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vendredi 19 octobre 2012

Cybergo : le transport automatisé de demain ?

Hier, la ville de Fontainebleau a organisé une journée "post carbone", au cours de laquelle une démo de la navette Cybergo a été organisée. Les habitants et les curieux ont pu faire l'essai de ce véhicule à 8 places, électrique et entièrement automatisé, dont j'ai déjà parlé sur ce blog. La municipalité aimerait pouvoir mettre en place ce type de navette en site propre, en complément des autres modes de transport, en particulier pour assurer la desserte entre la gare de Fontainebleau-Avon et le château, où le trajet à pied prend une demie-heure. C'est un enjeu en matière de tourisme, mais aussi dans le cadre d'une réflexion sur la mobilité et les éco quartiers.



Cybergo est un projet porté par la société Induct. Il s'agit d'une petite PME de la région parisienne, qui a déjà eu l'occasion de travailler sur des véhicules automatisés (un buggy du Dakar qui a concouru dans le cadre du Darpa Challenge et un Scenic). Elle a récemment bénéficié d'un apport de Mangrove Capital, l'un des fonds d'investissement de Gérard Lopez, le patron de Genii Capital et propriétaire de l'écurie Lotus Renault F1. La dernière création d'Induct est un drôle de navette dont on ne distingue ni l'avant ni l'arrière. Elle est découverte et surmontée d'un auvent.



Techniquement, elle est équipée de 4 télémètres laser d'une portée de 200 m, (chacun étant orienté à 90 degrés pour donner une vue globale à 360 degrés) et d'une triple caméra. Une première phase consiste à "numériser" l'itinéraire souhaité, en faisant l'acquisition de données. La navette Cybergo se constitue une carte de son environnement, ce qui lui permet ensuite de se repérer avec précision. Elle peut ensuite évoluer en mode automatique, avec la capacité de s'arrêter si elle rencontre des obstacles comme des piétons.



C'est aussi un véhicule propre. La Cybergo est équipée d'un moteur électrique et de batteries lithium-fer qui permettent de parcourir 100 à 150 km en fonction du nombre de passagers. Induct prévoit d'installer des batteries lithium-soufre de son partenaire Oxis, plus performantes. Une version avec des supercapacités, d'une autonomie d'un km, mais pouvant se recharger par induction à chaque arrêt, est aussi à l'étude.

Voir le diaporama :

mardi 25 septembre 2012

La voiture électrique qui se consomme comme un forfait téléphonique

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Ce concept a fait sa première sortie lors des Rencontres Auto de Laval, jeudi dernier. Le véhicule existe sous forme de maquette mais sera présenté dans sa version de série au salon de Genève. Modulgo est l’un des 4 concepts retenus par le Conseil Général des Yvelines lors de son appel à projets pour le véhicule urbain du futur. Il s’agit d’une puce des villes, de la taille d’une Smart et proposant trois places frontales. Elle est évidemment électrique et affiche un rayon d’action entre 100 et 150 km. Mais, l’essentiel est ailleurs. Son concepteur, la société Induct*, souhaite la proposer aux entreprises et aux collectivités sous la forme d’un forfait mensuel multi-services, sur l’exemple du téléphone mobile. Dans l’idée, l’utilisateur acquitterait un abonnement d’un coût modique en échange d’un certain nombre de km. Le forfait comprendrait non seulement le trajet de son domicile jusqu’à un parking d’auto partage, mais également les déplacements opérés avec d’autres véhicules sous forme de location.

Voir le diaporama :



Le concept, assez innovant, pourrait s’accompagner d’une idée encore plus radicale : le parking "dense", autrement dit le parking intelligent. Induct prévoit également de faire la démonstration à Genève d’un système automatisé où c’est le parking qui vient chercher la voiture et la dispose sur une place où elle peut se recharger par induction. Pour information, Induct est aussi l’architecte de Cybergo, la navette électrique automatisée qui va rouler à partir de janvier 2011 dans les rues de La Rochelle.

*Induct est spécialisée dans la gestion de flottes et l’automatisation de la conduite.

jeudi 20 septembre 2012

En route vers le véhicule électrique automatisé

Cybergo profil
Les visiteurs du Mondial de l'Automobile pourront apercevoir ce véhicule, qui tient à la fois du véhicule de golf et d'une navette de transports en commun. Et pour cause, le Cybergo est un concept de navette électrique, pouvant accueillir de 6 à 8 personnes. Il pourra se déplacer de façon automatisée (sans chauffeur donc), sur des voies non ouvertes à la circulation, comme des dessertes de parc ou une voirie protégée. Le Cybergo est produit par Induct (http://www.inductsystem.com/), une société française spécialisée à la fois dans la gestion de flottes et l'automatisation de la conduite. J'ai déjà eu l'occasion de parler d'eux sur ce blog. Le véhicule sera visible au Mondial sous forme de maquette et fera l'objet d'une démonstration sur le parvis de la Défense au mois d'octobre. Mais, il y a encore mieux. Le Cybergo va rouler dans les rues de La Rochelle à partir de janvier 2011 et pour une durée de 6 mois. Un test destiné au grand public.


Cybergo usages

La ville des Francofolies, pionnière de la mobilité électrique avec le système Liselec (rebaptisé depuis Yelomobile) de location en libre-service de voitures électriques, va procéder à un test grandeur nature dans le cadre du projet européen CityMobil. Le Cybergo, mais aussi d'autres véhicules automatisés - dont ceux de l'INRIA - vont transporter des rochelais sans émission (et sans conducteur) en milieu urbain, ouvrant ainsi la voie de la mobilité du XXIème siècle.

Cybergo schéma

L'innovation ne vient pas seulement de la conduite automatisée, grâce à des capteurs radar et vidéo pouvant détecter des obstacles comme la traversée d'un piéton. Le Cybergo pourra se recharger à chaque arrêt par induction. De plus, un système de gestion, tenant compte de la fréquentation à chaque arrêt, pourra envoyer dans le circuit des navettes pour répondre à la demande de mobilité. Autrement dit, c'est du transport à la demande.
Voir la page dédiée à ce véhicule : http://www.induct.fr/Les-cybercars-et-la-navette-Induct-CYBERGO_a31.html

Modulgo

Et un peu plus tard, lors du salon de Genève, on pourra voir le Modulgo. Il s'agit là d'un véhicule électrique, pouvant se conduire de façon manuelle ou robotisée (la première version pourra seulement faire du parking automatique). Il se destine aux collectivités locales et aux entreprises. Dans sa version partagée, Modulgo sera commercialisé sous la forme d'un abonnement de service mensuel incluant la mise à disposition du véhicule, le service de télématique abonnement sans fil compris, l'assurance et l'entretien à domicile. On en reparlera...

lundi 9 juillet 2012

La conduite automatisée au secours des aveugles ?

Et voici que l'on reparle de la conduite automatisée... Pourquoi ? Tout simplement parce qu'un exploit vient d'être réalisé il y a quelques jours sur le circuit de Lédenon, dans le Gard. Un aveugle a pris le volant d'une voiture qui se conduit toute seule.




L'auto, je la connais. C'est la Scenic robotisée de la société Induct : une start up spécialisée dans la géolocalisation et l'assistance à la conduite, membre du pôle de compétitivité Mov'eo. Je l'ai d'ailleurs filmée pour le compte de "Turbo".


Voici d'ailleurs le sujet que j'avais réalisé à l'époque :




Grâce à ses capteurs laser et optiques, plus une localisation très précise par GPS et par centrale inertielle, elle peut se repérer dans un environnement maîtrisé (circuit, piste aménagée).




C'est donc au volant de ce véhicule, et aidé par une synthèse vocale, que Luc Costermans a pu boucler un tour du circuit de Lédenon.




Qui est Luc Costermans ? Ce belge, passionné de sports mécaniques dont la Formule 1, et qu'un accident de voiture a privé de la vue il y a quelques années, s'evertue depuis à battre des records pour non voyants : en avion, sur des hors bord et même en voiture. Il a par exemple franchi la barre des 300 km/h au volant d'une Lamborghini sur la base aérienne d'Istres.
Ce nouvel exploit en appellera sûrement d'autres. Luc Costermans m'a déjà contacté plusieurs fois.
Ce que je retiens, c'est que la technologie peut venir en aide aux personnes à mobilité réduite et handicapées. Le créneau de la voiture pour aveugles est sans doute très étroit et incongru, mais l'assistance partielle ou totale peut ouvrir des horizons.
Pour Luc Costermans, la démonstration a en tout cas bien marché.

jeudi 3 mai 2012

4 projets innovants pour le véhicule urbain du futur dans les Yvelines


Pour accompagner la mutation vers un véhicule plus propre, plus économique, plus intelligent, plus connecté et plus fonctionnel, le Conseil général des Yvelines avait lancé en octobre 2009 un appel à projets doté d’un fonds de 3 millions d’euros. L'objectif était de susciter des vocations, parmi les entrepreneurs de la région, pour réaliser le véhicule urbain du futur. Le cahier des charges, élaboré par la direction du développement économique du Conseil général, en collaboration avec le pôle de compétitivité Mov’eo, était le suivant:
- un véhicule de 2 à 4 places (voiture particulière, quadricycle lourd à moteur ou tricycle à moteur)
- une autonomie de 150 km
- une vitesse pouvant atteindre 110 km/h
- un prix de vente cible de 10 000 € HT
- de faibles émissions de CO2 (moins de 60g/km)
Plus de 40 dossiers ont été réceptionnés, preuve de l’attrait d’une telle initiative. Le comité de sélection a finalement retenu 4 dossiers selon les critères suivants : crédibilité du projet, innovations techniques et d’usage, sécurité, et éco-conception, crédibilité du porteur et crédibilité financière. Les sociétés AKKA Technologies, Induct, Muses et Venturi ont un an pour développer dans les Yvelines les « démonstrateurs roulants » de leurs projets. Ces derniers seront présentés lors d’un grand salon automobile international, probablement à Genève, en mars 2011.


Voir la vidéo :





AKKA Technologies, groupe Européen d’Ingénierie et de Conseil en Technologies, accompagne les grands comptes industriels et tertiaires sur les différentes étapes de leurs projets, de la R&D et l’étude, à l’industrialisation. Il a créé à Guyancourt, son propre Centre de Recherche Interne, le CRDTA, Centre de Recherche et de Développement des technologies Alternatives.
Le projet présenté par AKKA au Conseil général des Yvelines concerne un véhicule électrique de catégorie M1 (véhicule particulier) offrant une habitabilité optimisée (4 places pour un véhicule de 3 mètres de long) et une accessibilité aisée grâce à des ouvrants allégés de type porte papillon. L’autonomie cible dépasse les 200 km et la vitesse maximale est de 140 km/h. Le véhicule est dépourvu de liaison mécanique entre le volant et les roues (Drive by wire). L’ensemble des commandes de conduite (freinage, direction et accélération) est positionné au volant. Ainsi, le pédalier et la colonne de direction sont supprimés, offrant alors plus de sécurité pour le conducteur du véhicule en cas de crash frontal.


Le projet « Eclectic 2.0 » est une suite au concept-car présenté par Venturi lors du Mondial de l’automobile 2008. Dans l'optique de développer une voiture capable de communiquer avec ses utilisateurs, Venturi vise dans cette approche une utilisation ludique et communicante. Le projet reprend la même base que celle du concept-car : un véhicule 3 places avec conduite en position centrale, de catégorie quadricycle lourd avec un moteur électrique central avec batterie Lithium-Ion, une autonomie de 150 km, vitesse max 90km/h à recharge rapide et équipé d'un calculateur disposant de la connectivité nécessaire (Wifi, GPS...) afin d'échanger avec un téléphone mobile. Le projet prévoit l'étude de la compacité et l'optimisation du moteur électrique ainsi que des travaux sur les batteries Lithium-ion. L'innovation concerne le domaine de la communication (calculateur permettant de communiquer avec la téléphonie portable du conducteur - interface homme machine).
L’aide apportée servira à la conception et la mise au point de ce projet dans les Yvelines. Venturi travaille en effet depuis 8 mois à son implantation à Satory. Le projet mobilisera chez Venturi une dizaine de personnes (embauches) en plus du support de la division de Monaco et environ 10 personnes chez les prestataires et partenaires dans le département des Yvelines (INRETS, SEGULA).


Créée en 2004, la société Induct se donne pour mission de concevoir et développer des solutions innovantes à la mobilité urbaine. Induct s’est ainsi spécialisée dans les domaines de la télématique, de l’électronique embarquée et de la robotique appliquée à l’automobile.
Aujourd’hui, Induct conçoit et commercialise des véhicules électriques et des navettes de transport en commun électriques et robotisées afin d’améliorer les déplacements et conditions de circulation en ville. De nouveaux modes de déplacements urbains qui permettent des avancées considérables face aux problématiques de congestion du trafic en ville, et aux importants enjeux climatiques et énergétiques de notre siècle.
Le MODULGO est un véhicule urbain électrique à bas coût de 3 places frontales, homologué dans la catégorie des quadricycles lourds à moteur (< à 400kg). Ce véhicule éco-conçu (carrosserie recyclable) ne produit aucune émission de CO2 grâce à sa motorisation électrique. Il dispose d’un système de recharge automatisé de batteries par induction à haut rendement et de fonctions intégrées de partage et de libre-service ainsi que de fonctions bi-mode (conduite manuelle et automatisée). Le design de MODULGO est réalisé par Diedre Design.


MUSES SA a été créée par cinq entrepreneurs spécifiquement pour répondre à l’Appel à Projet véhicule urbain du Conseil général des Yvelines. INDUST Design (conception de produits pour les véhicules spéciaux), SABMC (location de bureaux mobiles communicants), ACB Engineering (acoustique), PECAN Technologies (liaisons au sol) et YAKA Solutions (gestion de projets complexes) se sont rapprochés dans le cadre du RAVY (Réseau Automobile Val-d’Oise Yvelines) pour concevoir le projet MOOV’ECO. Ces entreprises aux compétences complémentaires vont transférer leurs activités de R&D (12 emplois) dans les Yvelines (Poissy) et créer six emplois à l’horizon de mars 2011 pour la nouvelle société MUSES.
Le projet MOOV’ECO est une plateforme urbaine multi-services servant de bases à différents véhicules (catégorie quadricycle lourd). Les véhicules ou les plateformes peuvent être utilisés indépendamment ou former des « trains » à usage de livraison. En configuration transport de personnes, le véhicule peut embarquer jusqu’à 6 personnes. Dans une application de type auto-partage, des trains de « VP » peuvent être utilisés pour répartir, avec un seul chauffeur et sans moyen additionnel, les véhicules dans les différents points de distribution.
Le projet MOOV’ECO apporte une contribution originale en terme d’utilisation d’un moyen de transport multi-usage. La solution proposée est performante pour le transport de personnes, y compris à mobilité réduite, les livraisons en centre-ville et la constitution de « train » de véhicules facilite la redistribution des véhicules en auto-partage. De plus, des solutions techniques destinées à optimiser la gestion de l’énergie seront mises en œuvre : moteurs-roues électriques, choix de batteries lié à l’usage, 2 packs de batteries (1 pack propulsion, 1 pack récupération d’énergie), châssis en aluminium.

vendredi 23 mars 2012

Une nouvelle génération de batteries pour les voitures et les vélos électriques

Lors du salon de Genève, en arpentant le Pavillon Vert, j'ai croisé sur le stand du Conseil Général des Yvelines, où était exposée la Modulgo d'Induct, un anglais qui s'est présenté comme le PDG d'Oxis Energy. On me l'a recommandé comme étant un contact très intéressant, avec une technologie de batteries très novatrice. En effet, je suis allé sur leur site et j'ai pris quelques renseignements. Oxis Energy a mis au point une batterie au lithium-soufre-polymère, protégée naturellement par des brevets, qui augmente la densité d'énergie (entre 1,4 et 2,5 selon les usages*) et qui réduit également les coûts de 30 %. Huw W Hampson-Jones, qui dirige cette société, est "fellow" à l'Université de Wales (Pays de Galles) et Oxis Energy a été nominée pour le Globe Sustainability Research Award 2011. De plus, l'entrepreneur Jamie Borwick, fondateur de la marque de camions électriques Modec, a investi dans l'affaire. Bref, tout ça pour dire qu'on n'a pas affaire à Géo Trouvetou.




Dans une interview donnée au site Cleantech, le PDG de Modec donne quelques détails. On apprend ainsi qu'Oxis Energy travaille sur la base d'une technologie russe, qui permet d'extraire le soufre du pétrole. Leurs batteries portent l'autonomie à 320 km au lieu de 160, supportent plus facilement les variations de températures et seraient également plus faciles à recycler. Modec espère pouvoir intégrer prochainement ces batteries lithium-soufre-polymère, qui approchent du stade de la production, de même qu'Induct (société dans laquelle a investi Gérard Lopez, le PDG de Renault Lotus GP au titre d'un de ses fonds d'investissement) pour ses futurs véhicules électriques. Oxis Energy compte adresser les marchés de l'automobile, du scooter et du vélo électriques.

*Le site parle de 220 à 300 Wh par kg et d'un objectif à plus de 460 Wh par kg.

mardi 31 janvier 2012

Le voiturier automatique à l'assaut de la ville du futur

Le Conseil général des Yvelines vient d'annoncer les lauréats de son second appel à projets « Véhicule intelligent – Ville du futur ». A l'issue d'une sélection opérée par un jury spécialisé, les gagnants sont la société ADM Concept et 3 consortiums portés par Induct (avec Muses et le LIVIC- IFSTTAR), AAA-Industries (en partenariat avec Style & Design et Exid) et AKKA Technologies (avec Controlsys, l’INRIA et DBT). Le premier département de France de l'automobile, très tourné vers l'électrique, voulait favoriser l'émergence de projets autour du développement durable et de la conduite automatisée. Sur les 4 projets retenus, 2 d'entre eux font justement référence à un concept de voiturier automatique, avec le véhicule qui vient se garer tout seul sans personne à bord. L'appel à projets, doté d'un budget de 3 millions d'euros, va servir à financer des démonstrateurs qui seront exposés au salon de Genève 2013 dans le cadre du Pavillon Vert.



Le premier projet MIL (Muses, Induct, Livic-IFSTTAR), a pour ambition d'améliorer l’auto-partage avec un véhicule électrique capable de rouler sans conducteur. Equipé de 4 moteurs-roues, il permet une fonction de "voiturier automatique". On dépose le véhicule à l'entrée d'un parking et il va se garer tout seul, en se branchant au passage sur une borne (concept "Drop & Go"). Par ailleurs, on peut également procéder à de l’accrochage automatique : un véhicule conduit par une personne peut convoyer plusieurs véhicules sans conducteur. Ces derniers son reliés par un timon (câble d'attelage) qui se déploie automatiquement. Ce concept permet de réorganiser plus facilement les stations d'accueil de véhicules électriques (du type Autolib' et de gagner du temps.


Un autre projet, un peu similaire, a pour nom Transy'Ves. Il est porté par ADM Concept, qui a travaillé entre autres sur le concept AMARE de bornes automatisées en libre-service de Modulowatt. La première approche consiste à développer un EVCO (Electric Vehicule Cruise Optimizer), qui est un système en temps réel d’assistance et de gestion de parcours pour usagers de véhicules électriques. On retrouve également l'idée de "valet de parking", avec un système de guidage totalement automatique pour des aires de stationnement nouvelle génération. Les deux premiers projets veulent faciliter l’intermodalité dans les transports, avec un transfert aisé vers l'auto partage.


Le troisième projet, Taxicol, se présente comme une solution complémentaire aux moyens de transports en commun actuels. Il est articulé autour de « modules » individuels, disposants chacun de 10 places auxquelles s’ajoutent des emplacements et les moyens d’accès inhérents aux personnes à mobilité réduite. Ces modules, motorisés électriquement se voient adjoindre chacun un prolongateur d’autonomie visant à augmenter leur rayon d’action. Ils peuvent se regrouper à loisir afin de former un train de 5 modules en fonction des besoins. Mais surtout, ils disposent de deux modes de fonctionnement bien distincts : un mode automatique sans chauffeur sur voie spécifique et un mode manuel en environnement urbain. Leur système télématique embarqué permet un échange permanent avec l’usager et une maîtrise des horaires en temps réel.


Enfin, le dernier projet porté par un consortium (Groupe AKKA Technologies, INRIA, ControlSys Engineering, DBT) présente à travers Mobilink une solution de mobilité de nouvelle génération. Nous avons ici affaire à un véhicule électrique bi-mode : son conducteur pourra choisir entre les modes manuel et automatique. Le véhicule se déplacera de façon autonome parmi les infrastructures spécifiques telles que parkings ou voies de circulation. MobiLink répondra à tous les critères de sécurité puisqu'il bénéficiera de la même plate-forme technologique que l'Astute Car (le projet lauréat du premier appel d'offres, également développé par AKKA). En mode automatisé, il contribuera à la fluidité du trafic. Il  communiquera également avec les usagers, leurs appareils personnels et les infrastructures via des commandes tactiles, gestuelles et vocales. De plus, le système Sarveca permettra au véhicule de se connecter automatiquement à la borne de recharge intelligente capable d'optimiser le réseau électrique et de faciliter l'identification, le paiement, la maintenance, etc.
Mobilink inaugure un nouveau mode de mobilité, plus conviviale et s'appuyant sur les réseaux sociaux.

vendredi 27 janvier 2012

Le conseil général des Yvelines présentera à Genève 3 véhicules décarbonés

Veh chaine Vue Vie 03
Dans le cadre d'un appel à projets pour le véhicule urbain du futur, lancé en 2009, le Conseil général des Yvelines avait retenu quatre lauréats*. Deux ans plus tard, et conformément aux engagements pris, les projets seront présentés au salon de Genève.
Ainsi, en mars prochain, au coeur du Pavillon Vert du salon automobile de Genève, un stand commun aux couleurs du CG 78 permettra de voir pour la première fois ces véhicules urbains innovants, écologiques et décarbonés qui préfigurent la mobilité de demain.


Akka

L’Astute Car d’AKKA Technologies est une voiture "by wire", qui supprime la liaison mécanique entre le volant et les roues. Elle met également l'accent sur la sécurité en utilisant une structure d'absorption des chocs totalement innovante, dérivée des technologies utilisées sur les hélicoptères. Il faut dire que ce groupe a la particularité de travailler sur des projets de R & D dans l'automobile, l'aéronautique, la défense, le spatial, ou encore l'électronique. Le véhicule atteint une autonomie record de 300 km, pour une vitesse de pointe de 140 km/h, compte-tenu de la rupture opérée sur la masse (poids total de 650 kg). Pour autant, cette auto de 3 m de long propose 4 places et une accessibilité aisée grâce à des ouvrants de type porte papillon.

modulgo

Modulgo est un véhicule urbain électrique à bas coût, conçu autour de solutions électroniques de télématique et d’auto-partage. Il est considéré comme un téléphone mobile à 4 roues et sera commercialisé sous la forme d’un abonnement de services intégrant les télécommunications, ainsi que la mise à disposition du véhicule et son entretien.
Le véhicule a été développé par INDUCT, est une société de R & D française créée en 2004 dont l’objectif est de développer des solutions de mobilités urbaines durables. C'est elle qui a conçu le Cybergo, un véhicule automatique robotisé de transport de personnes en environnement non structuré, qui va rouler en test à La Rochelle.
Modulgo intègre des technologies de rupture telles que :
- Un tableau de bord constitué d’un téléphone mobile qui sert aussi de clef de contact
- Un système de recharge sans contact
- Un système de gestion de la charge des batteries avec supervision télématique
- Un système de parking intelligent robotisé
Accessoirement, Modulgo est un quadricycle lourd pouvant accueillir 3 adultes en places frontales, d'une autonomie de 90 à 140 km et pouvant atteindre 110 km/h. Il intègre des batteries lithium Fe Phosphate (LiFePO4) et peut se recharger sans contact (30’ pour 80% de la charge, 6 h pour 100%).

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Le démonstrateur Mooville présenté par MUSES est un véhicule pouvant transporter des personnes (3 à 6 places) et/ou des marchandises. Il préfigure les prochaines modèles de véhicules commercialisés en 2012. Mooville a été élaboré par une micro-entreprise de Conflans St Honorine, spécialiste des véhicules spécifiquement créés pour une utilisation en milieu urbain.
Ce concept de moins de 3 m de long adopte des technologies novatrices (des moteurs électriques dans les roues et un train monotrace). L'architecture du véhicule permet aussi bien l’intégration des batteries existantes que des batteries de nouvelle génération (plomb liquide, lithium).
Autres points forts :
- une géo localisation couplée au système d’information du véhicule qui permet aux exploitants d’offrir divers services
- l'accompagnement par télécommande filaire des véhicules qui font office de plates-formes de livraisons (ce qui permettra notamment au chauffeur-livreur d’accéder à des endroits inaccessibles tels qu'une zone piétonne).

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Ce stand sera une belle vitrine pour le Conseil général des Yvelines qui, depuis 2009, mène une politique pilote en matière de soutien à l’innovation, en consacrant plus de 15 millions d’euros à la recherche et développement pour des technologies écologiques (hybrides et électriques).

*Le 4ème est Venturi qui, faute d'avoir trouvé un accord avec le conseil général sur une implantation dans le département, ne sera finalement pas présent sur le stand commun.