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dimanche 2 septembre 2012

La Californie autorise à son tour les voitures sans conducteur

Après le Nevada, qui a ouvert la voie il y a quelques mois, la Californie devrait devenir le second Etat des USA à autoriser la circulation de voitures sans conducteur. Le projet de loi a été adopté au Sénat à une majorité écrasante (74 voix pour, 2 contre) et doit maintenant être ratifié par le gouverneur, Edmund G. Brown Jr. Ce document, le « Bill 1298 » vise à accompagner le développement de ces véhicules dits autonomes, définis comme des véhicules à moteur qui utilisent ordinateurs, capteurs et autres technologies pour fonctionner en toute sécurité « sans le contrôle actif et continu d’un être humain ». Le projet de loi estime que ces véhicules expérimentaux possèdent un « potentiel considérable en termes de sécurité, d’avantage commercial et de mobilité pour les individus et les entreprises de l’État et d’ailleurs ».
C'est a priori une bonne nouvelle pour Google et un encouragement pour ses recherches. Le géant de l'Internet est établi à Moutain View, en Californie précisément. Cela fait deux ans qu'il travaille sur la conduite automatisée, à l'aide de capteurs radars et vidéo et d'algorithmes pour aider la voiture à se repérer dans son environnement. Mais, il n'est pas seul. On compte dans la Silicon Valley plusieurs constructeurs, dont Audi, BMW, Ford et Volkswagen par exemple, qui maîtrisent également ce type de technologie.
On ne sait pas encore quelles seront les règles fixées par le Department of Motor Vehicles (DMV), mais elles sont assez strictes dans l'Etat voisin du Nevada. Les véhicules automatisés ont une Plaque d’immatriculation dédiée, doivent avoir au moins deux personnes à bord pour pouvoir reprendre le contrôle et être équipés d'une boîte noire pour enregistrer les déplacements. Les sociétés qui font la demande d'une licence doivent par ailleurs payer une caution de 1 à 3 millions de dollars selon le nombre de véhicules testés. Quoi qu'il en soit, la Californie pourrait formuler des standards d'ici 2015. Une législation qui pourrait servir de référence dans le monde.

lundi 7 mai 2012

Le taxi de demain sera plus propre et plus pratique

C'est donc le Nissan NV 200 qui a été choisi pour être le modèle unique des taxis de New York, à partir de fin 2013 et pour une durée de 10 ans. Big Apple voulait un véhicule polyvalent, avec de l'espace pour les passagers et pour les bagages, et dont les dimensions soient mieux adaptées à la taille de la ville. C'est un sacré marché pour Nissan, car on dénombre à New York 13 000 taxis qui parcourent 500 millions de miles par an. Ces taxis transportent 600 000 personnes par jour. Ce sera une version modifiée qui arpentera les rues de New York, d'ici deux ans. Le NV200 adoptera des portes coulissantes, proposera un toit panoramique, des sièges traités avec un matériau écologique contre les microbes, des lampes de lecture, une prise 12 volts pour recharger un téléphone ou un ordinateur, ainsi que deux prises USB.



Le chauffeur de taxi aura pour sa part un GPS avec un système de communication embarquée et aura sous le capot un 2 L 4 cylindres plus sobres que sur les taxis actuels. A noter que des éclairages attirant l'attention des autres usagers de la route sur l'ouverture des portières du taxi sont aussi prévus. Toutes ces innovations reflètent le cahier des charges édicté par la commission des taxis de New York et Nissan a été préféré à Ford et au turc Karsan.


En France, PSA avait élaboré un concept tout aussi innovant en 2007, en coopération avec l'opérateur Orange. J'avais eu l'occasion de tester ce taxi du futur, élaboré sur la base de l'Expert, un utilitaire Peugeot. Ce taxi privilégie l'espace et le confort avec deux portes coulissantes électriques et un marchepied déployé électriquement. Mais surtout, à bord, l'espace passagers s'apparente à un petit salon dans lequel on peut allonger ses jambes et disposer de tout le multimédia embarqué. Avec un clavier sans fil, face à l'écran de 20 pouces (ordinateur Carbox, véritable PC multimédia), on peut consulter ses messages électroniques, brancher sa clé USB, regarder les chaînes de la TNT, écouter des émissions de radio en audio streaming... Pendant ce temps, le chauffeur peut accéder à des webcams trafic en plus de l'itinéraire sur le GPS. Sauf que Paris n'est pas New York et qu'il n'y a pas plus conservateur que les chauffeurs de taxi. Ils préfèrent rouler en diesel et nous casser les oreilles avec la radio branchée sur RMC Info.


Et pourtant le monde du taxi change... Ailleurs, naturellement. Ainsi, le Japon teste actuellement le taxi électrique à Tokyo avec Better Place. Le test est réalisé avec la compagnie Nihon Kotsu Co. Les batteries sont remplacées dans une station d'échange automatique.

Voir la vidéo :



Better Place est aussi impliqué sur un programme de taxis électriques à batteries échangeables en Californie avec le soutien du ministère des Transports américain (via la Commission des transports métropolitains) et en partenariat avec les villes de San Francisco et de San Jose.


Alors, l'avenir est-il au taxi électrique ? Nissan, qui a été choisi à New York avec le NV200, a obtenu de pouvoir tester six exemplaires de la Leaf auprès des chauffeurs. La marque fournira les voitures et les bornes de recharge. Je note également que Volkswagen a présenté trois concepts de taxi électrique : Milan, Berlin et Londres. Un taxi avec portes coulissantes et accès multimédia. Et, comme d'habitude, à Paris, toujours rien. Il y a cela dit un projet avec une nouvelle compagnie qui a pour nom la STEP (Société du Taxi Electrique Parisien), avec des Citroën C-Zéro. Un peu de concurrence et d'exemplarité au niveau des émissions ne fera pas de mal à une profession qui s'oppose à tout changement.

lundi 26 mars 2012

La Californie va se doter d'une autoroute électrique

Par décret, le gouverneur de Californie Edmund G. Brown Jr. a décidé d'investir 120 millions $ sur 4 ans pour doter son Etat d'une infrastructure de recharge et créer ainsi une autoroute électrique. Cette "electric expressway" permettra d'atteindre l'objectif de 1,5 million de véhicules à zéro émission sur les routes de la Californie d'ici 2025, en facilitant la recharge. Le réseau, qui sera déployé par NRG Energy, comprendra 200 bornes de recharge rapide et 10 000 autres bornes de recharge classique réparties sur 1000 sites à travers toute la Californie. Le réseau sera concentré autour de la baie de San Francisco, la vallée de San Joaquin, Los Angeles et San Diego.



La première phase sera finalisée en fin d'année. D'autres bornes feront ensuite leur apparition d'ici 24 ou 36 mois dans les zones les plus denses. Les stations de recharge seront installés dans des stations services ou bien à proximité de commerces comme les cafés Starbucks. Les bornes de recharge rapide permettront de récupérer 70 km d'autonomie en 15 mn (80 % de la charge en 30 mn).
La vision du gouverneur de Californie est la suivante :
- D'ici 2015, toutes les grandes villes de la Californie auront une infrastructure adéquate pour accueillir les véhicules électriques
- En 2020, l'Etat aura mis en place une infrastructure adéquate pour pouvoir recharger 1 million de véhicules à zéro émission
- En 2025, il y aura 1,5 million de véhicules à zéro émission sur la route en Californie
- En 2050, la quasi-totalité des moyens de déplacement individuel dans l'État sera basé sur des véhicules zéro émission. En conséquence, les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports sera réduite de 80 pour cent par rapport aux niveaux de 1990.