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mardi 27 novembre 2012

L'avenir est aux GPS connectés



Selon l'institut Berg Insight, les GPS portables vont continuer à progresser avec un pic à 50 millions d'unités au niveau mondial en 2012, et vont décliner ensuite. Autre chiffre intéressant : 88 % des PND seront connectés en 2015. Cela veut dire, très concrètement, que les GPS auront la possibilité de se connecter (par Bluetooth ou par une puce GSM intégrée) à des serveurs pour offrir en plus de la navigation des services tels que le trafic, les radars, la météo, le prix des carburants ou encore la recherche locale avec Google. Ce qui signifie que le client paiera un forfait mensuel, en plus du prix d'achat. Le match se jouera en fait entre les PND connectés et d'autre part les Smartphones qui, avec la réception GPS et l'Internet mobile, peuvent délivrer de l'info en temps réel.

vendredi 9 novembre 2012

Navigon passe aux services LIVE



Après Tom Tom et Garmin, c'est au tour de Navigon de passer aux services "LIVE". Entendez par là : les services connectés qui permettent d'enrichir le guidage par des données en temps réel. Proposés sur deux modèles (6350 et 8450), ces nouvelles prestations comprennent le trafic, les alertes radar, les places de parking disponibles, la météo et la recherche locale avec Google. Pour le moment, on ne connaît pas le prix de l'abonnement pour ces services, qui ne sont offerts que 3 mois. Les nouveaux produits innovent également par une couverture étendue (40 pays d'Europe) et surtout des fonctions telles que Panorama View (itinéraire en relief avec les montagnes et les vallées), City View (villes et bâtiments en 3D), Landmark View (monuments en 3D), la reconnaissance vocale "pro", ou encore My Routes (itinéraire calculé en fonction du style de conduite).
Le prix du PND est de 349 € pour le 6350 et de 499 € pour le 8450.

mardi 16 octobre 2012

Que retenir de ce Mondial de l'Auto 2010 ?

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Alors que le Mondial de l'Auto va vivre son dernier week end, je vous propose de tirer quelques conclusions sur cette cuvée 2010. D'abord, il faut le dire, c'est un salon qui tourne le dos à la crise avec des stands superbement aménagés. C'est le retour du Mondial "champagne". Sur les tendances, on va parler bien sûr de l'électrique. Le discours officiel est que la voiture électrique est enfin là et que les ventes vont démarrer. En effet, Citroën a loué... 2 C-Zéro à la marque d'ascenseurs Koné en auto-partage. Chez Renault, Zoé "Preview" (car ce n'est pas le modèle définitif) bénéficie d'un bon buzz. Mais, curieusement, ce n'est pas le stand qui met le plus en valeur la voiture électrique, malgré une communication comme d'habitude inversement proportionnelle à la qualité des produits (film en 3D réalisé par Luc Besson qui sort le 24 novembre, ordinateurs en libre-accès) J'ai trouvé que Citroën répondait plus aux questions que se pose les clients potentiels. Le stand donne des chiffres-clés et propose un parcours sensoriel pour mieux comprendre les enjeux liés aux véhicules "zéro émission".

Voir le diaporama :



Dans l'ensemble, c'est encore beaucoup de concepts et des voitures trop chères pour celles qui sortent.


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L'autre grande tendance du salon est la déclinaison sur deux roues - avec des scooters ou des vélos à assistance électrique - de l'électro-mobilité. Ce n'est pas la première fois que les constructeurs montrent des vélos. Ils ont tous des VTT ou des vélos de ville dans leur gamme... Mais, la présence de concept bikes (Peugeot, Smart) témoigne d'une volonté d'offfrir une alternative à l'automobile, tout comme les scooters très réussis de Mini et Smart. On peut aussi souligner que Peugeot cherche à devenir un opérateur de mobilité avec son service Mu.

Voir la vidéo "Flashmob Mu by Peugeot" :



En fait, la vraie nouveauté se situe non pas dans le hall 1 chez les "grands constructeurs", mais dans le fameux hall 2.1 dédié aux énergies alternatives. C'est du côté de l'infrastructure de recharge qu'il faut aller voir les nouveautés. Les fabricants de bornes, DBT et Schneider Electric, sont là. On peut voir également l'EV Plug Alliance, qui essaie de faire contrepoids aux consortiums déjà en place au Japon.

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L'innovation de rupture se situe sur le stand de Modulowatt, une initiative française qui consiste à installer une infrastructure intelligente dans les villes. Il s'agit d'un système global de recharge automatique « mains libres ». Le conducteur n’a plus besoin de s’occuper de la mise en charge de sa voiture, ni du paiement de sa consommation électrique ou de son stationnement. Le projet consiste à normaliser les bornes - qui dialoguent avec le véhicule grâce à une solution d’identification - et à adapter le business model des télécoms. Le système de charge permet également de relier plusieurs véhicules et de partager le courant électrique. Le projet a 10 ans d'avance, selon moi, mais c'est une bonne idée.

Voir la vidéo :


La voiture électrique a-t-elle terrassé les autres formes de motorisation ? Certes, non. On oublie un peu vite que l'hybride se développe et a tendance à se démocratiser (Honda Jazz, Auris hybride...).

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C'est d'ailleurs un véhicule hybride, la Lexus CT200h, une berline compacte Premium, qui a été élue "voiture verte" du Mondial par les auditeurs de RTL et les lecteurs d'Auto Plus. Elle a coiffé sur poteau l'Auris, la Renault Zoé et la Citroën C-Zéro. On peut aussi préciser que Peugeot, qui va lancer prochainement sa 3008 Hybrid4 diesel-électrique, dévoile aussi avec la HR1 un concept hybride-essence. Et puis, le système Stop & Start (e-HDI pour le système de seconde génération chez PSA avec Valeo) se généralise.

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L'autre tendance de fond est le véhicule connecté. Electrique ou pas, la voiture de demain sera de toute évidence équipée d'un GPS communicant ou d'une station d'accueil pouvant accueillir un Smartphone avec ses applications. Tom Tom joue la carte des services LIVE, tout comme Garmin (nuLink), alors que Mini avec son service "Connected" offre tout un univers d'infotainment à partir de l'iPhone. Orange présente aussi une foule de services et d'applications autour du Smartphone et de la téléphonie mobile (3G, NFC, Bluetooth).

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Mais alors, où est la voiture du futur ? Je n'ai pas vu sur le salon les voitures automatisées de Google (même s'il y avait par ailleurs la Cybergo d'Induct et le VIPA de Ligier, dont j'ai déjà parlé). En revanche, il y a quelques idées intéressantes sur le stand de Strate Collège. Les designers de demain auront peut être des solutions plus fraîches à proposer pour résoudre les challenges liés à la mobilité urbaine. Le Mondial de l'Automobile devrait d'ailleurs, je pense, changer de nom et s'appeler le Mondial de la mobilité.

mardi 21 août 2012

Garmin passe au GPS connecté



Le fabricant américain prépare le lancement d'un PND qui a pour nom de code Nüvi 1690. Il sera communicant avec une puce GSM/GPRS/EDGE. Moyennant un abonnement, ce navigateur donnera accès à des services tels que le trafic, la météo et le prix des carburants. Tout le monde dit que l'avenir du GPS passe par les services connectés, mais il est difficile de faire payer le client, comme semble l'éprouver Tom Tom qui a lancé voici quelques mois les services LIVE.


Par ailleurs, le même Garmin a lancé à Taiwan son fameux Nüvifone. Ce téléphone GPS - arme anti iPhone - conçu avec Asus est un véritable couteau suisse qui permet de se repérer et d'avoir accès à une foule de services autour du déplacement. Le mobile, qui tourne sous Windows, finira bien par arriver en Europe un de ces jours.

jeudi 2 août 2012

Attention aux fais de roaming pour les GPS communicants en vacances


Depuis le 1er juillet, la Commission Européenne a adopté un nouveau décret sur les frais de transfert de données en itinérance (roaming). Selon le site web de la Commission, les utilisateurs de téléphones portables devraient ainsi éviter les factures excessives, lorsqu’ils surfent sur le web et effectuent des téléchargements depuis l’étranger. C'est aussi un point à prendre en compte quand on utilise des applications à base de GPS ou un système de navigation sur Smartphone.
Ainsi, les opérateurs européens de téléphonie mobile devront déconnecter automatiquement leurs abonnés, dont la facture atteint 50 euros pour le transfert de données en itinérance, à moins que les abonnés aient explicitement donné leur accord pour dépasser ce montant.
Pour plus d’informations sur la législation en vigueur concernant les frais de transfert de données en itinérance, rendez-vous sur le site de la Commission Européenne: http://ec.europa.eu/news/environment/100630_fr.htm

vendredi 18 mai 2012

La navigation GPS devient de plus en plus sophistiquée (première partie)

Kit garmin volvo
Même si la navigation a tendance à se développer sur les smartphones et que les constructeurs automobiles essaient de reprendre la main, en faisant d'ailleurs appel à eux (en particulier Renault et le groupe Fiat), les acteurs du GPS nomade ont notablement et durablement marqué ce secteur. Ils ont démocratisé un équipement autrefois symbole de statut social et ont rendu le guidage à la fois plus facile (écran tactile, reconnaissance vocale, mises à jour simplifiées) et plus efficace (3D, guidage sur voie). Et ça continue. Par leur créativité, les références que sont Garmin, Mio et TomTom améliorent les systèmes de navigation et apportent de nouvelles fonctions qu'on ne trouve même pas chez Audi, BMW et Mercedes.


hd traffic

La rupture la plus évidente concerne le trafic. Dans ce domaine, c'est TomTom qui a une longueur d'avance avec deux fonctions : IQ Routes (qui se base sur des habitudes de conduite et de vitesses pratiquées pour affiner le calcul de l'itinéraire et les temps de parcours en fonction du jour et de l'heure) et HD Traffic (le service d'information qui se base sur la vitesse des téléphones mobiles en déplacement sur le réseau routier pour enrichir les sources classiques et offrir une estimation plus réaliste des encombrements). Chez les constructeurs, Audi promet l'arrivée d'un trafic temps réel avec INRIX sur la nouvelle A6.

NAVIGON_product_header_6350_fr

Le GPS connecté est aussi arrivé d'abord sur les nomades (même si on peut reconnaître une antériorité à BMW pour la connexion Internet, et si entre temps c'est arrivé aussi chez Audi et Mercedes). Là encore, TomTom a montré la voie avec ses services LIVE (accessibles aussi chez Renault), avant d'être rejoint par Garmin et Navigon. L'avenir est aux services "on line" (recherche locale par Google, météo, prix des carburants, places de stationnement), via une connexion Bluetooth qui utilise le smartphone du conducteur comme un modem. Ce sera la norme dans le futur, notamment pour les véhicules électriques.

pt-service-ecoroute

Autre avancée : les GPS nomades ont été les premiers à proposer un mode de calcul d'itinéraire éco, permettant de réduire la consommation. Ce mode vient s'ajouter au choix classique d'itinéraires (le plus rapide, le plus court, le plus simple). Garmin a ajouté la fonction éco route, avec un affichage en temps réel de la performance environnementale (matérialisée par une feuille qui vire du vert au rouge), calculée à partir des accélérations et de la vitesse. On peut obtenir un rapport de consommation et l'empreinte carbone.

Tomtom active feedback

TomTom va plus loin chez Fiat en couplant le logiciel eco drive du conducteur avec le GPS. L'écran du système de navigation affiche des conseils en temps réel sur la conduite à adopter. Une fonction que TomTom a d'ailleurs décliné sur ses GPS Pro avec la fonction Active Driver Feedback. Le conducteur se voit notifier ses erreurs (accélérations et freinage trop brusques, consommation excessive) et bénéficie d'un rapport détaillé sur ses statistiques.
Demain, je vous parlerai des toutes dernières fonctions sur GPS nomade.

mardi 15 mai 2012

La navigation GPS devient de plus en plus sophistiquée (première partie)

Kit garmin volvo
Même si la navigation a tendance à se développer sur les smartphones et que les constructeurs automobiles essaient de reprendre la main, en faisant d'ailleurs appel à eux (en particulier Renault et le groupe Fiat), les acteurs du GPS nomade ont notablement et durablement marqué ce secteur. Ils ont démocratisé un équipement autrefois symbole de statut social et ont rendu le guidage à la fois plus facile (écran tactile, reconnaissance vocale, mises à jour simplifiées) et plus efficace (3D, guidage sur voie). Et ça continue. Par leur créativité, les références que sont Garmin, Mio et TomTom améliorent les systèmes de navigation et apportent de nouvelles fonctions qu'on ne trouve même pas chez Audi, BMW et Mercedes.


hd traffic

La rupture la plus évidente concerne le trafic. Dans ce domaine, c'est TomTom qui a une longueur d'avance avec deux fonctions : IQ Routes (qui se base sur des habitudes de conduite et de vitesses pratiquées pour affiner le calcul de l'itinéraire et les temps de parcours en fonction du jour et de l'heure) et HD Traffic (le service d'information qui se base sur la vitesse des téléphones mobiles en déplacement sur le réseau routier pour enrichir les sources classiques et offrir une estimation plus réaliste des encombrements). Chez les constructeurs, Audi promet l'arrivée d'un trafic temps réel avec INRIX sur la nouvelle A6.

NAVIGON_product_header_6350_fr

Le GPS connecté est aussi arrivé d'abord sur les nomades (même si on peut reconnaître une antériorité à BMW pour la connexion Internet, et si entre temps c'est arrivé aussi chez Audi et Mercedes). Là encore, TomTom a montré la voie avec ses services LIVE (accessibles aussi chez Renault), avant d'être rejoint par Garmin et Navigon. L'avenir est aux services "on line" (recherche locale par Google, météo, prix des carburants, places de stationnement), via une connexion Bluetooth qui utilise le smartphone du conducteur comme un modem. Ce sera la norme dans le futur, notamment pour les véhicules électriques.

pt-service-ecoroute

Autre avancée : les GPS nomades ont été les premiers à proposer un mode de calcul d'itinéraire éco, permettant de réduire la consommation. Ce mode vient s'ajouter au choix classique d'itinéraires (le plus rapide, le plus court, le plus simple). Garmin a ajouté la fonction éco route, avec un affichage en temps réel de la performance environnementale (matérialisée par une feuille qui vire du vert au rouge), calculée à partir des accélérations et de la vitesse. On peut obtenir un rapport de consommation et l'empreinte carbone.

Tomtom active feedback

TomTom va plus loin chez Fiat en couplant le logiciel eco drive du conducteur avec le GPS. L'écran du système de navigation affiche des conseils en temps réel sur la conduite à adopter. Une fonction que TomTom a d'ailleurs décliné sur ses GPS Pro avec la fonction Active Driver Feedback. Le conducteur se voit notifier ses erreurs (accélérations et freinage trop brusques, consommation excessive) et bénéficie d'un rapport détaillé sur ses statistiques.
Demain, je vous parlerai des toutes dernières fonctions sur GPS nomade.

lundi 23 avril 2012

Vers le GPS connecté

A quoi ressemblera le GPS du futur ? La réponse se trouve parmi toutes ces illustrations. Qu'il s'agisse d'un système de navigation embarqué, d'un GPS nomade ou d'un Smartphone avec récepteur GPS, il est évident que ce sera un appareil "connecté", capable de recevoir de l'information en temps réel. Garmin a développé avec Asus un "Nüvifone G60" : un téléphone intelligent rival de l'iPhone, conçu avant tout pour aider à trouver un itinéraire. Il permet de trouver son chemin, de consulter des informations locales (météo, commerces, hôtels) et même de mémoriser sous forme de points GPS un site, grâce à son appareil-photo intégré (ce qui permet d'y retourner la fois d'après en cliquant directement sur la photo).


Le GPS portable tend également à devenir connecté. On le voit ici avec ce produit de marque Magneti Marelli qui renseigne sur les horaires d'avion et les places de parking disponibles. Ce point est déjà une réalité, avec les services LIVE de Tom Tom (trafic, météo,radars, prix de l'essence) qui sont réactualisés en permanence, grâce à une puce téléphonique intégrée à l'appareil. Le client doit en revanche payer un abonnement de l'ordre de 10 € par mois pour en bénéficier. Il peut aussi payer à l'acte, ou en mode préparé comme chez Goodkap qui a réussi la synthèse entre le navigateur GPS et les services "on line" à valeur ajoutée (trafic, radars, parkings libres, prix de l'essence, co-voiturage). D'autres se contentent de recherche locale par Google ou les Pages Jaunes, comme chez Mio avec une prise USB depuis chez soi pour transférer une adresse à partir de l'ordinateur, ou par une connexion Bluetooth avec le téléphone mobile qui sert alors de modem. Mais le même Mio imagine demain un GPS relié à Internet, un produit qui existe déjà aux USA sous la marque Clarion (le Mind) et qui, en plus de la météo et du trafic, aide à surfer sur Internet (à l'arrêt) pour aller sur Facebook ou You Tube.


Le GPS de demain sera aussi plus "vert". Il permet déjà de consommer moins, avec un mode de calcul "économique" qui vient en supplément de l'itinéraire le plus court et le plus rapide, évitant par exemple les zones encombrées ou les routes qui sollicitent plus la mécanique. Une fonction logicielle ("Eco route") permet par exemple chez Garmin d'établir un rapport complet pour chaque trajet (conso, CO2) dès lors qu'on a entré ces paramètres (conso moyenne du véhicule, prix du carburant). Il y a même un mode Challenge pour évaluer la conduite en attribuant un éco index (gradué de 1 à 100, 100 étant l'idéal à atteindre), matérialisé par une feuille qui passe du rouge à l'orange puis au vert. Audi a déjà développé un GPS "écolo" qui exploite toute l'électronique embarquée du véhicule et fonctionne de concert avec les équipements destinés à réduire la consommation. Idem pour BMW qui planche sur un système de navigation "intelligent", capable de mémoriser les raccourcis et d'anticiper sur l'itinéraire à prendre en fonction des habitudes et du trafic. Il est aujourd'hui avéré que le GPS aide à réduire sa facture de carburant. Une étude, réalisée pour le compte de Navteq, indique qu'un conducteur équipé va réduire sa conso de 12 % sur un trajet de 100 km, économiser 2500 km inutiles chaque année et éviter ainsi de rejeter près d'une tonne de CO2 dans l'atmosphère.


Le GPS de demain, c'est aussi plus de 3D et une expérience de guidage inédite. On est au coeur de la ville, on voit le paysage sur l'écran avec un degré étonnant de réalisme (relief, altimétrie, nombre de voies, signalisation). Et ce n'est qu'un début, car on pourra y plaquer demain des photos satellites, des commentaires audio, etc... Google et Microsoft travaillent sur des logiciels et des services enrichissant la navigation.


Les systèmes embarqués de demain seront aussi communicants. On voit ici le système "MyComand" de Mercedes, relié à Internet. Tout en roulant, l'automobiliste dispose d'infos utiles pour savoir où se garer, connaît tout du temps qu'il fera à destination et peut même savoir s'il reste des places pour le concert de ce soir. Vision idyllique ? Non, car Internet est déjà là. Chez BMW (connexion avec une carte SIM en EDGE), Maserati (série limitée avec la 3G), Chrysler aux USA (Wi Fi), on propose déjà ces services. La voiture communicante aide à écouter des radios sur Internet, relever ses e-mails et faire de la recherche locale sur Google. Elle peut même envoyer de l'information par SMS ou par des messages codés pour dire si quelque chose ne va pas. Et puis, il y a l'appel d'urgence localisé qui va se généraliser en Europe.

Mais la clé, c'est le trafic. En utilisant les téléphones mobiles comme souce d'information sur le réseau routier (avec Vodafone/SFR chez Tom Tom, demain chez Orange), les GPS pourront mieux informer sur l'état réel de la circulation. Et puis, il y aura plus tard les véhicules traceurs. Chacun d'entre nous à terme, en communiquant de façon anonyme notre vitesse sur un axe donné, nous renseignerons les autres sur la circulation. On pourra ainsi éviter les zones encombrées et avoir des temps de parcours réalistes.
Tout cela existe déjà en partie...


vendredi 10 février 2012

Neurones : l'opérateur temps réel qui rend la conduite encore plus connectée

L'univers de la navigation a toujours été marqué par des visionnaires. J'ai ainsi connu BCI Navigation (avec la solution off board CRISTINE et la base de données GEOD), Webraska (dont la solution a été englobée par Masternaut), Goodkap et d'autres encore, qui ont eu la bonne approche technologique du GPS connecté mais qui n'ont pas réussi à percer sur le marché grand public. Aussi, c'est avec intérêt mais aussi prudence que je vais vous parler de Neurones. Cette entreprise française, basée près de Poissy dans les Yvelines, a justement racheté une partie des actifs de Goodkap. Son ambition est de proposer des services de navigation issues du monde professionnel avec une plus value : les services connectés véritablement temps réel. La start up affirme en effet que ses serveurs recalculent en permanence les itinéraires et que les données qui s'affichent (trafic notamment) datent d'il y a moins de 5 mn, alors que ce délai peut atteindre jusqu'à 20 mn sur du trafic HD comme chez TomTom. Le délai est aussi garanti (moins de deux heures) sur les stations-service les moins chères et la météo.



Neurones se présente d'ailleurs comme "un opérateur de services en temps réel européen". Sa réputation s'établira donc sur sa capacité à respecter sa promesse, celle d'une info toujours à jour, grâce à des partenaires fiables et une communauté d'utilisateurs. Car, bien sûr, les clients sont invités à signaler aussi tout évènement susceptible de perturber le trafic.


L'entreprise a débuté au printemps 2011 avec un GPS nomade connecté, vendu avec une carte SIM. Proposé à moins de 90 euros et avec un abonnement de 17,90 € par mois pour 10 services (dont 6 connectés, dont - à l'époque les radars fixes et mobiles), ce produit n'a pas fait beaucoup parler de lui. Dommage, car la promesse était de garantir un nouveau récepteur GPS à chaque nouvelle version ! L'idée était de changer de GPS comme de mobile.


Mais, avec une application pour Android qui vient de sortir ("Services Live Neurones"), Neurones a une chance de se faire une place sur le marché déjà très encombré des smartphones. Les services comprennent le trafic, la météo, les parkings disponibles, les stations les moins chères et un avertisseur de zones à risques conforme à la nouvelle législation. J'aime bien aussi le rappel des peines encourues en cas lors des dépassements de la vitesse autorisée (avec le nombre de points virtuellement retirés).


La conduite de demain sera de toute évidence connectée. C'est la vision des constructeurs et elle est partagée par les automobilistes qui sont de plus en plus nombreux à utiliser le smartphone pour obtenir des infos utiles pour leur trajet. L'histoire nous dira si Neurones peut faire la différence par rapport à TomTom et Garmin, qui ont d'autres moyens et une certaine expertise, y compris dans le GPS connecté. Pour le moment, le pari est celui de la navigation en hyper temps réel et avec une approche communautaire. Serait-ce le cocktail gagnant des prochaines années ?