Au Salon de Hanovre, Nissan lance à destination des clients et du NV200 et utilisateurs d'iPhone une application aussi innovante que ludique. Appelée Find my VAN, cette application permet d'introduire la localisation précise du véhicule garé en faisant appel à la fonction GPS intégrée au téléphone et au logiciel Google Maps. Pour ensuite retrouver le véhicule, le conducteur n'aura plus qu'à faire appel à son application Find my VAN, toucher la boussole affichée à l'écran et suivre les directions indiquées sur la carte qui le mèneront jusqu'à son véhicule. Développée pour Nissan par la firme britannique FS Apps et disponible via iTunes, cette application peut également offrir des fonctions plus sophistiquées, conçues pour aider les gestionnaires de flottes à gérer celles-ci aussi efficacement que possible. L'un des scénarios possibles pourrait être le suivant : un NV200 est garé par un premier conducteur qui a terminé son service. Ce véhicule doit ensuite être pris en charge par un deuxième conducteur. Le premier gare le véhicule, prend en photo avec son téléphone l'endroit où il se trouve et envoie cette image par e-mail au deuxième conducteur avec les coordonnées GPS du lieu et, s'il le souhaite, une note explicative. Le deuxième conducteur, muni de la seconde clef du NV200, utilisera sa propre version de Find My VAN sur son iPhone® pour retrouver rapidement son véhicule et commencer son propre service.
C'est donc le Nissan NV 200 qui a été choisi pour être le modèle unique des taxis de New York, à partir de fin 2013 et pour une durée de 10 ans. Big Apple voulait un véhicule polyvalent, avec de l'espace pour les passagers et pour les bagages, et dont les dimensions soient mieux adaptées à la taille de la ville. C'est un sacré marché pour Nissan, car on dénombre à New York 13 000 taxis qui parcourent 500 millions de miles par an. Ces taxis transportent 600 000 personnes par jour. Ce sera une version modifiée qui arpentera les rues de New York, d'ici deux ans. Le NV200 adoptera des portes coulissantes, proposera un toit panoramique, des sièges traités avec un matériau écologique contre les microbes, des lampes de lecture, une prise 12 volts pour recharger un téléphone ou un ordinateur, ainsi que deux prises USB.
Le chauffeur de taxi aura pour sa part un GPS avec un système de communication embarquée et aura sous le capot un 2 L 4 cylindres plus sobres que sur les taxis actuels. A noter que des éclairages attirant l'attention des autres usagers de la route sur l'ouverture des portières du taxi sont aussi prévus. Toutes ces innovations reflètent le cahier des charges édicté par la commission des taxis de New York et Nissan a été préféré à Ford et au turc Karsan.
En France, PSA avait élaboré un concept tout aussi innovant en 2007, en coopération avec l'opérateur Orange. J'avais eu l'occasion de tester ce taxi du futur, élaboré sur la base de l'Expert, un utilitaire Peugeot. Ce taxi privilégie l'espace et le confort avec deux portes coulissantes électriques et un marchepied déployé électriquement. Mais surtout, à bord, l'espace passagers s'apparente à un petit salon dans lequel on peut allonger ses jambes et disposer de tout le multimédia embarqué. Avec un clavier sans fil, face à l'écran de 20 pouces (ordinateur Carbox, véritable PC multimédia), on peut consulter ses messages électroniques, brancher sa clé USB, regarder les chaînes de la TNT, écouter des émissions de radio en audio streaming... Pendant ce temps, le chauffeur peut accéder à des webcams trafic en plus de l'itinéraire sur le GPS. Sauf que Paris n'est pas New York et qu'il n'y a pas plus conservateur que les chauffeurs de taxi. Ils préfèrent rouler en diesel et nous casser les oreilles avec la radio branchée sur RMC Info.
Et pourtant le monde du taxi change... Ailleurs, naturellement. Ainsi, le Japon teste actuellement le taxi électrique à Tokyo avec Better Place. Le test est réalisé avec la compagnie Nihon Kotsu Co. Les batteries sont remplacées dans une station d'échange automatique.
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Better Place est aussi impliqué sur un programme de taxis électriques à batteries échangeables en Californie avec le soutien du ministère des Transports américain (via la Commission des transports métropolitains) et en partenariat avec les villes de San Francisco et de San Jose.
Alors, l'avenir est-il au taxi électrique ? Nissan, qui a été choisi à New York avec le NV200, a obtenu de pouvoir tester six exemplaires de la Leaf auprès des chauffeurs. La marque fournira les voitures et les bornes de recharge. Je note également que Volkswagen a présenté trois concepts de taxi électrique : Milan, Berlin et Londres. Un taxi avec portes coulissantes et accès multimédia. Et, comme d'habitude, à Paris, toujours rien. Il y a cela dit un projet avec une nouvelle compagnie qui a pour nom la STEP (Société du Taxi Electrique Parisien), avec des Citroën C-Zéro. Un peu de concurrence et d'exemplarité au niveau des émissions ne fera pas de mal à une profession qui s'oppose à tout changement.