Nissan

Japon

Aston-Martin

Grande Bretagne

Lamborghini

Italie

Mc Laren

Angleterre

POrsche

Allemagne

Affichage des articles dont le libellé est vélo à assistance électrique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est vélo à assistance électrique. Afficher tous les articles

vendredi 26 octobre 2012

Alter Move veut changer la mobilité des français

DSCN6468
Ce mercredi, une nouvelle enseigne va voir le jour, d'abord à Lille puis dans le reste de la France. Alter Move est un concept qui répond aux problèmes de mobilité urbaine avec une solution "one stop shopping". Sous un même toit, on trouve à la fois des voitures électriques (F-City, Matra GEM, Think City) ou sans permis (Ligier), mais aussi et surtout des deux roues (vélos pliants, vélos à assistance électrique, scooters thermiques ou électriques), des trottinettes et des rollers, sans oublier des accessoires (casques, porte iPhone, gants). Cette grande surface de la mobilité ne propose pas moins de 1800 références. Mais surtout, Alter Move veut faire la différence par le service, avec des offres de location, financement, auto partage, co-voiturage et une approche basée sur le conseil. L'enseigne a d'ailleurs mis au point un diagnostic mobilité. A l'heure où certains constructeurs se croient "architectes de la mobilité", en électrifiant des modèles existants, la démarche est plus globale et a le mérite de vouloir convertir les français aux déplacements alternatifs.


Alter Move

L'enseigne a choisi la tortue comme emblème. Ce n'est pas un hasard... Tout le monde se souvient de la fable de La Fontaine, "Le lièvre et la tortue". C'est d'ailleurs en ces termes qu'Alter Move a choisi d'interpeller les passants à Lille, avec des stickers recouvrant la devanture de son magasin.

Voir la vidéo :



Alter Move est une enseigne liée à Mobivia Groupe (la holding qui regroupe Norauto et Midas). Le groupe, qui s'investit depuis déjà plusieurs années dans le développement durable, a su négocier le virage vers les nouvelles mobilités. Norauto, qui va proposer des voitures électriques et qui ajoute à sa gamme des deux roues électriques, attend beaucoup de ce concept, qui et une première en France et peut être même dans le monde.

Voir la vidéo du groupe Mobivia :



Alors que va-t-on trouver exactement chez Alter Move ? Je vous propose de découvrir une sélection de produits. L'idée d'Alter Move est d'offrir une alternative à la fois écologique et économique, sans renoncer au plaisir et au fun. Autrement dit, le "vert" ne doit pas être une contrainte.

Voir le diaporama :



Pour en savoir plus, rendez-vous sur ce site : http://www.lievreoutortue.com/

mardi 16 octobre 2012

Que retenir de ce Mondial de l'Auto 2010 ?

DSCN6166
Alors que le Mondial de l'Auto va vivre son dernier week end, je vous propose de tirer quelques conclusions sur cette cuvée 2010. D'abord, il faut le dire, c'est un salon qui tourne le dos à la crise avec des stands superbement aménagés. C'est le retour du Mondial "champagne". Sur les tendances, on va parler bien sûr de l'électrique. Le discours officiel est que la voiture électrique est enfin là et que les ventes vont démarrer. En effet, Citroën a loué... 2 C-Zéro à la marque d'ascenseurs Koné en auto-partage. Chez Renault, Zoé "Preview" (car ce n'est pas le modèle définitif) bénéficie d'un bon buzz. Mais, curieusement, ce n'est pas le stand qui met le plus en valeur la voiture électrique, malgré une communication comme d'habitude inversement proportionnelle à la qualité des produits (film en 3D réalisé par Luc Besson qui sort le 24 novembre, ordinateurs en libre-accès) J'ai trouvé que Citroën répondait plus aux questions que se pose les clients potentiels. Le stand donne des chiffres-clés et propose un parcours sensoriel pour mieux comprendre les enjeux liés aux véhicules "zéro émission".

Voir le diaporama :



Dans l'ensemble, c'est encore beaucoup de concepts et des voitures trop chères pour celles qui sortent.


DSCN6256

L'autre grande tendance du salon est la déclinaison sur deux roues - avec des scooters ou des vélos à assistance électrique - de l'électro-mobilité. Ce n'est pas la première fois que les constructeurs montrent des vélos. Ils ont tous des VTT ou des vélos de ville dans leur gamme... Mais, la présence de concept bikes (Peugeot, Smart) témoigne d'une volonté d'offfrir une alternative à l'automobile, tout comme les scooters très réussis de Mini et Smart. On peut aussi souligner que Peugeot cherche à devenir un opérateur de mobilité avec son service Mu.

Voir la vidéo "Flashmob Mu by Peugeot" :



En fait, la vraie nouveauté se situe non pas dans le hall 1 chez les "grands constructeurs", mais dans le fameux hall 2.1 dédié aux énergies alternatives. C'est du côté de l'infrastructure de recharge qu'il faut aller voir les nouveautés. Les fabricants de bornes, DBT et Schneider Electric, sont là. On peut voir également l'EV Plug Alliance, qui essaie de faire contrepoids aux consortiums déjà en place au Japon.

cDSC_0110 - Copie

L'innovation de rupture se situe sur le stand de Modulowatt, une initiative française qui consiste à installer une infrastructure intelligente dans les villes. Il s'agit d'un système global de recharge automatique « mains libres ». Le conducteur n’a plus besoin de s’occuper de la mise en charge de sa voiture, ni du paiement de sa consommation électrique ou de son stationnement. Le projet consiste à normaliser les bornes - qui dialoguent avec le véhicule grâce à une solution d’identification - et à adapter le business model des télécoms. Le système de charge permet également de relier plusieurs véhicules et de partager le courant électrique. Le projet a 10 ans d'avance, selon moi, mais c'est une bonne idée.

Voir la vidéo :


La voiture électrique a-t-elle terrassé les autres formes de motorisation ? Certes, non. On oublie un peu vite que l'hybride se développe et a tendance à se démocratiser (Honda Jazz, Auris hybride...).

CT_200h_EXT_01

C'est d'ailleurs un véhicule hybride, la Lexus CT200h, une berline compacte Premium, qui a été élue "voiture verte" du Mondial par les auditeurs de RTL et les lecteurs d'Auto Plus. Elle a coiffé sur poteau l'Auris, la Renault Zoé et la Citroën C-Zéro. On peut aussi préciser que Peugeot, qui va lancer prochainement sa 3008 Hybrid4 diesel-électrique, dévoile aussi avec la HR1 un concept hybride-essence. Et puis, le système Stop & Start (e-HDI pour le système de seconde génération chez PSA avec Valeo) se généralise.

DSCN6219

L'autre tendance de fond est le véhicule connecté. Electrique ou pas, la voiture de demain sera de toute évidence équipée d'un GPS communicant ou d'une station d'accueil pouvant accueillir un Smartphone avec ses applications. Tom Tom joue la carte des services LIVE, tout comme Garmin (nuLink), alors que Mini avec son service "Connected" offre tout un univers d'infotainment à partir de l'iPhone. Orange présente aussi une foule de services et d'applications autour du Smartphone et de la téléphonie mobile (3G, NFC, Bluetooth).

DSCN6183

Mais alors, où est la voiture du futur ? Je n'ai pas vu sur le salon les voitures automatisées de Google (même s'il y avait par ailleurs la Cybergo d'Induct et le VIPA de Ligier, dont j'ai déjà parlé). En revanche, il y a quelques idées intéressantes sur le stand de Strate Collège. Les designers de demain auront peut être des solutions plus fraîches à proposer pour résoudre les challenges liés à la mobilité urbaine. Le Mondial de l'Automobile devrait d'ailleurs, je pense, changer de nom et s'appeler le Mondial de la mobilité.

mardi 8 mai 2012

La vision de Bosch pour l'électro mobilité en 2020

Selon l'équipementier allemand, qui est le leader mondial de son secteur, la part du véhicule 100 % électrique à batterie en 2020 sera de 2 %. A cette date, il prévoit un volume de 2,5 millions de véhicules ZE, sur un total de 115 millions de véhicules (VP + utilitaires) au niveau mondial (contre 79 millions aujourd'hui). La part de l'hybride plug in sera de 2,7 %(3,1 millions de véhicules) et celle de l'hybride de 5,65 % (6,5 millions de véhicules). Soit, un global de 12,1 % pour les véhicules dits électrifiés. Un chiffre qui aura doublé par rapport aux niveaux de 2015, mais qui témoigne du long chemin qui reste à parcourir. Clairement, le marché se cherche entre l'électrique à batterie, le prolongateur d'autonomie et l'hybride rechargeable.



Qu'est ce qui autorise Bosch à donner de tels chiffres ? La société allemande connaît un peu le marché pour avoir, dès 1973, collaboré avec Ford sur sa première voiture électrique (une Escort). L'équipementier fournit également les plus grands constructeurs en technologie hybride (VW, Porsche, PSA) et coopère avec Daimler (moteurs électriques) et BMW (batteries SB Limotive conçues avec Samsung). Bosch maîtrise toute la chaîne, du Start/Stop (il en a fait plus de 5 millions) au véhicule 100 % électrique.


Accessoirement, il est présent sur le marché du vélo à assistance électrique, où les volumes sont aujourd'hui au rendez-vous, car les batteries sont devenues abordables et qu'une industrie fiable a été mise en place.


La vision de l'équipementier est que les clients opteront plutôt pour l'hybride ou l'hybride plug in, car ce type de motorisation n'oblige pas à faire des compromis. Le coeur de cible sera l'hybride rechargeable capable d'offrir 40 km d'autonomie et se situant aux alentours de 60 g par km de CO2 avec un moteur de 40 kW et une batterie de 3,6 kWh.


Pour faire du volume, l'électrique pur devra progresser sur les coûts. Ce qui implique de repenser l'organisation. Sur un véhicule électrique, la part des composants électriques et électroniques est de 75 %, contre 40 % sur un modèle thermique, les coûts étant répartis à 81 % autour de la batterie, 10 % pour l'électronique de puissance et 9 % pour le moteur électrique. Le besoin de compétences pointues (chimie, connectivité, électronique, smart grids) a déjà favorisé des alliances telles que celle entres Nissan et NEC, BMW et PSA, Volvo et Siemens, Daimler et RWE, etc.

lundi 2 janvier 2012

10 prévisions pour le véhicule électrique en 2011

Comme c'était déjà le cas un an auparavant, le cabinet américain Pike Research a publié une étude sur les véhicules électriques en 2011. Elle est très orientée USA, mais ses conclusions sont valables aussi dans un certain nombre de cas pour l'Europe. La première remarque est que le démarrage a été plus lent que prévu avec très peu de modèles disponibles sur la fin 2010. Les constructeurs vont devoir mettre les bouchées doubles en 2011 pour rattraper le temps perdu, avec l'aide des loueurs. L'étude passe en revue un certain nombre de cas, dont l'autonomie et la recharge. Il s'avère que l'année 2011 va être stratégique, et à plus d'un titre. Pas seulement parce qu'elle marque l'arrivée de certains modèles, mais surtout parce que les constructeurs vont avoir les retours des clients.



Voici donc les 10 points clés de cette étude :

1- La majorité des clients qui rouleront en électrique ou en hybride rechargeable ne seront pas propriétaires du véhicule.
Ce seront des véhicules de flottes (entreprises, auto partage) ou de loueurs. Hertz est par exemple très impliqué dans l'électrique aux USA, avec Smart, Tesla ou encore la Nissan Leaf. L'étude cite même le cas d'Autolib en France, comme étant une vitrine de l'électrique en libre-service.

2- Les conducteurs vont se rendre compte que la charge complète prend du temps.
Faute d'avoir trouvé un accord sur les standards de charge rapide, les batteries nécessiteront 8 h pour être chargées à bloc. C'est un point important, car cela nécessite de laisser le véhicule en charge toute la nuit, ou de pouvoir le faire sur son lieu de travail. Les clients auront le sentiment de s'être fait avoir. Pike Research conseille d'opter pour un chargeur à domicile.

3- Le Stop-Start* arrive aux USA en petite quantité (mais il va se généraliser en Europe).
*Système de coupure automatique du moteur au feu rouge.

4- Les stations de recharge seront vides la plupart du temps.
En raison du faible nombre de véhicules, et parce que la recharge se fera surtout à la maison, les bornes ne vont pas beaucoup servir. L'étude ne voit pas de retour sur investissement avant un bon moment pour les acteurs qui installeront l'infrastructure. Ce sera quand même rassurant pour les clients, surtout quand les bornes se trouvent dans des lieux facilement accessibles comme les centres commerciaux.


5- La pile à combustible démarre lentement mais sûrement.
Honda est déjà prêt avec sa FCX en location au Japon et en Californie (50 en circulation et 200 à terme), de même que Mercedes avec sa classe B F-Cell (70 vont arriver en Californie et 200 à terme). Plusieurs constructeurs (Nissan, Toyota, GM, Hyundai-Kia) auront une offre à hydrogène entre 2012 et 2015. Il ne faut pas négliger cette piste.

6- En cas de panne ou de problème, les médias réagiront de manière violente. L'attente a été si forte, avec un buzz autour d'une énergie présentée comme l'alternative au pétrole, que le moindre souci prendra des proportions énormes. Pour le coup, les constructeurs qui ont joué aux apprentis sorciers avec une com' déraisonnable risquent d'avoir un retour de bâton.

7- Il y aura surchauffe autour de la recherche dans les batteries.
Beaucoup d'argent a été dépensé, autour des batteries lithium-ion et lithium-métal-air (une douzaine de technos différentes sont en gestation, avec de l'oxyde de manganèse, des phosphates de fer, ou encore des polymères). Un rapprochement va s'opérer autour des acteurs. Rien qu'aux USA, 1,5 milliard de dollars a été débloqué par l'administration Obama pour avancer sur les batteries.

8- La peur de tomber en panne sèche va se dissiper.
Même si le nombre de prises est infinitésimal, les conducteurs vont s'apercevoir que les parcours quotidiens sont largement compatibles avec l'autonomie. C'est en particulier l'enseignement des tests menées par Mini aux USA, en Allemagne, en Grande-Bretagne (et maintenant en France).


9- Les modèles électriques les plus vendus ne seront pas les voitures.
Ce seront les vélos et les scooters, voire les motos à terme. L'électro mobilité se développe à vitesse grand V dans les modes doux. Il suffit de voir ce qui se passe en Chine, où des dizaines de millions de deux roues électrifiés roulent déjà.

10- Les producteurs d'énergie seront au coeur du marché.
Des acteurs comme General Electric, qui ont la haute main sur toute la chaîne, seront aux premières loges quand le marché va devenir grand public. Ils pourront racheter ou nouer des alliances avec des acteurs plus modestes qui peuvent espérer jouer un rôle au démarrage.

Accéder au site : http://www.pikeresearch.com/