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vendredi 30 novembre 2012

Volkswagen utilise la réalité augmentée pour la formation

Pour la formation de ses techniciens, le constructeur allemand a décidé d'utiliser une technologie de réalité augmentée. Ce mode de projection numérique a été retenu pour former des équipes de Volkswagen dans le monde entier, et particulièrement pour les informer sur le développement et les innovations techniques des nouveaux modèles. Le principe est relativement simple : un programme de positionnement, basé sur la vidéo, détermine la position du projecteur d'image et celle du spectateur par rapport au véhicule. L'information, générée par ordinateur, peut alors être précisément noyée dans l'environnement du monde réel par l'image du projecteur. Le tout, sans avoir à utiliser de sans lunettes spéciales.



Les données de conception en trois dimensions, projetées sur les surfaces d'un véhicule de production, avec la possibilité de varier les différents angles de vue, créée une sorte de "vision virtuelle à rayons X'. Ainsi, le spectateur peut voir des composants et des structures qui se trouvent à l'intérieur du véhicule. En outre, il est également possible de superposer de nouveaux composants ou de projeter des animations préparées sur le véhicule.
Le procédé a été appliqué pour la première fois à l'Académie Wolfsburg Service, à l'occasion de la formation pour le Touareg hybride, à destination des instructeurs pour les importateurs. Le développement et les fonctions liées à la technologie ont pu être expliqués avec une profondeur qui n'aurait pas été possible en utilisant des moyens classiques. Le procédé a été très appréciés par les équipes Volkswagen après-vente. Depuis lors, le système a également été testé avec succès pour le service de formation sur le nouveau Sharan, par exemple pour la mise en place opérationnelle des portes coulissantes électriques.
Le système de réalité augmentée en fonction de projection a été développée par les équipes de recherche du groupe Volkswagen, en collaboration avec l'Académie Volkswagen Service. Il est utile pour la formation. Mais, le procédé sera également appliqué pour le développement des véhicules de Volkswagen, de la conception à la commercialisation.

vendredi 2 novembre 2012

Galileo Masters 2011 : une foule d'applications géolocalisées pour améliorer le quotidien

Le concours European Satellite Navigation Competition, qui était organisé autour de Galileo, a permis de faire émerger des technologies très intéressantes. En tout, 260 suggestions ont été envoyées, principalement par des pays émergents (Taiwan est en tête, la France n'est que 12ème). Le lauréat est toutefois une société américaine qui a inventé un système d'affichage tête haute en réalité augmentée dans le pare-brise. True 3D est un procédé développé par MVS* California, et qui permet de dessiner un trait de couleur rouge pour guider le conducteur jusqu'à son objectif, matérialisé par un logo ou un panneau routier. La technologie évite la distraction, car elle ne surcharge pas en informations.




Elle s'inspire de ce que fait la NASA pour guider les pilotes et agrège plusieurs données en provenance des signaux satellite, de la cartographie et des infos issues des points d'intérêt. L'innovation a aussi été primée par Navteq, l'éditeur de cartes numériques qui se trouve être l'un des partenaires de ce concours. MVS cherche maintenant à commercialiser son procédé, en particulier dans l'automobile.

*Making Virtual Solid


Dans la liste, j'ai aussi remarqué cette innovation, qui consiste à échanger des infos entre véhicules et à se signaler des dangers potentiels comme un gros nid de poule. Ce sont des allemands qui ont imaginé cette application. La voiture qui signale un obstacle le géolocalise (par EGNOS et Galileo) et renvoie les données par liaison DSRC, directement aux autres véhicules dans un périmètre donné.


iTrack 21 Dispatcher est un système imaginé au Proche-Orient. Il s'agit d'une application mobile, qui peut être proposée par un loueur pour repérer la voiture sur un parking (une fois qu'on a réglé la location) et qui permet aussi de la déverrouiller à distance. Une liaison sécurisée avec le back office du loueur permet de s'assurer que le client restitue le véhicule dans la zone prévue. En cas d'erreur ou de tentative de vol, le conducteur est prévenu par un message d'alerte et l'auto peut éventuellement être arrêtée à distance.


Imaginée par des estoniens, Renev est une application pour smartphone qui permet aux utilisateurs de véhicules électriques de calculer les itinéraires possibles en fonction de l'autonomie de la batterie. Elle permet aussi de localiser les bornes de recharge les plus proches, d'obtenir des infos sur le type de charge et surtout de les réserver on line.


Pour rendre les taxis disponibles plus rapidement, des taiwanais proposent d'utiliser des technologies déjà existantes (Wi Fi, DSRC, GNSS), en signalant la position du mobile. Ainsi, seuls les taxis se trouvant au plus près du client sont contactés pour répondre à ce besoin.


Des anglais ont pensé à une application (Accident Assessor) qui permet de remplir plus sereinement les constats en cas d'accident. L'application mobile combine les photos numériques et la géolocalisation, en guidant les conducteurs à chaque étape (relevé de la plaque, photos de la scène). L'information, qui est ensuite transmise à l'assureur, permet grâce aux numéros de plaques d'obtenir les données sur les véhicules et en fonction du lieu de corréler les infos à la météo et au trafic.

Lien : http://www.galileo-masters.eu/index.php?anzeige=home-winner11-1.html

jeudi 1 novembre 2012

Galileo Masters 2011 : une foule d'applications géolocalisées pour améliorer le quotidien

Le concours European Satellite Navigation Competition, qui était organisé autour de Galileo, a permis de faire émerger des technologies très intéressantes. En tout, 260 suggestions ont été envoyées, principalement par des pays émergents (Taiwan est en tête, la France n'est que 12ème). Le lauréat est toutefois une société américaine qui a inventé un système d'affichage tête haute en réalité augmentée dans le pare-brise. True 3D est un procédé développé par MVS* California, et qui permet de dessiner un trait de couleur rouge pour guider le conducteur jusqu'à son objectif, matérialisé par un logo ou un panneau routier. La technologie évite la distraction, car elle ne surcharge pas en informations.



Elle s'inspire de ce que fait la NASA pour guider les pilotes et agrège plusieurs données en provenance des signaux satellite, de la cartographie et des infos issues des points d'intérêt. L'innovation a aussi été primée par Navteq, l'éditeur de cartes numériques qui se trouve être l'un des partenaires de ce concours. MVS cherche maintenant à commercialiser son procédé, en particulier dans l'automobile.

*Making Virtual Solid


Dans la liste, j'ai aussi remarqué cette innovation, qui consiste à échanger des infos entre véhicules et à se signaler des dangers potentiels comme un gros nid de poule. Ce sont des allemands qui ont imaginé cette application. La voiture qui signale un obstacle le géolocalise (par EGNOS et Galileo) et renvoie les données par liaison DSRC, directement aux autres véhicules dans un périmètre donné.


iTrack 21 Dispatcher est un système imaginé au Proche-Orient. Il s'agit d'une application mobile, qui peut être proposée par un loueur pour repérer la voiture sur un parking (une fois qu'on a réglé la location) et qui permet aussi de la déverrouiller à distance. Une liaison sécurisée avec le back office du loueur permet de s'assurer que le client restitue le véhicule dans la zone prévue. En cas d'erreur ou de tentative de vol, le conducteur est prévenu par un message d'alerte et l'auto peut éventuellement être arrêtée à distance.


Imaginée par des estoniens, Renev est une application pour smartphone qui permet aux utilisateurs de véhicules électriques de calculer les itinéraires possibles en fonction de l'autonomie de la batterie. Elle permet aussi de localiser les bornes de recharge les plus proches, d'obtenir des infos sur le type de charge et surtout de les réserver on line.


Pour rendre les taxis disponibles plus rapidement, des taiwanais proposent d'utiliser des technologies déjà existantes (Wi Fi, DSRC, GNSS), en signalant la position du mobile. Ainsi, seuls les taxis se trouvant au plus près du client sont contactés pour répondre à ce besoin.


Des anglais ont pensé à une application (Accident Assessor) qui permet de remplir plus sereinement les constats en cas d'accident. L'application mobile combine les photos numériques et la géolocalisation, en guidant les conducteurs à chaque étape (relevé de la plaque, photos de la scène). L'information, qui est ensuite transmise à l'assureur, permet grâce aux numéros de plaques d'obtenir les données sur les véhicules et en fonction du lieu de corréler les infos à la météo et au trafic.

Lien : http://www.galileo-masters.eu/index.php?anzeige=home-winner11-1.html

vendredi 26 octobre 2012

La réalité augmentée arrive dans l'automobile au Japon



La caméra de recul, vous connaissez déjà et votre voiture en est peut être équipée... Mais, une vue aérienne de votre véhicule sur un parking, vous avez déjà vu ça ? Cela existe pourtant au Japon. Grâce à plusieurs caméras, disséminées aux quatre coins du véhicule, et grâce à un logiciel qui supervise les prises de vue et qui restitue une image vue du ciel (Yann Arthus Bertrand ne ferait pas mieux), le conducteur a une très bonne vision de son environnement.



Une telle technologie est proposée en série par Infiniti (Around view monitor). Je l'avais déjà essayée au Japon il y a trois ans lors d'un essai Nissan et je dois dire que c'est très efficace. Le procédé est présenté au salon de Tokyo sur le stand de l'équipementier Clarion.




Mais, il y a encore mieux : une image translucide sur le côté de la voiture pour mieux appréhender les obstacles. Ce procédé consiste à plaquer des images réelles à partir du point de vue du conducteur.







Concrètement, des caméras filment ce qui se passe devant et sur les côtés du véhicule de façon à "cartographier" l'environnement. Si un piéton ou un autre véhicule surgit dans l'angle mort, la source potentielle de danger apparaît à l'image.



Contrairement à ce que ce montage laisse supposer, elle s'affiche sur l'écran du GPS mais comme perçue depuis le champ de vision du conducteur. Au volant, vous avez tout simplement l'impression que le piéton rentre dans votre voiture. La génération de ces images facilite la compréhension du conducteur, face à la circulation. Il peut ainsi mieux prendre en compte les distances sur le côté et prendre les bonnes décisions. Je n'avais encore jamais vu ça... On doit cette technologie au même Clarion.

mercredi 10 octobre 2012

BMW passe à la réalité augmentée pour l'affichage tête haute

Le constructeur allemand a été l'une des premiers dans l'automobile à démocratiser l'affichage tête haute (le premier était GM avec la Corvette en 1998), dès 2004 sur la Série 5. Ce système dérivé de l'aéronautique consiste à projeter des informations importantes pour la conduite (vitesse, prochaine manoeuvre pour le GPS, alertes) dans le champ de vision direct du conducteur. Il a évolué avec l'arrivée de la couleur et l'ajout de fonctions liées à la sécurité comme par exemple les distances de sécurité (liées au régulateur de vitesse intelligent) ou l'alerte de franchissement de file. Mais, le mieux reste à venir avec la réalité augmentée. Avec l’affichage tête haute dit à contact analogique, il devient possible de marquer virtuellement des objets réels repérés dans l’environnement de la voiture, comme une cible laser, ou de confondre les indications de navigation avec la route.




Grâce à la réalité augmentée, le conducteur reste concentré sur la route. Il n’a pas besoin de détourner les yeux ou de réaccommoder sa vision, ce qui est indispensable lorsqu’il porte son regard sur le combiné d’instruments ou sur l’écran d’information central et puis à nouveau sur la route. Il peut ainsi capter plus vite et plus directement les informations importantes pour la situation de conduite donnée. En même temps, il est ainsi possible d’afficher des instructions préconisant des actions à lancer pour faire face à la situation qui peuvent être saisies intuitivement. Le plus évident est le guidage par GPS avec une route surlignée.

Voir la vidéo :



Pour donner l’impression que les affichages se fondent dans la réalité, le système fait appel à une fonction de reconnaissance performante de l’environnement ainsi qu’aux données issues des capteurs de la voiture, comme le GPS, la caméra frontale ou le radar du régulateur de vitesse, qui sont de plus enrichies d’informations sur les routes, fournies par des cartes numérisées évoluées. Les représentations en 3D sont calculées sur cette base.



Un exemple concret : si le conducteur active le régulateur actif vitesse-distance avec avertisseur de collision, le système n’indique pas seulement, dans l’environnement réel, la voiture prise comme référence au moment donné, mais affiche de plus la distance théorique prédéfinie directement sur la route. D’autres informations peuvent ainsi être mises en évidence, comme par exemple les marquages au sol, les avertissements de franchissement de ligne, ou encore le marquage de piétons peu visibles de nuit. A l'avenir, des recommandations seraient même possible, avec le traçage en temps réel des trajectoires pour des manoeuvres.



Dans la phase actuelle d'étude, que nous avons pu tester sur simulateur, les concepteurs de BMW ont développé un affichage tête haute à peu près quatre fois plus grand que celui disponible sur les voitures de série actuelles. Il est ainsi possible de représenter dès à présent des affichages à contact analogique le long de la trajectoire de la voiture. Dans une deuxième phase de réalisation, il est prévu d’agrandir à nouveau la zone d’affichage et de l’étendre aux files voisines. Pour le moment, les tests se poursuivent sur simulateur et sur route. Un concept prometteur qu'on retrouver sur un modèle de la marque d'ici quelque temps.

mardi 9 octobre 2012

BMW passe à la réalité augmentée pour l'affichage tête haute

Le constructeur allemand a été l'une des premiers dans l'automobile à démocratiser l'affichage tête haute (le premier était GM avec la Corvette en 1998), dès 2004 sur la Série 5. Ce système dérivé de l'aéronautique consiste à projeter des informations importantes pour la conduite (vitesse, prochaine manoeuvre pour le GPS, alertes) dans le champ de vision direct du conducteur. Il a évolué avec l'arrivée de la couleur et l'ajout de fonctions liées à la sécurité comme par exemple les distances de sécurité (liées au régulateur de vitesse intelligent) ou l'alerte de franchissement de file. Mais, le mieux reste à venir avec la réalité augmentée. Avec l’affichage tête haute dit à contact analogique, il devient possible de marquer virtuellement des objets réels repérés dans l’environnement de la voiture, comme une cible laser, ou de confondre les indications de navigation avec la route.



Grâce à la réalité augmentée, le conducteur reste concentré sur la route. Il n’a pas besoin de détourner les yeux ou de réaccommoder sa vision, ce qui est indispensable lorsqu’il porte son regard sur le combiné d’instruments ou sur l’écran d’information central et puis à nouveau sur la route. Il peut ainsi capter plus vite et plus directement les informations importantes pour la situation de conduite donnée. En même temps, il est ainsi possible d’afficher des instructions préconisant des actions à lancer pour faire face à la situation qui peuvent être saisies intuitivement. Le plus évident est le guidage par GPS avec une route surlignée.

Voir la vidéo :



Pour donner l’impression que les affichages se fondent dans la réalité, le système fait appel à une fonction de reconnaissance performante de l’environnement ainsi qu’aux données issues des capteurs de la voiture, comme le GPS, la caméra frontale ou le radar du régulateur de vitesse, qui sont de plus enrichies d’informations sur les routes, fournies par des cartes numérisées évoluées. Les représentations en 3D sont calculées sur cette base.



Un exemple concret : si le conducteur active le régulateur actif vitesse-distance avec avertisseur de collision, le système n’indique pas seulement, dans l’environnement réel, la voiture prise comme référence au moment donné, mais affiche de plus la distance théorique prédéfinie directement sur la route. D’autres informations peuvent ainsi être mises en évidence, comme par exemple les marquages au sol, les avertissements de franchissement de ligne, ou encore le marquage de piétons peu visibles de nuit. A l'avenir, des recommandations seraient même possible, avec le traçage en temps réel des trajectoires pour des manoeuvres.



Dans la phase actuelle d'étude, que nous avons pu tester sur simulateur, les concepteurs de BMW ont développé un affichage tête haute à peu près quatre fois plus grand que celui disponible sur les voitures de série actuelles. Il est ainsi possible de représenter dès à présent des affichages à contact analogique le long de la trajectoire de la voiture. Dans une deuxième phase de réalisation, il est prévu d’agrandir à nouveau la zone d’affichage et de l’étendre aux files voisines. Pour le moment, les tests se poursuivent sur simulateur et sur route. Un concept prometteur qu'on retrouver sur un modèle de la marque d'ici quelque temps.

dimanche 9 septembre 2012

Nokia lance City Lens

Le nouveau Lumia 920 tourne sous Windows 8. Mais, ce n'est pas la seule nouveauté. Il intègre aussi City Lens, la dernière nouveauté en date dans la suite d’applications basée sur la localisation et la cartographie de Nokia. C'est une fonction très pratique en mode piéton.
Dès que l'utilisateur pointe l'appareil photo vers une rue d'une ville, City Lens incruste des informations (sur les restaurants, les boutiques, les hôtels, etc.) sur les façades des bâtiments, ce qui permet ainsi de découvrir les alentours de manière intuitive.
Nokia City Lens marque le début d'une nouvelle expérience de réalité augmentée, qui vient également enrichir l'application Nokia Cartes, en lui permettant de basculer entre les vues carte et réalité augmentée de façon à permettre aux utilisateurs de vérifier la direction empruntée et les alentours.
Si l'on ajoute à cela les améliorations apportées à Nokia Drive et Nokia Transport, la suite de services d’applications de localisation de Nokia constitue la solution de cartographie intégrée la plus complète qui soit actuellement proposée sur un smartphone.

mercredi 22 août 2012

Ford et l'usine virtuelle

Dès 1997, Ford a été le premier constructeur automobile à planifier l’assemblage de véhicules dans différentes usines du monde par simulation numérique. Cette simulation fait désormais partie intégrante des procédures appliquées pour les nouveaux modèles. Cette méthode permet de simuler et d’analyser toutes les phases de construction d'un véhicule avec pour objectifs une réduction des coûts et une amélioration de la qualité. Grâce à la simulation d’assemblage final utilisée aujourd’hui, Ford va bien au-delà d’une simple planification des séquences de montage. Il est possible d'assembler pièce par pièce des véhicules entiers dans un espace virtuel, comme un gigantesque puzzle, et ainsi analyser la fabrication dans ses moindres détails.
  Concrètement, Ford fait appel à des caméras sophistiquées pour filmer et numériser ses usines réelles, puis créer des ateliers de montage tridimensionnels ultra-réalistes. Les scénarios de fabrication interactifs sont générés en réalité virtuelle 3D à partir de projecteurs spéciaux et en utilisant des écrans polarisants sensibles au mouvement. Il s’agit de simuler chacun des gestes accomplis au quotidien par les opérateurs de chaîne afin d’aider les ergonomistes de Ford à éliminer les postures pénibles et à optimiser les différentes étapes de l'assemblage.


L’employé virtuel (surnommé « Jack ») reproduit ainsi les gestes des hommes et des femmes qui travaillent sur les chaînes d’assemblage. Il teste et analyse en détail les procédures, y compris la liberté de mouvement des doigts des opérateurs dans un volume confiné. Pour aller plus loin, Ford envisage aussi de s’appuyer de plus en plus sur des véhicules en « réalité augmentée » afin de simuler des séquences de montage virtuelles. Ce dernier procédé présente l’énorme avantage de réduire les besoins en vrais prototypes de véhicules ou d’outillages à des fins d’évaluation, puisque les données de chaque pièce numérisée, chargées dans un espace de montage virtuel, permettent de simuler de bout en bout l’assemblage du véhicule.
À Cologne par exemple, Ford étudie les habitacles de ses modèles en cours de développement sur un dispositif baptisé CAVE (Cave Automatic Virtual Environment), qui met en œuvre des images 3D interactives avant de passer à la fabrication d’un prototype.

samedi 19 mai 2012

La navigation GPS devient de plus en plus sophistiquée (seconde partie)

Navigon 70 commande vocale
Après le trafic haute définition, les GPS connectés et la prise en compte de l'éco conduite, je vous propose de poursuivre ce tour d'horizon des dernières fonctions mises en place par les acteurs du GPS nomade. Quelques exemples chez Navigon, où il n'est pratiquement plus nécessaire de toucher l’appareil pour faire fonctionner le système de navigation. Par exemple, la commande vocale s’active d’une simple tape sur l’appareil. Et, pour activer la fonction MyBest POI (points d'intérêt préférés), il suffit simplement de passer sa main devant l’écran, grâce à un capteur sensitif. De la même manière, la barre de commandes s’affiche au contact de l’écran. Autre avancée : la fonction derniers mètres sauvegarde l’emplacement où le véhicule est garé afin de le retrouver plus facilement, pour peu bien sûr que vous preniez le GPS avec vous, par exemple pour un guidage piéton.


img-gps-mio-spirit-flat-explorer

Mio est aussi un acteur qui privilégie l'innovation. Sur sa nouvelle gamme Spirit, il propose par exemple la planification de l’itinéraire. Cette fonction permet de fixer plusieurs étapes, de leur accorder un niveau de priorité pour optimiser les itinéraires, de prévisualiser ces derniers en mode simulation, le GPS étant capable de définir la priorité des points de cheminement à votre place si vous ne connaissez pas la route. Les nouveaux modèles sont aussi équipés de fonctions pratiques telles que l’aide au stationnement (affichage de la liste des emplacements disponibles lorsqu’on s’approche à moins d’un kilomètre de la destination), ou encore la navigation personnalisée. Cette dernière s'appuie sur la fonction LearnMe Pro™ qui affine l'horaire d'arrivée en fonction de la conduite et des routes préférées. L'autre nouveauté est un port entrée vidéo intégré permettant la connexion à une caméra de recul Mio (accessoire en option).

Caméra Mio

A ce propos, précisons que le même Mio vient de lancer à Taiwan, d'où le groupe est originaire, le Drive Recorder. C'est un enregistreur vidéo, destiné à analyser les habitudes de conduite ainsi que les circonstances d'un accident, à l'aide d'une caméra à haute résolution. Placée sur le pare-brise de la voiture à l’aide d’une ventouse, la Drive Recorder de Mio est une mini caméra permettant notamment d’enregistrer les événements imprévus (accidents, comportements dangereux, événements climatiques,…). Intégrant une antenne GPS et un gyroscope, cette caméra embarquée à haute résolution, avec un grand angle de vue, permet en outre d’analyser les habitudes de conduite de l’utilisateur pour une conduite sécurisée et responsable.

Captur réalité augmentée

Et pendant ce temps que font les constructeurs ? Eux aussi innovent avec par exemple l'affichage tête haute relayant le GPS (notamment chez BMW, où c'est en couleur). Renault va même introduire la réalité augmentée, comme cela a été montré sur le concept car Captur lors du dernier salon de Genève. Le visio-system comprend une caméra frontale en haut du pare-brise, associée à des prestations d’aide à la conduite. Cette nouvelle technologie incruste des images de synthèse sur celles de la route retransmises sur l’écran central. Ce système permet ainsi une conduite plus sereine, alliant sécurité et confort. Et puis, l'arrivée de la voiture électrique va être l'occasion pour plusieurs marques (c'est déjà le cas pour Nissan sur la Leaf) de proposer des GPS qui calculent l'itinéraire en fonction de l'autonomie et localisent les bornes de recharge. Ce que ne font pas les GPS nomades, même si certains (comme chez Navigon) tiennent compte des stations service proposant des carburants alternatifs...

mercredi 16 mai 2012

La navigation GPS devient de plus en plus sophistiquée (seconde partie)

Navigon 70 commande vocale
Après le trafic haute définition, les GPS connectés et la prise en compte de l'éco conduite, je vous propose de poursuivre ce tour d'horizon des dernières fonctions mises en place par les acteurs du GPS nomade. Quelques exemples chez Navigon, où il n'est pratiquement plus nécessaire de toucher l’appareil pour faire fonctionner le système de navigation. Par exemple, la commande vocale s’active d’une simple tape sur l’appareil. Et, pour activer la fonction MyBest POI (points d'intérêt préférés), il suffit simplement de passer sa main devant l’écran, grâce à un capteur sensitif. De la même manière, la barre de commandes s’affiche au contact de l’écran. Autre avancée : la fonction derniers mètres sauvegarde l’emplacement où le véhicule est garé afin de le retrouver plus facilement, pour peu bien sûr que vous preniez le GPS avec vous, par exemple pour un guidage piéton.


img-gps-mio-spirit-flat-explorer

Mio est aussi un acteur qui privilégie l'innovation. Sur sa nouvelle gamme Spirit, il propose par exemple la planification de l’itinéraire. Cette fonction permet de fixer plusieurs étapes, de leur accorder un niveau de priorité pour optimiser les itinéraires, de prévisualiser ces derniers en mode simulation, le GPS étant capable de définir la priorité des points de cheminement à votre place si vous ne connaissez pas la route. Les nouveaux modèles sont aussi équipés de fonctions pratiques telles que l’aide au stationnement (affichage de la liste des emplacements disponibles lorsqu’on s’approche à moins d’un kilomètre de la destination), ou encore la navigation personnalisée. Cette dernière s'appuie sur la fonction LearnMe Pro™ qui affine l'horaire d'arrivée en fonction de la conduite et des routes préférées. L'autre nouveauté est un port entrée vidéo intégré permettant la connexion à une caméra de recul Mio (accessoire en option).

Caméra Mio

A ce propos, précisons que le même Mio vient de lancer à Taiwan, d'où le groupe est originaire, le Drive Recorder. C'est un enregistreur vidéo, destiné à analyser les habitudes de conduite ainsi que les circonstances d'un accident, à l'aide d'une caméra à haute résolution. Placée sur le pare-brise de la voiture à l’aide d’une ventouse, la Drive Recorder de Mio est une mini caméra permettant notamment d’enregistrer les événements imprévus (accidents, comportements dangereux, événements climatiques,…). Intégrant une antenne GPS et un gyroscope, cette caméra embarquée à haute résolution, avec un grand angle de vue, permet en outre d’analyser les habitudes de conduite de l’utilisateur pour une conduite sécurisée et responsable.

Captur réalité augmentée

Et pendant ce temps que font les constructeurs ? Eux aussi innovent avec par exemple l'affichage tête haute relayant le GPS (notamment chez BMW, où c'est en couleur). Renault va même introduire la réalité augmentée, comme cela a été montré sur le concept car Captur lors du dernier salon de Genève. Le visio-system comprend une caméra frontale en haut du pare-brise, associée à des prestations d’aide à la conduite. Cette nouvelle technologie incruste des images de synthèse sur celles de la route retransmises sur l’écran central. Ce système permet ainsi une conduite plus sereine, alliant sécurité et confort. Et puis, l'arrivée de la voiture électrique va être l'occasion pour plusieurs marques (c'est déjà le cas pour Nissan sur la Leaf) de proposer des GPS qui calculent l'itinéraire en fonction de l'autonomie et localisent les bornes de recharge. Ce que ne font pas les GPS nomades, même si certains (comme chez Navigon) tiennent compte des stations service proposant des carburants alternatifs...

vendredi 20 avril 2012

La réalité augmentée en voiture via l'iPhone


Ceux qui ont un iPhone savent que l'on peut avoir la réalité augmentée sur l'écran, notamment pour localiser des points d'intérêt (métro, services), en superposant des points géolocalisés sur l'image prise par la caméra. Voilà une application de réalité augmentée sur iPhone qui concerne l'automobile.
L'application "Augmented Driving" nécessite de fixer le mobile d'Apple dans le véhicule (avec un support de navigation par exemple) pour que la cellule photo puisse filmer la route. Il y a ensuite une étape de configuration manuelle ou automatique. Puis, l'application est en mesure d'afficher à l'écran des infos telles que la détection d'un changement de voie, les voitures qui vous précédent (avec la prise en compte de leur distance par rapport au véhicule). Tout ceci est fait en temps réel et visuellement.


Voir le clip :



On a à la fois la vision tête haute (HUD) et la réalité augmentée, avec des fonctions comparables à ce que l'on trouve dans des véhicules haut de gamme, équipés du radar ACC et de la fonction d'avertisseur de sortie de voie. Réalisée par imaGynize, l'application iPhone "Augmented Driving" est vendue 2,39 euros sur l'App Store.

mercredi 18 avril 2012

La réalité augmentée en voiture via l'iPhone


Ceux qui ont un iPhone savent que l'on peut avoir la réalité augmentée sur l'écran, notamment pour localiser des points d'intérêt (métro, services), en superposant des points géolocalisés sur l'image prise par la caméra. Voilà une application de réalité augmentée sur iPhone qui concerne l'automobile.
L'application "Augmented Driving" nécessite de fixer le mobile d'Apple dans le véhicule (avec un support de navigation par exemple) pour que la cellule photo puisse filmer la route. Il y a ensuite une étape de configuration manuelle ou automatique. Puis, l'application est en mesure d'afficher à l'écran des infos telles que la détection d'un changement de voie,ou encore les voitures qui vous précédent (avec la prise en compte de leur distance par rapport au véhicule). Tout ceci est fait en temps réel et visuellement.


Voir le clip :



On a à la fois la vision tête haute (HUD) et la réalité augmentée, avec des fonctions comparables à ce que l'on trouve dans des véhicules haut de gamme, équipés du radar ACC et de la fonction d'avertisseur de sortie de voie. Réalisée par imaGynize, l'application iPhone "Augmented Driving" est vendue 2,39 euros sur l'App Store.

mercredi 21 mars 2012

Catalogue interactif en réalité augmentée chez Citroën



Pour le lancement du C3 Picasso, Citroën a mis en place un site dédié très novateur (http://www.c3picasso.com/) et surtout un catalogue interactif qui fait appel à la réalité augmentée : une technologie qui mélange le réel et le virtuel. Le résultat est assez spectaculaire, comme vous allez le voir sur la vidéo. Pour ma part, j'a déjà eu l'occasion de voir ça, en particulier chez Total immersion : une société française qui a plusieurs réalisations à son actif dans le domaine de la TV et du jeu. Pour tester cette brochure interactive, vous pouvez bien sûr vous rendre dans un point de vente du réseau Citroën. Vous pouvez aussi tout simplement aller sur le site du C3 Picasso. Avec un PC et une webcam, il suffit de suivre les instructions ("découvrez la réalité augmentée"). C'est quand même plus sympa que les catalogues papier ou les configurateurs sur le Net...

vendredi 17 février 2012

Vision Connected Drive : le véhicule connecté du futur selon BMW

BMW fera l'événement au salon de Genève avec sa technologie Connected Drive. La firme à l'hélice est notoirement en avance sur la communication embarquée, à tel point que les derniers développements font carrément l'objet d'un concept car. Celui-ci, qui a pour nom Vision Connected Drive, est un superbe roadster. Il est aussi réussi que Vision Efficient Dynamics, qui lui illustrait au salon de Francfort de 2009 la réduction des émissions de CO2. Si l'on fait abstraction du design, ce concept car innove par son mode d'affichage et des fonctions liées à la navigation et à la connectivité qui vont rendre la vie à bord encore plus agréable. Les geeks vont adorer.


Voyons pour commencer une vidéo :



Ainsi donc, le nouveau système d’affichage et de commande équipant ce concept Vision Connected Drive est aussi visionnaire que novateur. Il y a en fait trois interfaces différentes, toutes les trois interconnectées.


La première est l'affichage tête haute en trois dimensions. Une grande partie du pare-brise devant le conducteur fait office de surface de projection pour relayer les infos dans le champ de vision du conducteur. À bord de la BMW Vision Connected Drive, ce dispositif de réalité augmentée constitue la zone d’affichage principale et se substitue au combiné d’instruments classique. Les informations essentielles pour la conduite telles que la vitesse, les indications de navigation ou les alertes sont directement projetées sur le pare-brise. Les informations semblent planer au-dessus du capot moteur.
Et la nouveauté, c'est une technologie nouvelle d’affichage qui permet de superposer différents contenus en trois dimensions. Grâce à cette superposition, le système peut hiérarchiser visuellement les signaux. Ainsi par exemple, la vitesse reste visible en arrière-plan, tandis que les indications relatives au guidage à destination ou les alertes sont affichées au premier plan.


La possibilité de représenter la situation de conduite en réalité augmentée est une autre particularité de l’affichage tête haute en trois dimensions. On peut ainsi incruster par exemple des indications de navigation directement sur la route ou mettre en relief certains bâtiments ou bien des véhicules ou piétons constituant un danger éventuel. Ces incrustations permettent au conducteur de saisir les informations importantes plus rapidement et d’agir en conséquence.


L’affichage tête haute en trois dimensions se double d'un combiné d’instruments à programmation libre, lui aussi en trois dimensions, qui fait office de visuel d’information central. C'est le second point fort de ce concept car. Lui aussi est disposé directement dans l’axe de vision de ce dernier et prend la place du combiné d’instruments classique. Il vient approfondir les informations fournies par l’affichage tête haute, par exemple par une représentation cartographique relative au guidage à destination en cours, des informations de divertissement comme les pochettes d’albums ou playlists ou encore des messages (SMS et e-mails). Comme sur l’affichage tête haute, l’utilisation de plusieurs plans d’affichage permet de représenter des contenus en trois dimensions et de les superposer pour les filtrer selon leur importance.


L’écran central traditionnel s’étant substitué au combiné d’instruments, le passager se voit attribuer sa propre interface : le visuel d’information passager (ou Passenger Information Display). Entièrement séparé des deux instruments d’affichage du conducteur, il met sa propre zone d’interaction à la disposition du passager. Non lisible par le conducteur - dont il ne risque donc pas de détourner l’attention-, cette interface permet au passager de gérer individuellement les informations et le programme de divertissement. Mais, elle permet aussi d’appeler des informations supplémentaires et de les transférer ensuite, d’un simple geste de la main, au combiné d’instruments pour les porter à la connaissance du conducteur. C’est cette possibilité qui rend le Passenger Information Display à bord de la Vision Connected Drive si exceptionnel et traduit dans le détail l’idée de la mise en réseau qui est à la base de l'approche Connected Drive chez BMW. Le passager peut ainsi rechercher des informations, des morceaux de musique et des adresses pour le guidage à destination pendant le voyage, puis les répercuter au conducteur.
L’interface du passager est commandée par une surface tactile disposée en dessous d’elle et pilotée par des gestes. Des points lumineux dans l’habillage conducteur d’électricité du tableau de bord réagissent au moindre contact et fournissent un retour d’information de l’interaction entre le véhicule et le passager.


Enfin, la marque allemande a développé un "navigateur émotionnel". Réservé au visuel du passager, il permet de se familiariser avec l’environnement parcouru grâce à des informations affichées dans un style magazine. Le passager peut fouiner dans les informations et effectuer des recherches sur les sujets qui l’intéressent en définissant des filtres et se voit ainsi proposer un accès inédit – à la fois émotionnel et intuitif – aux informations. Le navigateur émotionnel remplit donc deux fonctions. D’un côté, il élargit la perception du passager en lui fournissant un surcroît d’informations sur son environnement, de l’autre, il sert de filtre ne laissant passer que les informations désirées ou pertinentes. Plusieurs filtres (sémantiques) permettent de limiter la quantité des informations proposées par le navigateur émotionnel de manière ciblée et d’offrir un accès personnalisé aux informations disponibles.
Grâce aux informations du navigateur émotionnel, un bâtiment devant lequel on serait peut-être passé sans même le regarder, peut ainsi attirer l'attention du passager. Les informations proviennent du "cloud", autrement dit de serveurs à distance et de services géolocalisés, reliés au navigateur émotionnel. On peut imaginer par exemple d’utiliser ces informations par la suite, par exemple pour guider le conducteur à un restaurant qu’on vient de découvrir, pour acheter des billets d’entrée pour l’exposition actuelle ou pour faire un tour de ville guidé audiovisuel numérique.


Comme le montre bien l’étude BMW Vision Connected Drive, l’automobile de demain sera hautement intégrée et se fondra, donc, tout naturellement dans l’univers interconnecté. Cette mise en réseau ne se contentera cependant pas d’établir de simples liens entre le véhicule et le monde extérieur, mais visera l’interconnexion la plus intelligente possible. C'est là que les solutions de filtrage prennent toute leur importance, car, à l’avenir, nous pourrons être "en ligne" presque toujours et presque partout. L’objectif consiste à mettre l’information idéale à la disposition du conducteur, du passager avant ou des systèmes embarqués. Des services locaux, liés à l’humeur ou à la situation, tels que la fonction de Recherche locale de Google ou bien le Navigateur émotionnel mis en oeuvre sur le concept car BMW Vision Connected Drive, ne sont qu’une première étape. Mais, peut-être que dans dix ans, les fonctions réalisées sur l’étude BMW Vision ConnectedDrive seront indissociables de notre vie quotidienne.

lundi 13 février 2012

Vision Connected Drive : le véhicule connecté du futur selon BMW

BMW fera l'événement au salon de Genève avec sa technologie Connected Drive. La firme à l'hélice est notoirement en avance sur la communication embarquée, à tel point que les derniers développements font carrément l'objet d'un concept car. Celui-ci, qui a pour nom Vision Connected Drive, est un superbe roadster. Il est aussi réussi que Vision Efficient Dynamics, qui lui illustrait au salon de Francfort de 2009 la réduction des émissions de CO2. Si l'on fait abstraction du design, ce concept car innove par son mode d'affichage et des fonctions liées à la navigation et à la connectivité qui vont rendre la vie à bord encore plus agréable. Les geeks vont adorer.


Voyons pour commencer une vidéo :



Ainsi donc, le nouveau système d’affichage et de commande équipant ce concept Vision Connected Drive est aussi visionnaire que novateur. Il y a en fait trois interfaces différentes, toutes les trois interconnectées.


La première est l'affichage tête haute en trois dimensions. Une grande partie du pare-brise devant le conducteur fait office de surface de projection pour relayer les infos dans le champ de vision du conducteur. À bord de la BMW Vision Connected Drive, ce dispositif de réalité augmentée constitue la zone d’affichage principale et se substitue au combiné d’instruments classique. Les informations essentielles pour la conduite telles que la vitesse, les indications de navigation ou les alertes sont directement projetées sur le pare-brise. Les informations semblent planer au-dessus du capot moteur.
Et la nouveauté, c'est une technologie nouvelle d’affichage qui permet de superposer différents contenus en trois dimensions. Grâce à cette superposition, le système peut hiérarchiser visuellement les signaux. Ainsi par exemple, la vitesse reste visible en arrière-plan, tandis que les indications relatives au guidage à destination ou les alertes sont affichées au premier plan.


La possibilité de représenter la situation de conduite en réalité augmentée est une autre particularité de l’affichage tête haute en trois dimensions. On peut ainsi incruster par exemple des indications de navigation directement sur la route ou mettre en relief certains bâtiments ou bien des véhicules ou piétons constituant un danger éventuel. Ces incrustations permettent au conducteur de saisir les informations importantes plus rapidement et d’agir en conséquence.


L’affichage tête haute en trois dimensions se double d'un combiné d’instruments à programmation libre, lui aussi en trois dimensions, qui fait office de visuel d’information central. C'est le second point fort de ce concept car. Lui aussi est disposé directement dans l’axe de vision de ce dernier et prend la place du combiné d’instruments classique. Il vient approfondir les informations fournies par l’affichage tête haute, par exemple par une représentation cartographique relative au guidage à destination en cours, des informations de divertissement comme les pochettes d’albums ou playlists ou encore des messages (SMS et e-mails). Comme sur l’affichage tête haute, l’utilisation de plusieurs plans d’affichage permet de représenter des contenus en trois dimensions et de les superposer pour les filtrer selon leur importance.


L’écran central traditionnel s’étant substitué au combiné d’instruments, le passager se voit attribuer sa propre interface : le visuel d’information passager (ou Passenger Information Display). Entièrement séparé des deux instruments d’affichage du conducteur, il met sa propre zone d’interaction à la disposition du passager. Non lisible par le conducteur - dont il ne risque donc pas de détourner l’attention-, cette interface permet au passager de gérer individuellement les informations et le programme de divertissement. Mais, elle permet aussi d’appeler des informations supplémentaires et de les transférer ensuite, d’un simple geste de la main, au combiné d’instruments pour les porter à la connaissance du conducteur. C’est cette possibilité qui rend le Passenger Information Display à bord de la Vision Connected Drive si exceptionnel et traduit dans le détail l’idée de la mise en réseau qui est à la base de l'approche Connected Drive chez BMW. Le passager peut ainsi rechercher des informations, des morceaux de musique et des adresses pour le guidage à destination pendant le voyage, puis les répercuter au conducteur.
L’interface du passager est commandée par une surface tactile disposée en dessous d’elle et pilotée par des gestes. Des points lumineux dans l’habillage conducteur d’électricité du tableau de bord réagissent au moindre contact et fournissent un retour d’information de l’interaction entre le véhicule et le passager.


Enfin, la marque allemande a développé un "navigateur émotionnel". Réservé au visuel du passager, il permet de se familiariser avec l’environnement parcouru grâce à des informations affichées dans un style magazine. Le passager peut fouiner dans les informations et effectuer des recherches sur les sujets qui l’intéressent en définissant des filtres et se voit ainsi proposer un accès inédit – à la fois émotionnel et intuitif – aux informations. Le navigateur émotionnel remplit donc deux fonctions. D’un côté, il élargit la perception du passager en lui fournissant un surcroît d’informations sur son environnement, de l’autre, il sert de filtre ne laissant passer que les informations désirées ou pertinentes. Plusieurs filtres (sémantiques) permettent de limiter la quantité des informations proposées par le navigateur émotionnel de manière ciblée et d’offrir un accès personnalisé aux informations disponibles.
Grâce aux informations du navigateur émotionnel, un bâtiment devant lequel on serait peut-être passé sans même le regarder, peut ainsi attirer l'attention du passager. Les informations proviennent du "cloud", autrement dit de serveurs à distance et de services géolocalisés, reliés au navigateur émotionnel. On peut imaginer par exemple d’utiliser ces informations par la suite, par exemple pour guider le conducteur à un restaurant qu’on vient de découvrir, pour acheter des billets d’entrée pour une exposition actuelle ou pour faire une visite guidée de la ville en mode multimédia.


Comme le montre bien l’étude BMW Vision Connected Drive, l’automobile de demain sera hautement intégrée et se fondra, donc, tout naturellement dans l’univers interconnecté. Cette mise en réseau ne se contentera cependant pas d’établir de simples liens entre le véhicule et le monde extérieur, mais visera l’interconnexion la plus intelligente possible. C'est là que les solutions de filtrage prennent toute leur importance, car, à l’avenir, nous pourrons être "en ligne" presque toujours et presque partout. L’objectif consiste à mettre l’information idéale à la disposition du conducteur, du passager avant ou des systèmes embarqués. Des services locaux, liés à l’humeur ou à la situation, tels que la fonction de Recherche locale de Google ou bien le Navigateur émotionnel mis en oeuvre sur le concept car BMW Vision Connected Drive, ne sont qu’une première étape. Mais, peut-être que dans dix ans, les fonctions réalisées sur l’étude BMW Vision Connected Drive seront indissociables de notre vie quotidienne.