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jeudi 11 octobre 2012

La roue motorisée Michelin en série en 2017 ?

Présent au Mondial de l'Automobile, Michelin n'a pas renoncé à son projet de roue motorisée pour accompagner la transition vers l'électrique. En fait, Bibendum parle aujourd'hui de technologies « In-Wheel Motors », avec d'une part la roue motorisée et d'autre part l'Active Wheel. Ces solutions permettent de faire évoluer l'architecture du véhicule, avec de nouvelles capacités de pilotage roue à roue, offrant de nouvelles fonctionnalités en termes de comportement du véhicule et de sécurité.

Concrètement, la Roue Motorisée de Michelin intègre en son sein le moteur électrique, le réducteur et le dispositif de freinage. Pilotée par une électronique adaptée, elle constitue donc une solution technique au service de la re-conception des véhicules (véhicules allégés, compacité et maximisation de l’espace dans l'habitacle, bus à plancher totalement plat …). Elle peut être utilisée en configuration avant ou arrière. La clef de la révolution technologique de cette roue motorisée se trouve dans la miniaturisation du moteur. Conçu par Michelin, il est le plus compact du marché. Sa puissance rapportée à sa masse est supérieure aux solutions proposées par la concurrence et constitue un atout clé pour la réduction des masses non suspendues. Grâce à cette miniaturisation, Bibendum n'hésite pas à dire que la roue a pu être réinventée.


L’autre technologie « In Wheel Motors » est aussi une révolution puisque tous les organes vitaux entrent au coeur de la roue elle-même. Ainsi, l’Active Wheel intègre dans la roue le système de freinage, la motorisation du véhicule mais aussi la suspension électrique.


Michelin a par exemple travaillé sur ce projet en étroite collaboration avec Renault et avec le soutien de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) et de l’IFP Energies Nouvelles. Sur la base d’un Kangoo, le projet Velroue offre un nouveau concept de véhicule utilitaire bi-mode : mode électrique avec l’implantation de deux roues motorisées sur le train arrière pour un déplacement en zone urbaine et mode thermique optimisé pour sa consommation en usage extra
urbain.


Michelin veut aller plus loin et industrialiser ses technologies In-Wheel Motors. C'est la raison pour laquelle il a fédéré un consortium de partenaires issus de l’ensemble des maillons de la filière : constructeurs (Renault, Aixam, Courb), équipementiers (Apojee, Leoni, Leroy-Somer,Texelis), laboratoires et universités (CEA, Université du Maine) et autres acteurs de la mobilité routière (Norauto), dans le cadre d’un « Projet Structurant Pôle de Compétitivité » à travers le projet FI-VI ME (Filière Industrielle de Véhicules Innovants à Motorisation Electrique pour les Marchés en Emergence).
Ce projet est soutenu par 5 pôles de compétitivité* : ID4CAR, Véhicule du Futur, Lyon Urban Truck and Bus, Mov’eo et Viameca. Le projet FI-VI(ME) a donc pour objectif scientifique et technique de développer la préindustrialisation de ces solutions, adaptées à chaque type de véhicules (micro véhicules électriques, voitures, minibus, utilitaires) et sur des marchés d’amorçage comme les véhicules de spécialités (trains routiers électriques par exemple).
La faisabilité technique de la roue motorisée, qui intègre en son sein la motorisation électrique et le dispositif de freinage, voire la suspension électrique, a été prouvée et validée. Celle solution s’avère une alternative d’hybridation facile à mettre en oeuvre, avec au passage une fonction 4X4 et une amélioration de la dynamique du véhicule sans modification majeure de la plateforme.
La date visée est 2017.

*3 d'entre eux, ID4Car, Mov'eo et Véhicule du Futur sont au Mondial et exposent sur leur stand la roue motorisée.

vendredi 21 septembre 2012

BB1 : la Smart réinventée par Peugeot



La vraie nouveauté chez Peugeot au salon de Francfort est ce concept car BB1 qui bouscule les codes et les frontières établies dans le domaine de la mobilité urbaine. La voiture ressemble à une Smart, mais ce n'est pas une. Elle réussit à embarquer 4 personnes alors qu'elle ne mesure que 2,50 m (c'est mieux que la Toyota IQ qui mesure un peu moins de 3 m). Ce concept électrique réinvente l'automobile dans toutes ses dimensions : architecture, style, conception intérieure, conduite et connectivité, le tout en respectant l'environnement.




L'accès des occupants est facilité par des portes inversées. L'intérieur est vraiment étonnant, car les passagers arrière sont assis en tandem derrière le conducteur ou le passager avant. Malgré cette configuration, on peut aussi embarquer du chargement (de 160 litres quand on est 4, à 855 L quand on est seul).



Les dimensions lilluputiennes de l'auto permettent de se garer sur une micro-place de parking, voire de se placer perpendiculairement au trottoir. De plus, le rayon de braquage de 3,50 m autorise des figures inconcevables en temps normal dans la circulation urbaine.



La vraie rupture vient du poste de pilotage. Il n'y a plus de pédale au plancher (merci, la technologie by wire qui remplace l'hydraulique par des fils électriques) et le volant est remplacée par un guidon. Accélération et freinage se font par des poignées. Le secret réside dans la propulsion électrique. Le concept car de Peugeot repose sur la technologie Active Wheel de Michelin, avec un moteur électrique dans chaque roue gérant la propulsion, la suspension et le freinage. L'autonomie est de 120 km pour des performances correctes (90 km/h maxi).












Le toit s'orne de cellules photovoltaïques de nouvelles génération (pour ventiler l'habitacle à l'arrêt). Ces panneaux sont fournis par la fondation Ocean Vital du navigateur Raphaël Dinelli, qui oeuvre pour le développement de technologies propres et le respect des ressources naturelles. Peugeot a d'ailleurs signé un accord avec cette fondation pour développer les technologies liées aux énergies renouvelables et favoriser une économie "verte".



Que dire encore de cette auto ? Il n'y a plus de rétroviseurs, remplacés par des caméras. On peut bien entendu brancher son Smartphone (iPhone de préférence) pour bénéficier de la navigation GPS, de la musique MP3, de la communication mains-libres avec Bluetooth et bien sûr de l'accès à Internet. Toute la question est de savoir si Peugeot va oser lancer ce concept très novateur... Moi, j'aimerais bien (et je ne suis pas le seul).

dimanche 16 septembre 2012

Le pneu, un facteur essentiel pour le véhicule électrique



Quand on parle de la voiture électrique, et c’est un thème auquel personne ne peut vraiment échapper au salon de Francfort, on pense généralement à la batterie. A ce propos d’ailleurs, on peut se demander pourquoi il y a une telle différence entre les batteries classiques lithium-ion (130 à 160 km d’autonomie) et les batteries de véhicules plus exclusifs comme la Tesla qui revendique 400 km. En revanche, personne ne parle du pneu. Or, le pneumatique est un facteur important. Sur un véhicule classique à moteur thermique, la résistance au roulement a un impact sur 20 % de la consommation de carburant. L’énergie nécessaire pour faire avancer la voiture est même absorbée à hauteur de 30 %, dès lors qu’il s’agit d’une propulsion toute électrique.




On comprend donc l’intérêt que suscite auprès des constructeurs un pneu plus efficace, car l’autonomie des véhicules électriques et hybrides va s’en ressentir. Michelin a engagé des recherches sur le sujet et a présenté à Francfort un prototype de pneu pour véhicule électrique. Il est de plus grand diamètre et relativement étroit pour réduire la résistance à l’avancement. Les ingénieurs ont développé également de longs sillons longitudinaux, étroits et directionnels, pour assurer un silence de fonctionnement, tout en générant une bonne adhérence et une longévité élevée. Michelin a développé un produit spécifique, tant au niveau des dimensions, de la structure, que des matériaux et du design de la bande de roulement.



Sinon, Bibendum communique également sur l’Active Wheel : son concept de moteur électrique dans un ensemble pneu-roue pour gérer la propulsion, le freinage et la suspension. L’énergie électrique (batteries lithium-ion, super condensateurs ou à terme pile à combustible) se traduit par du « zéro émission », du silence et même plus de confort et de sécurité. Avec un temps de réponse de 3/1000ème de seconde, la suspension électrique corrige instantanément – et sans l’aide d’éléments mécaniques – le roulis et le tangage du véhicule.
Le véhicule électrique va ouvrir la voie à de nouvelles sensations de conduite.

mercredi 20 juin 2012

A la découverte de la Mia Electric (troisième partie)


Suite et fin de la présentation de la Mia Electric. Après la présentation de l'entreprise et le récit du tout premier essai de ce modèle, je propose de lever une partie du voile sur la stratégie. L'un des atouts de ce véhicule, c'est qu'il est connecté. Lors de sa conception, Mia Electric, a prévu deux bus CAN pour l'électronique embarquée, dont l'un prévu pour la télématique. La micro citadine embarque un boîtier avec une puce GPS et une connexion 3 G, ce qui permet de remonter des données en temps réel (suivi, maintenance), mais aussi de piloter certaines fonctions à distance (activation de la climatisation, verrouillage des ouvrants). Ces fonctions ont été pensées par rapport à l'auto partage, mais elles vont s'avérer très pratiques également pour le grand public.



Dans le cadre de son ouverture aux particuliers (Heuliez n'a jamais vendu qu'aux constructeurs et c'est aussi une première pour Mia Electric, toute jeune entreprise issue d'Heuliez), la société doit en effet s'appuyer sur de nouveaux outils. Et, précisément, la communication embarquée permettra de faciliter les interventions en après-vente. En ce qui concerne la distribution, Mia Electric passe pour le moment par son site Internet pour prendre les commandes, mais un partenaire doit être annoncé d'ici la rentrée. Son profil devrait créer la surprise par rapport à ce qui se fait d'habitude dans l'automobile.


La Mia va connaître également des évolutions techniques. Un pack batterie de 18 kWh est prévu à terme, pour les clients qui nécessitent d'avoir plus d'autonomie. Par ailleurs, un prolongateur d'autonomie à base de pile à combustible est aussi à l'étude, avec cette fois un rayon d'action qui passerait à 300 km.


L'autre événement est l'arrivée programmée d'un autre modèle dans la gamme. La Mia aura une grande soeur en 2014. Précisons que Mia Electric bénéficie du concours de deux pointures du design, avec Murat Gunak (ex patron du style chez Volkswagen) et David Wilkie (qui officiait chez Bertone). L'un habite Wolfsburg en Allemagne et l'autre Turin en Italie, mais ils viennent la semaine à Cerizay pour travailler sur les projets.


Et parmi les projets, en voici un autre. Il a pour nom Agiwhyl. Il s'agit en fait de la suite, sous le nom de Mia, du projet initié par Heuliez avec Michelin sur la Will : la voiture sur base d'Opel Agila équipée des moteurs roue Active Wheel. Le projet se poursuit dans le cadre de l'Ademe, mais le souhait est de pouvoir proposer une solution commercialisable d'ici deux à trois ans.
Pas mal pour une PME établie dans les Deux-Sèvres... Mais, rappelons que Mia Electric capitalise sur une expertise de longue date : Heuliez avait lancé dès 1984 la fabrication de ses premiers véhicules électriques (des bus à Tours), a produit tout de même 6500 véhicules pour PSA (des Peugeot 106 et Citroën Saxo électriques) et a collaboré avec Dassault de 2001 à 2007 à travers la SVE (Société des Véhicules Electriques).

samedi 19 mai 2012

Michelin dévoile les pneus de l'avenir au Challenge Bibendum

A l'occasion du Challenge Bibendum, l'événement qu'il organise tous les ans sur le thème de la mobilité durable, le manufacturier de Clermont-Ferrand en a profité pour pousser un peu ses technologies. C'est avant tout l'occasion de reparler de l'Active Wheel. Depuis plusieurs années, Michelin présente cette roue avec deux moteurs électriques et qui intègre la suspension et le freinage, en plus de la propulsion. Ce concept était visible à l'état de maquette et d'animation, mais aussi en application sur des concept cars : la Heuliez Will et la Venturi Volage. Cette dernière, dans laquelle j'ai pu monter pour faire un tour, m'a bluffé par ses accélérations et sa tenue de route. L'auto vire à plat.



Pour autant, la roue motorisée de Michelin ne perce toujours pas. Mais, comme j'ai pu l'apprendre en début de semaine de la bouche d'un responsable de communication technique avant de venir à Berlin, elle verra peut être le jour sous une forme simplifiée dans un premier temps. A plusieurs reprises, des constructeurs ont présenté des concept cars où le moteur électrique était dématérialisé dans les roues. Ce serait une façon de modifier enfin l'architecture des véhicules zéro émission au lieu d'électrifier des modèles thermiques.


Michelin a aussi parlé des futurs pneus. Bibendum continue à développer le pneu "vert", avec l'Energy Saver qui permet aux constructeurs de gagner des grammes de CO2 avec moins de résistance au roulement. Mais, la tendance, c'est également d'utiliser moins de matières premières (dont le coût pourrait grimper de 40 % dans les 5 ans à venir). Ainsi, Bibendum a présenté un pneu de 10 pouces pour petites voitures, qui remplit les mêmes fonctions qu'un pneu de 14 pouces (mais avec moins de caoutchouc). Autre innovation : un pneu plus grand et plus étroit pour les grandes berlines ou les sportives.

Voir l'interview de Michel Rollier :



Michelin explore bien des voies (pile à combustible, active wheel), mais il parvient à toujours réinventer le pneu, et donc la roue....

Voir le diaporama :

samedi 14 janvier 2012

Les annonces de Detroit sur le véhicule électrique



Dans la cacophonie qui caractérise la communication autour de la voiture électrique, voici quelques infos concrètes. Elles arrivent du salon de Detroit où, à défaut de présenter des nouveautés, l'édition 2010 a le mérite de réserver quelques surprises au niveau des annonces. Ainsi, Ford a pris l'engagement d'investir 450 millions de $ de plus pour les véhicules électriques et hybrides. C'est ce que Ford - dont on voit sur la photo le PDG William Clay Ford Jr, avec le gouverneur du Michigan, Jennifer Granholm - appelle un "plan agressif pour le véhicule électrique". L'usine de Wayne, dans le Michigan, va accueillir la production de la Focus électrique en 2011 et l'année suivante de la prochaine génération d'hybrides et d'un hybride "plug in", sur la base de la nouvelle plateforme C de la Focus. Ce site fabriquait auparavant des SUV.
Par ailleurs, Ford travaille avec Microsoft pour promouvoir la solution Microsoft Hohm de recharge à domicile.

Voir la vidéo :






Ford, qui a décroché au passage le titre de "Car of the year" pour la Fusion hybride et de "Truck of the year" pour le Transit Connect, va justement commercialiser dès cette année une version électrique de cet utilitaire. Le véhicule sera conçu en partenariat avec Azure Dynamics (http://www.azuredynamics.com/), un spécialiste de la transformation en véhicules électriques. L'autonomie sera limitée à 130 km (80 miles).

Voir la vidéo :





Autre annonce très symbolique : chez Tesla, on a atteint le cap du 1000ème roaster électrique produit. Je connais des fabricants français d'engins de voirie et de voitures de golf électriques qui aimeraient réaliser de tels volumes. L'exemplaire "VIN 1000" est exposé à Detroit et sera vendu 175 000 $. Le montant de la vente sera reversé à des oeuvres caritatives. Le modèle S, censé être plus abordable (sous la barre des 50 000 $) et familial, est aussi sur le salon. C'est celui qu'on voit sur la photo. Mais, il n'arrivera qu'en 2012.



Et GM dans tout ? Le groupe n'a pas de grosses nouveautés à montrer, mais ça avance du côté de la Volt. L'usine de Brownstown, dans le Michigan, a entamé la production de batteries. Le groupe américain a investi 43 millions de $ dans ce site, qui assemble des packs de batteries avec 200 cellules pour la future Chevrolet électrique à prolongateur d'autonomie. Personne ne le sait vraiment, mais General Motors a sorti la grosse artillerie du côté des batteries avec par exemple le labo le plus sophistiqué des Etats-Unis.



Je voudrais terminer ce tour d'horizon électrique (pas la peine de parler de l'hybride, qui commence à être bien connu aux USA), par une citation de... Michelin. Patrick Oliva, le responsable du groupe pour le développement durable que je connais bien, et qui parlé du futur du pneumatique, a évoqué l'actualité du véhicule électrique. Il est convaincu que cette énergie va se développer, mais sous toutes ses formes (électrique à batterie, hybride classique et hybride rechargeable). Il a aussi cité le directeur technique de Nissan, selon qui le moteur électrique dans les roues est la condition essentielle pour que le marché du véhicule électrique décolle. C'est tout bon pour Michelin, qui affirme avoir plusieurs projets avec des constructeurs. Mais, c'est surprenant de la part de Nissan dont aucun véhicule attendu n'est prévu avec cette technologie (pas plus que Renault d'ailleurs).
Affaire à suivre donc.

vendredi 13 janvier 2012

Concours de design Michelin sur la voiture électrique du futur



Depuis 2001, Michelin organise un "Design Challenge" qui met à contribution de jeunes designers du monde entier sur un thème donné. Leurs réalisations sont ensuite exposées sous forme de maquettes, dans un espace en sous-sol du salon de Detroit. Pour l'avoir visité plusieurs fois (contrairement aux médias français qui ignorent superbement ce concours), cela vaut le coup d'être vu. Pour cette édition 2010, Bibendum avait donc choisi le thème du véhicule électrique, avec en corollaire son fameux concept Active Wheel de roue avec moteur électrique incorporé. Le challenge a été relevé par de nombreux designers avec des idées surprenantes comme la recharge sans fil ou l'auto-alimentation.
Michelin présente sous forme de vidéo les coulisses de ce concours :
http://www.michelinchallengedesign.com/MCD_2010/mcd_flv_video_2010.asp

Le mieux est encore d'aller sur le site (http://www.michelinchallengedesign.com/MCD_2010/default.asp), mais j'ai fait pour vous une sélection des projets retenus.



Commençons d'abord par le français Anthony Jannarelly avec sa suprenante iMo. Si la forme évoque davantage un iMac sur deux roues (pour moi c'est plus un oeuf Kinder) qu'une voiture électrique, l'engin est sympa. Mais surtout, je trouve originale l'idée d'un parking le long des murs et surtout à l'aide de ballons (des dirigeables actionnés par des robots qui restent sur place ou posent les iMo sur le toit des buildings pour libérer la rue). Vous pouvez consulter des animations sur ce site : http://www.imoconcept.com/



Sur ce projet "Roller Sphere" du bulgare Krasimir Emilov Asenov, l'auto est une boule qui se déplace avec un système du type chenille (Caterpillar) avec l'aide de caoutchouc synthétique. Un système de gyroscopes permet de garder l'équilibre, d'avancer et de tourner. L'énergie combine l'électrique et le solaire.



On revient à des formes un peu plus "automobiles" avec la NPLX du chinois Peixin Li. C'est une auto flexible, dont le nombre de places (de 1 à 4) et de roues (de 2 à 4) peut changer. Elle accueille son propriétaire par des flashes lumineux et peut changer d'apparence extérieure. L'auto combine l'énergie solaire, l'électricité et la suspension magnétique.




La vidéo ci-dessus est de Joao Dias, un portugais qui a conçu la Zeus. C'est une voiture de sport électrique. Parmi les innovations, on peut citer les roues qui pivotent à 180 pour faciliter la maniabilité, les modes "ville" et "autoroute" avec des roues dont la taille change pour faciliter l'insertion dans le trafic, des joysticks pour piloter, des commandes tactiles et de l'énergie stockée dans des super-capacités.



Dans le genre électrique et viril, voici "The Yog" de l'indien Arun Thomas. C'est une moto en forme de Y avec trois grosses roues. Le pilote est assis sur un pack ultra-mince de batteries.



L'américain Robert Marvin a imaginé, avec la GRIDcharger, un véhicule alimenté par une turbine à vapeur. La turbine charge les batteries de bord ainsi que les quatre moteurs électriques. Le véhicule innove également par une suspension à sustentation magnétique de type Maglev (comme les trains russes), qui vient réduire la résistance au roulement, alors que la roue motorisée récupère de l'énergie au freinage. Et la nuit, on ne branche pas la GRIDcharger pour faire le plein, mais pour alimenter la maison ! C'est la 5ème fois que ce Géo Trouvetou est sélectionné en finale du Michelin Design Challenge.



Cette réalisation est plus classique, mais j'aime bien. Le finlandais Jukka Rautiainen a imaginé avec la Minilux un véhicule électrique et solaire, capable de se recharger avec des panneaux photovoltaïques et de redonner du courant électrique au réseau en cas de trop plein.



Mais, gardons le meilleur pour la fin avec "DOT TIRE" du coréen Dongil Kim. Les points qui recouvrent la bande de roulement du pneu transfèrent l'énergie cinétique au moteur électrique, ce qui fait que la voiture se charge en roulant. Et l'auto change de couleur en fonction du niveau de la batterie.