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jeudi 25 octobre 2012

DiBcom invite le secteur de l'automobile à adopter la radio par satellite par DVB-SH

La filiale de Parrot, leader sur le marché des composants dédiés à la réception de la radio et de la TNT dans les automobiles, se félicite de l’adoption du nouveau système de diffusion de radio numérique par satellite (DVB-SH) par le groupe de radio NRJ*. Un choix qui pourrait aiguiller le marché, car ce protocole coûte 6 fois moins cher qu'un diffusion numérique par voie hertzienne classique.
Le DVB-SH est un système qui permet de recevoir la radio numérique, via une simple antenne dans le véhicule. Le signal radio est transmis de façon numérique vers le satellite qui a été lancé par Solaris, filiale d’Eutelsat en 2009. Ce signal radio est ensuite diffusé en France et au-delà de l’Hexagone pour courir les zones frontalières. Outre le fait de recevoir facilement la radio numérique par satellite dans sa voiture, que l’on soit en zones urbaines ou en zones rurales, y compris sur autoroutes, le DVB-SH offre selon DiBcom de nombreux avantages. Par exemple, il est également possible de transmettre des informations complémentaires (images, informations sur le trafic…).




La filiale de Parrot invite dès maintenant les radios à adopter ce standard, car d’un point de vue réglementaire, la diffusion de programmes peut démarrer dès lors qu’un accord commercial avec Solaris est trouvé, sans avoir à obtenir de la part du CSA l’attribution de fréquences pour diffuser leurs programmes. En ce qui concerne les constructeurs automobiles, le plus simple serait d'adopter un système de radio numérique multi-standard, permettant la réception du DAB en Angleterre, du DAB+ lancé récemment en Allemagne et du DVB-SH pour d’autres pays européens comme la France et l’Italie. Rappelons que la législation prévoit l’adoption de la radio numérique sur tous les récepteurs à partir du 1er septembre 2013, et pour le secteur automobile l'adoption du T-DMB, dérivé du standard DAB (Digital Audio Broadcasting – Diffusion audio numérique).

*NRJ Group intègre notamment NRJ, Nostalgie, Chérie FM, et Rire & Chansons

vendredi 6 juillet 2012

Le trafic à l'ère de la radio numérique



La radio va enfin passer à l'ère du numérique. Oubliez les grandes ondes et la FM qui crachote, la radio numérique (ou T-DMB) va démarrer ses programmes par voie hertzienne en fin d'année sur trois zones test que sont Paris, Marseille et Nice. Le déploiement se fera ensuite sur 5 ans, région par région afin d'arriver à une couverture nationale.
Le calendrier prévoit l'intégration de récepteurs T-DMB à partir de septembre 2010 dans les terminaux radio et multimédia, en septembre 2012 dans les terminaux dédiés principalement à la radio et en septembre 2013 pour toutes les radios.

Avec la radio numérique, on a un son de meilleure qualité, mais aussi du contenu multimédia. On peut par exemple afficher pendant l'écoute d'un titre la pochette de l'album et la bio de l'artiste.
Mais pour les automobilistes, il y a encore mieux. Un canal a été réservé pour diffuser des données autres que celles concernant la radio. Le fournisseur d'info trafic Médiamobile (c'est lui qui alimente les constructeurs, les équipementiers et les fabricants de GPS, son challenger étant Viamichelin) veut en profiter et a conçu pour cela un protocole spécial qui a pour nom TPEG.
Grâce à cette norme (Transport Protocol Expert Group), il sera possible de recevoir sur des terminaux compatibles - autrement dit les autoradios du futur et les GPS de demain - des infos beaucoup plus détaillées sur l'état de la circulation.
On pourrait avoir par exemple les temps de parcours, les limites de vitesse dynamiques (chantiers, pollution), la météo routière, la disponibilité des places de parking, les prix des carburants et des péages, des infos sur les transports en commun, etc...
L'info sera personnalisable par les industriels.
Comme on le voit, la radio numérique sera bien plus riche. Et elle sera synonyme de services de mobilité pour les conducteurs.

jeudi 5 janvier 2012

Le satellite au secours de la radio numérique ?




La France va-t-elle réussir à déployer la radio numérique terrestre (RNT) ? Alors que la TNT enregistre un succès croissant pour la TV, la norme T-DMB (Terrestrial Digital Multimedia Broadcasting) choisie par notre pays se limite à quelques zones tests (Paris, Marseille, Nice) et les grandes radios privées (Europe 1 notamment) se demandent si elles vont vraiment investir. La faute à la crise, mais aussi un doute quant à la pertinence de la technologie. Pour le moment, seule la Corée du Sud a adopté cette norme. Pourtant, le CSA avait arrêté un calendrier qui prévoyait notamment l'intégration des premiers autoradios en 2013.




C'est dommage, car on se souvient que RTL avait fait une démonstration de la radio numérique lors du dernier Mondial de l'Automobile, en octobre 2008. La radio avait fait équiper un Renault Koleos avec un autoradio capable de recevoir des programmes associant le son de qualité CD, mais aussi du contenu multimédia (affichage de photos et de textes comme la couverture du CD, diffusion de données comme le trafic et la météo en temps réel sur l'écran).




Pour sa part, l'Allemagne, qui disposait déjà et depuis des années d'une autre technologie qui a pour nom DAB (Digital Audio Broadcasting), accélère et va déployer d'ici quelques semaines un multiplex DAB+. La Grande-Bretagne et la Suisse vont en faire autant.



Outre une meilleure qualité d'écoute, le standard permet d'enregistrer des fichiers sonores sur une carte flash, des fonctions de pause et de rembobinage pendant l'écoute d'une chanson et bien sûr l'affichage multimédia.
Les constructeurs allemands (Audi, BMW, Mercedes) proposent l'option DAB sur leurs modèles pour les pays qui peuvent y accéder.

Voir la vidéo (en allemand) avec Audi :







Les américains ont pour leur part la HD radio. C'est un signal numérique relayé par 1900 radios US. Avec un autoradio adapté, on peut écouter de la musique en meilleure qualité et afficher aussi des données. Autre subtilité, on peut aussi mémoriser à la volée un titre écouté à la radio (avec le tagging iTunes) et le conserver pour le réécouter et éventuellement l'acheter sur la boutique en ligne d'Apple pour le mettre ensuite sur son iPod ou son iPhone. Ford sera le premier cette année à le proposer en voiture.
Une autre solution viendra peut être de la radio par satellite. Ce concept est né aux Etats-Unis en l'an 2000 avec le lancement des bouquets XM Radio et Sirius.



C'est une technologie très populaire aux US, même s'il faut payer un abonnement de 10 $ par mois environ. L'intérêt, c'est qu'on peut écouter sa radio favorite partout, sans interférences, et bénéficier de programmes exclusifs et pour la plupart sans pub, plus le trafic et la météo.



En Europe, Worldspace veut s'attaquer à ce marché. L'opérateur collabore notamment avec l'équipementier Delphi et proposera bientôt une offre en Italie avec Fiat. Les clients des marques Alfa, Fiat et Lancia vont pouvoir s'équiper en option ou acheter un autoradio spécifique à installer en monte décalée dans le véhicule. Pour sa part, Renault a choisi de coopérer avec Ondas en vue d'un déploiement en 2012 de la radio numérique en Europe. Les clients auront non seulement la radio, mais en plus la vidéo à l'arrière, l'information trafic, la météo et un service de diagnostic à distance du véhicule.



Worldspace avait équipé un véhicule PSA lors du Mondial de l'Automobile 2006. La démo avait pour but de montrer les avantages d'une liaison satellite pour enrichir la navigation embarquée.



C'était très sensible au niveau de l'information trafic et des places de parking. La radio numérique est un plus pour l'information routière (lire l'article du 6 juillet), mais il va peut être falloir attendre l'arrivée de la radio par satellite à défaut de bénéficier à bord du T-DMB.