Nissan

Japon

Aston-Martin

Grande Bretagne

Lamborghini

Italie

Mc Laren

Angleterre

POrsche

Allemagne

Affichage des articles dont le libellé est véhicule électrique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est véhicule électrique. Afficher tous les articles

samedi 24 novembre 2012

Nissan au salon de Tokyo (première partie)

La marque japonaise va faire le show lors du salon de Tokyo, qui débutera le 30 novembre pour les médias (et le 3 décembre pour le public). Elle va y exposer pas moins de trois concepts électriques, dont la 3ème version de Pivo. Vous vous souvenez sans doute de cette curieuse auto en forme de bulle qui peut tourner sur elle-même. Hé bien, il s'agit d'une version plus civilisée, dont la ligne rappelle un peu l'ancienne Hypermini. Sous une carrosserie compacte de moins de trois mètres de long, Pivo 3 dispose de trois places. Ses pneus arrière étroits et ses moteurs intégrés aux roues IWM (in-wheel motors) lui confèrent un angle de braquage extrêmement court qui l'autorise à faire demi-tour sur une route n'excédant pas quatre mètres de large.

C'est Michelin qui doit être content de voir que Nissan s'intéresse aux concepts proches de son Active Wheel. Et il est vrai que depuis quelque temps déjà, le constructeur japonais se penche sur ce type de solution et a testé les offres du marché.
Très maniable, Pivo 3 offre une expérience de conduite totalement inédite grâce à sa position de conduite centrale. Le véhicule se distingue également par des commandes parfaitement intégrées à un intérieur haut de gamme.

Voir la vidéo :



La réelle nouveauté est le système "Automated Valet Parking" (voiturier automatisé) qui permet de laisser la PIVO 3 trouver toute seule une place de stationnement et de s'y garer au sein d'infrastructures spécialement équipées et déjà à l'étude. Une fois garée sur cet emplacement, elle peut en profiter pour se recharger et revenir vers son conducteur sur simple appel depuis un smartphone.

vendredi 24 août 2012

Bruxelles va accueillir un congrès d'exception sur le véhicule électrique


On ne compte plus les manifestations (congrès, salons, séminaires) sur le thème du véhicule électrique et des batteries. Il y a en a de plus en plus, en France comme à travers toute l'Europe. J'ai choisi de vous parler d'un nouvel événement, dont la première édition aura lieu cette année. Il s'agit du EEVC (European Electric Vehicle Congress), qui est prévu à Bruxelles du 26 au 28 octobre. Le congrès est organisé par Frédéric Vergels, l'ancien secrétaire général de l'Avere (l'association européenne pour le véhicule électrique). Et pourquoi j'en parle ? Parce que le congrès donne une vision vraiment européenne avec des expérimentations et projets qui concernent l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, la France, l'Italie, les Pays-Bas, la Roumanie, la Suisse ou encore la Suède (plus un éclairage sur le Brésil, la Californie et l'Iran). Autres atouts : la présence d'organismes qui ont pignon sur rue en Europe (ACEA, Commission, Parlement Européen), de nombreux constructeurs (BMW, BYD, Daimler, Hyundai, Renault, Toyota, Volkswagen), d'Universités (dont celle de Lille et l'Ecole des Ponts Paris Tech pour la France) et d'acteurs qu'on a peu l'habitude de voir. Par exemple, Total qui va parler de bornes de recharge et de panneaux solaires pour alimenter ces mêmes stations, ou encore Tata Steel qui parlera d'allègement.
Le congrès couvre à la fois les politiques publiques, la normalisation, la technologie liée aux batteries (Toyota parlera des batteries lithium-air), l'électrification sous toutes ses formes (y compris hybride plug in et hydrogène), les différents types de véhicules (scooters électriques, engins à trois roues, conversion des taxis, voitures, bus) et le smart grid. Des choix qui résultent d'un comité scientifique réunissant de nombreux acteurs de toute l'Europe.
Bref, un congrès qui n'est pas là pour faire de l'esbroufe commerciale à coups de powerpoint, mais qui aborde des vraies questions de fond.
Lien : http://www.eevc.eu/

mercredi 22 août 2012

La sécurité informatique va se renforcer autour de la recharge des véhicules électriques


Voici une conséquence inattendue du développement attendu des véhicules électriques. Selon l'institut américain Pikes Resarch, 435 millions de dollars seront investis entre 2011 et 2015 pour renforcer la sécurité des réseaux de chargement. Avec l'apparition de bornes de recharge publiques, il va devenir crucial de sécuriser les transactions financières et d'assurer que la recharge se fera correctement. Comme le font remarquer les experts, des attaques contre l'infrastructure de recharge, avec un virus ou code malicieux, pourraient provoquer des dommages sérieux. Cela pourrait à la fois affecter les producteurs d'énergie, qui cherchent à adapter la production de courant par rapport à la demande, et les clients. Le problème est qu'il n'y a pas de standard figé en matière de sécurité informatique pour ces réseaux. Autre casse tête : le pilotage à distance par smartphone du véhicule électrique (très appréciable par ailleurs) pose aussi quelques soucis en matière de sécurité.
Autrement dit, ce n'est pas forcément un incendie de batterie qui risque de créer le buzz, mais plutôt un acte de malveillance d'un hacker.
Lien : http://www.pikeresearch.com/newsroom/smart-electric-vehicle-charging-will-necessitate-greater-utility-investment-in-cyber-security-systems.

mercredi 11 juillet 2012

Nouvel appel à projets pour le véhicule du futur dans les Yvelines

Après le succès de l’appel à projets lancé en 2009, le Conseil général des Yvelines met à nouveau 3 M d'€ en jeu pour les entreprises innovantes du monde de l’automobile sur le thème « véhicule intelligent et ville du futur ». Ce nouvel appel à projets est destiné à permettre la réalisation de démonstrateurs roulants de véhicules électriques intelligents. Ils devront fonctionner selon deux modes alternatifs : en conduite manuelle ou en conduite automatique pour permettre un déplacement du véhicule vers son lieu de stationnement sans conducteur à bord. La règle du jeu est que les entreprises lauréates devront effectuer la majeure partie des travaux de R&D (Recherche et développement) dans les Yvelines. Précisons que le département a pour ambition d'être le berceau du véhicule électrique. Il est très lié au pôle de compétitivité Mov'eo, établi à Satory et qui abrite notamment l'Institit Vedecom qui planche sur le véhicule électrique et connecté.

Les candidats ont jusqu’au 28 octobre 2011 pour déposer leurs dossiers. Le comité de sélection dévoilera la liste des projets retenus mi-janvier 2012 et les lauréats seront annoncés en mars, à l’occasion du salon de Genève. Ils auront alors une année pleine pour réaliser leurs prototypes. Les gagnants du premier appel à projets (Muses, Induct et Akka) ont exposé leurs véhicules au pavillon vert du salon et ont à cette occasion noué des contacts utiles pour la suite.

Lien : http://automobile.yvelines.fr/fr/lappel-a-projets-2011/

dimanche 8 juillet 2012

Vent de panique sur l'électrique

L'actualité de ces derniers jours a suscité un certain émoi chez les partisans de la voiture électrique, au point de semer le doute jusque chez les plus convaincus. De quoi parlons nous ? D'abord de la publication par Le Canard Enchainé d'études réalisées par l'UTAC* et par l'INERIS** et qui mettent en avant le risque spécifique des batteries de véhicules électriques. Le rapport, qui remonte à octobre 2010, et qui porte sur la sécurité des véhicules, souligne que le lithium - qui est l'un des composants clé de ces nouvelles batteries - s'enflamme au contact de l'air et dégage des émissions toxiques. L'INERIS préconise des mesures par rapport à l'emplacement des bornes de recharge dans les parking, la formation des secours et le stockage des batteries. Suite à cette parution, le Conseil Général des Hauts-de-Seine, a décidé de reporter sa commande (30 véhicules d'ici la fin de l'année, 84 en 2012, 64 en 2013 et 123 en 2014) auprès de PSA. Le président du Conseil, Patrick Devedjian, a saisi l'Etat, via le Préfet du département pour que le constructeur puisse apporter des précisions sur la sécurité des véhicules concernés.



Ce premier point a suscité une réaction de la part de l'Avere France. L'association, qui est l'interlocuteur des pouvoirs publics pour les véhicules électriques et hybrides, "considère comme primordiale la maîtrise des risques présentés par les nouvelles technologies". Mais, elle dénonce aussi "toute simplification outrancière, même dans le cadre du principe de précaution". Autrement dit, il ne faut pas condamner la filière, au moment où elle prend forme dans le cadre d'une compétition mondiale. C'est aussi le sens de l'appel qui a été lancé par diverses personnalités***, dont des parlementaires, dans le cadre des Rencontres Internationales des Véhicules Ecologiques à Alès. Le message est qu'un "véhicule électrique est aussi sûr qu'un véhicule thermique".


L'autre élément d'actualité concerne l'usine de batteries de Flins, chez Renault. Comme on le sait, le site ne démarrera qu'en 2014 (au lieu de 2012), et sans l'aide des pouvoirs publics (125 millions prévus pour la production de batteries et 100 millions pour fabriquer la Zoé) qui n'apprécient guère l'attitude de la direction du groupe, et en particulier celle de Carlos Ghosn. Là, c'est plus embêtant, car on touche au politique. Autant Renault avait su s'y prendre pour s'attirer les bonnes grâces des autorités de l'Etat pour porter une filière électrique "made in France", dans l'euphorie qui avait suivi le plan pour les véhicules décarbonés et le Grenelle de l'Environnement, autant le soufflé est retombé très vite, suite à diverses péripéties dont la fameuse affaire d'espionnage. Et on s'interroge de plus en plus ouvertement, au sein des partisans du VE, sur la prétendue maîtrise technologique de Renault.
Tout cela risque au final de porter le discrédit sur une filière qui en est à ses balbutiements et de lasser les politiques, qui ne voient pas les promesses se concrétiser à l'approche des prochaines échéances électorales.

*UTAC : Union Technique de l'Automobile et du Cycle. Cet organisme est chargé de l'homologation en France.
**Institut national de l' Environnement industriel et des Risques. Cet organisme dépend du ministère de l'Ecologie.
Lien : http://www.ineris.fr/centredoc/1002752-1-photographie-reglementaire-et-normative-ve---utac-v1.pdf

***Liste des signataires :
Louis Nègre, Sénateur, Rapporteur du Grenelle II, auteur du Livre Vert sur les infrastructures de recharge pour les véhicules décarbonés
Marcel Deneux, Sénateur
Richard Mallié, Député, Premier Questeur de l’Assemblée nationale
Max Roustan, Député-Maire d’Alès, Président du Grand Alès et du Pays Cévennes, organisateur des Rencontres Internationales des Voitures Ecologiques
Alfred Trassy-Paillogues, Député et Président du Groupe d’Etudes sur l’Automobile à l’Assemblée nationale
Philippe Vitel, Député du Var
Bernard Darniche, Président de l’Institut Les citoyens de la route
Philippe Aussourd, Président de l’Avere-France, association professionnelle pour le développement de la mobilité électrique
Marc Teyssier d’Orfeuil, Délégué général du Club des Voitures Ecologiques

lundi 18 juin 2012

80 % des véhicules électriques seront connectés d'ici 2017

C'est le pronostic de Pike Research, une firme de consulting américaine. Si la plupart des véhicules électriques ou plug in ont au moins un système capable de localiser les bornes de recharge et de calculer les itinéraires en fonction de la charge, avec un accès à distance et dans certains cas l'appel d'urgence, la demande va évoluer dans le futur.
Pike imagine ainsi des systèmes connectés pour indiquer le prix de la charge, la disponibilité de la borne, mais aussi des applications à base de cloud computing pour le trafic et la météo.
L'une des prestations qui fait le plus de sens est bien sûr le smart grid, avec la possibilité de programmer par exemple la charge en fonction de l'énergie disponible dans le réseau.
 Selon Pike Resarch, le marché des équipements de communication pour les véhicules électrifiés devrait atteindre 1,4 milliard de dollars par an en 2017.

mercredi 23 mai 2012

L'heure de vérité pour Better Place en Israël

Avec une bonne année de retard, dû à des obstacles bureaucratiques et à des livraisons tardives de la Fluence ZE, que Renault fournit en tant que partenaire, l'entrepreneur Shai Agassi va très prochainement débuter ses activités en Israël, où il va déployer le premier réseau national de voitures électriques. Un projet très ambitieux qui a déjà englouti plus de 400 millions de dollars. Better Place concrétise donc au bout de 4 ans une vision partagée (à l'époque) avec Carlos Ghosn. Une expérience qui intervient à un moment où l'électro-mobilité traverse une phase de doute.



La promesse de Better Place est géniale sur le papier. Elle consiste à remplacer les batteries vides par d'autres pleines en moins de 5 mn, en réinventant le principe des relais postaux. Pour cela, des stations d'échange automatisées ont été développées. L'autonomie devient donc quasi illimitée, avec un dispositif qui est adapté à la taille du pays (pas plus de 500 km pour les distances en Israël). En parallèle, la start up souhaite également développer des bornes de recharge plus conventionnelles. C'est un projet d'intérêt national, qui permet de s'affranchir du pétrole de ses voisins. De plus, Better Place inaugure un nouveau modèle économique en se positionnant comme un opérateur de mobilité, en maîtrisant la distribution des véhicules et le service.


Le véhicule électrique est proposé avec un abonnement rappelant le forfait téléphonique. En fonction du kilométrage, le client verse une mensualité (entre 300 et plus de 500 $ par mois) pour accéder aux stations d'échange et au point de charge. Better Place a conçu par ailleurs un logiciel, baptisé Oscar, qui donne accès via l'écran de bord à un univers de services, dont bien sûr l'emplacement des stations de charge ou d'échange. L'informatique embarquée permet par ailleurs de recueillir des infos sur l'utilisation des véhicules et de faire des mises à jour à distance.


Toutefois, à ce jour, le réseau reste assez limité. On ne dénombre que quatre stations d'échange de batteries dans le pays. Il devrait y en avoir 40 dans la seconde moitié de l'année. Pour les points de charge, des accords ont été signés avec divers partenaires. Le réseau est censé proposer à terme 500 000 points de charge.


En ce qui concerne les volumes, il n' y a pour le moment que 140 voitures en circulation qui servent en fait pour des tests. Better Place affirme avoir reçu 1800 commandes de la part de flottes et quelques centaines de la part de particuliers. Il devrait y avoir 5000 Fluence ZE d'ici un an sur les routes israéliennes. Si pour le moment seul ce modèle est compatible (ce sera aussi le cas de la Zoé) avec les stations d'échange, l'opérateur indique être en contact avec d'autres constructeurs automobiles.


Israël est a priori réceptif à l'électrique (80 000 personnes ont visité à ce jour le show room de Tel Aviv). Mais, jusqu'à présent, aucun pays dans le monde n'a montré d'appétence pour le véhicule électrique, malgré la hausse des prix du carburant. Better Place reste sur un objectif de 100 000 véhicules en 2016 (en Israël et au Danemark). Il espère un tournant en 2017, avec une baisse du prix des batteries qui rendrait les véhicules plus compétitifs. L'opérateur pronostique même 50 % de parts de marché pour le VE à cet horizon. Mais, Shai Agassi a toujours fait preuve jusqu'à présent d'un optimisme à toute épreuve.

mardi 17 avril 2012

Traqueur forme ses installateurs par rapport aux véhicules électriques et hybrides

Pour répondre à la demande croissante des constructeurs, qui sortent de plus en plus de modèles électriques et hybrides, le Groupe Traqueur doit former son équipe interne d’installateurs et ses prestataires de service* en électricité automobile. Les boîtiers installés sur les véhicules électriques et hybrides ne sont pas différents. Ils fonctionnent avec la même technologie de localisation par satellite (GPS/GPRS) qui permet la remontée d’informations générales (données techniques du véhicule, localisation, consommation, comportement routier…) et la localisation immédiate du véhicule en cas de vol. Mais, l'installation est plus compliquée. Traqueur doit donc procéder à une formation pour que les installations d’équipements puissent se faire en toute sécurité et pour que les opérateurs connaissent la réglementation en matière d’électricité et les risques présentés par les batteries des véhicules. Par ailleurs, il importe évidemment que le boitier installé n’interfère pas avec le véhicule. A l’issue de la formation, un titre d’habilitation pour véhicules électriques ou hybrides est remis à l’installateur.

*Au total, répartis sur l’ensemble du territoire, Traqueur dispose d’un réseau de plus de 2.000 centres d’installation agréés (sous-traitants, réseaux des constructeurs, réseaux spécifiques tels que AD Carrosserie, AD Expert et Mondial Pare-brise…), et d’une équipe interne dédiée.

mercredi 4 avril 2012

Quimera : un réseau pour concrétiser les projets de niches dans l’électrique

Tout le monde n’est pas d’accord sur l’approche du marché en ce qui concerne le  véhicule électrique : marché de masse selon les uns, ou applications de niches pour les autres. Le projet Quimera privilégie plutôt la seconde hypothèse, en raison des prix élevés qui ne favorisent pas des volumes élevés. Il s’agit d’une approche collaborative avec le regroupement au sein d’une même entité de  PME innovantes, d’universités et de centres de recherche, en liaison avec les villes sous la forme d’un partenariat. S’il fallait résumer le concept, disons que c’est un cluster multinational, avec plus d’une soixantaine de membres. Quimera est l’illustration de ce que pourrai t être un pôle de compétitivité tourné vers le monde, avec des collaborations en Europe, aux Etats-Unis et en Asie. Ce projet propose une vision à 360 degrés.



Parmi les membres, on retrouve des industriels comme KTM, la start up française Lumeneo, le CNRS, Altran, ainsi que des poids lourds comme Cisco, T-Systems ou encore DHL. En ce qui concerne les municipalités, Barcelone et Londres sont derrière le projet. Quimera se positionne en fait comme un catalyseur, en aidant les membres à se rapprocher de clients à travers des projets collaboratifs. L’idée est de partager les connaissances, de travailler en partenariat pour tester dans les villes des véhicules innovants et, à travers des joint ventures ou des licences, construire ensuite un modèle économique. C’est tout l’inverse des constructeurs classiques qui recherchent avant le marché de masse, sans que leurs véhicules ne soient forcément adaptés aux besoins. 


La pierre angulaire de ce système est ce que Quimera appelle les « living labs », où l’innovation est directement testée et à petite échelle auprès de clients. Parmi les projets, on peut par exemple citer  le test du camion électrique de Modec pour des livraisons dans Barcelone, l’expérimentation de  véhicules électriques et à pile à combustible pour une enseigne de supermarchés, l’installation de bornes de recharge rapide ou encore la fourniture d’une éolienne urbaine pour produire de l’énergie afin de recharger ces véhicules zéro émission. L’approche de Quimera va au-delà des véhicules avec du conseil pour certaines enseignes de magasins, qui adoptent par exemple des énergies renouvelables (éolien, solaire, hydrogène) pour éclairer et alimenter leurs points de vente.

De Barcelone à Londres, en passant par New York, Chicago, Palm Beach, Singapour, Mumbaï, Bangalore, mais aussi Monaco et Aix en Provence, Quimera a déjà initié pas mal de projets. Ceux-ci concernent aussi bien des scooters électriques que des voitures de sport (All Electric GT de 700 ch, Al Electric Touring Car GT4 de 400 ch). Il y a aussi  par exemple la version électrique de la Xbow de KTM (400 ch, 20 mln d’autonomie) que la marque veut mettre en avant.

vendredi 30 mars 2012

Recharge rapide : le match Combo vs ChaDeMo

Comme vous le savez peut être, il n'y a pas encore de norme unique pour la recharge des véhicules électriques. Le Japon (pays où sont apparus en premier les véhicules à batterie lithium-ion, tels que la Mitsubishi i-MIEV et la Nissan Leaf) a toutefois pris une longueur d'avance pour la recharge rapide. Il a crée le consortium ChaDeMo, qui regroupe 430 membres autour de poids lourds comme Mitsubishi, Nissan, Toyota, mais aussi PSA et Siemens. A ce jour, 878 bornes de recharge rapide ont été déployées au Japon et 238 dans le reste du monde. Mais, les japonais ne sont plus seuls. Les américains de Ford et GM se sont associés aux allemands de BMW, Daimler et Volkswagen pour créer Combo. L'intérêt de ce standard est qu'une seule prise est nécessaire pour assurer la recharge, qu'elle soit lente ou rapide. C'est une nouvelle compétition qui commence.



Le consortium ChaDeMo a pris une certaine longueur d'avance, puisqu'une vingtaine de pays l'ont adopté. Par ailleurs, la i-MIEV et la Leaf sont déjà compatibles avec la recharge rapide. Le seul problème est qu'il faut une prise en plus. C'est pour cela que la Leaf a deux orifices au niveau de la recharge. Par contre, l'intérêt vient du fait que l'énergie électrique du véhicule peut venir alimenter la maison.
Le Japon mène la bataille, car il ne veut pas souffrir du "syndrôme des Galapagos" (synonyme d'isolation). Il veut pousser son avantage, alors que la recharge Combo ne devrait pas arriver avant 2013. Ce match des standards n'est pas sans rappeler les batailles autour des magnétoscopes à l'époque (VHS vs Betamax) et des DVD (avec le Bluray qui l'a emporté face au HD DVD). Les deux standards pourraient coexister un certain temps, mais il est fort à parier qu'on arrivera sans doute à un standard unique, tôt ou tard.

mercredi 18 janvier 2012

General Motors publie son premier rapport de développement durable

Le GM nouveau est arrivé... Et pour marquer le coup, la nouvelle entreprise General Motors vient de publier son premier rapport international sur le développement durable. Un thème qui n'était pas vraiment la priorité majeure de l'ancienne structure. Ce rapport soutient l’idée que les objectifs de développement durable sont plus faciles à atteindre lorsqu’ils sont intégrés au modèle économique. Dan Akerson, le PDG de GM, estime ainsi que "les bénéfices permettent de réinvestir : dans la recherche et le développement pour réinventer ce que doit être une automobile, dans des technologies plus propres et plus économes en carburant, dans des usines qui préservent mieux les ressources, dans l’amélioration de la sécurité des véhicules, dans la création d’emplois et leur pérennisation et dans les collectivités locales dans lesquelles nous vivons et nous travaillons". Pas de doute, GM a changé.



Le rapport analyse les progrès du développement durable dans quatre domaines :
- Le Design : avoir un rôle de premier plan dans la recherche et le développement de technologies de pointe pour aider à réduire la dépendance du pétrole, améliorer la sobriété et réduire les émissions.
- La Fabrication : exploiter au mieux les installations d’une manière écologiquement et socialement responsable.
- La Vente : offrir à la clientèle du monde entier la possibilité d’avoir accès à des véhicules écoresponsables.
- Le Réinvestissement : assurer la viabilité économique de l’entreprise, être un employeur apprécié et améliorer la qualité de vie dans les collectivités locales.


Selon le rapport, ce que GM a besoin de faire est de développer son activité pour se mettre en phase avec les besoins de la société – à savoir les énergies alternatives et les technologies de pointe qui aident à réduire la dépendance au pétrole, améliorent la sobriété et réduisent les émissions - et également d'avoir des idées avancées pour la mobilité individuelle au XXIème siècle. Le rapport insiste sur la nécessité pour GM de faire appel à une culture ouverte et collaborative. L’entreprise s’est engagée à travailler avec tous les intervenants, les décideurs politiques, comme ceux des Etats-Unis avec lesquels elle est parvenue à édicter de nouvelles normes de consommation et tous ses partenaires, comme LG en Corée du Sud, avec lesquels elle repousse les limites du véhicule électrique.


Voici les faits marquants du développement durable dans le monde en 2010 et 2011 :
- Des produits reconnus pour leur technologie évoluée, leur sobriété et leurs qualités globales en matière de développement durable.
- Dépassement de l’objectif de la moitié des usines de fabrication mondiales d’être sans rejets à la fin de 2010 en recyclant, réutilisant ou transformant tous les déchets issus des opérations quotidiennes en énergie. A ce jour, 81 usines de fabrication sont parvenues à cet objectif.
- Recyclage de 92 % des déchets produits par l’ensemble des installations dans le monde entier.
- Réutilisation des barrières de rétention du pétrole utilisées dans le plan pétrole Deepwater Horizon 2010 pour réaliser des déflecteurs d’air pour la Chevrolet Volt.
- Formation de 8.700 étudiants américains sur la qualité de l’eau et sur la façon dont les gestes quotidiens peuvent impacter les bassins de rétention locaux.
- Obtention du titre 2010 de leader en technologies propres décerné par le Clean Energy Patent Growth Index pour les piles à combustible, les véhicules électriques hybrides, le développement de l’énergie solaire et des technologies de pointe.
- Développement du Programme écoresponsable de la chaine logistique en direction des fournisseurs et des coentreprises en Chine.
- Progrès dans la préservation de l’eau, l’utilisation de l’énergie renouvelable et la préservation de l’habitat de la faune de la planète.


Dans le rapport, GM annonce également son engagement pour de nouveaux objectifs de gestion de l’environnement au cours de la prochaine décennie :
- Réduction de la consommation énergétique des installations de 20%.
- Encouragement à employer 125 MW d’énergie renouvelable d’ici 2020.
- Réduction de 20% de l’empreinte carbone des usines.
- Réduction de 10% par véhicule des émissions de composés organiques volatiles lors de la phase de mise en peinture en fabrication.
- Préservation de la qualité de l’eau et réduction de la consommation de 15%.
- Réduction de la production totale de déchets des usines de 10%.
- Développement des installations existantes de production sans déchets pour parvenir à atteindre 100 sites de fabrication sans déchets et 25 implantations non manufacturières.
- Promouvoir et militer pour la sensibilisation des collectivités locales autour des questions environnementales et énergétiques en menant une action annuelle de sensibilisation.
- Obtenir la certification Wildlife Habitat (ou l’équivalent) sur chaque site de fabrication de GM lorsque c’est possible d’ici 2020. 

Lien : http://www.gmsustainability.com/_reportBuilderImages/GeneralMotorsSustainabilityReportPDF.pdf