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mercredi 26 décembre 2012

Retour sur le 19 décembre vu par la presse (francophone) avec ma petite contribution

Comme promis, voici un petit tour des blogs de presse et de leurs appréhensions de l'évènement du 19 décembre 2011. 

Deux consensus semblent se dégager malgré des nuances d'un journaliste à l'autre : Saab, une marque historique ; GM a achevé Saab et cela remonte bien avant 2012. Certains ne manquent pas de souligner l'inaction effrayante du gouvernement suédois pour prévenir de la crise quand d'autres insistent sur les tensions économico-politiques entre la Chine et les Etats-Unis.

Avant de rentrer dans le détail, ce qui me mine aujourd'hui, c'est le sentiment d'impuissance. Les personnes bien informées ont vu le mur venir dès fin novembre 2010 quand les 6 mois de retard dans la réorganisation complète de la production aussi bien que des réseaux de distribution et des canaux de communication ont pu être chiffrés. Dès le départ le business plan était biaisé.

La principale et (trè)s grave faute de Victor Muller (dont la société holding Spyker/ Swedish Automobile était déjà en 2010 sans fonds propres à injecter dans Saab) serait-elle de n'avoir pas mesuré les conséquences juridiques du crash financier qui se profilait à moins de 6 mois de novembre 2010?
Il devait savoir que tout changement au capital social de plus de 20% risquait de causer une rupture avec GM. Il devait savoir également que tout impayé au fournisseur de licences GM risquait de rendre caduque les accords de 2010 (ce qui a permis à GM de dire définitivement "non" à Youngman, même sans modification du capital social dans le dernier plan présenté et refusé par GM). Victor Muller a-t-il cru que les 280M$ d'actions préférentielles de GM et les dizaines de millions d'euros de créances allaient intimider GM ? Les faits ont démontré le contraire.

Victor Muller a entamé et poursuivi jusqu'au crash financier le développement de la 9-5 Estate et a payé GM les droits nécessaires pour la mise en production du 9-4X au Mexique. Il a également souhaité privilégier une valorisation des actifs de Saab par le développement de la plateforme phoenix (futures 9-3/9-2/9-5), le relooking de la 9-3 2011( Griffin + édition Indépendance) ou encore les nouvelles technologies avec le joint-venture d'e-AAM (XWD full hybride électrique), l'IQon, etc. Le prêt de la BEI a servi à financer la 9-3 électrique et les motorisations < 119gr. de CO2 pour la 9-3 Griffin... Si financièrement Saab a été conduit de façon extrêmement téméraire, la logique de Victor Muller était une logique sincèrement de long terme dont l'avenir de Saab aurait répondu à mi-parcours de la maturité commerciale.

En business point de sentiments. Ce qui intéresse Youngman est bien sûr de pouvoir importer à terme une technologie de constructeur en Chine. Tant que le savoir-faire de Saab serait là - comprendre l'usine de Trollhättan et son personnel d'ingénieur - tout accord entre Saab et Youngman pouvait paraître potentiellement dangereux à GM dont la Chine était le premier marché chinois. Car, enfin, personne il me semble n'a bien cerné le problème actuel de Youngman qui se retrouveRAIT avec des licences (celles de la phoenix) sans le savoir-faire pour les utiliser... Cela, GM l'avait bien compris. Cette décision ne lui aura coûté qu'une petite centaine de millions car ses titres convertibles avaient sans aucun doute déjà été provisionnés à perte dans l'ancienne structure de GM toujours en liquidation judiciaire depuis 2009.

Justement le blogauto nous a rappelé un anniversaire peu reluisant du géant américain : le 20 décembre, "ce jour où GM est mort"
Les événements dans le dossier Saab ont largement éclipsé la disparition d’un autre constructeur la semaine dernière. General Motors, société fondée voici 103 ans, a en effet cessé d’exister…

Fondée le 16 septembre 1908 à Flint par William C. Durant, General Motors a dominé le monde automobile durant plusieurs décennies. Et pas uniquement le monde automobile, puisque GM s’est aussi aventuré selon les périodes dans le milieu aéronautique, le chemin de fer ou même l’électroménager avec la marque Frigidaire… Durant des années, GM fut la plus grosse entreprise du monde, tous secteurs confondus. Et puis est arrivé 2009, et la faillite, la chute d’un symbole.

Une chute qui a entrainé la fermeture de plusieurs usines, le licenciement de milliers d’ouvriers, ainsi que la disparition de trois marques, Hummer, Saturn, Pontiac, et par onde de choc Saab… Au sortir de cet épisode de faillite, General Motors Corp. devient Motors Liquidation Co. tandis que les actifs jugés sains sont transférés dans une toute nouvelle compagnie : General Motors Co., une toute nouvelle société fondée à coups de milliards de dollars apportés par le gouvernement. lire la suite sur le blogauto
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Certains journaux interprêtent le communiqué de l'AFP de façon extensive, mais positive. Ainsi Actualité Automobile souligne que (...)
Victor Muller a aussi précisé aux journalistes que plusieurs investisseurs étaient intéressés par une reprise de l’ultime dernière chance. (....) Dès ce mercredi, une délégation de Youngman (...) [était] présente dans l’usine de Trollhättan pour trouver une solution. Le constructeur chinois est intéressé à garder SAAB dans son usine, mais avec une production à plus petite échelle que précédemment. Avec probablement de nouveaux modèles et sans la technologie GM. Ce qui signifie que SAAB ne relancera son activité que d’ici 18 mois environ^^
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Libération s'étonne de l 'entêtement mortifère de General Motors :

(...) GM ne voulait pas qu’ils s’approprient ses technologies, qui équipent la plupart des modèles Saab. «C’est comme si GM voyait une menace dans Saab. Et je ne peux pas le comprendre. Nous sommes tellement petits», s’est indigné le syndicaliste Ulf Drufva. (...)
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Un certains nombre de journalistes relèvent le côté scandaleux du dossier Saab - et cela fait du bien de les lire - quand d'autres jouent les grands prêtres de l'industrie automobile ou les cyniques. Oublions les seconds qui n'ont sans doute pas tenu un volant d'une Saab récente plus d'une heure entre les mains...

Le Francofil' s'exclame "Saab suffit!" :
(...) Et comme l’éditorialise le quotidien libéral de la côte ouest le Göteborgs-Posten : A son tour la Suède perd son industrie, à son tour la Suède perd des emplois !
Et de citer sa source Euronews le blog déplore :
(...) "Pour le quotidien libéral Göteborgs-Posten, cela signifie inévitablement la fin de la marque : « L’espoir ne quitte les gens qu’en dernier. Mais croire que quelqu’un serait prêt à reprendre Saab dans son état actuel semble beaucoup trop optimiste. … La production automobile pourra probablement se poursuivre d’une manière ou d’une autre à Trollhättan, où se trouve une usine dernier cri équipée de technique moderne. Le gouvernement et les agences pour l’emploi doivent en tout cas se baser sur le pire scénario possible pour réagir au chômage et au besoin de reclassement qui attend de nombreux employés. La faillite de Saab est une perte pour le grand ensemble que constitue l’industrie automobile suédoise."
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Antoine Dufeu de Caradisiac aussi enrage avec sympathie pour les derniers modèles présentés par Saab:
Et, effectivement, cela ressemble à la fin. General Motors, avant-dernier propriétaire de la marque suédoise, s’est à nouveau opposé à une cession aux récents partenaires chinois de Saab. Pourtant le dernier patron de Saab, Victor Muller, veut encore y croire. Il faut dire qu’il déploie depuis des mois maintenant une énergie incroyable pour trouver une solution aux problèmes financiers et assurer un avenir à la marque.

Avenir qui aurait dû passer par les 9-4X et 9-5. Cette grande berline semblait enfin renouer avec la belle histoire de la marque, proposant une ligne singulière et un cachet si particulier. D’autres projets, plutôt dans l’air du temps, semblaient également en mesure de permettre à Saab de rebondir. Mais le nerf de la guerre aura fait défaut.

Avec Victor Muller et tous les fans de la marque, on ne peut qu’espérer une renaissance proche, tel un Phénix, celui que le concept PhoeniX présenté au Salon de Genève au mois de mars dernier annonçait.

Saab ne peut pas disparaître. Saab ne doit pas disparaître.
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Quelques blogs ont déjà fait leur contribution historique, comme cette rapide (quelques erreurs de dates) chronologie brossée par l'Expansion/L'Express qui parle de la "chute d'une icône des années 80".
Parenthèses : ça ne me fait pas vraiment plaisirs de lire ces témoignages qui arrêtent l'histoire de Saab à la fin des années 80 car si je suis convaincu que GM a mis à mort Saab par un sous-investissement chronique, une incompréhension du marché de Saab et enfin une liquidation vendue à Spyker, je ne fais pas partie de ceux qui pensent que le partage de technologie avec GM a été complètement nocif : les 900NG/9-3/9-5 le démontrent suffisamment à mes yeux. De toute façon, il suffit de se tourner vers nos voisins allemands pour voir que le partage de technologies et des plateformes est la base du financement des lourds investissements des constructeurs, même premium.
Je ne souscris pas vraiment non plus à ce genre d'affirmations journalistiques, répandues concernant Saab et que je trouve, à tort ou à raison - caricaturales, comme Stéphane Lauer les écrit sur son blog Pertes et Profits :
(...) GM n’aura gagné de l’argent avec Saab. La faute à un trop petit nombre de modèles et à des volumes de ventes qui resteront confidentiels. Pour rentabiliser la marque, GM commettra l’irréparable en montant des morceaux d’Opel, autre filiale du groupe, sur les voitures suédoises. Une solution «tue-l’amour», qui aura raison des derniers vestiges du fameux design.
Mais M. Lauer conclue amèrement et solidairement avec Saab :
(...) Il est vrai que la Chine est désormais le premier marché du groupe américain, qui se voyait mal laisser ainsi prospérer un futur concurrent potentiel avec ses propres brevets. Après avoir laissé vivoter sa filiale pendant des années, GM s’est enfin préoccupé de Saab.
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Michel Holtz sur son blog l'autodidacte arrive à la même conclusion : "Saab est victime de la guerre sino-américaine" mais se montre plutôt longanime avec  la position de General Motors.
(... lire le début de l'article ici)
Évidemment, la décision de GM est lourde de conséquence pour le personnel de Saab, les équipementiers et les filiales étrangères. Ce qui représente près de 6000 personnes qui devraient se retrouver très vite au chômage. Même s’ils se raccrochent à l’infime espoir de voir débarquer un repreneur zorro, susceptible de renflouer la boutique sans quémander le moindre brevet. Et donc sans avoir la possibilité de fabriquer de nouvelles voitures, sauf s’il les crée de toutes pièces. Mais la décision du groupe américain n’a pas dû être très longue à prendre. Le nouveau carrosse suédois, le 4X4 Saab 9-4X, qui intéressait particulièrement les Chinois et devait débarquer chez nous au tout début de l’année prochaine, est fabriqué au Mexique, dans la même usine et sur la même chaîne que son cousin le Cadillac SRX. Logique, puisqu’il s’agit d’une seule et même auto. Cette Cadillac est l’un des fleurons de GM et la meilleure vente de la marque aux US. On imagine donc assez mal les dirigeants de GM acceptant de livrer aux acheteurs asiatiques, le mode d’emploi complet pour fabriquer son best-seller, sans aucun recours de plagiat possible, puisque le transfert aurait été accepté et acté. Les financiers de Detroit ont donc sorti leur calculette pour comparer et trancher. D’un côté leur usine mexicaine, presque la banlieue américaine, ses 12000 salariés et les milliers de garagistes Cadillac à travers les Etats-Unis. De l’autre côté, à 9000 kms de là, une usine de 3 700 personnes, dans une ville, Tröllhatan, au nom imprononçable pour un cadre du Michigan. Leur choix fut aisé et les victimes suédoises sont celles d’une guerre que se livrent, et que n’ont pas finies de se livrer, les groupes occidentaux et chinois. Une guerre du protectionnisme qui fait des victimes : les pays qui n’ont pas pu, ou voulu, en leur temps, conserver leur outil industriel. C’est justement le cas de la Suède, puisque l’autre et seul constructeur national a été vendu en 2010. A un autre groupe Chinois.
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Moins pro-américain, le journal belge La libre fait un long article et questionne non sans cynisme les motifs officiels invoqués par GM pour fonder sa décision.
(...) Pourquoi le groupe américain s’est-il opposé à cette solution ? Il y a tout lieu de se le demander, car le modèle 9-3 est déjà ancien et, en ce qui concerne la récente 9-5, le temps que les Chinois la copient, si telles étaient leurs intentions, le modèle aurait lui aussi vieilli. La nouvelle version de 9-3 n’était pas attendue avant l’an prochain, et l’on a peine à imaginer que le concept PhoeniX, présenté au salon de Genève cette année, recèle des trésors d’innovation. Dessiné par Jason Castriota, ses lignes se démarquent du style Saab actuel tout en se référant à la tradition. Sa transmission intégrale, eXWD, met conjointement en œuvre le moteur 1.6 turbo de 200 ch et l’électrique de 34 ch. Est-ce cela que GM craint de voir tomber en des mains chinoises, ou le logiciel de communication IQon ? Difficile à croire, et invoquer la concurrence que pourrait faire Saab à GM sur le marché chinois prête à sourire jaune : General Motors vend 2,5 millions d’autos par an en Chine. Si Saab en avait vendu 10 000, il aurait brûlé un cierge à Lao Tseu.

En définitive, ce lâchage n’est pas sans rappeler l’attitude de General Motors vis-à-vis d’Opel Anvers : préférer casser le jouet plutôt que de voir un autre jouer avec ou, si l’on préfère, ne pas supporter l’idée de voir quelqu’un réussir là où l’on s’est planté. A moins que le groupe américain n’ait préféré se débarrasser très vite de Saab pour n’être tenu à aucun dédommagement ?
Je ne saurais en revanche que trop souligner la conclusion - un poil exagérée dans les chiffres toutefois - de Dominique Simonet qui écrit:
Quoi qu’il en soit, General Motors a tué une deuxième fois Saab. La première, c’était vendre le constructeur suédois à un artisan volontaire, mais pas à un groupe industriel, en sachant qu’il fallait plus d’un milliard d’euros pour relancer la machine. (... lire l'article en entier ici)
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Je passe sur les très nombreux articles qui reproduisent les dépêches et articles de "fond" prédigérés par les Agence de Presse.

Une news néanmoins qui fait tâche en plus des dépôt de bilan de Saab Automobile, Saab Tool et Saab Powertrain : Le JournalAuto a rapporté le 22 décembre la dépêche AFP Saab Car North America, société importatrice, comme Saab Great Britain, et filiale elle aussi du groupe Saab Automobile, tente d'éviter le dépôt de bilan. La loi sur les faillites (Chapt.11) est beaucoup plus lourde de conséquences sur la faillite et donc si SCNA peut éviter l'issue fatale en espérant un rachat par GM ou une reprise par Youngman, ...
(...) La filiale nord-américaine du constructeur suédois en faillite Saab a embauché un cabinet de conseil pour l'aider à discuter avec ses créanciers et tenter d'éviter le dépôt de bilan, a indiqué son président Tim Colbeck à l'AFP.

"Nous espérons éviter la faillite", a expliqué Tim Colbeck, président de Saab Cars North America (SCNA), précisant toutefois que "les créanciers pourraient poursuivre SCNA en justice ou il pourrait devenir nécessaire de déposer le bilan pour protéger certains actifs". (...)
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Signalons une vidéo synthétique de TF1-LCI :


Avec un commentaire sympathique de l'animateur auto de la chaîne, Pascal Boulanger, qui s'exclame sur son blog Auto-Info : "Saab, pire qu'un gâchis, un scandale!"
(...) Depuis que ce blog existe, j'ai eu l'occasion d'évoquer les malheurs de cette marque, aussi réputée pour ses avions que pour ses voitures ou ses camions (SCANIA).
Je n'ai pas toujours été d'accord avec certains commentaires, mais j'ai toujours eu l'occasion d'écrire mon attachement à SAAB. Quand j'avais 20 ans, dans les années 80, j'étais toujours fasciné par le design des SAAB. Et j'ai été très heureux quand j'ai pu m'offrir un coupé 900 S flambant neuf. Il était noir, avec des sièges en cuir beige. Je l'ai gardé 12 ans, et je regrette de l'avoir vendu... Mais bon c'est la vie.

En voyant ce que General Motors a fait de cette marque, je me suis toujours demandé pourquoi le géant américain l'avait racheté. Les hommes de GM n'en ont rien fait! Pire, ils ont empêché toute initiative autour du redressement de ce label du bon goût et du savoir faire suédois automobile! Il y a vraiment des coups de pied au cul qui se perdent! J'ai déjà dit beaucoup de mal de cet incapable de Rick Wagoner, ancien patron pitoyable de GM. L'affaire SAAB est une autre illustration de son incompétence et de son absence de vision.

(...) Il faut cependant rendre hommage à l'homme d'affaires hollandais Victor Muller. Avec ses propres deniers, il a tenté un suavetage, mais le challenge était trop ambitieux, trop difficile à soutenir.

Donc, on arrête les frais, et la nostalgie nous renvoie maintenant les images de SAAB en rallyes, les anciennes 92, 93, 9-5, les 900, berlines ou cabriolets, et tant d'autres belles réalisations. La force du design SAAB était d'être intemporel. La qualité de fabrication était excellente, et les moteurs souvent irréprochables.

Bref, il y a vraiment de quoi être en colère. En méditant sur tout celà je me dis que SAAB devrait toujours exister, et que GM aurait peut-être mériter de disparaître (on n'en a pas été si loin il y a peu), afin de ne plus pouvoir nuire aux autres. (lire l'article en entier sur le blog Auto Info ici)
Merci Monsieur Boulanger.

vendredi 14 décembre 2012

Le 9-4X, le dernier des mohicans?

C'est en tous cas la question que se pose Paul Hug qui a écrit un bel article à propos de la Saab 9-4X (et de son avenir) pour le Quotidien.lu.

"Un break 9-5, un crossover 9-4X, voilà les derniers atouts pour relancer
l'outil industriel et commercial Saab menacé par des finances fragiles."
"Une partie décisive se joue entre la Suède, la Chine et les États-Unis. Une partie en millions de dollars suivie avec crainte par des milliers de passionnés. Ici et là, ils se rassemblent, comme à Paris, dimanche dernier, pour aider à sauver Saab, la très suédoise Svenska Aeroplan Aktiebolaget, née en 1937 pour fabriquer des avions, puis des voitures dès 1948. Demain [finalement lundi 19, suite report de la décision, NDLR] au plus tard, l'administrateur Guy Lofalk, qui a demandé la cessation de la réorganisation volontaire de Swedish Automobile, devra livrer la clé d'un possible fonctionnement. En d'autres termes, y a-t-il de l'argent frais dans les caisses? 
Le tribunal de Vänersborg statuera alors. Reprise ou faillite. Ce fol espoir repose, une fois de plus, sur la Chine. Pang Da et Youngman ont voulu reprendre le flambeau saisi en 2010 par Victor Muller, le patron de Spyker, petit constructeur néerlandais. C'était sans compter avec l'ancien propriétaire, General Motors, qui avait acheté Saab en 1989 pour l'abandonner il y a deux ans. Mais pas question de livrer des pièces à la Chine et encore moins de laisser entrer l'empire du Milieu dans ses usines. Pang Da retoqué, Yougman reste en piste.   
Un combat sans merci 
Saab 9-3 Griffin TTID 119gr (108)SAAB 9-5 SportCombi
On imagine l'inquiétude des 3700 salariés de Trollhättan, en chômage depuis plusieurs mois. Et l'attente des réseaux, alors que les produits sont là, une 9-3 revigorée récemment, une 9-5 déclinée en break-Estate et ce crossover 9-4X. Le sort des deux premiers dépend du redémarrage de l'usine de Trollhättan. Le troisième attend la conclusion d'un accord définitif avec la Chine...  
Chez Saab, en multipliant les contacts et les démonstrations, on veut croire qu'au printemps prochain, les premiers bateaux chargés de 9-4X cingleront vers l'Europe en provenance du Mexique, là où GM assemble le 9-4X, cousin proche du SRX Cadillac.
Les commandes sont ouvertes depuis plusieurs mois; le 9-4X a été dévoilé au salon de Bruxelles en janvier et des véhicules de pré-série attirent l'attention du client. Là, pas de doute, le 9-4X a bien les saveurs du constructeur suédois. Il suffit de monter à bord de ce volumineux crossover (4,82m) pour en être convaincu. 
Le tableau de bord avec ses cadrans aviation, les grilles d'aération à commande centrale, et l'inévitable contact sur la console centrale, tout est pur jus Saab. On a même droit à une échelle mobile centrale, teintée de vert, étalonnée en kilomètres/ heure alors que l'aiguille pointe les miles. Dépaysement garanti. 
Transmission intégrale 
Le 9-4X prend encore une autre dimension avec son pédalier à réglage électrique. Au premier virage serré, on se dit que l'on aurait aimé plus de maintien latéral pour une transmission intégrale (XWD) qui tient bien le bitume au détriment d'un peu de roulis. Boîte automatique de rigueur à six rapports, le 9-4X n'hésite pas à envoyer la cavalerie à plein régime. Les beaux échappements trapézoïdaux se contentent d'un régime sonore velouté alors que le turbo vous emmène vite au-delà des limites autorisées. (...) Lire la suite ici sur le quotidien.lu (...) 
Le tout livrable au printemps prochain. L'espoir reste raisonnable."

vendredi 16 novembre 2012

Triple A pour la nouvelle Saab 9-4X selon Ph. Martinet (carissime.com)


"Très impressionnant sur ses roues de 20",
le Saab 9-4X est dessiné pour affirmer une forte identité
et on peut dire que c’est réussi."
Philippe Martinet est monté en selle à Saab Créteil pour tester le nouveau SUV venu du froid! Il nous offre une critique (article à original ici) pour le blog carissime.com. Je commence par la fin :
Notre mini essai fut très court mais nos premières impressions sont réellement positives, de plus (toutes proportions gardées) le tarif est raisonnable au regard des prestations proposées.

NB. Nous avons aussi pu voir le nouveau Break 9-5 (mais pas le temps de l'essayer) il est beau !!
Avant sa sortie officielle, le tout nouveau Grand SUV Saab 9-4X fait actuellement un tour de présentation dans les concessions de la marque en France et c’est tout naturellement que nous nous sommes "incrusté" dans une démonstration clientèle pour en savoir un peu plus sur ce 4x4 de luxe Suédois.

Nous l’avions bien sûr vu sur les salons auto et nous avions déjà les photos du constructeur, mais c’est la première fois que nous pouvions le voir « pour de vrai » et, cerise sur le gâteau, avoir la chance de faire quelques tours de roues à son volant.
Sa face avant notamment est particulièrement bien pensée avec un réel travail de recherche dans l’interprétation du style Saab adapté à un gros SUV.
Les phares au revêtement "Glacial" apportent la petite touche nordique à l’ensemble.

Le Saab 9-X4 que nous avons essayé et le V6 Turbo 2.8 de 300 chevaux version Aéro.

Indéniablement les chevaux sont bien présents, les accélérations sont immédiates et ce grand 4x4 en redemande constamment.

Le châssis, à la hauteur, se joue des petits obstacles et seule la pédale de frein un peu mole nous rappelle que nous n’avons pas affaire à une sportive mais bien à un SUV luxueux, confortable et très bien équipé.

vendredi 9 novembre 2012

Petite revue de presse à ma sauce ;)

Et d'abord commençons par notre Concours Photo du Saab Tour de France, qui démarre samedi 12 novembre : la première concession à ouvrir le bal sera celle de Melun... Inside Saab a bien relayé l'info ici, les membres de Saab France ont tous reçu un mail à ce propos. Même l'auto-nouvel Obs annonce le Saab Tour de France ici.

Booon! J'espère que les participants seront nombreux!... Je sais que l'actualité, la météo, l'automne, le boulot, tout ça quoi, y en a marre... ben justement, c'est le moment d'aller faire un tour en 9-4X ou en 9-5 Estate!

Peut-être un quatrième sponsor va entrer dans le tournoi des 10 plus belles photos! Les prix sont sympas, surtout le premier... Mais je ne dirais rien!

Si vous voulez voir l'agenda du Saab Tour de France en un clic, vous pouvez télécharger le planning ici.

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Pendant que la vie continue ici, elle continue aussi là-bas pour ceux qui planchent dur pour trouver un accord avec GM...

Un article "engagé" est paru hier sur un blog lemonde Pertes et profits. Le titre était : La seconde mort de Saab. Je ne suis pas sûr que ce Monsieur soit prophète...
Pour autant, imputer - comme l'écrit l'auteur - à GM une action maléfique sur Saab est exact. Il est certain que l'action de GM est criticable à plus d'un point de vue. Une société (Saab) dont GM a répété à l'envie qu'elle n'était pas rentable, un constructeur dont il a puisé un grand nombre de ressources en ingénierie, un constructeur enfin qu'il a rendu volontairement dépendant et qu'il était prêt à liquider fin 2009, cette société, ce constructeur, cette marque - Saab! - deviendrait maintenant un concurrent pour GM en Chine?! GM parle de fuites technologiques. Franchement, faut pas être sorti des mines pour voir que la technologie GM incluse dans les Saab n'est pas une révolution. C'est pas comme si, par ailleurs, GM n'avait pas déjà vendu l'ancienne plateforme 9-3 à BAIC fin 2009 (et oui, ça a rapporté 200M€). C'est pas comme si SAIC ne partageait pas la technologie GM. C'est pas comme si Youngman pouvait être un constructeur chinois redoutable à l'horizon de 3 ans... Il y a derrière ce "NON" définitif de GM sans doute des éléments qui nous échappent. A moi, il m'échappe un peu en fait.

Alors oui le gouvernement suédois peut bien (faire semblant de) regretter la décision de GM maintenant comme nous le rapporte Car tech via l'AFP. En même temps, ils auraient pu s'en douter un peu...

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Rachel PANG, représentant Youngman, a assuré au journal de Trollhättan TTELA qu'"ils veulent toujours Saab". Dans un élan Victor-ieux ;), elle a déclaré :

"Bien sûr que nous voulons toujours Saab. Si vous avez peur, vous ne pouvez pas réussir en affaires. Les difficultés existeront toujours, mais il faut trouver des solutions et simplement ne pas baisser les bras".

Un peu la phrase du jour, non?

De son côté, Kjell-Åke Eriksson, directeur des Achats de Saab, a dit au même journal TTELA, mais dans un autre article croit que GM n'est pas le plus gros souci. Le plus souci est "le temps et l'argen"t pour Saab. Toujours selon lui, il est réaliste de planifier un retour au profit pour Saab en 2014, mais ceci nécessite que la production redémarre et qu'on donne au constructeur la chance de son futur.
"Le risque est que nous puissions parvenir à un accord final. L'approbation de GM, de l'Office de la Dette, et de la Banque Européenne d'Investissement et des autres parties manquent toujours"
Moins optimiste pour le coup, M. Eriksson. Mais il conclut en disant que le "non" de GM au rachat de Saab par les chinois ne signifient pas un non à toute forme d'accord possible avec eux.
D'ailleurs, la nouvelle plateforme modulaire PhoeniX 100% Saab est si intéressante pour les chinois qu'à elle seule elle devrait les motiver pour acheter Saab en l'état. Une autre partie de Saab reste dans le giron de GM, comme c'est encore le cas probablement. Alors la plateforme PhoeniX, ça les intéresse ou pas?
M. Ericsson : "seul les chinois peuvent répondre à ceci".

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Pour ceux qui comprennent l'anglais, voici l'exemple d'un vrai reportage fait par un vrai journaliste automobile - néerlandais en l'occurence - sur place, à Trollhättan. Vous aurez plusieurs échos de plusieurs personnes toutes travaillant directement ou indirectement pour Saab. Merci à Manu pour le tuyau :)

samedi 3 novembre 2012

La situation en France (session de rattrapage)

Notre ami, Quentin, d'Autoplus.fr avait publié un court article faisant le point sur les conséquences de la crise financière de Saab sur le réseau et particulièrement le réseau français. C'était fin septembre dernier.

Depuis certaines données ont (positivement) changé, mais le constat doit rester le même à l'heure qu'il est. Sur la recommandation d'un lecteur, voici donc des extraits de l'article qui cite notamment un entretien avec Saab France.

(...) Saab France peut-elle disparaître ?

Saab France est un intermédiaire

Saab jouit d'un réseau international de concessionnaires. Saab Cars North America et Saab Cars UK, les deux géants dans le domaine, sont des importateurs au sens classique du terme. Ils dirigent eux-mêmes leurs achats de voitures et organisent, avec le siège à Trollhättan, l'import des voitures et des pièces. Dans l'absolu, les deux grosses antennes manipulent un stock et gèrent la vente et la communication à leurs manières. En revanche, Saab France, fait parti du réseau Saab directement commandé par la Suède. Chaque commande de voiture ou de pièce est adressée à l'usine, Saab France à Paris n'étant "que" l'intermédiaire.

Pas d'importateur privé

Si le plan de restructuration implique une refonte de la distribution (via des distributeurs privés, type Neubauer) pour réduire les coûts, Saab France pourrait bien être amené à disparaitre. Interrogé par nos soins, Claude Makowski, responsable communication de Saab France tient à clarifier la situation. "La distribution par des importateurs privés, n'est pas d'actualité (…) il n'est pas envisagé par le management suédois de laisser tomber la clientèle française que ce soit pour la vente et l'après-vente. La France est un grand pays qui fait partie d'une zone européenne stratégique pour les suédois".

Les concessionnaires "ne tombent pas le panneau"

samedi 13 octobre 2012

La presse prend acte des vraies bonnes nouvelles concernant Saab

Hier soir j'étais pas très heureux de la bévue de Reuters recopiée à souhait par la presse. Ce soir, il en va autrement et je dois dire même que certains journalistes ont fait amende honorable. Normal vous me direz-vous. Que ce soit clair : je comprends bien que la situation de Saab soit un peu difficile à appréhender entre autres mille informations et je comprends également que Reuters est censé être une agence de presse fiable. Mais ce que je comprends moins, c'est qu'on enterre les vivants. La situation est délicate, elle l'est, personne ne le nie. Mais tout n'est pas foutu et il est trop tôt pour les funérailles. Des personnes se battent pour faire avancer les choses, Saab est de l'avis général une marque automobile attachante et historique et sa disparition ajouterait non seulement à la perte d'un patrimoine pour le monde de l'automobile mais serait aussi le symbole d'une désindustrialisation dont les européens peuvent comprendre qu'elle aura à terme des effets pervers, même si à court terme elle peut soulager les finances.

Merci à leblogauto  pour son article d'aujourd'hui : Saab : l’éclaircie perce au milieu des nuages
Dans le sujet publié hier concernant l’actualité tournant autour de l’avenir de Saab, nous avions fait une mise à jour suite à un communiqué transmis par les parties concernées. De ce communiqué il fallait surtout en extraire la mauvaise interprétation faite par les médias et un malentendu général. Nous avions acté cette annonce espérant alors rapidement du neuf, et du positif, pour Saab. La nouvelle tombe ce matin. (...)

Merci également à Turbo.fr, à Newsautoplus.fr, à l'Echo.be, à Challenges.fr, à Autonews.fr et aux quelques autres sites/blogs francophones qui ont pu intelligemment répercuter l'info de ce jour.

vendredi 12 octobre 2012

Pang DA : "je m'en tiens à mes engagements, je suis confiant à ce sujet"

Les News (je vous avais prévenus que
la semaine allait être gratinée... ^^)
Il y a des jours où je ne suis pas plus frustré que ça de ne pouvoir écrire en live. Aujourd'hui fait partie de ces jours où les corbeaux de service se sont précipités pour faire des gros articles sur une prétendue annulation des accords de Pang Da avec Swan/Saab...

Depuis, ces "journalistes", à peine confus, ont au mieux, pour certains mis à jour, en petit, là tout en en bas dans un coin, la copie du communiqué de presse Saab paru dans la journée venant clairement contredire ces allégations sans aucun fondement : autant dire que c'est la honte pour tous ceux qui voulaient vous vendre du scoop. Ca arrive à tous, mais certains s'enfèrent plutôt que de le reconnaître simplement.

Pang Da n'était pas plus tard qu'hier avec Victor Muller à Stockholm en train de finaliser les négociations sur le deal de rachat des parts - toujours en cours de validation par le NDRC chinois...

Bref, trop tard, Reuters a eu beau essayé de rattraper sa boulette de ce matin par deux autres dépêches venant contredire complètement l'intox du jour: le mal était fait et les blog "toto-mobile" avaient déjà fait leurs gros titres : plus question de revenir dessus, car en plus d'être mal informés, on est fier... :)

Voici maintenant les 3 articles Reuters du jour : la "bavure" à 10h51 et les deux tentatives pour rattraper la boulette après coup...

Ce jour 10h51: Agreement between Saab, Pangda no longer valid -Pangda chairman An agreement between Saab and Chinese car company Pangda for an investment in Saab is no longer valid after the Swedish car maker entered bankruptcy protection, the Pangda chairman said on Wednesday.
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16h16: Pangda chairman says "confident" in Saab dealThe chairman of Chinese auto dealer Pangda said he is "confident" that a planned investment in Saab will go through, clarifying earlier remarks he made suggesting that the deal was now void.
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17h34: Pangda chairman confident Saab deal will proceedThe chairman of Chinese auto dealer Pangda Automobile Trade Co Ltd is "confident" its planned investment in Saab will go through, clarifying earlier remarks he made suggesting the deal was void.
[le représentant du distributeur Pang Da s'est dit "confiant" sur l'issue de son projet d'investissement dans Saab, clairifiant une remarque qui aurait pu faire croire que le deal était annulé]
Pang Qinghua said the terms of the deal would still be subject to the bankruptcy administrator's review of the Swedish company.
[Pang Quingshua a dit que les termes de l'accord doivent encore être validés par l'administrateur de la compagnie suédoise]
"What I meant was that during restructuring, the court is authorised to adapt any restructuring plans, including vetoing previous agreements," Pang told Reuters on the sidelines of an industry conference in Chengdu.
["Ce que je voulais dire était que pendant la Réorganisation, la justice peut très bien remanier tel ou tel projet à son gré, et notamment des accords précédents" a dit M Pang à Reuters]
"It's up to the one handling the reorganisation to decide whether previous agreements are valid or not."
 [Il revient à ceux qui sont en charge de la Réorganisation de décidier de la validité ou non des accords précédents]
"I am sticking to the commitment," he said, adding, "Yes, I am confident about it."
["Je m'en tiens donc à mes engagements" a-t-il ajouté, "et oui, je suis confiant à ce sujet"]
His earlier comments casting scepticism toward the deal caused shares of Saab's parent company, Amsterdam-listed Swedish Automobile NV , to fall nearly 30 percent following a temporary suspension.
[Ses commentaires précédents affichant un sceptiscime envers le deal ont causé une chute du cours de Swan de pratiquement 30% avant une suspension temporaire. (tiens, tiens.... ;)]
After his clarification, the shares recovered most of the lost ground to trade down 4.35 percent at 1055 GMT.
[Après ses mises au point, les actions sont remontées pour finir en baisse de 4.35% à 10h55GMT]
Swedish Automobile insisted throughout the 245 million euro ($352 million) deal with Pangda and Zhejiang Youngman Lotus Automobile Co was still valid.
[Swedish Automobile a martelé que l'accord de 245 millions d'€ d'investissement  par PAng Da et Youngman était toujours valide]
The volatility came as the administrator in charge of Saab's restructuring under court protection was reviewing the plan.
[les choses se sont emballées alors que l'administrateur de Saab en procédure de Réorganisation a commencé à revoir les projets]


(...) Asked about the prospects for winning approval, he said: "I think the NDRC supports companies heading overseas: they come in and we go out. I think the government would be quite supportive on that front.
[Interrogé sur les chances d'approbation du deal, M. PANG a répondu : "je crois que le NDRC soutient les sociétés s'ouvrant sur l'Occident : ils viennent vers nous et nous vers eux. Je pense que le gouvernement est assez ouvert à ce point de vue.]
"When it comes to Saab, I think if it's in China, the government wouldn't let it collapse." [Concernant Saab, si Saab vient en Chine, le gouvernement ne laissera capoter les choses] (la fin de l'article Reuters ici)

Pourquoi cette désinformation des médias chinois? Il semblerait qu'à l'origine le journaliste qui a restranscrit les propos du PDG de Pang Da en chinois n'avait pas connaissance du dossier Saab. Et que Reuters a traduit l'article dans la précipitation et que la presse française a recopié voire amplifié inutilement cette dépêche. Certains s'interrogent sur une possible pression chinoise sur le cours de Swan. Quoiqu'il en soit, le manque de fiabilité de l'information fournie par Reuters a de quoi interroger.

On sait qu'une rénégociation des conditions du deal Youngman, Pang Da est en cours, mais nous n'en savons RIEN sur le fond. Inutile de faire semblant donc.

Par contre, je continue de lire partout que les 70M€ (vente droits plateforme phoenix) ne sont "pas arrivés de Chine"... Pas étonnant puisqu'il n'était pas prévu qu'ils arrivent de Chine! Youngman ne devait apporter que sa garantie, le contrat cédé à une banque et la banque devait financer les 70M€ [MàJ 13/10 : il semble que cela ait changé depuis le dernier communiqué de presse puisque Saab parle d'une "avance sur le paiement par Youngman". Il est possible que La Réorganisation de Saab implique - comme le souligne le PDG de PANG DA - concernant toute cession d'actifs (en l'occurence ici une vente de droits d'utilisation de licence de la plateforme phoenix) l'agrément de l'administrateur (Guy Lofalk). Mais, là encore à ce sujet, pas la peine de faire semblant : nous ne savons pas dire où en est ce processus, mais simplement qu'il est en cours.

Ce qui est sûr, c'est que la procédure de Réorganisation n'annule aucun contrat régulièrement passé entre Saab et ses partenaires/clients/fournisseurs.


Je termine ce post de clarification nécessaire par le communiqué que Saab a dû publier ce jour.

Trollhättan, Sweden: Swedish Automobile N.V. (Swan) and Pang Da Automobile Trade Co., Ltd (Pang Da) have taken notice of media reports questioning the validity of the partnership agreements between Swan, Saab Automobile AB (Saab Automobile) and Pang Da after Saab Automobile entered into voluntary reorganization. Swan, Saab Automobile and Pang Da underline that these reports are based on a misunderstanding.

mercredi 10 octobre 2012

En bref aujourd'hui : on attend des nouvelles

Sur le journal suédois en ligne GP.SE, Geely a précisé que ce n'est pas eux qui étaient venus rendre visite à Saab ou au gouvernement suédois, mais bien le gouvernement suédois qui avait demandé un entretien. Et de confirmer qu'ils le sont pas intéressés par Saab. Bon et bien on s'en doutait un peu ici... Donc rien de neuf, sauf pour la presse qui a vendu quelques exemplaires de plus la semaine dernière. :)

Quand à Rachel Pang, PDG de Youngman, il rappelle également que l'accord sur la cession des licences de la plateforme technique Phoenix ne supposait pas un paiement immédiat- ce qui est parfaitement conforme au communiqué de Presse Saab du 12 septembre dernier - mais, une fois sa réitération de façon définitive, un paiement différé serait une avance sur les 245M€ avec une garantie cessible au profit d'une banque souhaitant racheter ce contrat de vente pour avancer les fonds à Saab Automobile. Donc rien de neuf.

Steven Wade sur Inside Saab de son côté appelle au calme dans "un post pour rien", mais ceux qui le lisent depuis longtemps sauront reconnaître entre les lignes une situation difficile, comme je vous le disais dimanche matin... Donc rien de neuf

Saabsunited enfin : rien. c'est le premier jour depuis que je lis Saabsunited où aucun post n'a été mis en ligne. Un hasard va-t-on se rassurer.
Wait and see...

samedi 6 octobre 2012

Brève : vrai buzz, fausse NON rumeur fondée à propos d'un éventuel rachat par Geely [MàJ]

[MàJ10/10/11] Il semble bien que des démarcehs ont été entreprises notamment par Guy Lofalk, actuel administrateur de Saab pour contacter Geely mais pas l'inverse[MàJ 08/10] Il semble que cette rumeur soit finalement fondée.
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Je n'ai plus l'envie de refaire l'explication de texte. Un tabloïd suédois fait parler une source selon laquelle le constructeur chinois propriétaire de Volvo souhaiterait racheter Saab. Presque aussitôt, l'Agence Reuters recopie mot à mot et tous les journaux abonnés à Reuters font de même.

Sur le fond, tout ressemble à un énorme mensonge, preuve qu'il n'y a pas que les actifs toxiques des banques d'affaire qui se vendent bien sur la place! Alors Geely a démenti et selon Bloomberg, Eric GEERS (Saab Automobile) a dit que "plusieurs entreprises s'intéressaient à Saab même si nous avons bien sûr un accord contraignant avec Youngman et Pang Da", façon d'entretenir le doute, d'alimenter un peu la rumeur, et quoi encore? De faire pression sur Youngman pour la négociation de la valorisation des parts de SWAN? Pression sur le gouvernement chinois? Ou bien est-ce GEELY qui fait pression sur le gouvernement chinois lui indiquant que le rachat de Saab serait une menace pour le marché chinois?

Bref rien de bien sérieux au fond et qui ne méritait pas un post, mais comme on lit ce buzz partout ce soir, je me suis dit que j'étais bien obligé de revenir là-dessus.

Enfin, réfléchissons un peu, même dans l'hypothèse où ce serait vrai, cela ne fait pas de Geely un acheteur de Saab et puis il faudrait que Saab puisse tenir encore 8 mois supplémentaires le temps que Geely valide une telle procédure par rapport aux autorités chinoises. Et d'ici là, Saab vaudra quoi? Les chinois savent renégocier un contrat à tout moment. Saab essaye sans doute de se défendre dans ces heures qui restent périlleuses. Et moi j'en ai un peu souper de ces canards. On attend les faits. Point.

P.S. : cours de SWAN ce jour : +7.32% : pari gagné ;)

vendredi 21 septembre 2012

Réactions à la décision favorable de la Cour d'Appel pour la réorganisation de Saab

Première réaction : celle de son manager, celui qui "jamais, jamais n'abandonne": Victor Muller PDG de Swedish Automobile (et de Saab par interim).
Il s'est dit, dans cette interview par la 4ème chaîne tv suédoise, "soulagé" bien entendu par cette décision qui va "permettre à Saab de s'organiser dans l'attente des fonds" en provenance de Chine (245M€).
Il a balayé d'un revers de main les critiques portées par l'avocat d'affaire Rolf Aabjörnsson (qui avait soutenu le règlement judiciaire de Saab pour General Motors en 2009) : "cela n'a rien à voir : contrairement à 2009 où des créanciers avaient dû abandonner une partie de leurs créances, ici, nous ne demandons qu'un délai le temps d'obtenir les fonds nécessaires pour tout régler. Nous voulons tous les désintéresser".

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Swade sur Inside Saab estime que c'est "une bonne décision" qui "signifie que le vrai travail commence maintenant (...) pour remettre en ordre cette société" vers le retour de la production.

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RedJ salue sur Saabsunited "la loyauté des employés de Saab". Il a une pensée particulière pour les équipes d'ingénieurs qui "sont restées et ont continué à travaillé de leur côté pour le développement des produits qui feront notre fierté."

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Golfhunter de Saablog-in vous donne la traduction en français d'un autre communiqué de presse Saab paru ce jour, s'agissant de préciser en quoi consiste la restructuration de Saab maintenant :

(...) une initiative d'amélioration de l'efficacité dans le cadre d'un examen plus large du plan d'affaires de la société pour 2012 et au-delà, visant à créer un système plus souple et plus concurrentiel en termes de coûts pour l'entreprise. Cette initiative reflète aussi les effets de l'arrêt de la production prolongée depuis avril de cette année et est un élément important du plan de réorganisation volontaire qui sera présenté lors d'une prochaine réunion avec les créanciers.

Durant les prochaines semaines, Saab Automobile saura identifier les domaines au travers de toute l'organisation, où l'efficacité peut être acquise. L'initiative mettra l'accent sur les coûts fixes et variables et vise à créer une structure de coûts plus bas et plus souple à l'intérieur de Saab Automobile en éliminant la duplication des travaux, en rationalisant les processus, le raccourcissement des délais, en améliorerant la coordination entre les services et en simplifiant la structure organisationnelle (...). Lire la suite sur saablog-in
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Côté presse française généraliste, les médias ont traduit les dépêches venant soit de l'AFP (le Monde, l'Express, le Parisien, etc.) soit de Reuters (le Figaro, BFM, Yahoo, etc.).

Voici tout d'abord la dépêche AFP qui est moins que nuancée sur les perspectives de réussite de cette procédure (Rendez-vous dans 3 mois amigos!) :
STOCKHOLM — Le constructeur automobile suédois Saab a obtenu mercredi en appel la protection de la loi contre la faillite avec un sursis de trois mois pour se réorganiser, tandis que les syndicats réclamaient en justice sa mise en liquidation.

"La cour d'appel renverse la décision du tribunal (de première instance) et permet à Saab (...) la réorganisation", selon la décision dont l'AFP a obtenu copie.

Ce revirement en appel permettra aux salariés, qui n'ont toujours pas reçu les émoluments d'août, d'être payés via des garanties gouvernementales [possibilité non confirmée par Saab ; l'administrateur peut aussi décider de payer les salaires par priorité à d'autres créances pendant cette période]. En outre, la procédure suspend les demandes de mise en faillite déposées devant la justice par trois syndicats de Saab qui voulaient que les actifs de la société soient utilisés pour régler les salaires impayés.

"Les menaces de mise en faillite sont levées et les employés seront payés, ce qui est le plus important pour moi personnellement", a déclaré le PDG de Saab Victor Muller au quotidien Dagens Industri en ligne.

Le 8 septembre, en première instance, la justice avait refusé à Saab la protection contre la faillite au motif qu'il "n'y avait pas suffisamment de raisons de penser qu'une restructuration de l'entreprise fonctionnerait".

Mais mercredi, la cour d'appel a expliqué que le tribunal de première instance ne disposait pas de suffisamment d'informations pour évaluer la possibilité de réussite d'une réorganisation.

M. Muller a estimé les dettes du constructeur suédois à 150 millions d'euros et a dit attendre 245 millions de la part de nouveaux partenaires chinois Pang Da et Youngman.

Ces versements sont attendus d'ici novembre et le tribunal de première instance avait estimé qu'on "ne sait toujours pas si -ni quand- les autorités chinoises approuveront l'accord" de financement et que rien ne prouve que "le financement prévu sera suffisant (...) à long terme".

La cour d'appel a voulu donner sa chance à cette possibilité car elle "considère qu'une enquête plus poussée pourrait démontrer qu'il existe une possibilité de réorganisation réussie", selon les attendus.

Les juges ont donné à Saab "trois mois à partir de la présente décision" pour se réorganiser, laissant la porte ouverte à une prolongation de ce délai.

A cours de trésorerie, Saab, qui emploie 3.700 personnes mais ne vend plus de voitures, ne paie plus ses fournisseurs qui ont cessé leurs livraisons et provoqué l'interruption de la production depuis juin.

Dans un communiqué, la maison mère de Saab, Swedish Automobile (ex-Spyker) salue la décision d'appel et répète que sa demande de réorganisation volontaire "a pour objectif d'assurer une stabilité à court terme tout en attirant des capitaux supplémentaires en attendant les versements" promis par Pang Da et Youngman.

M. Muller a d'ailleurs assuré à Dagens Industri que le groupe était "dans une situation stable où nous avons sécurisé 70 million d'euros en attendant le financement de Youngman et Pang Da".

Les syndicats de leur côté ont "applaudi" la décision judiciaire et deux d'entre eux -IF Metall et Unionen- ont immédiatement annoncé le retrait de leur demande de mise en faillite de l'entreprise.

"Les salaires devraient se retrouver sur les comptes en banque de nos adhérents dans les prochains jours", se félicite IF Metall dans un communiqué.

Mais selon l'avocat Rolf Aabjörnsson [Mais que vient faire ce Monsieur ici?! Que cherche-t-il alors qu'il n'a aucune mission ni pour la défense des intérêts de l'Etat suédois, ni pour celle des syndicats et encore moins pour Saab? Il a défendu GM en 2009 qui avait imposé des abandons de créances aux fournisseurs de Saab. Nous ne sommes pas dans la même optique du tout avec cette procédure], spécialiste des sociétés, la décision de mercredi "n'est pas bonne".

"Il n'y a aucun fondement pour que la réorganisations réussisse", a-t-il déclaré à l'agence de presse suédoise TT.

"Tout est conditionné au fait que peut-être un jour on obtiendra de l'argent chinois", a-t-il dit en estimant que la cour devait avoir pris sa décision pour ne pas avoir la responsabilité d'être "celui qui aura fermé Saab", le principal employeur du sud-ouest de la Suède

Voici maintenant la dépêche Reuters :
STOCKHOLM, 21 septembre (Reuters) - Le constructeur automobile Saab a obtenu mercredi en appel d'être protégé contre ses créanciers en attendant son renflouement grâce à un investissement chinois.
La cour d'appel a annulé un jugement de première instance qui avait rejeté la demande de protection de Saab.

Saab espère que cette protection lui permettra de survivre jusqu'à l'approbation par les autorités chinoise d'un investissement de 245 millions d'euros des constructeurs automobiles Zhejiang Youngman Lotus Automobile et Pangda. .

Saab, filiale de Swedish Automobile , n'a pas payé les salaires d'août et doit 150 millions d'euros à ses fournisseurs.

Trois syndicats de salariés ont demandé la mise en faillite de la société pour activer un mécanisme public de paiement des salaires. Mais la mise sous protection contre les créanciers active aussi ce mécanisme.

D'ailleurs, le syndicat IF Metall déclare dans un communiqué que sa demande de mise en faillite n'est plus nécessaire.

La production chez Saab est pratiquement à l'arrêt depuis avril. A cette époque, les fournisseurs, n'étant plus payés, ont cesser de livrer. (Johan Ahlander, Danielle Rouquié pour le service français, édité par Catherine Monin)
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Côté blog français automobiles, tous n'ont pas encore eu le temps de relayer l'information.

Citons déjà l'ami Quentin de News Autoplus que je sais être saabiste (comme de nombreux journalistes d'ailleurs de la presse auto même si l'occasion de se réjouir à propos de Saab leur manque un peu depuis ces derniers mois) : Quentin titre sa dépêche : "Saab respire!" et résume ainsi :
Saab, désormais sans contrainte de temps immédiate, peut souffler et attendre le déblocage des capitaux promis par Pang Da et Youngman.

Et enfin, Frederic Papkoff sur leblogauto titre son article : "Saab, feu vert pour la restructuration". Il conclue en disant :
Reste à présent à obtenir de façon rapide le feu vert de Pékin pour les accords avec PangDa et Youngman pour assurer le redémarrage de l’activité. PangDa a de son côté alerté ses actionnaires sur le risque de perte des sommes déjà versées à Saab [ce qui est normal de mon point de vue dans l'esprit de transparence comptable, mais ne préjuge en rien d'un éventuel retrait de sa candidature au rachet de Saab]

samedi 15 septembre 2012

Le chiffre du jour [MàJ] ... 1 milliard de dollars

[MàJ 17h30] Je vous dois des excuses pour avoir sauté un peu trop vite sur la vraie-fausse bonne nouvelle lue ce matin dans DI.se, quotidien suédois pourtant peu connu pour sa sympathie pour Saab. Aurais-je attrapé le virus de la spéculation moi aussi? ;)

C'est en tous cas, ce que me laisse croire la lecture du blog Just-auto qui vient nuancer ce chiffre du jour (article ici), sensé être l'objectif d'investissement à terme dans Saab et révélé par les médias suédois ce matin.

Just-auto rapporte donc une nette prise de distance sur cette information. La suite de l'article parle de "spéculation sur les délais de quelques semaines pour la mise en place du joint-venture Youngman-Pang Da". Mais l'intention de rendre Saab rentable ne fait néanmoins aucun doute pour ces futurs - on l'espère du moins - actionnaires majoritaires chinois de Saab.
Rachel Pang, Youngman :
"Nous n'avons pas encore de projet sur les 800 millions d'€" dit le PDG de Youngman. Si Saab a besoinde cet argent pour développer de nouveau modèles, cela implique qu'ils aient des solutions pour trouver cet argent.
Nous allons investir directement dans Saab 136 millions d'euros pour devenir actionnaires de Saab avec Swan et Pang Da. Nous allons discuter ensuite du business plan et alors nous aiderons Saab à obtenir plus de financements. Cela peut venir de banques, des nouvelles filliales chinoises à créer [joint-venture Saab-Pang Da-Youngman]".
Qu'en conclure en fin de compte, sinon d'observer le yoyo aujourd'hui du cours de l'action SWAN qui a bondi ce matin pour retomber en fin d'après-midi...
Il est possible que M. PANG ait tout intérêt à maintenir la valeur du cours de SWAN au niveau le plus bas possible avant l'achat effectif des parts.

Il reste que cette rétraction de Youngman, même dans le moyennement fiable just-auto, ne tombe pas trop bien à quelques jours de la décision d'appel de Saab pour sa demande de restructuration sous protection de la justice.

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C'est le montant avancé par Rachel Pang, PDG de Youngman. Il serait investi dans Saab, une fois l'entrée au capital de Saab pour un montant de 245 M€ rendue effective. L'ambition des trois (Pang Da, Youngman et SWAN) pour Saab ne fait donc plus aucun doute puisque les montants d'investissements s'élèvent à plus d'un milliard d'euros et les volumes de ventes par cette ouverture de marché devrait à terme faire passer Saab à un niveau sans précédent. On espère que la justice suédoise comprendra l'enjeu. - Via di.se et Saabsunited.

vendredi 7 septembre 2012

Brèves du jour

Vous avez certainement pu reconnaître dans la presse du jour les journalistes qui recopient bêtement les dépêches AFP et ceux qui recopient bêtement les dépêches REUTERS. Les premiers ont titré (tous!) "Saab dépose son bilan" quand les seconds ont titré (tous!) "Saab se protège de ses créanciers pour se protéger"... Il faudra rappeler à l'AFP que "déposer son bilan" en France, cela signifie règlement ou liquidation judiciaire. Or, Saab n'en est pas là puisqu'il s'agit ici d'une procédure de sauvegarde volontaire et non une déclaration de faillite comme tous les lecteurs de tous ces articles édifiants issus de l'AFP le croiront ce soir.

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Appel avec un contact du réseau Saab France (dont la direction ne serait toujours pas payée non plus soit dit en passant puisqu'elle dépend de Saab Automobile AB) : moral plus bas que terre évidemment. Je voudrais leur dire à quel point nous nous sentons aussi solidaires qu'impuissants dans ce moment difficile où certains seront peut-être confrontés à des choix personnels cornéliens : continuer à travailler pour une marque historique ou bien saisir une nouvelle opportunité?... Dans ce passage très étroit où tout va désormais se jouer très vite comme celui-ci alors que les équipes techniques et marketing à Trollhättan sont sans doute un peu dépassées par les évènements, il n'est pas facile, surtout pour les plus jeunes et les plus dynamiques du réseau ou de l'équipe managériale Saab France de continuer à bosser pour un employeur dont on ne peut être sûr qu'il sera en mesure de nous payer à temps et de nous offrir des perspectives de carrière motivantes... Tout n'est pas joué certes, mais les différents échecs de Victor Muller ont de quoi interpeller tout chef de famille, quoique passionné par Saab.
Appels et mails de saabistes, tout ça au boulot... Garder le sourire, faire semblant avec les collègues et les clients.... Je rentre ce soir pour m'apprêter à décortiquer - aussi sereinement qu'on peut l'être !^^ - ce véritable merdier dans lequel Saab est retombé. Le pire moment qu'on a connu fut l'initiation de la procédure de liquidation par GM fin 2009. Vient immédiatement derrière ce 7 septembre 2011. Attention, ce n'est pas fini, il y a encore demain qui est le jour où tout peut basculer pour Saab et surtout pour Victor Muller. J'y reviens dans quelques instants dans un autre post.

samedi 1 septembre 2012

Brèves : répit donné par les syndicats, rumeurs et premiers chiffres pour août

Vous pourrez lire sur Ttela.se que le syndicat IF Metall  accorde un répit salutaire à Saab - de quelques jours au-moins - pour laisser le temps de trouver des fonds supplémentaires :
" La procédure d'assignation en règlement judiciaire est une affaire lourde de conséquence et requiert un réflexion à ce sujet. C'est pourquoi je ne pense pas que nous allons nous précipiter pour nous lancer là-dedans" a déclaré Darko Davidovic, juriste du syndicat Metall au journal DI.se.
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Des rumeurs circulent sur l'apport possible d'une garantie par Youngman Lotus et Pang Da au profit d'une banque européenne pour racheter le prêt de la BEI. Reuters semble avoir trouvé sa source d'inspiration à la lecture du journal DI.se qui a trouvé son inspiration auprès d'une "source proche". D'autres rumeurs parlent d'une banque européenne qui rachèterait le prêt de la BEI en se garantissant (ou en rachetant) les parts de Saab Limited UK. Bon, j'ai évité depuis le début de faire dans la rumeur, je ne vais pas commencer ici même si cela sonne comme un peu plausible.
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L'autre nouvelle, ce sont les premiers chiffres de vente de voiture (commande clients) enregistrés pour le mois d'août 2011 que vous pourrez retrouver aussi sur Saabsunited. S'ils sont évidemment très faibles, ils sont encore supérieurs à août 2010 aux Etats-Unis (363 contre 290 en 2010), légèrement dopés par le 9-4X! Quand les chiffres suédois accusent très sévèrement le coup (63 contre 528 en août 2010), conséquence de la surmédiatisation des soucis actuels de Saab dans son propre pays.

vendredi 27 juillet 2012

Essai vidéo : la Saab 9-5 Berline Turbo4, par Motorlegend

"Il est impossible de confondre cette nouvelle Saab 9-5 avec une autre voiture."

Au chapitre tarif, les 45 690 euros [prix catalogue] de notre modèle sont justifiés par l’équipement très complet."



Ce sont deux citations explicites de la critique de la nouvelle Saab 9-5 vue par Motorlegend. Une vidéo vient d'être mise en ligne aujourd'hui par Motorlegend pour compléter son article (à lire, cf. lien ci-dessus) très enthousiaste (décembre 2010). D'autres belles photos de David Lamboley sont en ligne sur le site.


Le modèle testé est la version Aéro en Biopower (compatible essence et bio-ethanol pour les novices) de 220 chevaux.


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Photos et vidéos : Motorlegend

lundi 23 juillet 2012

Retour sur : l'une des plus belles vidéos de presse sur la nouvelle Saab 9-5 Berline

Les images de la vidéo (disponible en version HD) que vous avez peut-être déjà vues sont les plus belles, après les spots publicitaires, que la presse auto ait édité. Elles nous sont venues de Roumanie en février dernier. Elle a été réalisée pour le magazine 0-100.ro.
Pour le plaisir des yeux!




Playlist de vidéos sur la 9-5

mardi 17 juillet 2012

Tour de saabosphère (session de rattrapage 3/3)

"Saab n'est pas Rover!". C'est, dans l'une de ses apparitions médiatiques - qui se sont faites rares depuis janvier 2010, mais bien d'autres chantiers l'ont absorbé, c'est entendu -, ce qu'a déclaré Philippe Van Der Meulen, directeur général de Saab France, au magazine Auto Infos :
Depuis la reprise de Saab par Spyker Cars début 2010, la vie de la marque et, par ricochet, celle de ses 44 distributeurs français n’a pas été un long fleuve tranquille ! « La société est bien vivante », (r)assure Philippe Van der Meulen, directeur général de Saab France qui n’a jamais lâché la barre. Employant neuf collaborateurs, la filiale française est aujourd’hui installée à Rueil-Malmaison (92) et plus que jamais prête à relancer la machine en partenariat avec les 50 points de vente (70 points de services) opérant dans l’Hexagone.
« Je suis meurtri de notre incapacité à approvisionner le réseau », confie P. Van der Meulen.
 Les dernières actualités de Saab automobile le rendent néanmoins confiant... lire la suite sur Autoinfos.
Dans l'article, il est dit que pour faire face aux commandes françaises non livrées, l'usine de Trollhättan peut produire 230 voitures par jour (ce qui ferait un total de 63.000 unités sur 300 jours l'an alors que le seuil de rentabilité est de 80.000 pour Saab minimum!), une fois la production repartie en tous cas... Il me semble que la capacité peut être accrue avec la mise en place d'autres lignes de production au sein de l'usine. Par ailleurs, il faut noter que près de la moitié du carnet de commandes fermes actuel (plus de 10000 unités) concerne le 9-4X fabriqué au Mexique.

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Beaucoup de médias, tels Sport Prestige, Turbo.fr, le Magauto, ou bien Quentin sur Autoplus et des dizaines d'autres médias francophones ont vu dans le deal de rachat de l'immobilier par Saab la solution clef pour faire repartir la production. Les fonds sont bien arrivés, ce qu'a confirmé TTELA lundi dernier.
La date du 9 août [qui m'intéresse à plus d'un titre, puisque je serai à ce moment en Suède avec une Saab empruntée chez ANA (j'y reviendrai) et qu'a moi aussi rien ne m'aurait plus plaisir que d'assister au redémarrage de la production à Trollhättan...] est retenue comme le point de départ. Mais Saab a pourtant bien précisé que c'est à la condition que tous les fournisseurs s'accordent sur le paiement partiel et de délais contractuels pour la suite de la production. Si le message aux médias est passé positivement, après le 9- août, cela risque d'être difficile - aussi bien financièrement que médiatiquement - de prétendre sérieusement à une poursuite imminente de l'exploitation. Comme déjà dit, tous travaillent d'arrache-pied pour cela et il faut espérer que le bras de fer entre certains poids lourds européens et Saab se règlent intelligemment et rapidement. De son côté, Vladimir Antonov aurait pu être la solution, mais la BEI n'en veut pas à moins qu'il ne lui rachète tout son prêt...

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Boston Power qui livre les batteries pour la Saab 9-3 E-power se fait un peu de pub en vidéo. Cette 9-3 Sport Hatch e-power a démarré les tests en conditions ordinaires et devrait être dans quelques mois pouvoir être homologuée définitivement pour sa distribution en Europe.

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Un blog anglophone qui a le vent en poupe. Il est né en septembre dernier. Son auteur venait alors d'acheter une superbe 9-5 et se décida à créer un blog pour en parler. Le plaisir d'écrire et les échos assez nombreux ont dû l'encourager à continuer et depuis son premier blog, intitulé "Life with Saab" (une vie avec Saab) rapporte tout ce qu'il y a de plus positif sur la vie de la marque et ça fait du bien! De nombreuses revues de presse anglophone sur le 9-4X ou la 9-5 jalonnent son blog mais aussi des infos exclus parfois en ligne avant Saabsunited... Beau travail, même si c'est encore une fois in english only...
Au hasard, une info qui fait krrrips et fera plaisir à un certain "Tortue sidérante" (qui se reconnaîtra -;) : life with Saab rapporte que la Saab 9-5 a emballé l'équipe du blog GayCarboy, ce qui tend à confirmer que Saab reste l'une des marques préférées chez les homos, ce qui est toujours une distinction positive sur le côté design avant-gardiste d'une marque.
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j'ai pas mal d'autres brèves, mais je les réserve pour des posts dédiés... Bon dimanche.

vendredi 22 juin 2012

1ère commande de la nouvelle Saab 9-5 Estate - 9-5 Berline Turbo4 testée en Australie


La première 9-5 Estate (appellation française pour "Sportwagon" pour les anglophone et "SportCombi" pour les autres) a été commandée par un finlandais, heureux membre de la tribu de Saasbunited où il explique (in english) pourquoi il a choisi Saab et pourquoi ce modèle : Aero, blanc, avec les jantes 18 pouces turbine et le HUD de série etc...

Cette 9-5 Estate semble avoir d'ailleurs remporté l'assentiment de la revue britannique What Cars?. Leur vidéo qui présente l'avis de quelques consommateurs testeurs nous donnent l'occasion de voir quelques images supplémentaires de cette présérie de la nouvelle 9-5 Estate. Le modèle sera présenté en France après l'été.



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9-5 Turbo4 testée par Behind the Wheel

Volant à droite toujours - les excellents chiffres de ventes de SAAB GB englobent toutes les Saab volant à droite, petite précision au passage - la radio australienne des passionnés de l'auto Behind the Wheel donne une excellente note pour la Saab 9-5 Berline Turbo4 Vector (2.0TS Biopower-220).



Parmi les nombreux atoûts relevés par la radio Behind the Wheel :


- la motorisation qu'elle juge optimale en terme de performance/consommation/prix ("très impressionnant"). Au passage, je rappelle que c'est le même moteur qui équipe désormais la 9-3 Griffin 2.0TS Biopower


- la tenue de route et l'amortissement qu'ils jugent plus agréables que sur l'Aéro pour les routes australiennes cabossées,


- le design intérieur/extérieur original permettant de sortir des sentiers battus germaniques que la revue a "littéralement adoré" avec ces petits détails extérieurs qui font la différence.


- l'infotainement et le système hi-fi.



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