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dimanche 28 octobre 2012

Better Place a-t-il du plomb dans l'aile ?

Better Place projet SAVE
Le jeu de mots (plomb pour batteries au plomb) est un peu facile, je le reconnais. Mais, force est de constater que l'opérateur israélien - qui va, cela dit, déployer ses solutions dans son pays d'origine en 2011 et au Danemark, dans les deux cas avec Renault - fait nettement moins parler de lui. Les fameuses stations d'échange de batteries ne sont plus à l'ordre du jour, même chez le constructeur français (le losange parle moins de Quickdrop). Il faut dire que Nissan ne souhaite pas travailler avec Better Place et que cela n'arrange guère les affaires de Shaï Agassi, qui au passage n'a rien raconté de fracassant dans l'interview qu'il a accordée à nos amis d'Automobile Propre (http://www.automobile-propre.com/2010/10/16/interview-shai-agassi-better-place-mondial-auto-paris-2010/), lors de son passage - incognito - au Mondial de l'Automobile. Pour être juste, il faut cependant rappeler qu'une station d'échange a été mise en place à Tokyo, dans le cadre d'un projet avec une compagnie de taxis, et que l'expérience a été prolongée de trois mois. On a appris également hier que 4 stations d'échange de batteries vont être installées d'ici 3 ans en Californie, dans la baie de San Francisco, pour des taxis électriques. Par contre, vous n'en verrez pas en région parisienne, où débute le projet SAVE d'expérimentation de véhicules électriques avec Renault, Nissan, EDF, Schneider Electric et... Total !


Better Place borne publique

La seule actu à relever est celle d'un partenariat avec General Electric. De par sa connaissance des réseaux électriques, ce partenaire peut effectivement aider à Better Place dans ses projets. Mais, on se dirige plus vers un réseau classique de recharge, incluant de la recharge rapide.
L'accord prévoit ces quatre points :
Une technologie standard :
Le chargeur WattStation™ de GE sera compatible avec le réseau de Better Place. Dans le modèle imaginé par Better Place, la propriété du véhicule et celle de la batterie sont dissociées. Les conducteurs de véhicules électriques n’ont de ce fait pas à assumer les frais élevés d’acquisition de la batterie. À la place, un abonnement leur est proposé en fonction des kilomètres parcourus, et ils contribuent ainsi au développement d’une solution de transport personnelle plus propre et mieux adaptée. Ce partenariat permettra aux automobilistes ayant opté pour le réseau Better Place de recharger aisément leur véhicule en utilisant les WattStation de GE. En standardisant les infrastructures de recharge mises à la disposition des conducteurs, ce partenariat leur garantit de pouvoir se rendre indifféremment d’une borne de recharge à une autre, pour une utilisation plus flexible et une recharge plus rapide.
Financement des batteries :
GE et Better Place mettront en place un programme de financement des batteries qui débutera par un projet pilote en Israël et au Danemark, les deux premiers marchés de Better Place. Ce projet, destiné à financer 10 000 batteries, accompagnera le lancement de ces marchés pionniers en équipant les 10 000 premiers véhicules électriques de ces régions.
Électrification de flottes automobiles :
GE et Better Place unissent leurs forces afin de proposer aux propriétaires de flottes automobiles des projets pilotes permettant de tester un modèle global d'électrification de leur parc dans le centre des grandes villes et sur les principaux axes routiers qui les desservent. L’objectif est de convaincre les entreprises d’opter pour l’électrification de leur flotte, ce qui leur procurera un double avantage : la diminution du coût d’exploitation de ce parc automobile d’une part et la réduction des émissions nocives d’autre part. Parmi les lieux ciblés dans le cadre du développement de ces projets pilotes figurent les grandes villes nord-américaines, notamment celles situées dans la baie de San Francisco, à Honolulu, à Hawaï ainsi que dans la province de l’Ontario au Canada ou encore les grandes villes d’Europe, d’Asie et d’Australie. Better Place travaille d’ores et déjà au déploiement de réseaux qui devraient être opérationnels sur ces marchés en 2011.
Sensibilisation du public :
Dans le cadre du programme Ecomagination développé par GE, Better Place et GE s’attacheront à sensibiliser le public aux avantages tant économiques qu’environnementaux de l’adoption généralisée des modes de transport électriques et des infrastructures nécessaires. Il s’agit là du préalable à la réalisation effective de cet objectif.
Affaire à suivre, donc...

mardi 28 août 2012

Audi Urban Future Award : un coup de projecteur sur la mobilité du futur

Acteur engagé dans la mobilité, avec son concours Audi Urban Future Award*, le constructeur allemand a lancé il y a deux ans la première compétition impliquant des architectes et des urbanistes, afin de réfléchir à la mobilité de demain. Pour l'édition 2012, la marque aux anneaux a choisi la diversité, en demandant à des représentants de six régions du monde de plancher sur leur avenir. C'est un tableau assez intéressant avec le Japon, la Chine, l'Inde, la Turquie, le Brésil et les USA. A l'occasion d'une conférence préliminaire, les participants ont présenté leurs concepts.


Ainsi, le rêve américain (auquel a beaucoup participé l'automobile) pourrait basculer dans le numérique avec des infrastructures 2.0. De Boston à Washington, la rue pourrait devenir intelligente avec des échanges d'informations entre usagers pour développer l'information trafic.
Révolution numérique aussi en vue à Istanbul, qui est la ville au taux d'utilisation de Facebook le plus élevé d'Europe. L'idée est d'utiliser les réseaux sociaux pour connecter l'automobile (le moyen de transport numéro un) à l'infrastructure, de façon à pouvoir organiser la mobilité.
À Bombay, ce sera plus difficile. La ville présente une très forte densité et l'espace y devient une ressource de plus en plus rare. Ce ne sont pas les solutions à grande échelle qui pourront y remédier, mais des solutions qui émergeront des circonstances locales et qui sont caractérisées par une compréhension de la culture locale.


A São Paulo, le mouvement est un mode de vie improvisé et spontané. Les architectes ont donc exposé des idées visant à mettre en place un système de mobilité flexible et diversifié. Le chaos peut ainsi déboucher sur des solutions étonnamment intelligentes.
En Chine, le delta de la rivière des Perles (Hong Kong, Canton, Shenzhen et Dongguan) est le théâtre de profonds bouleversements à l'heure actuelle. Sous peu, 80 millions de personnes, dont 80 pour cent de migrants, y vivront. Il faut donc dès maintenant mettre en place la transition vers une mobilité durable, en adaptant les infrastructures et leur accès.
Enfin, Tokyo a été dépeinte comme une une ville-paysage avec une interaction entre le naturel et l'artificiel, des frontières qui s'estompent et la mobilité qui doit être entièrement repensée. Le vieux mode de pensée occidental dominant en matière d'infrastructures et d'urbanisme est remis en cause.
 En attendant la proclamation des résultats, en octobre prochain à IStanbul, un groupe d'experts de différents départements d'Audi (l'Insight Team), analysera et résumera les résultats avant de les diffuser au sein de la société.

*Un prix doté de 100 000 euros

lundi 7 mai 2012

Le taxi de demain sera plus propre et plus pratique

C'est donc le Nissan NV 200 qui a été choisi pour être le modèle unique des taxis de New York, à partir de fin 2013 et pour une durée de 10 ans. Big Apple voulait un véhicule polyvalent, avec de l'espace pour les passagers et pour les bagages, et dont les dimensions soient mieux adaptées à la taille de la ville. C'est un sacré marché pour Nissan, car on dénombre à New York 13 000 taxis qui parcourent 500 millions de miles par an. Ces taxis transportent 600 000 personnes par jour. Ce sera une version modifiée qui arpentera les rues de New York, d'ici deux ans. Le NV200 adoptera des portes coulissantes, proposera un toit panoramique, des sièges traités avec un matériau écologique contre les microbes, des lampes de lecture, une prise 12 volts pour recharger un téléphone ou un ordinateur, ainsi que deux prises USB.



Le chauffeur de taxi aura pour sa part un GPS avec un système de communication embarquée et aura sous le capot un 2 L 4 cylindres plus sobres que sur les taxis actuels. A noter que des éclairages attirant l'attention des autres usagers de la route sur l'ouverture des portières du taxi sont aussi prévus. Toutes ces innovations reflètent le cahier des charges édicté par la commission des taxis de New York et Nissan a été préféré à Ford et au turc Karsan.


En France, PSA avait élaboré un concept tout aussi innovant en 2007, en coopération avec l'opérateur Orange. J'avais eu l'occasion de tester ce taxi du futur, élaboré sur la base de l'Expert, un utilitaire Peugeot. Ce taxi privilégie l'espace et le confort avec deux portes coulissantes électriques et un marchepied déployé électriquement. Mais surtout, à bord, l'espace passagers s'apparente à un petit salon dans lequel on peut allonger ses jambes et disposer de tout le multimédia embarqué. Avec un clavier sans fil, face à l'écran de 20 pouces (ordinateur Carbox, véritable PC multimédia), on peut consulter ses messages électroniques, brancher sa clé USB, regarder les chaînes de la TNT, écouter des émissions de radio en audio streaming... Pendant ce temps, le chauffeur peut accéder à des webcams trafic en plus de l'itinéraire sur le GPS. Sauf que Paris n'est pas New York et qu'il n'y a pas plus conservateur que les chauffeurs de taxi. Ils préfèrent rouler en diesel et nous casser les oreilles avec la radio branchée sur RMC Info.


Et pourtant le monde du taxi change... Ailleurs, naturellement. Ainsi, le Japon teste actuellement le taxi électrique à Tokyo avec Better Place. Le test est réalisé avec la compagnie Nihon Kotsu Co. Les batteries sont remplacées dans une station d'échange automatique.

Voir la vidéo :



Better Place est aussi impliqué sur un programme de taxis électriques à batteries échangeables en Californie avec le soutien du ministère des Transports américain (via la Commission des transports métropolitains) et en partenariat avec les villes de San Francisco et de San Jose.


Alors, l'avenir est-il au taxi électrique ? Nissan, qui a été choisi à New York avec le NV200, a obtenu de pouvoir tester six exemplaires de la Leaf auprès des chauffeurs. La marque fournira les voitures et les bornes de recharge. Je note également que Volkswagen a présenté trois concepts de taxi électrique : Milan, Berlin et Londres. Un taxi avec portes coulissantes et accès multimédia. Et, comme d'habitude, à Paris, toujours rien. Il y a cela dit un projet avec une nouvelle compagnie qui a pour nom la STEP (Société du Taxi Electrique Parisien), avec des Citroën C-Zéro. Un peu de concurrence et d'exemplarité au niveau des émissions ne fera pas de mal à une profession qui s'oppose à tout changement.

samedi 28 avril 2012

Better Place ouvre sa première station d'échange de batteries à Tokyo

Better Place Tokyo

Better Place a inauguré en début de semaine à Tokyo la première station d’échange de batteries pour taxis électriques, en partenariat avec le ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie japonais et Nihon Kotsu, la principale compagnie de taxis de Tokyo. Ce projet, d’une durée de 90 jours, marque une étape majeure vers un le premier test grandeur nature de l’ensemble des éléments de l’infrastructure de charge pour véhicules électriques en Israël avant la fin de l’année. Le choix de la capitale japonaise pour ce premier test est logique. On dénombre davantage de taxis à Tokyo qu’à Londres, Paris et New-York réunis, soit environ 60 000 véhicules. Ils parcourent des milliers de kilomètres, ce qui en fait un segment très visible pouvant servir de catalyseur pour diffuser cette technologie auprès du grand public.


Voir le clip vidéo :



Dans le cadre du projet de taxis électriques à Tokyo, Better Place et Nihon Kotsu, plus importante compagnie de taxis à Tokyo, mettront à la disposition du public trois taxis électriques à batterie échangeable. Les clients les trouveront à la borne de taxis réservée aux véhicules écologiques, située au premier étage du complexe Roppongi Hills. Better Place. Better Place a coopéré sur la conception, la technologie et à la conversion de crossover Nissan Dualis en taxis électriques à batterie échangeable. Les batteries sont fournies par 123 Systems. Better Place avait convaincu le ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie japonais de lui confier le projet de Tokyo suite à la démonstration technologique conduite à Yokohama l’année dernière.
La station d’échange de batterie déployée à Tokyo représente une avancée significative par rapport au système d’échange présenté l’année dernière à Yokohama : elle intègre un espace de stockage et de chargement des batteries offrant des capacités de gestion thermique optimales ; de plus, elle est capable de procéder à l'échange de batterie des trois véhicules de manière quasi-continue tout en optimisant leur durée de vie et leurs performances, lesquelles peuvent être suivies en temps réel sur Internet.

Voir le diaporama :