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dimanche 30 décembre 2012

Le bonus écologique en 2011 : les choix de la France et de la Grande-Bretagne

Avec l'arrêt de la prime à la casse au 31 décembre, le gouvernement français va mettre fin à une aberration : celle qui consiste à mettre sous perfusion un secteur de l'industrie qui demande l'aide de l'Etat dès que les ventes vont mal, sans pour autant remettre en cause son mode de fonctionnement. Est-ce qu'on en fait autant pour les deux roues, l'électro-ménager, ou l'habitat ? Non. Et que dire du bonus-malus, qui en se fondant sur les seuls seuils de CO2, sans tenir compte de la pollution, privilégie les ventes de petits véhicules (dont des modèles diesel sans filtre à particules), qui sont par ailleurs produits pour la plupart hors de France (Slovénie, république Tchèque, Slovaquie, Roumanie) ? Bilan : un trou dans la caisse des finances publiques de 500 millions d'Euros. On en finirait presque par regretter Jean-Louis Borloo, qui n'est plus là pour claironner qu'on a le parc le plus propre du monde. Le fameux bonus-malus va se durcir encore en 2011 pour inciter encore plus les français à adopter un mode vertueux. Sur le principe, c'est plutôt louable. Sauf que... encore une fois, les pouvoirs publics ont décidé des mesures illogiques.



Ainsi, à partir du 1er janvier, le gouvernement met un terme au bonus spécifique GPL de 2.000 euros, institué lors du Grenelle de l'environnement en 2007, pour l'achat d'un véhicule fonctionnant au GPL ou au gaz naturel véhicule. L'Etat voudrait tuer cette filière qu'il ne s'y prendrait pas autrement. Le gouvernement a décidé également de réduire les seuils pour les véhicules hybrides. Ils passent de 135 g à moins de 111 g pour bénéficier du bonus de 2.000 euros. C'est un peu rude, mais la plupart des nouveaux modèles passent aisément la barre, comme par exemple la Honda Jazz hybride, la Lexus CT200h, et même la Peugeot 3008 Hybrid4, grande nouveauté de l'année 2011 et annoncée à 99 g de CO2 par km.
En revanche, le gouvernement ne touche pas (pour l'instant) à la prime de 5.000 euros pour les voitures émettant moins de 60 grammes de CO2/km et qui doit soutenir l'essor du véhicule électrique. Je dis bien pour l'instant, car si 2011 est la première vraie année de lancement, on s'interroge dans les ministères pour essayer de réduire la voilure. Si l'on en croit les chiffres du CCFA, il s'est vendu 14 Peugeot Ion et 5 Citroën C-Zéro au 3ème trimestre 2010. Pour le moment, pas de quoi aggraver le déficit.


Et que fait-on de l'autre côté de la Manche ? En Grande-Bretagne, des mesures vont s'appliquer à partir de janvier 2011. Chaque acheteur d’une automobile électrique, hybride "plug-in" ou alimentée par une pile à combustible, qu’il soit un particulier ou une entreprise, verra le prix de son acquisition réduit de 25%, la réduction étant plafonnée à 5.000 £ (5849 €). Pour être éligibles à cette aide gouvernementale, les véhicules devront être conformes à un ensemble de critères :
- seules les automobiles sont concernées, les fourgons et les motocyclettes sont exclus du programme
- les émissions de dioxyde de carbone doivent être inférieures à 120 g/mile
- l'autonomie doit être au moins de 70 miles (110 km) pour les véhicules électriques, au moins 10 miles (16 km) en mode tout électrique pour les véhicules hybrides rechargeables
- la vitesse maximum doit être d'au moins 60 mph (100 km/h)
- la sécurité des systèmes électriques doit être garantie en cas de choc.
Cette mesure incitative se poursuivra jusqu’en mars 2012 puis sera modifiée selon les décisions qui auront été prises en janvier 2012 en prenant en compte l’état du marché à cette date. Le budget provisionné pour ce système de prime à l’achat jusqu’en mars 2012 s’élève à 43 M£.
(Source Ambassade de France en Grande-Bretagne)
Une fois de plus, la comparaison avec nos voisins montre que la France n'a pas de lisibilité dans sa stratégie (un coup le GPL, un coup l'E85, puis l'électrique....) et que les anglais sont plus raisonnables.

lundi 8 octobre 2012

Communiqué de presse : Saab Automobile Parts acquiert deux nouvelles filiales en Europe

  • Saab Automobile Parts AB rachète les parts des filiales de Saab Automobile AB a en Espagne et en Italie
  • Les entreprises fourniront des pièces, des programmes d'entretien et de soutien technique pour les propriétaires de Saab en Espagne et en Italie
  • Renforcement de la représentation internationale de Saab Automobile Parts AB
  • Une expansion internationale est probable


Saab Automobile Parts AB a acquis les parts des anciennes filiales en Espagne et en Italie qui figurait à l'actif de la société Saab Automobile AB en liquidation. Après ces acquisitions, les sociétés en Espagne et en Italie, agiront comme filiales exclusives de Saab Automobile Parts AB et tout le personnel actuellement employé dans les entreprises poursuivront leur travail.
«Cette acquisition est une étape naturelle pour assurer notre présence sur les marchés traditionnels de Saab que sont l'Espagne et l'Italie. Il y a un parc roulant de Saab important dans ces pays, et grâce à cette acquisition, nous préservons notre représentation ici pour fournir des pièces, des programmes d'entretien et de soutien technique pour les propriétaires de Saab dans la région. Nous voyons de grandes opportunités pour continuer à développer les affaires et renforcer ces sociétés à l'avenir », explique Lennart Stahl, PDG de Saab Automobile AB pièces.
Les acquisitions en Espagne et en Italie sont des nouvelles étapes dans l'effort de Saab Automobile Parts AB pour fournir aux propriétaires de Saab dans le monde entier en pièces de rechange et autres services après-vente. Plus tôt cette année, Saab Automobile Parts AB avait déjà constitué des filiales au Royaume-Uni et en Amérique du Nord et a établi un bureau de nouvelles ventes et de marketing à Trollhättan.
«Nous travaillons avec des ventes et de la distribution de pièces de rechange dans plus de 60 marchés, et c'est un processus continu d'examen et de développer nos occasions d'affaires. Il est fort possible que nous puissions étendre notre activité à l'international par des établissements supplémentaires », explique Lennart Stahl
_______________________

Alors qu'il avait été donné pour acquis la création d'une filiale pour la France, rien n'est encore annoncé. Le support technique pour la France se fait à la fois avec quelques personnes clés toujours en poste (et pas des moins passionnées) et directement avec la Suède. Il faut dire qu'auparavant, Saab France était une succursale à part entière de Saab Automobile contrairement au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, à l'Italie ou à l'Espagne donc.

Cette démarche démontre l'intention - ferme et solide à mes yeux - des dirigeants suédois de Saab Automobile Parts de consolider leurs positions et leurs activités dans un moyen long terme certain. De quoi rassurer les plus craintifs malgré des délais d'approvisionnement de certaines pièces encore parfois défaillants.

Enfin, à tout malheur quelque chose est bon : l'Etat suédois reste dans l'immédiat actionnaire unique de cette entité, ce qui confère à Saab Automobile Parts AB une solidité de capital sans équivalent en Suède!

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lundi 1 octobre 2012

La France lance son plan "voiture électrique"



Les fuites avaient été bien orchestrées avec un article dans Paris Match, mais on ne retrouve pas les mêmes chiffres dans le "plan national pour le développement des véhicules électriques et hybrides rechargeables" du gouvernement. Ainsi, les 2 millions de voitures électriques annoncées par Jean-Louis Borloo pour 2020 ne sont mentionnées nulle part. On lit à la place que les véhicules "décarbonés" devraient représenter 25 % du marché à l'horizon 2025, qu'ils devraient générer en 2030 une activité économique de 15 milliards d'Euros et maintenir ainsi l'emploi dans la filière automobile, et que l'on économisera 4 millions de tonnes équivalent pétrole en 2020 (avec à la clé 17,5 millions de tonnes de CO2 en moins, soit un gain de 3 % sur les émissions par rapport à 2007). Bref, on mélange les dates et on s'avance moins sur les volumes.
Quoi qu'il en soit, l'Etat est bien décidé à accompagner le développement d'une filière, ce qu'il appelle l'équipe de France (pourvu qu'ils ne prennent pas Domenech...) de la voiture écologique.




La première action consiste à commander des voitures pour l'Administration et les groupes privés. 100 000 véhicules sont concernés d'ici 2015, avec une première tranche de 50 000 déjà identifiés pour un appel d'offres prévu en fin d'année (des voitures électriques d'une autonomie de 150 km, selon le cahier des charges établi par La Poste). Du côté des particuliers, le bonus écologique de 5000 € pour les véhicules qui font moins de 60 g par CO2 par km est maintenu jusqu'en 2012. Il pourra soutenir la demande pour les véhicules électriques qui vont arriver (Peugeot, Mitsubishi, Smart, Renault, Bolloré, Heuliez). Un bonus de 2000 € sera maintenu aussi pour les hybrides (une bonne nouvelle pour PSA) à moins de 135 g et les versions au gaz (GPL, GNV).
Un coup de pouce sera également donné à la recherche. Il y a déjà 11 programmes en cours sur le véhicule électrique en France, mais le plus important est le soutien d'une filière batteries. Ainsi, le gouvernement va appuyer le projet d'usine à Flins, avec Renault, Nissan et le CEA. 100 000 batteries par an pourront être produites à partir de 2012.



Concernant les infrastructures, un groupe de travail a été constitué et a remis ses conclusions. Dès 2012, les constructions d'immeubles (bureaux et habitations) devront comporter obligatoirement une prise de recharge avec le parking. Au travail, les prises seront obligatoires à partir de 2015 dans les parkings et seront considérées comme un avantage social. Dans les co-propriétés, un "droit à la prise" facilitera les transactions. Un aménagement est également prévu sur la voirie publique (qui ne concernera que 10 % des recharges), mais en concertation avec les villes. C'est en fait chez les particuliers que seront rechargées les voitures sur des prises standard, et comme une prise classique suffit pour une charge de 6 à 8h, il n'y aura donc pas d'investissement particulier. Le plan n'apporte d'ailleurs aucune précision concernant les bornes de recharge rapide (qui seront supportées par des acteurs privés). On est loin des 4,4 millions de prises en 2020 annoncées dans Paris Match. En revanche, il est bien prévu de redimensionner le réseau d'EDF pour acheminer le courant jusqu'aux bornes et de créer une filiale de l'électricien pour installer les bornes en question. Tout cela sera a priori financé par le grand emprunt. La France et l'Allemagne utiliseront par ailleurs les mêmes prises.
En conclusion, le plan très ambitieux s'est un peu vidé de sa substance. Pourvu que les français veuillent bien quand même rouler à l'électrique...

Le péage urbain bientôt en France ?



Le Sénat a voté dans la nuit de lundi à mardi, en catimini, un amendement qui risque d'en faire tousser certains. Il vient s'ajouter au projet de loi Grenelle II et prévoit l'expérimentation en France du péage urbain dans les villes de plus de 300 000 habitants, au cas par cas et pendant une période de 3 ans. La mesure doit être maintenant approuvée par l'Assemblée. L'amendement stipule que l'agglomération concernée doit disposer d'un plan de déplacements urbains approuvé, prévoyant la réalisation d'un transport collectif en site propre. Autrement dit, il faut qu'il y ait une contrepartie et que les automobilistes qui seraient dissuadés par le tarif du péage puissent garer leur véhicule et se rendre en ville par d'autres moyens. De plus, une loi sera sans doute nécessaire pour fixer les conditions d'expérimentation, en particulier pour le contrôle-sanction qui fera appel à la vidéo pour la reconnaissances des plaques d'immatriculation.




Comme je l'écrivais hier, le péage urbain va dans le sens de l'histoire. Instauré pour la première fois au monde à Singapour en 1975, puis appliqué par 5 villes de Norvège dont Oslo, Stockholm, Londres et Milan, il s'est traduit par une baisse du trafic de 20 % et une baisse des émissions de CO2 de 10 à 15 %. On note une meilleure fréquentation des transports en commun (qui gagnent en régularité) et une meilleure satisfaction des riverains. Le péage urbain sert aussi à financer le développement des transports collectifs et le financement d'infrastructures. Ainsi, à Oslo, un tunnel de 2 km a permis de réduire la circulation de 10 % en surface.
Mais, il est vrai aussi que le péage rend la ville encore plus inacessible pour les plus modestes et que ceux qui ont (encore) les moyens de rouler en 4X4 pourront continuer à circuler.

mardi 17 juillet 2012

La prime à la casse n’a pas eu les effets escomptés


Une étude récente réalisée par l’International Transport Forum (un organisme qui dépend de l’OCDE), et avec le support de la Fondation FIA, l’Agence Internationale de l’Energie et l’UNEP, se penche sur les effets de la prime à la casse initiée dans trois pays : France, Allemagne et Etats-Unis. C’est intéressant, car le rapport a essayé de mesurer de quelle façon les aides avaient eu un impact en matière de qualité de l’air, de CO2, d’indépendance énergétique et de sécurité routière.

La conclusion est que c’est le programme CARS aux USA qui a eu le meilleur bilan entre les coûts et les bénéfices attendus, d’un point de vue sociétal. La mise à la casse de vieilles voitures a coûté 850 millions d’euros mais avec des gains de 58 % en pollution par les oxydes d’azote et de 18 % en sécurité routière. Au total, 80 % des objectifs (d’un point de vue coûts pour la société) ont été atteints.
En Allemagne, le bilan est nettement moins bon. La prime à la casse a coûté 3 milliards d’euros pour un bénéfice de seulement 25 %. Le gain est « epsilonesque » en consommation (1 %) et en CO2 (0,3 %), la prime ayant bénéficié à des voitures moyennes et non des citadines.
Quant à la France, elle a investi 555 millions d’euros pour un résultat assez mitigé (46 % d’objectifs atteints). Paradoxalement, ce n’est pas en CO2 que les gains sont les plus sensibles (seulement 2 %), mais en réduction de la consommation (9 %), en réduction des oxydes d’azote (17 %) et en sécurité routière (18 %). Le rapport pointe du doigt le fait que la France aurait pu avoir de meilleurs résultats, si la mesure n’avait profité avant tout aux petits véhicules diesel (non équipés de filtres à particules pour la plupart). Autrement dit, la mesure phare du Grenelle de l’Environnement a surtout coûté de l’argent et déplacé le discours sur le terrain du CO2, au lieu de s’attaquer aux vrais problèmes.

Lien : http://www.internationaltransportforum.org/Pub/pdf/11Fleet.pdf

mercredi 20 juin 2012

La filière voiture électrique en France



Vendredi 19 juin, Jean-Louis Borloo et Ségolène Royal ont inauguré devant les caméras la première ligne de production en série de batteries lithium-ion pour les véhicules électriques et hybrides. Cela se passait à l'usine SAFT de Nersac, en Charente. Sur fond de Grenelle de l'Environnement et de programme sur les véhicules décarbonés, on serait tenté de croire que tout cela a lieu grâce au gouvernement. Mais, la réalité est un peu différente. En fait, l'usine existe déjà depuis un petit moment dans le cadre d'une alliance entre SAFT et Johnson Controls. Et elle fournit effectivement la Mercedes S400 hybride dont le lancement est prévu ce mois-ci. De ça, il n'en est pas question dans le dossier de presse du ministère de l'écologie. A la place, on lit que les ministres (il y avait aussi Chantal Jouanno, la secrétaire d'Etat à l'écologie) se félicitent du très bon positionnement mondial de la France par rapport au véhicule électrique.

La seule annonce intéressante est celle de l'émergence d'un consortium réunissant Saft, Valeo, Michelin, Leroy Somer, GKN et Leoni : une alliance de six industriels réunissant toutes les compétences requises (batteries, moteurs électriques, gestion électronique, liaisons au sol) pour aider les constructeurs à aller plus vite dans le développement de véhicules électriques. C'est peut être la naissance d'un pôle national, alors que - pour la petite histoire - la région Poitou Charentes que préside Ségolène Royal a perdu pour sa part un pôle de compétitivité sur le véhicule hybride (MTA : Mobilité et Transports Avancés) qui a fusionné avec le pôle Mov'eo en région parisienne.
Au delà de ces subtilités, le seul fait qui compte est de voir que le dossier de la voiture électrique avance. D'ailleurs, 11 projets ont été financés à hauteur de 57 millions par l'Ademe dans le cadre du programme véhicules décarbonés. Ils concernent aussi bien le quadricycle électrique que le véhicule électrique, le véhicule hybride (stop & start de nouvelle génération et hybride rechargeable), l'utilitaire hybride, le bus électrique et hybride, ou encore le camion hybride.



Mais, il y a encore plus spectaculaire. Vous n'avez pas encore entendu parler du projet GERRI (Green Energy Revolution Reunion Island) et pour cause : il ne sera présenté que début juillet à Paris dans le cadre des victoires de l'innovation des administrations en pointe. L'objectif est de faire de l’île de La Réunion le premier territoire au monde intégrant, d’ici 2030, les problématiques environnementales au quotidien : urbanisme, déplacements, production d’énergie, tourisme. Le projet Green Energy Revolution Reunion Island (Gerri) sera opérationnel à partir d’octobre 2009.
Les initiateurs de Gerri veulent multiplier le nombre de chauffe-eau solaires, favoriser les véhicules propres (hybrides, électriques puis à pile à combustible), développer les stations-service multimode (pile à combustible), bannir les 4x4 de l’île, développer les bâtiments labellisés haute qualité environnementale, etc. La Réunion veut aussi inciter au co-voiturage, développer les transports collectifs propres et favoriser le vélo électrique.
Bref, du nouveau : à la fois en métropole et sous les cocotiers.

mardi 19 juin 2012

La France et la mobilité durable à l'heure de Rio +20

Alors que démarre aujourd'hui et pour trois jours à Rio la conférence des chefs d'Etat dans le cadre du sommet sur le développement durable, à l'initiative des Nations Unies, c'est l'occasion de faire un point sur la France et ses émissions de gaz à effet de serre. Actuellement, plus des trois quarts des Français vivent dans des villes ou à leur périphérie. Une situation qui complique l'équation pour atteindre les objectifs de réduction par 4 des émissions de CO2 d’ici 2050.



Autres données à intégrer : le secteur des transports est le premier émetteur de CO2, avec 34% des émissions. Il compte aussi pour 60 % des émissions de dioxyde d’azote et pour 40% en ce qui concerne les particules primaires en agglomération. La première priorité, pour arriver à la ville durable, consiste à réduire les émissions de gaz carbonique.
C'est tout l'enjeu du bonus-malus qui a été mis en place dans le cadre du Grenelle de l'Environnement et du "car labelling" de l'Ademe qui permet de choisir sa voiture en fonction du taux de CO2.


A ce propos, on peut rappeler que le palmarès 2012 a encore permis de noter une progression des constructeurs. Comme c'était déjà le cas en 2010 et 2011, les véhicules les plus sobres ont des émissions inférieures à 90 grammes de CO2/km. Pour les véhicules diesel, c'est comme d'habitude la Smart Fortwo qui arrive en tête avec 86 grammes de CO2/km. Pour les véhicules Essence, les hybrides arrivent toujours en tête, mais avec d'abord la Lexus CT 200h, avec 87 grammes de CO2/km, qui détrône les Toyota Auris et Prius (89 grammes de CO2/km).


La moyenne européenne des émissions de CO2 a baissé de 50 grammes de CO2/km en 16 ans, mais surtout de 30 grammes de CO2/km sur les 9 dernières années. Rien qu’en 2011, elle a diminué de 5 grammes de CO2/km, notamment en raison des objectifs réglementaires ambitieux fixés par l’Union Européenne. Avec 127 grammes de CO2/km en 2011, la France a déjà atteint l’objectif fixé à 2015 par l'Europe (130g de CO2/km).
Mais, l'hexagone, qui était il n'y a pas si longtemps sur le podium a rétrogradé à la 5ème place, derrière le Portugal, le Danemark, les Pays-Bas et l'Irlande.


En ce qui concerne les énergies alternatives, les ventes de véhicules hybrides ont connu une belle progression en 2011 (+ 38 %) et dépassent aujourd’hui les ventes de véhicules GPL (divisées par 6, notamment en raison de la suppression du bonus de 2000 €). Leur part était de 0,58 % l'an dernier et est passée à 1 % aujourd'hui, grâce au lancement des modèles hybrides diesel de PSA qui représentent plus de 40 % du marché. Les ventes de véhicules électriques ont quant à elles progressé fortement, en raison du lancement de nouveaux modèles. Le niveau des ventes 2011 (2630 VP) est ainsi le meilleur jamais enregistré. Mais, avec 0,12 % de part de marché, l'électrique est bien loin des objectifs ambitieux qui lui étaient assignés.

Demain, on parlera des projets liés au véhicule propre.

dimanche 10 juin 2012

Meeting national du Saab Sport Club (vidéo) (part.1)

Comme je vous le disais juste avant de partir samedi matin, ce week-end a donc eu lieu le meeting du Saab Sport Club. Il est déjà tard et le week-end a été chargé dans tous les sens du terme ;-)

Des images valent mieux que des mots. La vidéo pour commencer, les photos et les commentaires suivront demain soir!

Bonne reprise!



lire aussi:
- Meeting SSC (part.2)

vendredi 23 mars 2012

Voiture électrique : le nouvel eldorado ?


Quand on lit la presse, on n'entend plus parler que de voiture électrique. Dernière annonce en date : celle de Barack Obama qui a débloqué 2,4 milliards de dollars pour favoriser ce type de véhicules. Le président des Etats-Unis veut faire rouler un million de voitures non polluantes à l'horizon 2015. Les fonds proviennent du plan de sauvetage US, avec 1,5 milliard pour les seules batteries. A ce propos, on notera que les plus grandes firmes du secteur et les labos de recherche de l'armée coopèrent en bonne intelligence. Bon, 2,4 milliards de $, c'est un peu plus ambitieux que les 400 millions accordés par la France au véhicule "décarboné"... Mais, l'hexagone est dans le vrai. Le gouvernement a raison d'investir dans ce secteur. D'ailleurs, il n'est pas isolé. L'Espagne a également des ambitions et affiche sa volonté d'avoir un million de véhicules hybrides et électriques sur les routes à l'horizon 2014. Je me rappelle qu'en débutant dans ce métier, à la fin des années 80, on annonçait des chiffres mirifiques pour l'an... 2000. Mais, EDF et les contructeurs français n'avaient pas été suivis par les politiques et l'Etat. La différence, cette fois, c'est que l'impulsion vient d'en haut et que c'est à l'échelle de la planète.

vendredi 2 mars 2012

Saab accusé de Greenwashing en France

Saab n’a plus à être accusé de grand-chose en ce début d’année 2012… C’est donc General Motors France qui devra répondre des accusations de greenwashing au sujet d’une publicité pour la 9-3 Biopower datant de 2007.
La Cour d’appel de Paris vient de mettre en examen General Motors France avec une accusation de se servir d’arguments écologiques sans valeur dans une publicité pour la Saab 9-3 Biopower.
Cette action est la conséquence d’une plainte de la FNAUT (Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports...lire la suite sur le blogauto