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jeudi 20 décembre 2012

La ville du futur vue par IBM



En attendant la prochaine conférence sur le climat, qui aura lieu à Mexico en décembre 2010 (COP16) et qui sera a priori précédée par une réunion intermédiaire à Bonn, voyons quel futur se prépare dans nos villes. Selon IBM, 60 millions d'êtres humains migrent dans les cités chaque année dans le monde (plus d'un million chaque semaine). Il est donc urgent de trouver des solutions pour consommer moins d'énergie.
Dans le domaine du transport, Big Blue travaille avec des partenaires comme par exemple au Danemark (programme de recherche EDISON avec DONG Energy, Oestkraft, l'Université technique du Danemak, Siemens, Eurisco et l'Association Danoise d'Energie) pour développer une infrastructure de recharge intelligente pour les véhicules électriques. Le pays veut avoir rapidement 10 % de son parc en hybrides et en véhicules électriques. Des travaux, visant à adapter la recharge des voitures en fonction de la production de courant par les éoliennes, est en cours dans l'île de Bornholm. De plus, les labos d'IBM travaillent sur une batterie lithium-air avec des nanocomposants dont l'autonomie pourrait atteindre 800 km d'autonomie (projet 500 miles, voir l'article du 7 octobre) pour rendre cette énergie plus attractive. Ces recherches pourraient bénéficier plus tard aux grandes villes.




Mais, ce n'est pas tout. IBM prévoit de mettre en place des technologies de l'information qui peuvent aider à économiser l'énergie dans les bâtiments, préserver l'eau, lutter contre le crime et les incendies (analyse de données en temps réel), et même détecter les signes avant-coureurs de maladies (type virus H1N1). Certaines réalisations sont opérationnelles, comme en Chine à Hangzhou où le Dragon Hotel fait preuve d'intelligence et adapte en temps réel sa consommation d'énergie. Le mieux est encore de regarder cette vidéo, visible également sur You Tube.

jeudi 13 décembre 2012

IBM aide à mesurer le CO2 avec une voiture sans conducteur

Big Blue présente aujourd'hui à Paris l'un des 4 véhicules* qui a participé au VIAC (Vislab Intercontinental Autonomous Challenge), dans le cadre du projet Greenhaviour. Il s'agit d'un van, fonctionnant à l'énergie solaire et sans chauffeur, qui a servi à mesurer les émissions de CO2 le long d'un parcours de 13 000 km entre l'Italie et la Chine. Partis de Parme le 20 juillet, et arrivés symboliquement le 10 octobre (le 10.10.10 était une journée pour la terre) à Shanghaï pour l'Exposition Universelle, ils ont traversé la Slovénie, la Croatie, la Hongrie, l'Ukraine, la Russie et le Kazakhstan.


Voir la vidéo des véhicules :



L'objectif était donc de mesurer les émissions de dioxyde de carbone le long de l'itinéraire et de les transmettre en temps réel. Les véhicules sans conducteur utilisaient des capteurs de CO2 utilisant la technologie Bluetooth, pour communiquer sans fil les données à des Smartphones sous Android, eux mêmes reliés à l'extérieur par un canal Twitter. L'opération était aussi relayée par Facebook, Twitter et par une application iPhone.

Voir la vidéo :



La finalité du programme était de montrer comment le Smartphone peut servir à transmettre la qualité de vie dans une ville, dans le cadre de la vision "Human Centric" d'IBM. Mais, cette expédition avec des véhicules sans chauffeur ouvre également des perspectives sur le relevé de données ou le test d'énergies alternatives.

Voir le diaporama :



*Fournis par Vislab, une société italienne.
Site de Greenhaviour : http://www.greenhaviour.org/

mercredi 21 novembre 2012

IBM voit l'automobile évoluer vers un monde de services

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IBM vient de publier une étude qui montre que l'industrie automobile est à la croisée des chemins. L'enquête, réalisée par l’Institute for Business Value (IBV) et intitulée "En route vers une mobilité plus intelligente – horizon 2020 – d’une industrie de produits à une industrie de services" a été menée auprès de 123 décideurs issus du monde automobile, de la finance, du gouvernement et de grands groupes industriels dans 18 pays. Elle se focalise sur l’évolution du concept de mobilité et présente des pistes de réflexion sur la façon dont les entreprises automobiles vont pouvoir prétendre à une part de revenu dans ce nouvel écosystème. Le message est clair. Alors que le monde change rapidement, et que la mobilité adopte de nouvelles formes - abandon de la propriété au bénéfice de l'usage par la location - les constructeurs ne seront pas forcément les champions de demain. S'ils ne réagissent pas très vite pour s'adapter à la nouvelle donne, ils pourraient se cantonner au rôle de simples fournisseurs, au lieu de contrôler la chaîne de valeur. L’évolution de la mobilité implique un changement radical pour le secteur automobile, qui doit passer d’une industrie orientée produits à une industrie orientée services. Certains diront que ce n'est pas gagné de faire bouger des mammouths.


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S’ils possèdent des atouts évidents – connaissance du produit automobile, réseaux de concessionnaires, sociétés financières, marchés captifs – les constructeurs vont devoir changer s’ils veulent pouvoir faire face à l’arrivée des nouveaux entrants sur ce marché. Ils doivent faire face à deux problèmes. Le premier est la concurrence des chinois qui, à coups de rachats de constructeurs à leur portée, vont très vite rattraper le retard sur la voiture traditionnelle et vont surtout aller très vite sur l'électrique. Le second est l'arrivée de nouveaux opérateurs (General Electric, Better Place, Vinci et les loueurs pour la France), qui mettent au centre de leur stratégie la culture du service et pour qui la relation avec le constructeur auto n'est pas un rapport de soumission.

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Pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs, les sociétés automobiles devront d'abord proposer un portefeuille produit élargi allant du véhicule thermique au véhicule électrique en passant par le véhicule hybride.  Il est intéressant de noter à ce propos que 83% des personnes interrogées dans le monde pensent que les constructeurs doivent faire évoluer leur portefeuille (le chiffre est de 92% en France). L'autre défi est de construire des véhicules plus intelligents et connectés, avec des offres de télématique élargies (infotainement, sécurité, solutions de diagnostic à distance etc.). Toujours selon l'étude, 2 interviewés sur 3 dans le monde reconnaissent qu’il existe des opportunités de développement grâce à la télématique (même chiffre en France).

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Mais il faut aussi être capable de combiner l'offre produit avec divers services (intégrant la multi-modalité du transport). Ainsi, interrogés sur les principales tendances à l’horizon 2020, les Français ont répondu que l’évolution se fera essentiellement au travers des services de mobilité à 75% contre 63% dans le monde. Dans ce nouvel écosystème de la mobilité, la capacité à gérer des alliances avec d’autres acteurs afin de proposer des services élargis et innovants sera déterminante. On peut déjà observer l’arrivée de multiples acteurs, extérieurs au monde traditionnel de l’automobile qui se positionnent autour du véhicule électrique et des services (fournisseurs de télématiques, sociétés d’auto-partage, entreprises d’infrastructure, distributeurs de la grande distribution, capital-risqueurs…).

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Que font les constructeurs ? On peut citer l'alliance entre Renault et Better Place en Isräel et le Danemark, sachant que le losange s'est doté depuis un an d'une direction nouvelles mobilités qui explore l'auto partage et ces formes nouvelles de déplacement. Pour sa part, Peugeot a lancé son service de location Mu, qui repose sur ses produits et son réseau. Citroën, avec son offre "Facility" et un premier service baptisé Call Car, joue la carte du partenariat avec National Citer (qui est une filiale du groupe PSA) pour proposer un véhicule de location en moins de 3h. La marque aux chevrons se lance également dans l'auto-partage de véhicules électriques avec Carbox sous le nom "Citroën Business Connected". Cette dernière initiative, avec une prestation "tout compris" de gestion de flottes externalisée en BtoB est sans doute la voie à suivre.
Lire l'étude en intégralité : http://www-935.ibm.com/services/us/gbs/thoughtleadership/ibv-ibm-global-mobility.html

dimanche 7 octobre 2012

Objectif 500 miles (800 km) pour les batteries électriques



Malgré toutes ses promesses, la voiture électrique risque de décevoir avec une autonomie limitée à 150 km. Mais, un peu partout dans le monde, on s'active pour trouver des solutions. C'est le cas notamment aux Etats-Unis, où IBM pilote le projet "Battery 500". L'objectif est donc de porter l'autonomie de 100 à 500 miles (800 km !), ce qui évidemment change tout. Le projet est porté par le labo d'IBM en Californie, des universités (Berkeley) et 5 labos nationaux liés au Département d'Etat à l'Energie.




La technologie retenue est le lithium-air. Cette batterie utilise l'oxygène de l'air. Big Blue maîtrise les nano-technologies et estime pouvoir augmenter par un facteur 100 la surface des électrodes, de façon à atteindre cet objectif incroyable de 800 km d'autonomie pour un véhicule électrique...

Pour aller plus loin : http://www.ibm.com/ibm/ideasfromibm/us/electriccars/20090928/index.shtml

Voir la vidéo sur You Tube :

dimanche 30 septembre 2012

Priorité à la gestion du trafic en ville



Le monde s'urbanise de plus en plus. Depuis 2007, on compte plus de rats des villes que de rats des champs sur la planète et la proportion de citadins va même atteindre 70 % d'ici 2050.... A cette date, nous serons près de 6 milliards et demi d'être humains à habiter dans de grandes ou très grandes agglomérations ; ce qui ne sera pas sans conséquence sur la demande en transport et avec d'inévitables congestions à la clé. Songez par exemple qu'en Chine on dénombre 20 millions de véhicules à ce jour et que ce chiffre va passer à 140 millions (!) en 2020.




La gestion du trafic va donc devenir un objectif prioritaire. IBM, qui a lancé une campagne "Smarter Planet", a mené une étude détaillée sur la circulation dans 50 grandes villes du monde entier. Les maires des villes concernées sont conscients du problème, mais n'ont guère de marge de manoeuvre pour investir dans le transport public. L'idée est donc de déployer ce qu'on appelle les ITS (le transport intelligent). Avec une série d'outils, dont des logiciels (pour gérer le trafic aux carrefours, organiser la priorité de passage pour les bus), des systèmes de navigation intelligents et tenant compte du trafic en temps réel (surtout pour les camions de livraison), du péage urbain (comme à Londres ou à Stockholm, qui a ainsi réduit de 25 % les bouchons et de 14 % les émissions) et surtout une information plus détaillée sur les transports en commun, il sera possible d'influer sur les comportements.
Il faut donc repenser l'organisation des transports avec des outils techniques (prix variable des parkings, péage, prévisions de trafic), mais aussi par des décisions plus politiques. Les grandes villes de demain doivent aussi garantir une interopérabilité, de telle sorte par exemple qu'un même ticket de transport puisse servir dans le métro, le bus et le tramway, avec un accès facilité et cohérent à ces différents modes, avec par exemple des "park & ride" pour se garer facilement.
En ce qui concerne l'automobile, cela veut dire de nouvelles taxes, basées sur le nombre de km parcourus et un parking plus cher. Mais, il y aura la solution de l'auto partage pour se déplacer autrement.
Il est donc temps d'agir et d'abandonner la com' facile (je dirais plutôt la démagogie) pour concilier plus harmonieusement l'automobile et les transports en commun.