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jeudi 20 septembre 2012

En route vers le véhicule électrique automatisé

Cybergo profil
Les visiteurs du Mondial de l'Automobile pourront apercevoir ce véhicule, qui tient à la fois du véhicule de golf et d'une navette de transports en commun. Et pour cause, le Cybergo est un concept de navette électrique, pouvant accueillir de 6 à 8 personnes. Il pourra se déplacer de façon automatisée (sans chauffeur donc), sur des voies non ouvertes à la circulation, comme des dessertes de parc ou une voirie protégée. Le Cybergo est produit par Induct (http://www.inductsystem.com/), une société française spécialisée à la fois dans la gestion de flottes et l'automatisation de la conduite. J'ai déjà eu l'occasion de parler d'eux sur ce blog. Le véhicule sera visible au Mondial sous forme de maquette et fera l'objet d'une démonstration sur le parvis de la Défense au mois d'octobre. Mais, il y a encore mieux. Le Cybergo va rouler dans les rues de La Rochelle à partir de janvier 2011 et pour une durée de 6 mois. Un test destiné au grand public.


Cybergo usages

La ville des Francofolies, pionnière de la mobilité électrique avec le système Liselec (rebaptisé depuis Yelomobile) de location en libre-service de voitures électriques, va procéder à un test grandeur nature dans le cadre du projet européen CityMobil. Le Cybergo, mais aussi d'autres véhicules automatisés - dont ceux de l'INRIA - vont transporter des rochelais sans émission (et sans conducteur) en milieu urbain, ouvrant ainsi la voie de la mobilité du XXIème siècle.

Cybergo schéma

L'innovation ne vient pas seulement de la conduite automatisée, grâce à des capteurs radar et vidéo pouvant détecter des obstacles comme la traversée d'un piéton. Le Cybergo pourra se recharger à chaque arrêt par induction. De plus, un système de gestion, tenant compte de la fréquentation à chaque arrêt, pourra envoyer dans le circuit des navettes pour répondre à la demande de mobilité. Autrement dit, c'est du transport à la demande.
Voir la page dédiée à ce véhicule : http://www.induct.fr/Les-cybercars-et-la-navette-Induct-CYBERGO_a31.html

Modulgo

Et un peu plus tard, lors du salon de Genève, on pourra voir le Modulgo. Il s'agit là d'un véhicule électrique, pouvant se conduire de façon manuelle ou robotisée (la première version pourra seulement faire du parking automatique). Il se destine aux collectivités locales et aux entreprises. Dans sa version partagée, Modulgo sera commercialisé sous la forme d'un abonnement de service mensuel incluant la mise à disposition du véhicule, le service de télématique abonnement sans fil compris, l'assurance et l'entretien à domicile. On en reparlera...

mardi 10 avril 2012

Rinspeed livre les résultats d'un sondage sur la mobilité


Rinspeed vient de publier les résultats d'un sondage qu'il a fait réaliser à l'occasion du salon de Genève. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'une société suisse qui présente toujours des concepts décoiffants sur les bords du Lac Léman et qui a exposé cette année UC (Urban Commuter) : un véhicule électrique pour la ville combiné avec les transports en commun. Rinspeed a interrogé un panel de 1130 personnes, d'une moyenne d'âge de 41 ans, dont une majorité de visiteurs du salon entre 18 et 25 ans. Autrement dit, les jeunes qui eux sont plus sensibles aux nouvelles formes de mobilité. Les résultats montrent une attente du public par rapport à l'électro-mobilité avec des prévisions de parts de marché qui dépassent celles avancées par les constructeurs.



Alors, que faut-il retenir de ce panel ? Déjà, premier sujet de satisfaction pour Rinspeed : 86 % des personnes interrogées pensent que son concept de véhicule électrique qui peut voyager aussi par train pendant qu'il se recharge est "intéressant". Une minorité (3 %) pense que ce n'est pas intéressant et 1 % seulement des sondés pensent que ce n'est pas réaliste.
Autre enseignement : 90 % des membres du panel pensent que l'automobile et les transports en commun devraient être interconnectés. C'est sans doute sur ce point qu'il y a un travail à faire et que le concept de Rinspeed (contrairement par exemple à son véhicule amphibie) apporte quelque chose. Le car sharing, autrement dit l'auto-partage est perçu comme une solution. Un consensus se dégage aussi pour qu'il y ait plus de places de parking dans les gares pour inciter à prendre le train. Une majorité (68 %) du panel utilise l'automobile tous les jours, alors que 21 % utilisent les transports en commun à un rythme quotidien.


Le dernier point concerne l'électro-mobilité. 88 % des sondés pensent que la voiture électrique a des chances assez élevées de réussir, dont 55 % qui penchent pour une part de marché de 10 % en 2020 et 31 % qui pronostiquent jusqu'à 15 %. L'étude vaut ce qu'elle vaut, mais elle n'est pas inintéressante. Pour ceux qui le souhaitent, il est possible de la commander en ligne à l'adresse suivante : info@rinspeed.com. Mais, parce qu'il n'y a pas de petits profits, le rapport de 24 pages est vendu 180 francs suisses (130 €)...

mardi 13 mars 2012

Que faut-il retenir du salon de Genève ?

La cuvée 2011 de ce salon aura été, de mon point de vue, assez exceptionnelle. Il y a eu en effet pas mal de nouveaux modèles, pour la plupart assez high tech d'ailleurs, ainsi que des concepts cars qui ont retenu mon attention. Cette année, beaucoup d'acteurs ont pu prendre part au salon de Genève et c'est tant mieux car le public et les médias ont pu voir que l'innovation ne vient pas forcément des plus grands constructeurs. Et tout particulièrement dans l'électrique, où en fait il n'y avait aucune nouveauté (ou si peu). Comme j'ai déjà parlé des start ups du Pavillon Vert, voici donc mes coups de coeur sur le reste du salon.



La Rolls électrique
Evidemment, on ne peut pas ignorer la présence de la 102EX Concept. Elaborée sur la base d'une Phantom, cette Rolls zéro émission est dotée de deux moteurs électriques, qui délivrent une puissance combinée de presque 400 chevaux et surtout un couple impressionnant de 800 Nm. Sa batterie peut être entièrement rechargée en vingt heures sur une prise secteur classique, ou en huit heures sur une prise triphasée spécifique. Ce n'est qu'un prototype d'essai, destiné à valider auprès de la clientèle, et au cours de tests dans le monde entier, la pertinence de ce choix de propulsion. La Phantom électrique parcourt le 0 à 100 en 8 secondes et revendique une autonomie de 200 km. Elle sera volontairement limitée à 160 km/h.


BMW Vision Connected Drive
L'un des plus beaux concept cars du salon, assurément. Parmi les innovations, on peut mentionner un affichage tête haute évolué qui, en présentant les informations et symboles en trois dimensions, ajoute de la réalité augmentée pour le guidage. BMW inaugure par ailleurs quelques trouvailles, dont le filtrage d'informations, l'écran dédié au passager (qui peut analyser les informations ou adresses reçues en ligne pour peaufiner le guidage à destination du système de navigation et les envoyer sur le combiné d'affichage pour le conducteur) et le navigateur émotionnel. Ce dernier fait ressortir, en fonction de la personne, de son humeur et de la position géographique, les infos liées au lieu qu'on traverse.


La plateforme Saab iQon
Le concept car Phoenix de Saab n'a pas été perçu à sa juste valeur. En fait, le nom se réfère à la plateforme développée par la marque suédoise, et plusieurs éléments vont se retrouver sur la prochaine 9-3, dont le moteur d'origine BMW, la transmission hybride et surtout la plateforme multimédia iQon. Basée sur Android, celle-ci permet d'avoir accès à des services tels que la météo, la musique en ligne avec Spotify, les réseaux sociaux avec Facebook, mais aussi des infos sur le véhicule, grâce aux capteurs embarqués qui relèvent les données à travers 500 points de contacts dans le véhicule. Saab veut jouer la carte des applications pour smartphones dans la voiture avec la plateforme iQon.


Ford SYNC
Le salon de Genève (ainsi que le CEBIT de Hanovre) a été pour Ford l'occasion de lancer officiellement son service SYNC en Europe. Un service innovant qui cartonne aux Etats-Unis. Dès 2012, les clients de la Focus auront accès à une plateforme élaborée avec Microsoft, qui intègre des technologies de pointe comme la reconnaissance vocale, l'écran tactile, Bluetooth, la prise en charge des smartphones et des lecteurs MP3, et même l'accès au Wi Fi. Le système SYNC - avec l'interface MyFord Touch - se veut une solution riche et interactive, facilitant l'accès du conducteur à tout un univers de services. Ford va ainsi proposer une navigation qui pourra actualiser par le web les infos sur le trafic et qui proposera les bonnes adresses de Michelin. Mais, le point fort est surtout la commande vocale de Nuance qui permet d'entrer la destination à la volée, de dire simplement "j'ai faim" pour chercher un restaurant, ou encore de piloter la radio, son smartphone, la clim', etc...


EDAG Light Car Sharing
Depuis deux ans, l'équipementier allemand travaille sur la voiture électrique du futur avec une approche "open source". La dernière évolution fait la part belle au "car sharing" : autrement dit, l'auto partage qui se développe beaucoup ces temps ci et qui est particulièrement pertinent pour le VE. Avec son look calqué sur le Nissan Cube et ses touches flashy, ce concept est destiné à séduire les plus jeunes. Outre son moteur électrique et son pack de batteries disposé dans une architecture en sandwich, cette drôle de citadine se distingue par ses boucliers avant et arrière capables de "cicatriser" pour faire face aux agression urbaines et l'omniprésence des fonctions de signalisation et d'éclairage sur les panneaux de carrosserie. L'auto peut transporter six personnes sur deux banquettes. Les passagers arrière sont assis dans le sens contraire de la marche, comme dans les transports en commun. C'est une auto à la  fois basique au niveau des commandes et bien entendu connectée.


La Tata Pixel
Avec son look d'IQ revisitée, ce concept de la marque indienne préfigure peut être une Nano high tech pour l'Europe. J'ai bien aimé sa transmission toroïdale infiniment variable (IVT), baptisée "zero turn", qui aide la roue arrière extérieure à pivoter vers l'avant et la roue arrière intérieure à pivoter vers l'arrière. Résultat : un rayon de braquage de 2,6 m. La Pixel se différencie également par sa connectivité. Elle accueille un smartphone qui sert en fait de tableau de bord avec des fonctions pilotées depuis l'interface "My Tata Connect". Sous le capot, Tata a prévu un petit diesel 3 cylindres de 1,2 L turbo, dont la consommation s'établit à 3,4 L/100 km pour des rejets de CO2 de 89 g par km. Les performances sont optimisées par l'aérodynamique de l'auto mais aussi par la présence d'un système stop & start et de pneus à moindre résistance au roulement.

lundi 12 mars 2012

Giugiaro fait monter l'iPad à bord

Le Brivido est l'un des plus beaux coupés du salon de Genève. Ce concept, réalisé par Italdesign Giugiaro, vaut également le coup d'oeil à l'intérieur. Son intérieur est futuriste (rétro caméras) et sa console centrale tactile est astucieuse.
Mais, ce qui a retenu mon attention, c'est l'emplacement prévu pour insérer son iPad, côté passager. Il y a une fente qui est prévue au-dessus de la boîte à gants. L'intérêt ? Ce port pour iPad permet de retrouver tous les contenus de sa tablette sur un écran du véhicule. De quoi profiter de ses photos ou vidéos sans avoir à tenir l'iPad sur ses genoux.
Le groupe Volkswagen, qui est le propriétaire du studio de design italien, reprendra peut être l'idée...

Toyota et la voiture à hydrogène : objectif 2015 et au-delà

A l'ouverture du salon de Genève, le Président de Toyota Europe, le français Didier Leroy, a évoqué la sortie du premier modèle à pile à combustible en 2015. Ce n'est pas tout à fait une surprise, car l'annonce avait déjà était faite l'an dernier au salon de Tokyo. J'en avais même parlé sur ce blog en octobre dernier. La date de 2015 n'est pas un hasard. Elle correspond à l'engagement pris par un certain nombre de constructeurs dont également Daimler, Ford, Honda, Hyundai-Kia, General Motors et Renault-Nissan. Chez Toyota, il s'agira non pas d'un SUV (comme on a pu le voir sous forme de concept pendant des années), mais d'une berline. Ses formes seront proches du concept FCV-R que l'on peut voir sur le salon de Genève. Tout est dit à travers ces lettres : Fuel Cell Vehicle pour l'hydrogène et R pour Réalité et Révolution.


Voir la vidéo :

 

Le premier modèle de 2015 sera en quelque sorte une pré-série pour amorcer le marché. Par la suite, et c'est ce qui constitue à mes yeux la vraie nouveauté, Toyota entend vendre plusieurs dizaines de milliers de voitures au cours des années 2020. La marque japonaise se dit prête pour la série. Ce n'est pas la seule, puisque d'autres marques (dont par exemple Mercedes et Nissan qui vont élaborer un véhicule en commun pour 2016) vont tenir cet engagement.


Selon Frost & Sullivan, "Toyota a toujours tenu ses promesses, dont la Prius est un parfait exemple, et il n’y a aucune raison de douter de son engagement pour la production du premier véhicule à piles à combustible prévu en 2015".
La difficulté va être de mettre en place une infrastructure pour la distribution d'hydrogène à la pompe. Dans son discours, Didier Leroy a souligné que des efforts étaient réalisés en Scandinavie, en Grande-Bretagne et en Allemagne (pas en France, ça vous étonne ?). Toujours selon Frost & Sullivan, "il serait sensé de créer des alliances avec des partenaires pour développer une infrastructure de stations service à hydrogène dans les deux prochaines années. Le stockage de l’hydrogène, à la fois dans les voitures et dans les stations service, implique des systèmes complexes et des coûts associés qui pourraient être partagés avec des partenaires au travers de modèles économiques divers, très similaires à ce que les constructeurs automobiles de véhicules électriques proposent ou développent actuellement".
L'hydrogène est en tout cas dans les starting blocks.

Fisker Karma : l'hybride sport version US



La tendance est aux voitures de sport "écolo". C'est ce qu'on peut voir actuellement au salon de Genève, et en particulier chez Fisker Automotive. L'ex designer de BMW et Aston Martin, Henrik Fisker, fait le pari avec la Karma que l'on peut à la fois générer de la performance et respecter l'environnement avec un modèle hybride rechargeable. Il y a donc une batterie lithium-ion et deux moteurs électriques de 150 kw pour rouler en mode 100 % électrique. Les performances sont tout à fait acceptables (80 km d'autonomie, 0 à 100 km/h en 6 s, vitesse maxi de 15 km/h). La batterie se recharge en 4 heures en moyenne. Et quand il n'y a plus d'énergie, le moteur thermique prend le relais. C'est un moteur à essence 2 L d'origine GM (Ecotec) de 206 ch. La combinaison du moteur thermique et de l'énergie électrique permet d'obtenir 483 km supplémentaires d'autonomie. Côté performances, la Karma peut rouler à 200 km/h et accélère de 0 à 100 km/h en 5,8 s. Annoncé pour 2010 en Europe, le bolide "vert" de Fisker sera vendu 78 000 Euros et sera distribué par un réseau de 40 concessionnaires.

samedi 10 mars 2012

Blue Car : le pari électrique de Bolloré


Vincent Bolloré a présenté sa Blue Car au salon de Genève. C'est une voiture électrique, avec des batteries lithium-métal-polymère fabriquées en Bretagne par Batscap (autonomie de 250 km). Des cellules photo voltaïques se trouvent sur le toit pour récupérer de l'énergie et alimenter les équipements électriques. La voiture sera produite en italie, chez Pininfarina. On connaît désormais le prix de ce véhicule, qui sera de 330 Euros par mois. La Blue Car sera en effet proposée sous forme de location, coût des batteries et entretien compris.
Bolloré a également livré quelques détails sur l'intérieur : GPS et téléphonie mains-libres, écran tactile central, mode éco... On peut aussi consulter à distance (par téléphone portable) l'état de charge de la batterie.
Pour en savoir plus, vous pouvez désormais consulter un site dédié à ce véhicule :

vendredi 9 mars 2012

Le NFC s’affiche au salon de Genève

Cette technologie de communication sans fil et à courte portée a déjà inspiré plusieurs acteurs de l’automobile. On peut voir en ce moment sur le salon de Genève deux applications, une chez Rinspeed, l’autre chez Kia. L’équipementier Harman, qui accompagne toujours les projets de l’artisan suisse (concept Dock & Go cette année), a intégré un terminal multimédia dernier cri au sein d’une Smart électrique. Grâce à un mobile compatible avec la norme NFC, il est possible de mémoriser la position de conduite favorite, les préférences musicales et les accès pour se connecter aux réseaux sociaux (gérés depuis une plateforme de cloud computing avec Aha).



Mais, Harman va plus loin que la simple reconnaissance par NFC. Sa plateforme multimédia va jusqu'à mémoriser les habitudes et les préférences pour la navigation GPS. Elle peut même faire de la reconnaissance de gestes. D'un signe, ou par reconnaissance vocale, on peut activer la lecture vocale des mails. Le NFC sert aussi à enregistrer les applications les plus utilisées pour les proposer lors d'une prochaine connexion.


Kia propose également une démo de reconnaissance des conducteurs par la technologie NFC. C'est sur un simulateur. La Corée du Sud est en pointe sur ces sujets, plusieurs fabricants de mobiles dont LG par exemple souhaitant faire entrer ce protocole dans l'automobile pour faciliter la connectivité à bord.

jeudi 8 mars 2012

Le NFC s’affiche au salon de Genève

Cette technologie de communication sans fil et à courte portée a déjà inspiré plusieurs acteurs de l’automobile. On peut voir en ce moment sur le salon de Genève deux applications, une chez Rinspeed, l’autre chez Kia. L’équipementier Harman, qui accompagne toujours les projets de l’artisan suisse (concept Dock & Go cette année), a intégré un terminal multimédia dernier cri au sein d’une Smart électrique. Grâce à un mobile compatible avec la norme NFC, il est possible de mémoriser la position de conduite favorite, les préférences musicales et les accès pour se connecter aux réseaux sociaux (gérés depuis une plateforme de cloud computing avec Aha).



Mais, Harman va plus loin que la simple reconnaissance par NFC. Sa plateforme multimédia va jusqu'à mémoriser les habitudes et les préférences pour la navigation GPS. Elle peut même faire de la reconnaissance de gestes. D'un signe, ou par reconnaissance vocale, on peut activer la lecture vocale des mails. Le NFC sert aussi à enregistrer les applications les plus utilisées pour les proposer lors d'une prochaine connexion.


Kia propose également une démo de reconnaissance des conducteurs par la technologie NFC. C'est sur un simulateur. La Corée du Sud est en pointe sur ces sujets, plusieurs fabricants de mobiles dont LG par exemple souhaitant faire entrer ce protocole dans l'automobile pour faciliter la connectivité à bord.

Light Car : la voiture de demain en open source


J'avais déjà parlé de la Light Car lors du salon de Francfort, en septembre dernier. Par hasard, j'avais découvert ce projet porté par la société d'ingénierie Edag, et reposant sur l'open source. Une maquette assez convaincante avait été exposée. Comme cela avait été annoncé à l'époque, le salon de Genève devait être l'occasion de présenter le projet définitif. Pari tenu. La Light Car, qui associe des partenaires d'Allemagne, d'Autriche et d'Angleterre, est en fait une voiture électrique et communicante, qui associe des savoir-faire de plusieurs horizons et qui peut être réalisée en petite série avec un design innovant.



Le châssis a par exemple été réalisé à l'aide de matériaux légers, afin de limiter le poids à 1200 kg. Il associe de l'acier, de l'aluminium et des matériaux composites. Quant à la propulsion électrique, elle est assurée par une batterie lithium-ion phosphate et deux moteurs électriques montés dans les roues arrière. L'auto peut atteindre 140 km/h et revendique une autonomie de 150 km. La recharge se fait en deux heures.


Un autre aspect innovant est l'intérieur. L'auto est une "docking station" qui peut, selon le principe de l'open source, accueillir des éléments qui viennent de l'extérieur (Smartphones, navigation GPS, équipement électronique) selon un mode "plug & play". Des éditeurs peuvent par exemple proposer des solutions à télécharger pour le confort extérieur.


Et ce que j'aime bien également, c'est que la Light Car est communicante. Elle affiche sur le hayon des alertes liées au trafic et à d'éventuels dangers pour prévenir ceux qui suivent.

Voir l'animation de la Light Car :



Ce concept est symptomatique d'une évolution de l'industrie automobile. L'arrivée de la voiture électrique ouvre la porte à d'autres acteurs qui n'ont pas l'inertie propre aux grands constructeurs. Et, vous verrez qu'il y aura de plus en plus d'autos proposées par des équipementiers et mises en vente sur Internet.
Pour en savoir plus : http://www.edag.com/

lundi 5 mars 2012

La Delphi Sbarro va faire le show au salon de Genève

En collaboration avec le designer italien Franco Sbarro, Delphi Automotive, le spécialiste des systèmes d’intégration et de l’électronique automobile, va présenter un concept de voiture de sport à 3 places, dérivé de la F1. Une voiture qui fait rimer vitesse avec connectivité à haut débit. La F1 for 3 de Delphi Sbarro va illustrer au salon ce qui attend prochainement les automobilistes avec les nouvelles technologies d’information et de divertissement. Au cœur du véhicule se trouve notamment la capacité de diffuser des programmes TV et du contenu provenant d’internet directement sur les équipements électroniques portables des occupants, tels que leurs smartphones et tablettes.



Delphi fournit à bord des systèmes de réception sophistiqués pour la radio, la TV, la téléphonie GSM et le GPS, des services tels que l’eCall (système européen d’appel d’urgence embarqué), le Car-2-Car (communication entre véhicules) ou bien encore la vérification de la pression des pneus et l’ouverture du véhicule sans clé. L'équipementier américain a également équipé la F1 for 3 de la 4G pour assurer un accès internet haut débit stable, directement sur les équipements électroniques des occupants. Le système de réception de la monoplace est partie intégrante du module de toit ultra mince qui se fond totalement dans la conception du véhicule et constitue en outre un emplacement idéal pour les capteurs d’alarme, les caméras, le routeur WLAN ainsi que pour l’éclairage de l’habitacle.


La F1 for 3 est également équipée de produits et technologies provenant de la gamme de solutions d’infodivertissement MyFi de Delphi. Servant de véritable plaque tournante pour les options de divertissement et de communication, ces systèmes utilisent une plateforme à architecture ouverte afin d'offrir une large palette de fonctions telles que le Bluetooth, le WiFi, la connectivité via le téléphone portable, la reconnaissance vocale, l'utilisation du système en mode mains libres et la fonction audio en streaming. Les solutions de connectivité prémium MyFi peuvent même exploiter, dans des zones plus ou moins proches du véhicule, les réseaux disponibles pour les smartphones, les serveurs distants et les services de « cloud computing ».
Enfin, l'auto accueille une console centrale au design très tendance (« black panel ») permet de contrôler les options d’infodivertissement et de confort grâce aux surfaces tactiles multifonctions.

Koenigsegg Quant : une voiture de sport électrique et solaire


je reviens du salon de Genève où j'ai vu pas mal de concepts (électrique, hybride, GPL, gaz naturel) et c'est ce constructeur suédois - Koenigsegg - qui m'a le plus étonné. Ce constructeur de voitures de sport s'est associé avec NLV Solar AG (un pionnier de l'industrie photovoltaïque) pour créer la Quant. C'est la première voiture de sport électrique et solaire pour quatre personnes. Un film très fin avec des cellules solaires recouvre toute la carrosserie de la voiture. Par ailleurs, NLV a conçu un accumulateur qui permet de charger en 20 mn l'énergie nécessaire pour parcourir 500 km. La Quant reste une voiture de sport classique (275 km/h de pointe, propulsion), mais entièrement électrique. Reste à voir à quel prix sera proposé cet engin.

dimanche 4 mars 2012

Le prolongateur d'autonomie va s'imposer à Genève

C'est cet après midi que l'on saura si oui ou non la Chevrolet Volt (et son pendant européen l'Opel Ampera) a été élue voiture de l'année. La voiture est en tout cas nominée. En cas de victoire, ce serait la deuxième fois qu'une électrique remporte le titre de "'Car of the Year". Mais, quel que soit le résultat, la technologie du prolongateur d'autonomie a d'ores et déjà rallié les suffrages au salon de Genève. En effet, plusieurs constructeurs vont présenter des concepts dotés de cet équipement et prévoient de l'intégrer à leur offre. En raison des performances encore limitées des batteries, le "range extender" est un choix logique pour assurer le démarrage du marché. Les clients se sentent rassurés, en sachant qu'ils ne dépendent pas d'une prise électrique pour pouvoir continuer à avancer.



Il est d'ailleurs assez symptomatique de voir que l'alliance Renault-Nissan, à travers la marque Infiniti, va présenter un concept avec prolongateur d'autonomie. Certes, la Emerg-E est une voiture sportive, dont la vocation est de venir taquiner l'Audi R8 électrique. Mais, quand même. Si le groupe Nissan développe une telle technologie, elle aura pour vocation à aller dans les autres marques. On peut rappeler que Renault a déjà utilisé le range extender au début des années 2000 sur la Kango Elect'Road.


Autre concept à suivre : celui de Hyundai avec la i.oniq. On retrouve sous le capot un petit moteur à essence 1.0 L à 3 cylindres, couplé à l’aide d’un générateur à un moteur électrique de 109 ch. En mode électrique pur, ce véhicule a une autonomie de 120 km et peut transporter 4 personnes sans bruit et sans émission. Le rôle du petit moteur à 3 cylindres est bien sur de renforcer le rayon d'action de la i.oniq, qui passe alors à 700 km. Le coréen pourrait intégrer cette technologie sur ses futurs modèles électriques. Chez les japonais, Suzuki travaille aussi sur la question avec la Swift EV Hybrid, également visible à Genève.


On pourrait citer d'autres concepts encore, tels la Pininfarina Cambiano avec son moteur diesel qui vient prêter main forte aux 4 moteurs électriques de 60 Kw chacun, dès lors que la batterie est déchargée, ou encore l'étonnant Dock & Go de Rinspeed avec une remorque qui fait corps avec le véhicule et vient renforcer son autonomie.
Le plus important, toutefois, est de voir que le trio Audi-BMW-Mercedes a la solution sous le coude (A1 e-tron, i3, Classe B E-Cell+). Le range extender pourrait faire école, d'autant que l'arrivée de petits moteurs 3 cylindres tombe à pic pour ce type de solution.

vendredi 2 mars 2012

Honda 3R-C : le tricycle électrique de demain


Honda créée la surprise à Genève avec ce tricycle électrique qui a pour nom 3R-C. C'est une grande tendance chez les constructeurs de réaliser des engins à mi-chemin entre l'auto et la moto. Sur trois roues, Peugeot a par exemple fait l'Evolution Hybrid 3 avec un moteur hybride. Sur quatre roues, il y a le i-Real de Toyota, ou encore le Nissan Glider, un engin électrique "fun" dont je vous avais parlé lors du salon de Tokyo. A ce même salon, d'ailleurs, Honda avait fait assez fort avec une auto électrique (EV-N, que l'on verra également à Genève), des scooters électriques et un étonnant moyen de transport sur une seule roue baptisé U-3X. Le 3R-C vient donc étoffer l'offre de mobilité urbaine. Ce tricycle n'embarque bien sûr qu'un seul passager.



Comme on le voit ici sur ce visuel, l'enveloppe qui recouvre le 3R-C est rétractable. Elle coulisse et laisse une bulle protectrice au pilote qui est ainsi protégé contre le froid et le vent. On peut noter également au passage les protections latérales contre le trafic urbain. J'aime bien le style de cet engin. Il fait très "design" et très futuriste.


Sur cette dernière image, on voit l'engin de l'arrière. La batterie et le moteur électrique ont été montés au niveau du châssis, de façon à abaisser le centre de gravité et à améliorer la stabilité. Honda, qui a une grande expérience dans le domaine des moteurs électriques (il fabrique des générateurs), entend bien se positionner sur les futurs moyens de déplacement urbains.

Voir le diaporama :

La Delphi Sbarro va faire le show au salon de Genève

En collaboration avec le designer italien Franco Sbarro, Delphi Automotive, le spécialiste des systèmes d’intégration et de l’électronique automobile, va présenter un concept de voiture de sport à 3 places, dérivé de la F1. Une voiture qui fait rimer vitesse avec connectivité à haut débit. La F1 for 3 de Delphi Sbarro va illustrer au salon ce qui attend prochainement les automobilistes avec les nouvelles technologies d’information et de divertissement. Au cœur du véhicule se trouve notamment la capacité de diffuser des programmes TV et du contenu provenant d’internet directement sur les équipements électroniques portables des occupants, tels que leurs smartphones et tablettes.



Delphi fournit à bord des systèmes de réception sophistiqués pour la radio, la TV, la téléphonie GSM et le GPS, des services tels que l’eCall (système européen d’appel d’urgence embarqué), le Car-2-Car (communication entre véhicules) ou bien encore la vérification de la pression des pneus et l’ouverture du véhicule sans clé. L'équipementier américain a également équipé la F1 for 3 de la 4G pour assurer un accès internet haut débit stable, directement sur les équipements électroniques des occupants. Le système de réception de la monoplace est partie intégrante du module de toit ultra mince qui se fond totalement dans la conception du véhicule et constitue en outre un emplacement idéal pour les capteurs d’alarme, les caméras, le routeur WLAN ainsi que pour l’éclairage de l’habitacle.


La F1 for 3 est également équipée de produits et technologies provenant de la gamme de solutions d’infodivertissement MyFi de Delphi. Servant de véritable plaque tournante pour les options de divertissement et de communication, ces systèmes utilisent une plateforme à architecture ouverte afin d'offrir une large palette de fonctions telles que le Bluetooth, le WiFi, la connectivité via le téléphone portable, la reconnaissance vocale, l'utilisation du système en mode mains libres et la fonction audio en streaming. Les solutions de connectivité prémium MyFi peuvent même exploiter, dans des zones plus ou moins proches du véhicule, les réseaux disponibles pour les smartphones, les serveurs distants et les services de « cloud computing ».
Enfin, l'auto accueille une console centrale au design très tendance (« black panel ») permet de contrôler les options d’infodivertissement et de confort grâce aux surfaces tactiles multifonctions.

mercredi 29 février 2012

L'iPhone en vedette au salon de Genève


De toute évidence, la vraie vedette du salon de Genève est l'iPhone. L'organisateur du salon a d'ailleurs choisi de mettre en ligne une application pour iPhone pour mieux profiter de l'événement. On peut la télécharger gratuitement sur l'App Store à l'adresse suivante : itms://itunes.apple.com/fr/app/salon-auto/id306607455?mt=8. L'application permet de retrouver les photos et les vidéos des nouveautés, ainsi que des infos pratiques. Il est possible également d'accéder aux infos officielles du salon par ce lien : mobile.salon-auto.ch
Il est à noter par ailleurs que Warm Up Interactive, l'éditeur d'Autodeclics, lance également une application sur l'App Store pour le salon de Genève.


Plusieurs marques profitent du salon pour lancer des applications.
C'est le cas notamment de Volkswagen qui a tiré le premier avec une application "Geneva Salon 2010" qui permet de découvrir les nouveautés de la marque, avec des galeries (infos, photos) et un plan du salon à la clé. Le même VW, qui avait déjà profité du salon l'an dernier pour lancer le jeu "Polo Challenge" sur iPhone, lance cette fois un "Think Blue Challenge", qui est un jeu basé sur l'éco conduite afin de relayer sa campagne de pub du même nom "Think Blue".



Pour sa part, Mini a choisi le salon pour montrer comment il est possible d'intégrer le téléphone d'Apple dans l'auto à travers une interface USB. La connexion permet d'accueillir l'iPhone actuel et les futures générations afin de profiter de la musique et des applications. Mini pense ainsi utiliser les ressources de l'iPhone pour la navigation GPS, le trafic et d'autres contenus.
On peut également mentionner le kit pour iPhone développé par Smart et qui sera sans doute présenté à Genève. L'application transforme le téléphone en navigateur GPS.
Enfin, Citroën lance à l'occasion du salon de Genève une application dédiée à la DS3.

mardi 21 février 2012

F1 for 3 : une auto connectée à grande vitesse à Genève

Ce sera sans aucun doute le concept car le plus branché du salon de Genève. Réalisé par Franco Sbarro, la "F1 for 3" reflétera l'association entre une voiture de course et le haut débit embarqué. L'équipementier Delphi Automotive a prévu d'y intégrer plusieurs de ses technologies, dont un tuner TV mobile, un module de toit ultra mince avec système de réception intégré, ou encore une interface utilisateur intelligente. L'objectif est de rester connecté aux médias numériques, même lorsque le véhicule roule à grande vitesse. Delphi s'investit beaucoup dans la communication embarquée, comme en témoigne son concept MyFi qui permet de connecter l'univers mobile et l'Internet.

lundi 20 février 2012

Les nouvelles solutions de mobilité urbaine présentées à Genève


Je vous ai déjà parlé sur ce blog des projets urbains portés par le conseil général des Yvelines avec l'Astute Car d'Akka Technologies, la Modulgo (et la Cybergo aussi) d'Induct et Mooville de la société Muses, qui seront exposées au salon de Genève. Ce sera l'occasion pour ces entreprises, qui ont concouru à un appel à projets pour le véhicule urbain du futur, de se faire connaître. Mais, elles ne seront pas seules. Un coup de pouce sera également donné à trois autres PME, grâce à la filière automobile d'Ile-de-France. Le réseau d’entreprises Mov’n Go est l’un des outils du Plan de cette filière, destiné à aider les start ups. Soutenu par le Conseil Régional, l’Etat et l’Union européenne, ce plan de la filière est coordonné par le pôle de compétitivité Mov’eo et déployé avec plusieurs partenaires, dont la CCI Versailles Val d’Oise/Yvelines. D'autres entreprises vont pouvoir exposer leurs solutions innovantes sur le pavillon vert du salon.



Ainsi, Tracetel va présenter le Whoop. Cet engin à trois roues, carrossé et qui n’offre qu’une seule place, a été conçu comme un porte-outils. Il a donc une vocation utilitaire et se destine aux flottes professionnelles (entreprises, sociétés de livraison, maintenance).

Voir la vidéo du Whoop :



Whoop est communicant et dialogue avec la borne de recharge électrique Podelec (qui sera également exposée à Genève) en vue d’une utilisation en libre-service.



L'intérêt du projet est qu'il propose une véritable solution clés en main avec des vélos électriques, des véhicules électriques de livraison et une infrastructure de recharge avec des bornes multimédia.


La société Exid montrera sa citadine qui a été baptisée Micron. Il s’agit d’un quadricycle bi-place caréné, d’une longueur de 2,10 m, accessible à partir de 14 ans. Micron est éco-responsable (avec des matériaux recyclables) et revendique une autonomie de 150 km pour une vitesse maxi de 75 km/h. Ce véhicule urbain a été conçu par Exid, un cabinet spécialisé en pilotage de projets, qui recherche des investisseurs.

Voir la vidéo :



Je souhaite bonne chance à Régis Coat, le chef de projet véhicule électrique au sein de cette société. On se demande parfois pourquoi on n'aide pas plus les PME innovantes, alors que la pompe à finances tourne à plein régime pour de grands constructeurs...


L’entreprise 3AI*, spécialisée dans l’assistance technique auprès des constructeurs et des équipementiers, est la troisième à bénéficier du coup de pouce de la région Ile de France. Elle présentera son véhicule Moduleo. Ce dernier est capable d’être successivement une berline 4 places, un utilitaire deux places ou un pick- up.

*Assistance Aéronautique Automobile Industries


Et puis, pendant qu'on y est, j'aimerais dire un mot également de Tilter. J'avais été invité à découvrir en avant-première ce projet développé par SynergEthic, une start up de la région parisienne. Avec ses trois roues, il se destine aux habitants des grandes agglomérations, soucieux de respecter l’environnement et de circuler plus facilement qu’en voiture, et dans des conditions de confort et de sécurité supérieures à celles qu’offre l’usage d’un scooter. Il sera lui aussi présenté au salon de Genève, sur le fameux pavillon vert. Cet engin, qui offre deux places en tandem et s’incline dans les virages, a une autonomie de 120 kilomètres pour une vitesse maximale de 110 km/h. Ce projet, qui a l'air d'être le plus abouti, se concrétisera par une commercialisation en 2012. Son prix public sera inférieur à 10 000 € TTC, sachant qu’il faudra souscrire un abonnement à un pack de services incluant l’usage de la batterie.