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jeudi 15 novembre 2012

4 acteurs majeurs s'associent pour financer des projets autour de la mobilité

L'éco mobilité, il y a ceux qui en parlent et ceux qui la font. La SNCF, Orange, PSA Peugeot Citroën et Total ont décidé de s’associer pour créer Ecomobilité Ventures, la première société d’investissement en Europe portée par un groupe d’industriels dédiée à la mobilité durable. La structure disposera d’un capital de 30 millions d’euros afin d’investir dans de jeunes entreprises innovantes. Pour les partenaires, il s’agit de contribuer à l’émergence d’un nouvel écosystème des mobilités, au-delà des frontières sectorielles habituelles. Les nouvelles formes de mobilité durable, stimulées par l’évolution rapide des technologies et des usages, mobilisent des savoir-faire complémentaires. C'est pourquoi l'association entre la capacité d’innovation de jeunes entreprises et l’expérience des industriels partenaires d’Ecomobilité Ventures favorisera le développement de solutions nouvelles et durables.



Ecomobilité Ventures prendra des participations minoritaires dans des entreprises européennes, en phase d’amorçage ou de développement, qu’il accompagnera dans la durée. Les secteurs ciblés seront ceux de la mobilité durable (produits, services, technologie) et des "clean techs" en relation avec la mobilité. Il s’agira de jeunes sociétés proposant des offres capables de répondre à différentes problématiques liées à ce sujet. Elles devront démontrer leur capacité à atteindre une rentabilité économique, de façon autonome, en s’appuyant sur un modèle d’affaire robuste et avoir ainsi le potentiel pour devenir des leaders sur leurs segments de marché.


Un mot sur le profil des partenaires :
- La SNCF a un fonds d'éco mobilité qui donne un coup de pouce à des start up innovantes pour proposer des solutions de transport "bout à bout".
- Pour Orange, les technologies de l’information et de la communication représentent un levier essentiel pour l’optimisation des déplacements et pour la bonne gestion des ressources énergétiques. Ces questions sont depuis plusieurs années au coeur de la stratégie de l'opérateur, avec un programme intégralement dédié à la  "ville intelligente".
- Pour le groupe PSA Peugeot Citroën, c'est l’occasion de s’ouvrir à un champ plus large que celui de l’automobile, et ainsi d’agir en tant qu’acteur de la vie des territoires et de la cohésion sociale.
- Pour Total, c’est une façon nouvelle de stimuler l’innovation autour de la mobilité durable et de faire émerger de nouvelles solutions plus performantes pour ses clients.

dimanche 8 juillet 2012

La technologie NFC embarque à bord de l'automobile

NFC Car
Comme j'ai eu l'occasion de le dire sur ce blog, le NFC (Near Field Communication) semble être porteur pour l'automobile et les nouveaux besoins de mobilité. J'avais évoqué la clé communicante de Delphi et plus récemment la clé virtuelle de TRW, qui pensait pouvoir ainsi répondre aux attentes des loueurs. L'approche se vérifie, puisque l'équipementier Continental Automotive a été choisi dans le cadre d'un appel d'offres du ministère de l'Industrie pour une application autour de l'auto partage. Ce projet, ainsi que 11 autres, faisait partie de l’appel à projets « Objets communicants et sans contact » IPER-SMSC Edition 2010. Christian Estrosi, ministre chargé de l’Industrie soutient la diffusion des nouveaux usages des technologies sans contact (RFID, NFC) et des objets communicants, auxquels il apporte un financement de 4,5 M€, sur un effort total de R&D de 12,5 M€.

Le projet Autopartage, porté par Continental Automotive, vise à accroître le développement de l'auto partage (du type Okigo ou prochainement Autolib'), par l'utilisation des téléphones mobiles intelligents NFC ainsi que de la technologie d'identification RFID. La gestion d’une flotte de véhicules est optimisée à travers les services associés (places disponibles, réservation, identification, etc.). Précisons que Continental est également présent à travers le projet "Automatics", labellisé par les pôles de compétitivité Mov’eo et Transactions Electroniques Sécurisées. Le projet se donne pour objectif de démontrer l'intérêt de l'ensemble véhicule + téléphone NFC comme outil universel de paiement et d’authentification du voyageur. Il développera des prototypes reflétant les cas d'utilisation pour l’accès et le paiement de parking, l’achat de carburant et de contenus, le prépaiement du péage, avec le support du téléphone de l'usager, ou directement intégré dans la planche de bord.
Un autre projet, NFC-TTH, porté par SNCF Proximités, prévoit le développement d’un bouquet de services « Transport, Tourisme et Handicap » associant la téléphonie mobile, la géolocalisation et les technologies NFC et RFID, autour d’expériences touristiques complètes à Tours et dans les régions Centre et Basse Normandie.

mardi 29 mai 2012

A quand un forfait illimité de mobilité ?

transport
Des rencontres fortuites naissent parfois de grandes idées... Hier, j'ai rencontré lors de son passage à Paris un consultant qui travaille sur le marketing de la "green mobility" aux USA. C'est un français, qui est passé par Renault et Citroën, et qui s'intéresse au développement en France de la voiture électrique. Il a pour nom Benoît Colin et a un site (http://www.colinstrategies.com/). Au cours de notre échange, je lui ai évoqué ma vision d'un usage de l'automobile qui allait forcément évoluer vers le service. L'idéal, lui ai-je dit, serait d'avoir un forfait permettant d'utiliser un ou plusieurs véhicules selon mes envies, mais aussi de pouvoir emprunter d'autres modes de transport quand les circonstances l'exigent. C'est alors qu'a jailli la proposition d'un forfait de mobilité globale. Imaginez un peu : pour 1000 € par mois, vous pourriez avoir accès à une auto, un deux roues, un service de taxi ou des billets de train et en mode illimité en France.


Mobilité orange

En apparence, cela paraît impossible. Et pourtant... Le secteur des télécoms n'a-t-il pas déjà montré la voie avec des forfaits illimités pour les SMS et la navigation Internet ? Il y a aussi des offres triple, voire quadruple play avec la téléphonie mobile, le fixe, l'Internet et la TV. Avec une seule mensualité, vous avez accès à tout un univers de services. Bien sûr, tout n'est pas complètement illimité dans les télécoms (la clé 3 G par exemple, dont le forfait est établi en fonction de la quantité de données). Mais, avec un forfait (flat rate) et des services en face, c'est plus facile de gérer son budget. Les automobilistes croient que leur véhicule ne coûte pas cher, mais il leur revient en vérité à 6000 € par an en moyenne (crédit, carburants, assurance, frais divers). Le forfait permet de lisser ces dépenses.

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Les constructeurs viennent petit à petit au forfait. La tendance est par exemple au leasing, avec des offres à plusieurs centaines d'Euros par mois pour avoir l'usage d'un véhicule qu'on restitue au bout de deux, trois ou quatre ans. Pour ses futurs véhicules électriques par exemple, PSA Peugeot Citroën proposera des loyers inférieurs à 500 € par mois pour une durée de 4 ans. C'est une façon de faire du service.

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Peugeot propose par ailleurs le service Mu, à Paris et dans quelques villes de France. En ouvrant un compte, que l'on recharge avec sa carte bancaire, on peut ensuite convertir des points pour louer un scooter, un vélo ou un accessoire. On peut aussi en profiter pour essayer une auto de la gamme (cabriolet, utilitaire ou pourquoi pas un modèle hybride ou électrique quand ls seront disponibles).

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Imaginons maintenant la même chose chez Renault. Si la marque au losange se décide un jour à traiter à part les clients de véhicules électriques, avec par exemple un guichet unique ZE (et show room dédié), on pourrait par exemple souscrire un contrat de mobilité qui inclut : un modèle électrique (Twizy pour la ville), des offres week end pour louer une auto thermique ou hybride (car on en verra aussi chez Renault à terme), prendre le train et trouver un véhicule à l'arrivée. Une telle offre serait de nature à rassurer le consommateur. Il peut rouler "écolo" la semaine et ne pas avoir de fil à la patte, car le contrat lui garantit un moyen de poursuivre son voyage.

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La continuité de voyage est déjà prévue chez certains contructeurs. Par exemple, Infiniti (la griffe de luxe de Nissan) propose des services de mobilité. Il y a d'une part le service VIP Infiniti (on vient chercher votre véhicule pour l'entretien et on vous la ramène dans un rayon de 250 km) et d'autre part l'assistance, avec en cas de problème un véhicule de prêt, une voiture avec chauffeur ou taxi, des billets d'avion en classe Business, des indemnités journalières pour hôtels de premier choix et loisirs et même une option de pré-paiement avec la carte d'adhérent pour éviter toute avance d'argent.

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Evidemment, on imagine assez mal Renault ou tout autre constructeur en position de force pour négocier des billets de train auprès de la SNCF. Mais, l'inverse serait possible. La compagnie nationale de chemins de fer a déjà une agence de voyages (SNCF Voyages.com), propose de la location de voiture et s'intéresse à l'auto-partage. Alors, de là à proposer un forfait de mobilité qui inclut un pass sur ses lignes et une utilisation de voitures électriques en libre-service, il n'y a qu'un pas. Enfin bon, tout cela pour vous dire que le modèle classique de l'automobile a vécu et qu'il faut penser aujourd'hui à 360 (et pas uniquement sous forme de campagne marketing et de pub autour de l'auto), de façon à intégrer la voiture dans un système. Et si les constructeurs ne font pas leur révolution culturelle, un autre acteur viendra pour faire bouger les lignes. Comme un Free dans les télécoms. Qu'en pensez-vous?

mardi 21 février 2012

Autolib suscite de l'appétit chez les les opérateurs de transport


Malgré le retard pris en amont, Autolib' entend bien être prêt à l'automne 2011 et proposer aux franciliens des véhicules électriques en auto-partage. Le syndicat mixte, qui est désormais opérationnel et qui comprend 30 communes de la région, a reçu des demandes suite à l'appel d'offres lancé en décembre dernier.
Voici les 6 opérateurs sélectionnés :
- Interparking
- Bolloré
- Le consortium Avis - RATP développement - SNCF - VINCI Park
- Extelia
- Le groupement VTLIB’ (Veolia transport urbain)
- Le loueur ADA (repêché alors que sa candidature avait été déclarée irrecevable)



La présence de Veolia et de la SNCF (associée à Avis, la RATP et Vinci Park) n'est pas vraiment une surprise. Le premier est le 1er opérateur privé de transport au monde et exploite déjà le service Liselec d'auto-partage de voitures électriques à La Rochelle (le service le plus ancien). Voir le site : http://www.liselec.fr/. Veolia est également derrière Mobizen (http://mobizen.fr/) à Paris. la SNCF s'intéresse également beaucoup à la mobilité. Elle dispose d'un fonds d'investissement dans les projets innovants en matière de mobilité. Elle a notamment pris des parts (avec Norauto) dans Green Cove, l'un des leaders du covoiturage. La SNCF, qui propose de la location dans les gares (et sur sur site Internet voyages-sncf.com), s'intéresse au dernier maillon. La RATP, qui partage le réseau ferré avec la SNCF en Ile-de-France, s'intéresse aussi à la mobilité de demain. Quant à Avis et Vinci Park, ils sont déjà associés à travers le service d'auto-partage Okigo (http://www.okigo.com/). ADA est un loueur. Sa présence n'est donc pas pas étonnante.


La démarche est plus surprenante de la part d'Interparking (http://www.interparking-france.com/). La société, d'origine belge, gère 23 parcs publics (Paris, Tours, Nice, Cannes et Nîmes) et 13 000 emplacements de stationnement. Elle propose notamment la P Card, qui permet de payer le parking sans monnaie. Il suffit d’insérer la carte à l’entrée et à la sortie du parking.


L'autre surprise - et de taille - est la présence de Bolloré. L'industriel breton, que l'on imaginait surtout parmi les fournisseurs éventuels de véhicules, entend mettre en place ce service. Mais, peut-il être opérateur et faire circuler des Blue Car sans être taxé de favoritisme ? Voilà en tout cas une approche qui ne manquera pas de faire jaser...
Le syndicat mixte déterminera le 18 mars prochain si ces 5 candidats peuvent présenter début juin une offre complète, comprenant l’ensemble des prestations relatives à la mise en place, la gestion et l’entretien du service Autolib’.
Selon le syndicat mixte Autolib, les profils des candidats, spécialistes de la mobilité dans toute ses composantes; témoignent de la complémentarité d’Autolib’ avec les autres modes de transport, individuels et collectifs (bus, métro, taxis, location de voitures, vélo, autopartage...).

samedi 7 janvier 2012

La SNCF veut devenir un opérateur d'éco-mobilité

J'ai été invité par Euro RSCG à participer à l'événement "Rendez-Vous clients 2011" à Paris, au cours duquel la SNCF a présenté ses projets dans le domaine de l'éco-mobilité.
Avec des initiatives pour favoriser le covoiturage ou l'utilisation du vélo pour aller prendre le train, la compagnie ferroviaire entend désormais accompagner ses clients de "porte à porte" dans leurs voyages, et plus seulement de "gare à gare", dans une optique de "mobilité durable". C'est un pas de plus franchi par le transporteur ferroviaire, qui avait déjà manifesté son intérêt pour les projets de mobilité alternative.



A travers son fonds d'investissement EMP (Eco-Mobilité Partenaires)*, la SNCF est notamment associée avec Green Cove et le site 123envoiture.com pour afficher en gare les offres de covoiturage, sur les écrans. Depuis leur téléphone portable, les passagers peuvent également prendre connaissance des offres disponibles aux prochains arrêts grâce à la mise en place d'un portail mobile. Ce service est actif en Ile-de-France (Transilien dans 347 gares) et en Franche-Comté avec le TER.
Liens :
http://covoiturage.transilien.com/

http://www.123envoiture.com/



Toujours en matière d'automobile, la SNCF souhaite développer l'auto partage. Elle s’est ainsi associée avec la Région Languedoc-Roussillon et Modulauto afin de mettre en place une formule combinant TER et autopartage dans les villes de Narbonne, Montpellier et Nîmes. Avec l’offre Modulauto Liberté, les usagers du train régional bénéficient d’un accès à tarif préférentiel au service d’autopartage – un dispositif de location de voiture à très courte durée (à partir d’une heure). Ce service est accessible en libre service 24h/24 et 7j/7 grâce à un badge RFID, sur le modèle du Vélib’. Cette solution pratique et écologique est aussi une source d’économies pour ses utilisateurs. En effet, le prix inclut à la fois le carburant, l’assurance, l’entretien et un abonnement à la place de parking.
Lien : http://modulauto.net/


Une autre expérience innovante est menée à Pau. En 2010, Pau est devenue la première ville de France à intégrer à la fois des vélos (IDEcycle) et des voitures (IDElib’) en libre-service. Le réseau de transports urbains IDELIS de la communauté paloise se trouve désormais aux avant-postes des modes de déplacement alternatifs en associant bus, vélo et autopartage. Douze voitures et 220 vélos sont accessibles à proximité des lignes de transport en commun, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
Lien : http://reseau-idelis.com/


Toujours à propos d'auto-partage, j'ai eu l'occasion d'échanger avec Guillaume Pépy, le PDG de la SNCF. Juste avant son introduction, je lui ai demandé ce qu'il pensait de la décision d'Autolib. N'oublions pas que la SNCF était candidate, avec la RATP, Avis et Vinci Park. Sa réponse : "on ne sait pas pourquoi Bolloré a été choisi, mais c'est la vie. La SNCF se tient à sa disposition si on peut faire des choses ensemble. L'auto partage de voitures électriques va se développer et d'autres municipalités ont aussi des projets".



Autre exemple : l'accompagnement du véhicule électrique. La SNCF commence à installer des prises de recharge sur ses parkings, en vue de l'arrivée des premiers modèles zéro émission.  Le transporteur ferroviaire a pour projet d'aménager des places spécifiques dans deux gares parisiennes pour accompagner le lancement d'une nouvelle compagnie de taxis électriques dans la capitale. Il s'agit de la société STEP (Société de Taxis Electriques Parisiens), à qui le fonds EMP envisage de donner un coup de pouce.



Le train peut devenir lui même plus écologique. Ainsi, dans le cadre du projet Plathée (« Plate-forme pour Trains Hybrides Économes en Énergie et respectueux de l’Environnement »), la SNCF a imaginé avec des partenaires un concept d’engin hybride composé de plusieurs briques technologiques : un moteur diesel « propre » et une pile à combustible qui produisent l’énergie, des supercondensateurs et des batteries qui stockent cette énergie (notamment lors des phases de ralentissement) et la restituent plus tard, et un gestionnaire d’énergie qui orchestre automatiquement le recours aux différents éléments de production et de stockage. Les gains sont de 20 % en consommation de carburant sur les longues distances, 40 % sur les cycles de manoeuvres, et 85 % en stationnement.



Toujours dans une optique de développement durable, la société veut généraliser une éco-conception de ses gares avec "des bâtiments totalement intégrés dans le paysage, construits avec des matériaux locaux, l'utilisation de ressources naturelles pour le chauffage et les énergies (bois, géothermie)". La SNCF planche également sur le Smart Grid.



Enfin, la SNCF prévoit également de lancer, pour la fin 2011, un "éco-calculateur" de poche. Développé avec le prestigieux MIT, il permet, par géolocalisation avec un téléphone portable, de mesurer en temps réel les émissions de CO2 sur un trajet donné, quel que soit le mode de transport (train, tram, bus, voiture, marche…). Ce projet ambitieux a pour nom "CO2GO". Lors de son lancement, l'application sera alors enrichie de fonctionnalités complémentaires : proposition d’itinéraires et de modes de transports associés alternatifs moins « polluants », informations pratiques sur les commerces, les services publics, les parkings, le tourisme…

*Ce fonds soutient Coruscant (panneaux solaires sur les parkings), Green Cove (co-voiturage), Lumeneo (véhicule électrique), Phitech (guidage des personnes déficientes), Urban Cab (triporteurs électriques de livraison) et VuLOg (opérateur pour la la géolocalisation de véhicules électriques).
Lien : http://www.sncf.com/fr_FR/html/media/CH0001-Le-groupe/BR1134-Fonds-Ecomobilite-Partenaires/MD0005_20101223-Lire-l-article.html