossier.
En tout cas, Continental avance. En partenariat*, l'équipementier a conçu un autoradio hybride, qui offre d'une part la réception des normes de diffusion terrestre (T-DMB, DAB+) mais aussi une connexion 3G et Wi Fi (via le smartphone) pour une continuité de réception. Avec ce canal de retour supplémentaire, l'autoradio en question offre le meilleur des deux mondes. Rappelons que, de façon générale, la radio numérique permet d'améliorer le confort d'écoute, mais surtout d'ajouter des contenus numériques (trafic, envoi de messages pendant une émission, etc...).
*Avec Vizion'R, Caméon, Radio France et Telecom ParisTech
C'est une spécificité dont la France peut être fière : le site de Rambouillet dans les Yvelines est le centre d'excellence mondial pour Continental Automotive en ce qui concerne la radio, la navigation et l'interface homme-machine pour les systèmes multimédia. Les ingénieurs de l'équipementier allemand développent ici les équipements du futur, dont par exemple la nouvelle plateforme ouverte nouvelle génération, qui a été présentée en début d'année au CES de Las Vegas. Ce système qui offre le meilleur de la connectivité à bord arrivera sur le marché à partir de 2014.
La plateforme OIP (Open Infotainment Platform) tourne sous Linux et joue à fond la carte de la convergence. Elle associe dans un même ensemble l'audio (double tuner, radio numérique), la navigation (dont la 3D et la réalité augmentée) et la connectivité (Wi Fi, navigateur web, Bluetooth, USB), avec en prime de la reconnaissance vocale en langage naturel, de la reconnaissance d'écriture, une ouverture sur les applications liées à un constructeur et des performances graphiques dignes des meilleurs tablettes actuelles. Sa mise à jour se fait par téléchargement. Le projet a été monté en 18 mois à Rambouillet.
C'est une spécificité dont la France peut être fière : le site de Rambouillet dans les Yvelines est le centre d'excellence mondial pour Continental Automotive en ce qui concerne la radio, la navigation et l'interface homme-machine pour les systèmes multimédia. Les ingénieurs de l'équipementier allemand développent ici les équipements du futur, dont par exemple la nouvelle plateforme ouverte nouvelle génération, qui a été présentée en début d'année au CES de Las Vegas. Ce système qui offre le meilleur de la connectivité à bord arrivera sur le marché à partir de 2014.
La plateforme OIP (Open Infotainment Platform) tourne sous Linux et joue à fond la carte de la convergence. Compatible avec le standard de l'alliance GENIVI, elle associe dans un même ensemble l'audio (double tuner, radio numérique), la navigation (dont la 3D et la réalité augmentée) et la connectivité (Wi Fi, navigateur web, Bluetooth, USB), avec en prime de la reconnaissance vocale en langage naturel, de la reconnaissance d'écriture, une ouverture sur les applications liées à un constructeur et des performances graphiques dignes des meilleurs tablettes actuelles. Sa mise à jour se fait par téléchargement. Le projet a été monté en 18 mois à Rambouillet.
Au cours de cette visite, on nous a montré aussi les autoradios de demain. Si le "all in one" devient un standard, avec un appareil qui regroupe toutes les fonctions essentielles (USB, SD, Bluetooth, iPod), et qui se destine en particulier aux véhicules électriques*, la radio de demain sera à coup sur numérique. C'est la conviction de Continental, qui observe que ce standard se développe partout en Europe.
A ce propos, l'équipementier a conçu un autoradio hybride, qui offre d'une part la réception des normes de diffusion terrestre (dont le DAB+) mais aussi une connexion 3G et Wi Fi (via le smartphone) pour une continuité de réception. La radio numérique permet d'améliorer le confort d'écoute, mais surtout d'ajouter des contenus numériques (trafic, envoi de messages pendant une émission, etc...).
Continental a également présenté son concept "high tech low cost". Une formule qu'on pourrait résumer par de la techno de pointe pour tous. Sur un écran de la taille d'une tablette, on peut retrouver tous les menus de son smartphone avec une ergonomie étudiée. Précisons au passage que l'équipementier a prévu l'intégration du NFC (Near Fied Communication) pour déverrouiller l'auto à partir du mobile et transmettre à partir de ce standard sans contact les préférences du conducteur (dont l'éclairage d'ambiance et les réglages audio).
Au passage, on note la présence d'un petit tiroir sous la console qui permet de recharger par induction (sans câble) son smartphone à bord du véhicule.
Autre trouvaille : un projecteur de signaux lumineux sur la planche de bord. Les lumières se reflètent sur le pare-brise et viennent alerter le conducteur en fonction des codes couleurs. Les signaux renseignent sur un danger, l'arrivée d'un appel téléphonique ou le non respect de la limite de vitesse.
Et puisqu'on parle de lumière, je termine ce tour d'horizon par un projet mené en commun avec l'Université de Versailles Saint Quentin, où Continental a ouvert une chaire industrielle. Le projet VLC (Visible Light Communication) consiste à utiliser des LED pour propager la connexion Internet dans l'habitacle à un débit supérieur à 100 Mb/s. On parle ainsi de Li Fi (Light Fidelity) pour remplacer le Wi Fi. Et tout cela se déroule à Rambouillet !
*Les véhicules électriques vont contribuer à éliminer le CD sur les autoradios, de façon à gagner un peu de poids et à consommer moins d'énergie.
Un petit évènement s'est produit hier à Nantes. A l'initiative du GRAM (Groupement des Radios Associatives de la Métropole), la Loire-Atlantique a lancé une expérimentation à grande échelle de la radio numérique terrestre (RNT). Les habitants du département peuvent écouter tout un bouquet de radios* en s'équipant d'un appareil adapté. Et ils pourront le faire prochainement à bord de leur véhicule. L'expérimentation en Loire-Atlantique est en effet soutenue par PSA Peugeot Citroën, qui a fait venir hier une C4 et une DS5 équipées d'un autoradio compatible RNT de Continental Automotive. Une démo qui préfigure le lancement d'une offre commerciale. qui présenteront. Un engagement qui préfigure une offre chez le constructeur. Pour sa part, Continental précise que l'on obtient un son de qualité CD et des services (accès à la pochette du disque écouté, interactivité avec l'émission, infos géolocalisées et info trafic plus détaillée). Les acteurs locaux de Nantes et les acteurs nationaux veulent montrer que les barrières techniques ont été levées et que ce format de radio peut être écouté aussi en milieu rural et en mobilité. Une façon de pousser au développement de la radio numérique en France, où le dossier a pris du retard. D'ailleurs, Rachid Arhab du CSA a indiqué qu'un appel d'offres intégrant le DAB+ (le format le plus répandu en Europe) serait prochainement lancé.
*Les radios locales (Alternantes FM, Euradio Nantes, Fidélité, Jet FM, Prun' Sun) et les radios nationales partenaires (FG, France Maghreb 2, Nova, Oui FM, RFI, TSF Jazz). Lien : http://www.rntnantes.fr/
La France va-t-elle réussir à déployer la radio numérique terrestre (RNT) ? Alors que la TNT enregistre un succès croissant pour la TV, la norme T-DMB (Terrestrial Digital Multimedia Broadcasting) choisie par notre pays se limite à quelques zones tests (Paris, Marseille, Nice) et les grandes radios privées (Europe 1 notamment) se demandent si elles vont vraiment investir. La faute à la crise, mais aussi un doute quant à la pertinence de la technologie. Pour le moment, seule la Corée du Sud a adopté cette norme. Pourtant, le CSA avait arrêté un calendrier qui prévoyait notamment l'intégration des premiers autoradios en 2013.
C'est dommage, car on se souvient que RTL avait fait une démonstration de la radio numérique lors du dernier Mondial de l'Automobile, en octobre 2008. La radio avait fait équiper un Renault Koleos avec un autoradio capable de recevoir des programmes associant le son de qualité CD, mais aussi du contenu multimédia (affichage de photos et de textes comme la couverture du CD, diffusion de données comme le trafic et la météo en temps réel sur l'écran).
Pour sa part, l'Allemagne, qui disposait déjà et depuis des années d'une autre technologie qui a pour nom DAB (Digital Audio Broadcasting), accélère et va déployer d'ici quelques semaines un multiplex DAB+. La Grande-Bretagne et la Suisse vont en faire autant.
Outre une meilleure qualité d'écoute, le standard permet d'enregistrer des fichiers sonores sur une carte flash, des fonctions de pause et de rembobinage pendant l'écoute d'une chanson et bien sûr l'affichage multimédia. Les constructeurs allemands (Audi, BMW, Mercedes) proposent l'option DAB sur leurs modèles pour les pays qui peuvent y accéder.
Voir la vidéo (en allemand) avec Audi :
Les américains ont pour leur part la HD radio. C'est un signal numérique relayé par 1900 radios US. Avec un autoradio adapté, on peut écouter de la musique en meilleure qualité et afficher aussi des données. Autre subtilité, on peut aussi mémoriser à la volée un titre écouté à la radio (avec le tagging iTunes) et le conserver pour le réécouter et éventuellement l'acheter sur la boutique en ligne d'Apple pour le mettre ensuite sur son iPod ou son iPhone. Ford sera le premier cette année à le proposer en voiture. Une autre solution viendra peut être de la radio par satellite. Ce concept est né aux Etats-Unis en l'an 2000 avec le lancement des bouquets XM Radio et Sirius.
C'est une technologie très populaire aux US, même s'il faut payer un abonnement de 10 $ par mois environ. L'intérêt, c'est qu'on peut écouter sa radio favorite partout, sans interférences, et bénéficier de programmes exclusifs et pour la plupart sans pub, plus le trafic et la météo.
En Europe, Worldspace veut s'attaquer à ce marché. L'opérateur collabore notamment avec l'équipementier Delphi et proposera bientôt une offre en Italie avec Fiat. Les clients des marques Alfa, Fiat et Lancia vont pouvoir s'équiper en option ou acheter un autoradio spécifique à installer en monte décalée dans le véhicule. Pour sa part, Renault a choisi de coopérer avec Ondas en vue d'un déploiement en 2012 de la radio numérique en Europe. Les clients auront non seulement la radio, mais en plus la vidéo à l'arrière, l'information trafic, la météo et un service de diagnostic à distance du véhicule.
Worldspace avait équipé un véhicule PSA lors du Mondial de l'Automobile 2006. La démo avait pour but de montrer les avantages d'une liaison satellite pour enrichir la navigation embarquée.
C'était très sensible au niveau de l'information trafic et des places de parking. La radio numérique est un plus pour l'information routière (lire l'article du 6 juillet), mais il va peut être falloir attendre l'arrivée de la radio par satellite à défaut de bénéficier à bord du T-DMB.