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mercredi 24 octobre 2012

Los Angeles dévoile les light cars du futur


Comme chaque année, le salon de Los Angeles organise un concours de design sur un thème bien précis. Pour cette édition 2010, qui aura lieu en novembre, il s'agit de la voiture "ultra light" (moins de 500 kg). Pour relever le défi, les studios de design de General Motors, Honda, Daimler (Maybach, Mercedes, Smart), Mazda, Nissan, Toyota et Volvo*, ont imaginé des matériaux composites (voire organiques) et des véhicules animés par une propulsion électrique ou par air comprimé. L'objectif était de conjuguer design et faible empreinte carbone.



Le bureau de style avancé de General Motors en Californie a imaginé la Cadillac Aera (Aero + Era). C'est un coupé 2+2 avec une autonomie de 1,000 miles (1600 km), qui est propulsé à l'air comprimé. GM évoque un Pneumatic Drive System (PDS). Aera est revêtue d'une structure de carrosserie en forme de polyèdre (forme géométrique en 3D avec des faces planes qui se croisent le long d'arêtes droites) et une fine peau en polymères. Le tout permet d'optimiser le poids, tout en privilégiant  l'aérodynamisme et la sécurité. A l'intérieur, des cellules d'air sous pression protègent les occupants, un peu comme les airbags du Mars Rover Vehicle développé par la NASA.


Honda a aussi fait appel à son studio de design avancé californien pour la Air concept. Ce véhicule du futur est inspiré par les "roller coasters" (montagnes russes) et les tenues de saut en chute libre. Tout comme la Cadillac, l'Air Concept fait appel à de l'air comprimé et un système pneumatique, d'où le nom "The pow[air] of dreams". L'autonomie est de 100 miles (160 km) et c'est un véhicule amusant à conduire nous dit Honda.




Daimler a participé en force avec pas moins de trois marques à ce concours : Maybach, Mercedes et Smart. On ne s'attendait vraiment pas à voir Maybach, la griffe ultra haut de gamme, proposer un "rickshaw". Mais, le pousse-pousse aurait été inventé en fait par les japonais à Tokyo, en 1870. Développé au pays du soleil levant, le concept a pour nom DRS "Den-Riki-Sha", ce qui veut dire rickshaw électrique. Cet engin futuriste pour les villes en voie de développement dispose d'un système gyroscopique du type Segway, est piloté par ordinateur et se connecte à l'infrastructure des méga-cités. Une façon originale de se déplacer au coeur des mégalopoles de demain.


Mazda USA a répondu au concours avec la MX-0, un véhicule typé sport qui reprend d'ailleurs plusieurs éléments du MX-5. Champion de l'allègement, le constructeur japonais a conçu un engin ultra-léger qui vole plus qu'il ne roule. Propulsé par des moteurs électrique avec un couple élevé, la MX-0 (comme zéro émission bien sûr) accélère très fort et se montre très maniable.


Une équipe du studio de design avancé de Mercedes-Benz en Californie a développé la Biome. Comme le laisse supposer son nom, ce véhicule utilise des technologies en provenance de la nature pour être ultra léger et s'intégrer dans l'éco-système. Il fonctionne à l'énergie solaire. Chaque Biome naît dans une nurserie Mercedes-Benz, à partir de deux graines. L'une, avec l'ADN de la firme à l'étoile, est pour l'intérieur ; l'autre est pour l'extérieur. Les graines de la Biome sont conçues génétiquement pour répondre aux attentes des clients. Nous voilà bien si Mercos se lance dans les OGM.. De plus, la Biome stocke l'énergie reçue par le soleil sous une forme liquide, le BoNectar4534 qu'elle peut redonner aux arbres.


Nissan Design America nous propose l'iV. C'est un véhicule sportif ultra-léger qui utilise des matières organiques synthétiques. C'est un peu comme chez Mercedes, la marque japonaise cultive les composants de la voiture comme dans une ferme. Chaque pièce de la Nissan iV est renouvelable et ultra-légère. Le constructeur s'est inspiré du lierre et de la toile d'araignée pour élaborer une structure en bio-polymères, flexible et robuste. Nissan utilise un système de moteur dans les roues du type Active Wheel de Michelin avec la propulsion et la suspension.


Conçue en Allemagne, la Smart 454 est à mon goût la création la moins spectaculaire. Sa forme me rappelle un ancien concept Matra Automobile de la grande époque (la Zoom) et même la Zooop de Coqueline Courrèges. L'aspect le plus novateur concerne en fait la fabrication par des robots aussi attentionnés que des grands-mères qui tricoteraient un chandail. Les "Smart Granny Robots" sont capables de réaliser des formes complexes à partir de fibre de carbone.


Réalisée par l'équipe de design basée aux USA, la Toyota Nori porte le nom d'une algue dont on se sert pour entourer les Maki. Et pour cause, sa carrosserie est un mélange d'algues et de fibre de carbone. Le concept se distingue par une structure qui unit dans un même ensemble (Podular form) la carrosserie et le châssis, associant robustesse, légèreté et esthétique. La voiture est propulsée par des moteurs électriques dans chacun des roues et intègre des panneaux solaires.


Et pour finir, Volvo USA a développé l'Air Motion Concept. Ce concept utilise l'air comprimé, comme chez GM et Honda. Des turbines récupèrent l'énergie du vent et la convertissent en électricité pour comprimer l'air. Et il n'y a plus besoin de système de refroidissement. La Volvo Air Motion combine un design scandinave à un autre plaisir de conduire, éco responsable et plus "dans le vent"'...

Voir le diaporama :


*Mais pas les français, bien sûr...

vendredi 12 octobre 2012

L'énergie solaire au secours de la voiture électrique



Alors que s'ouvre aujourd'hui au nord de Paris le salon Equip Auto, avec une exposition sur l'électromobilité et un forum demain sur ce thème, j'ai choisi de vous parler d'un véhicule qui ne sera pas exposé, mais qui préfigure le futur. Il a pour nom Hot-C et c'est en Allemagne qu'on peut le voir, et plus précisément à l'événement eCarTec (un salon de la voiture électrique) qui se déroule à Munich, et dont c'est la première édition.

Réalisé par HS Genion (une filiale de Webasto), ce véhicule n'a pourtant rien d'extraordinaire en apparence. L'autonomie est de 80 à 120 km et la vitesse de pointe est de 120 km/h. Oui, mais... C'est au niveau de l'intelligence embarquée que cette voiture fait la différence. Elle dispose en effet d'un système de gestion de l'énergie ("Energy Manager") développé par ESG, une entreprise allemande qui maîtrise l'électronique et conseille les plus grands constructeurs. Ce système ne délivre la puissance qu'aux composants qui en ont besoin, et sans dégrader au passage la sécurité (direction assistée, assistance au freinage) et le confort. C'est une solution idéale pour optimiser l'autonomie sur les véhicules électriques, mais aussi les hybrides et même les véhicules conventionnels. Le système fait la balance entre plusieurs paramètres tels que la vitesse, la température, la consommation des équipements et les besoins en confort du conducteur (chauffage, clim). L'autonomie restante est calculée en temps réel en fonction de la conduite.
L'autre avancée est le "Green Battery balancing". A partir de cellules photovoltaïques, disposées sur le toit, on peut récupérer de l'énergie solaire et alimenter ainsi la batterie. Le soleil peut aider à améliorer l'autonomie, en alimentant notamment les équipements les plus gourmands en énergie comme la climatisation. L'énergie est directement transformée en courant à haute tension, sans passer par un convertisseur. Selon ESG, les panneaux solaires sont les réservoirs de carburant de demain pour les véhicules électriques.

Voir le clip vidéo :

jeudi 23 août 2012

Opel passe au solaire pour ses usines

La grande mode chez les constructeurs est d'investir dans les panneaux solaires pour alimenter en énergie les usines. Opel ne déroge pas à la règle, puisqu'il vient de mettre en service en Allemagne l’une des plus importantes centrales solaires de toit en Europe, offrant une puissance de 8,15 mégawatts-crête. Cette quantité d’électricité, qui serait suffisante pour satisfaire les besoins annuels de 5.800 ménages, est utilisée pour le site de Rüsselsheim. Depuis 2010, l'usine avait déjà des panneaux solaires sur le toit, mais une rangée supplémentaire a été ajoutée et raccordée au réseau public.

Aujourd'hui, les panneaux de la centrale solaire de Rüsselsheim couvrent une superficie de 225.000 mètres carrés. L'équivalent de la surface de 32 terrains de football. Grâce à cet équipement, l’usine de Rüsselsheim va générer environ 7,30 millions kilowattheures (kWh) à partir des rayons du soleil, ce qui permettra de réduire les émissions de CO2 d’environ 3.150 tonnes par an. L’électricité solaire est injectée dans le réseau qui alimente l’usine et est utilisée directement pour la production de véhicules. L’électricité inutilisée est renvoyée dans le réseau public, géré par le service municipal de l’énergie de Mayence.
Pour l'anecdote, la marque au blitz a également installé depuis septembre 2009, un mobile solaire devant le bâtiment Adam Opel à Rüsselsheim. Il s’agit d’un système photovoltaïque qui tourne autour de deux axes, ce qui lui permet de toujours s’orienter dans la direction du soleil et d’atteindre en conséquence un rendement maximum. L’énergie solaire générée à partir de ce système alimente le réseau électrique du bâtiment du Siège et sert aussi à alimenter les deux stations de charge électriques pour la flotte d’Ampera.
Opel a également installé des panneaux solaires dans ses usines de Kaiserslautern (Allemagne) et de Saragosse (Espagne). Au total, ce réseau européen d’usines parvient à produire chaque année 19,10 millions de kilowattheures d’électricité à partir du soleil. Soit, un gain de 8.200 tonnes de CO2. Le constructeur envisage également la construction de ce type de configuration pour les autres usines en Europe.

mardi 8 mai 2012

Eco Marathon Shell : un laboratoire pour tester les carburants de demain


Avez-vous déjà entendu parler de l'Eco Marathon Shell ? Depuis 25 ans, cette manifestation organisée par un grand pétrolier, a pour vocation de faire travailler des étudiants et des ingénieurs de grandes écoles sur des solutions pour consommer moins. Le but du jeu est en effet de consommer le moins de carburant possible (essence, gazole, biocarburants, gaz naturel, GPL, hydrogène, solaire). Ainsi, le record absolu est de 3886 km avec... 1 litre. Bien entendu, il ne s'agit que d'une moyenne extrapolée à partir de plusieurs tours de circuit. Par ailleurs, il ne s'agit pas à proprement parler de voitures, mais de véhicules ultra légers et au design très futuriste (il existe toutefois en Europe une catégorie "urban concept" avec des véhicules plus réalistes). L'idée serait née en 1939 dans un laboratoire de Shell, aux USA. Mais, l'Eco Marathon Shell est né véritablement en 1985, à l'initiative de la filiale française qui a organisé la première édition sur le circuit du Castellet. Au fil des années, la compétition a migré ensuite vers le circuit de Nogaro, dans le Gers. j'ai eu la chance de participer à plusieurs éditions, en tant que spectateur et en tant qu'acteur dans le cadre d'un challenge presse, sur les deux sites.

L'Eco Marathon Shell draine des participants venant de toute l'Europe. La formule s'exporte aussi depuis 2007 aux USA (en Californie) et va concerner l'Asie dès l'année prochaine (en Malaisie). Pour les 25 ans de l'épreuve, il était logique qu'un nouveau changement intervienne. C'est donc en ex Allemagne de l'Est, à Lausitz (près de Dresde) qu'a lieu en ce moment même l'édition 2009.
Les records de consommation sont à la mode. Une équipe de Ford (ingénieurs et pilote) a réussi à parcourir 1445 miles (2312 km) avec une Fusion hybride aux USA et un autrichien a roulé 1562 km au volant d'une Seat ibiza "Ecomotive" avec un seul plein de 45 litres entre l'Espagne, la France et l'Allemagne.
"Rouler plus pour consommer moins", voilà un beau slogan !

lundi 5 mars 2012

Koenigsegg Quant : une voiture de sport électrique et solaire


je reviens du salon de Genève où j'ai vu pas mal de concepts (électrique, hybride, GPL, gaz naturel) et c'est ce constructeur suédois - Koenigsegg - qui m'a le plus étonné. Ce constructeur de voitures de sport s'est associé avec NLV Solar AG (un pionnier de l'industrie photovoltaïque) pour créer la Quant. C'est la première voiture de sport électrique et solaire pour quatre personnes. Un film très fin avec des cellules solaires recouvre toute la carrosserie de la voiture. Par ailleurs, NLV a conçu un accumulateur qui permet de charger en 20 mn l'énergie nécessaire pour parcourir 500 km. La Quant reste une voiture de sport classique (275 km/h de pointe, propulsion), mais entièrement électrique. Reste à voir à quel prix sera proposé cet engin.

mardi 31 janvier 2012

Honda développe une station à hydrogène fonctionnant à l'énergie solaire


Imperturbable face à la frénésie générée par la voiture électrique, Honda continue de progresser sur l'hydrogène. La marque japonaise vient de mettre en service à Los Angeles, dans son centre de recherche américain, un nouveau modèle de station de remplissage. Elle ressemble à une pompe à essence, si ce n'est qu'il y a un panneau solaire. Par rapport à la génération précédente, Honda a réduit la taille et amélioré le rendement de 25 %. Il n'y a plus besoin non plus d'un compresseur. Ce dispositif peut être utilisé à la maison pour ceux qui, comme en Californie, ont la possibilité de rouler en Honda FCX Clarity (le seul modèle au monde de série à l'hydrogène).



Avec la station à énergie solaire de Honda, il est possible de recharger en 8 h une voiture à hydrogène telle que la FCX Clarity. C'est une nuit entière, comme pour la voiture électrique en somme. Mais, l'intérêt vient du fait qu'il n'est pas nécessaire de stocker de l'hydrogène dans cette unité. Elle est produite au fur et à mesure. De plus, elle peut contribuer à alimenter le réseau électrique selon le principe du "smart grid", en distribuant le trop plein de courant. Comme on le voit, l'avenir de l'hydrogène et de l'électrique sont liés, alors qu'on les présente comme des concurrents.