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dimanche 14 octobre 2012

Linux embarque dans l'automobile pour faciliter la convergence multimédia



La convergence du mobile et de l'automobile est un vieux rêve. Mais, pour la première fois depuis longtemps, il est en passe de devenir une réalité. La communication a été grandement facilitée à bord depuis que Microsoft a convaincu Fiat (Blue & Me) et Ford (Sync) d'introduire du Windows dans les voitures pour obtenir une connectivité USB et Bluetooth, ainsi que de la reconnaissance vocale et la prise en charge de périphériques (Smartphones, lecteurs MP3). Mais, il y a encore mieux. Avec l'arrivée de Linux et du logiciel libre en "open source", on va pouvoir ouvrir encore plus l'automobile à des applications tierces.
C'est ainsi que BMW envisage par exemple d'ouvrir un "BMW Application Store" sur le modèle de celui d'Apple. Au salon de Francfort, l'offre était matérialisée sous forme de concept avec une interface permettant de retrouver des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou encore Xing.




Si BMW a été un précurseur, la démarche s'est structurée. Une alliance du nom de GENIVI s'est formée autour de BMW, PSA Peugeot Citroën, General Motors, Delphi, Visteon, Harman becker, Magneti Marelli, Windriver et Intel. On compte 35 membres à ce jour et la liste ne cesse de s'étoffer. Grâce à une coopération plus étroite avec les leaders de l'électronique grand public, les constructeurs vont pouvoir intégrer au fur et à mesure des innovations (pourquoi pas le prochain iPhone ou tout autre concept en rupture), alors que leurs systèmes de navigation embarqués - dont la conception était gelée quelques années en avance - étaient jusqu'à présent en retard sur les GPS portables et les Smartphones.



Les projets avancent car Harman a dévoilé par exemple des applications destinées à BMW (Série 7) et Mercedes (Classe S et C). L'objectif est d'être prêt à partir de 2012 pour des applications en série. Dès lors, tout sera possible pour intégrer le meilleur du logiciel et des applications. Les automobilistes retrouveront à bord de leur véhicule ce qui fait le succès des produits nomades, mais avec une intégration pensée dans le véhicule.



En voici un exemple très concret. J'ai pu assister à une démo de "Linux on board" chez ESG France, la branche hexagonale de cette société allemande qui conseille les constructeurs automobiles pour l'intégration de l'électronique, notamment BMW. L'écran permet d'afficher des fonctions telles que la navigation Internet, la messagerie instantanée, l'e-mail, un lecteur multimédia de vidéo (VLC Player), ou encore des jeux.



Le système d'exploitation est du Linux (la version Mobile Linux, Moblin pour les intimes). Voici par exemple une page web.



La plateforme, qui utilise la puce Intel ATOM, a les mêmes capacités qu'un bon ordinateur fixe. On ne dirait pas, étant donné la taille assez compacte. Vous imaginez le confort que cela peut représenter.



Du point de vue de la connectivité, la plateforme Linux élaborée par ESG fait la part belle à Bluetooth, l'USB (standard, mini ou micro USB) et tout ce qui se fait aujourd'hui (Wi Fi, 3G+...), y compris la réception GPS. On le voit, l'automobile est prête à franchir un pas très symbolique. La voiture communicante va devenir une réalité pour le conducteur et ses passagers.

jeudi 9 août 2012

Mentor Graphics facilite le divertissement en voiture avec une plateforme embarquée compatible avec GENIVI

Fournisseur de logiciels de conception, tant pour le matériel que pour les logiciels, Mentor Graphics s'intéresse beaucoup à la voiture communicante. Il vient par exemple de développer une plate-forme embarquée pour l'infotainment qui répond aux exigences de conformité de l’Alliance GENIVI*, qui regroupe bon nombre d'acteurs de l'automobile autour d'un standard ouvert, afin de faciliter l'intégration des produits d'électronique grand public dans les véhicules. Elle permet aux équipementiers automobiles et aux développeurs de logiciels de fournir des systèmes IVI** compatibles avec les spécifications définies par l'alliance.
La plate-forme de Mentor Graphics intègre des logiciels middleware graphiques, de communication et multimédia avec des bibliothèques, l’infrastructure système et les composants de gestion en plus de Linux et des pilotes nécessaires. Elle est compatible avec les architectures ARM et les processeurs Intel Atom.

*GENIVI a été fondé par BMW et Intel. L'alliance compte plus de 120 membres, dont des constructeurs, des équipementiers et des développeurs.
**In Vehicle Infotainment

mercredi 20 juin 2012

Delphi facilite l'intégration des Smartphones à bord

Delphi connectivity platform HD
L'objectif de tous les constructeurs automobiles est d'arriver à intégrer les Smartphones dans leur véhicule, de telle sorte que les conducteurs puissent utiliser les applications les plus populaires dans la téléphone mobile (navigation, trafic, radars, points d'intérêt). Mais, jusqu'à présent, cela n'a pas été possible en raison du décalage entre le cycle de l'automobile et de sa logique de l'embarquée et le cycle beaucoup plus rapide des télécoms. Heureusement, il y a GENIVI. Ce consortium réunit le monde de l'électronique (Intel), des télécoms (Nokia, Samsung) et de l'automobile (BMW, GM, Nissan, PSA, Renault) et utilise le logiciel libre (open source Linux) pour intégrer plus facilement l'univers de la téléphonie et les nouveautés dans le domaine de l'électronique. A partir de 2013, les ensembles audio-GPS des constructeurs seront compatibles avec les derniers produits du marché* et pourront se mettre à jour en continu. L'équipementier Delphi propose justement de faciliter l'emploi des Smartphones à bord en proposant un écran embarqué (de taille confortable) qui affichera les mêmes applications et que l'on pourra piloter avec les commandes du véhicule (écran tactile, commandes au volant, voix). Dans le cadre d'un partenariat avec Google, Delphi envisage même d'adapter l'affichage en fonction de la situation. Par exemple, à l'arrêt on pourra accéder à tout, y compris Internet pour lire des pages web ou les e-mails. Par contre, seules des applications utiles pour la conduite (cartes, trafic, météo) seraient disponibles pour la conduite.
* Les plateformes seront compatibles avec la 4G, la 3G, mais aussi le Wi-Fi, le Wi-max, la radio par satellite ou encore le DVB-SH (télévision numérique sur mobile).


Delphi iphone remote control 1 HD

Delphi imagine également que le Smartphone puisse piloter des fonctions du véhicule. Grâce à la clé communicante dont j'ai déjà parlé, on pourrait ainsi retrouver sur l'écran de l'iPhone (ou autre téléphone avec écran large et tactile, ou sur un iPad) l'état du véhicule (niveau de carburant, ouvrants, batterie). Mais, il n'est pas question de remplacer pour autant la clé de contact par un téléphone mobile.

DSCN3346

Voici par contre une application qui me paraît très utile. On pourrait retrouver sur l'iPhone une appli qui explique à quoi correspondent les voyants du tableau de bord (au lieu de lire le monde d'emploi). Avec de la réalité augmentée, on pourrait même identifier où se trouve le liquide lave-glaces quand il faut refaire les niveaux.
L'équipementier travaille par ailleurs sur bien d'autres applications, comme l'audio streaming (musique par Bluetooth sur l'autoradio à partir du téléphone), l'écran dual view, la vision tête haute et la communication avec l'infrastructure et les autres véhicles. L'intégration du Smartphone et Internet à bord ouvre bien des horizons.

Voir le diaporama :

Delphi facilite l'intégration des Smartphones à bord

Delphi connectivity platform HD
L'objectif de tous les constructeurs automobiles est d'arriver à intégrer les Smartphones dans leur véhicule, de telle sorte que les conducteurs puissent utiliser les applications les plus populaires dans la téléphone mobile (navigation, trafic, radars, points d'intérêt). Mais, jusqu'à présent, cela n'a pas été possible en raison du décalage entre le cycle de l'automobile et de sa logique de l'embarquée et le cycle beaucoup plus rapide des télécoms. Heureusement, il y a GENIVI. Ce consortium réunit le monde de l'électronique (Intel), des télécoms (Nokia, Samsung) et de l'automobile (BMW, GM, Nissan, PSA, Renault) et utilise le logiciel libre (open source Linux) pour intégrer plus facilement l'univers de la téléphonie et les nouveautés dans le domaine de l'électronique. A partir de 2013, les ensembles audio-GPS des constructeurs seront compatibles avec les derniers produits du marché* et pourront se mettre à jour en continu. L'équipementier Delphi propose justement de faciliter l'emploi des Smartphones à bord en proposant un écran embarqué (de taille confortable) qui affichera les mêmes applications et que l'on pourra piloter avec les commandes du véhicule (écran tactile, commandes au volant, voix). Dans le cadre d'un partenariat avec Google, Delphi envisage même d'adapter l'affichage en fonction de la situation. Par exemple, à l'arrêt on pourra accéder à tout, y compris Internet pour lire des pages web ou les e-mails. Par contre, seules des applications utiles pour la conduite (cartes, trafic, météo) seraient disponibles pour la conduite.
* Les plateformes seront compatibles avec la 4G, la 3G, mais aussi le Wi-Fi, le Wi-max, la radio par satellite ou encore le DVB-SH (télévision numérique sur mobile).


Delphi iphone remote control 1 HD

Delphi imagine également que le Smartphone puisse piloter des fonctions du véhicule. Grâce à la clé communicante dont j'ai déjà parlé, on pourrait ainsi retrouver sur l'écran de l'iPhone (ou autre téléphone avec écran large et tactile, ou sur un iPad) l'état du véhicule (niveau de carburant, ouvrants, batterie). Mais, il n'est pas question de remplacer pour autant la clé de contact par un téléphone mobile.


Voici par contre une application qui me paraît très utile. On pourrait retrouver sur l'iPhone une appli qui explique à quoi correspondent les voyants du tableau de bord (au lieu de lire le monde d'emploi). Avec de la réalité augmentée, on pourrait même identifier où se trouve le liquide lave-glaces quand il faut refaire les niveaux.
L'équipementier travaille par ailleurs sur bien d'autres applications, comme l'audio streaming (musique par Bluetooth sur l'autoradio à partir du téléphone), l'écran dual view, la vision tête haute et la communication avec l'infrastructure et les autres véhicles. L'intégration du Smartphone et Internet à bord ouvre bien des horizons.

Voir le diaporama :

lundi 19 mars 2012

Rambouillet capitale mondiale de la voiture connectée

C'est une spécificité dont la France peut être fière : le site de Rambouillet dans les Yvelines est le centre d'excellence mondial pour Continental Automotive en ce qui concerne la radio, la navigation et l'interface homme-machine pour les systèmes multimédia. Les ingénieurs de l'équipementier allemand développent ici les équipements du futur, dont par exemple la nouvelle plateforme ouverte nouvelle génération, qui a été présentée en début d'année au CES de Las Vegas. Ce système qui offre le meilleur de la connectivité à bord arrivera sur le marché à partir de 2014.



La plateforme OIP (Open Infotainment Platform) tourne sous Linux et joue à fond la carte de la convergence. Compatible avec le standard de l'alliance GENIVI, elle associe dans un même ensemble l'audio (double tuner, radio numérique), la navigation (dont la 3D et la réalité augmentée) et la connectivité (Wi Fi, navigateur web, Bluetooth, USB), avec en prime de la reconnaissance vocale en langage naturel, de la reconnaissance d'écriture, une ouverture sur les applications liées à un constructeur et des performances graphiques dignes des meilleurs tablettes actuelles. Sa mise à jour se fait par téléchargement. Le projet a été monté en 18 mois à Rambouillet.


Au cours de cette visite, on nous a montré aussi les autoradios de demain. Si le "all in one" devient un standard, avec un appareil qui regroupe toutes les fonctions essentielles (USB, SD, Bluetooth, iPod), et qui se destine en particulier aux véhicules électriques*, la radio de demain sera à coup sur numérique. C'est la conviction de Continental, qui observe que ce standard se développe partout en Europe.


A ce propos, l'équipementier a conçu un autoradio hybride, qui offre d'une part la réception des normes de diffusion terrestre (dont le DAB+) mais aussi une connexion 3G et Wi Fi (via le smartphone) pour une continuité de réception. La radio numérique permet d'améliorer le confort d'écoute, mais surtout d'ajouter des contenus numériques (trafic, envoi de messages pendant une émission, etc...).


Continental a également présenté son concept "high tech low cost". Une formule qu'on pourrait résumer par de la techno de pointe pour tous. Sur un écran de la taille d'une tablette, on peut retrouver tous les menus de son smartphone avec une ergonomie étudiée. Précisons au passage que l'équipementier a prévu l'intégration du NFC (Near Fied Communication) pour déverrouiller l'auto à partir du mobile et transmettre à partir de ce standard sans contact les préférences du conducteur (dont l'éclairage d'ambiance et les réglages audio).


Au passage, on note la présence d'un petit tiroir sous la console qui permet de recharger par induction (sans câble) son smartphone à bord du véhicule.


Autre trouvaille : un projecteur de signaux lumineux sur la planche de bord. Les lumières se reflètent sur le pare-brise et viennent alerter le conducteur en fonction des codes couleurs. Les signaux renseignent sur un danger, l'arrivée d'un appel téléphonique ou le non respect de la limite de vitesse.


Et puisqu'on parle de lumière, je termine ce tour d'horizon par un projet mené en commun avec l'Université de Versailles Saint Quentin, où Continental a ouvert une chaire industrielle. Le projet VLC (Visible Light Communication) consiste à utiliser des LED pour propager la connexion Internet dans l'habitacle à un débit supérieur à 100 Mb/s. On parle ainsi de Li Fi (Light Fidelity) pour remplacer le Wi Fi. Et tout cela se déroule à Rambouillet !

*Les véhicules électriques vont contribuer à éliminer le CD sur les autoradios, de façon à gagner un peu de poids et à consommer moins d'énergie.

mercredi 8 février 2012

La plateforme GENIVI accueille de nouveaux membres

Créée à la base par BMW et Intel, l'Alliance Genivi fait le plein. Cette association regroupant notamment constructeurs et équipementiers sur une plate-forme dédiée à l'infodivertissement embarqué, annonce l'arrivée de Bosch, TomTom et Tata en son sein. Déjà, elle avait accueilli ces derniers mois des marques comme Jaguar, Land Rover, Hyundai, ou encore Renault.
L'objectif est de standardiser les normes de l'infodivertissement afin réduire les délais du développement et les coûts inhérents et accélérer la mise sur le marché des produits. Concrètement, Bosch via Bosch Car Multimedia GmbH contribuera à une « intégration plus souple et plus performante du divertissement, de la navigation, de la télématique et de l'assistance au conducteur dans le véhicule. Les systèmes d'information du conducteur tiennent compte de l'intérêt croissant des clients pour des sujets tels que la réduction de la consommation et des émissions », souligne l'équipementier. Tata, via sa filiale informatique Tata Consultancy Services (174 000 consultants dans 42 pays), développe des solutions d'engineering de produit et des solutions industrielles. Quant à TomTom, il est spécialisé entre autres dans la localisation et la navigation (3 000 personnes employées, 50 millions d'utilisateurs).
A noter également l'entrée d'Alten SA, BearingPoint GmbH, BSQUARE, Galician Automotive Technology Centre (CTAG), Harman International Industries, Infobank Corporation, Intrinsyc Software International, MFORMATION Technologies, Mitac International Corporation et Vitec Co., Ltd à l'Alliance en tant que membres associés qui compte à ce jour 100 entreprises membres.

samedi 28 janvier 2012

Le match Windows-Android pour la voiture communicante





Qui l'eût cru ? Le futur de la voiture communicante risque de se jouer entre Microsoft et Google. Entre Windows et Android. Pendant longtemps, la firme de Bill Gates a été considérée comme un épouvantail et certains se souviennent peut être des débuts laborieux d'Auto PC (qui était pourtant en avance sur son époque) sur la Citroën Xsara. C'est en fait Fiat qui a donné sa chance à Microsoft et à Windows dans l'automobile, en intégrant ses solutions pour son offre "Blue & Me", lancée à partir de 2006. Puis, Ford a embrayé et a lancé SYNC aux Etats-Unis. Tous les deux ont produit plus d'un million de voitures communicantes, avec des solutions "Windows inside".




Le principe à la base est de proposer une connectivité Bluetooth (pour la téléphonie mains-libres) et USB, afin de pouvoir brancher un lecteur MP3 ou une clé USB, le tout en association avec de la reconnaissance vocale et des commandes au volant.
Chez Fiat, en Europe, l'offre s'est enrichie avec la navigation (cartographie sur clé USB ou GPS portable relié au véhicule), puis l'éco-conduite (calcul des émissions de CO2, désormais lié au GPS Tom Tom sur la Punto EVO).
Aux Etats-Unis, Ford est allé plus loin avec des applications à télécharger pour la voiture, dans le cadre de son offre SYNC. Il y a notamment l'écoute de radios sur Internet et les news sur Twitter. On a vu plus récemment avec la Kia "UVO" une solution innovante à base de reconnaissance vocale (on peut demander qui-est ce ?, quand une chanson passe) et d'un widget qui permet de récupérer "on line" des infos sur Facebook et Twitter.


Pour sa part, l'équipementier Continental travaille sur la plateforme Windows ainsi que sur Android. Les deux technologies ont été présentées lors du dernier CES à Las Vegas. En se basant sur la technologie Google, Conti permet d'avoir une liaison constante avec l'extérieur ("Always on", le slogan de sa solution Auto Linq), en mariant le mobile avec l'auto. Par exemple, le conducteur peut se servir de son Smartphone pour consulter l'état du véhicule (fermeture des portes, état de la batterie) ou le localiser sur un parking. A la maison, il est possible aussi de consulter des infos sur la voiture à distance, à partir d'un PC relié à Internet. Et, sur la route, la connexion Internet (3G et plus) donne accès à de la navigation enrichie (prix des carburants, trafic, météo) et aux réseaux sociaux. Selon Gartner, le standard Android aura une part de marché de 18 % en 2012 sur les Smartphones vendus dans le monde et adressera une communauté de près de 100 millions d'utilisateurs. On comprend l'intérêt que portent les constructeurs, notamment à travers le consortium GENIVI (dont Continental fait partie), à l'univers "plug & play" de Google.


Google est déjà présent sur les GPS nomades avec la recherche locale. Il arrive aussi sur les GPS embarqués, avec d'une part BMW qui l'utilise déjà, et son arrivée annoncée sur la nouvelle A8 chez Audi, dotée d'une liaison 3G et Wi-Fi. Il y aura à la fois la recherche locale Google et Google Earth.
Mais, Google pourrait aussi semer la zizanie avec sa solution "Google Maps Navigation", adaptée aux mobiles et proposée gratuitement sur les mobiles Android. C'est une solution très efficace, qui utilise toute la puissance du "cloud computing" pour traiter la reconnaissance vocale et aller chercher les infos géolocalisées sur Internet. De plus, elle intègre les images satellite et celles de Google Street View.

Voir la vidéo sur You Tube :



J'ai en tête une citation de Xavier Niel, le fondateur de Free (qui est plutôt visionnaire) : "dans 10 ans, les GPS seront remplacés par Google Maps". Si tel était le cas, c'est tout un éco-système qui s'effondrerait. Certains partenaires des constructeurs, dont Navteq et Tom Tom, seraient les premières victimes de la navigation gratuite.
Alors, Windows ou Android ? Le match ne fait que commencer.

Le match Windows-Android pour la voiture communicante





Qui l'eût cru ? Le futur de la voiture communicante risque de se jouer entre Microsoft et Google. Entre Windows et Android. Pendant longtemps, la firme de Bill Gates a été considérée comme un épouvantail et certains se souviennent peut être des débuts laborieux d'Auto PC (qui était pourtant en avance sur son époque) sur la Citroën Xsara. C'est en fait Fiat qui a donné sa chance à Microsoft et à Windows dans l'automobile, en intégrant ses solutions pour son offre "Blue & Me", lancée à partir de 2006. Puis, Ford a embrayé et a lancé SYNC aux Etats-Unis. Tous les deux ont produit plus d'un million de voitures communicantes, avec des solutions "Windows inside".




Le principe à la base est de proposer une connectivité Bluetooth (pour la téléphonie mains-libres) et USB, afin de pouvoir brancher un lecteur MP3 ou une clé USB, le tout en association avec de la reconnaissance vocale et des commandes au volant.
Chez Fiat, en Europe, l'offre s'est enrichie avec la navigation (cartographie sur clé USB ou GPS portable relié au véhicule), puis l'éco-conduite (calcul des émissions de CO2, désormais lié au GPS Tom Tom sur la Punto EVO).
Aux Etats-Unis, Ford est allé plus loin avec des applications à télécharger pour la voiture, dans le cadre de son offre SYNC. Il y a notamment l'écoute de radios sur Internet et les news sur Twitter. On a vu plus récemment avec la Kia "UVO" une solution innovante à base de reconnaissance vocale (on peut demander qui-est ce ?, quand une chanson passe) et d'un widget qui permet de récupérer "on line" des infos sur Facebook et Twitter.


Pour sa part, l'équipementier Continental travaille sur la plateforme Windows ainsi que sur Android. Les deux technologies ont été présentées lors du dernier CES à Las Vegas. En se basant sur la technologie Google, Conti permet d'avoir une liaison constante avec l'extérieur ("Always on", le slogan de sa solution Auto Linq), en mariant le mobile avec l'auto. Par exemple, le conducteur peut se servir de son Smartphone pour consulter l'état du véhicule (fermeture des portes, état de la batterie) ou le localiser sur un parking. A la maison, il est possible aussi de consulter des infos sur la voiture à distance, à partir d'un PC relié à Internet. Et, sur la route, la connexion Internet (3G et plus) donne accès à de la navigation enrichie (prix des carburants, trafic, météo) et aux réseaux sociaux. Selon Gartner, le standard Android aura une part de marché de 18 % en 2012 sur les Smartphones vendus dans le monde et adressera une communauté de près de 100 millions d'utilisateurs. On comprend l'intérêt que portent les constructeurs, notamment à travers le consortium GENIVI (dont Continental fait partie), à l'univers "plug & play" de Google.


Google est déjà présent sur les GPS nomades avec la recherche locale. Il arrive aussi sur les GPS embarqués, avec d'une part BMW qui l'utilise déjà, et son arrivée annoncée sur la nouvelle A8 chez Audi, dotée d'une liaison 3G et Wi-Fi. Il y aura à la fois la recherche locale Google et Google Earth.
Mais, Google pourrait aussi semer la zizanie avec sa solution "Google Maps Navigation", adaptée aux mobiles et proposée gratuitement sur les mobiles Android. C'est une solution très efficace, qui utilise toute la puissance du "cloud computing" pour traiter la reconnaissance vocale et aller chercher les infos géolocalisées sur Internet. De plus, elle intègre les images satellite et celles de Google Street View.

Voir la vidéo sur You Tube :



J'ai en tête une citation de Xavier Niel, le fondateur de Free (qui est plutôt visionnaire) : "dans 10 ans, les GPS seront remplacés par Google Maps". Si tel était le cas, c'est tout un éco-système qui s'effondrerait. Certains partenaires des constructeurs, dont Navteq et Tom Tom, seraient les premières victimes de la navigation gratuite.
Alors, Windows ou Android ? Le match ne fait que commencer.