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vendredi 18 mai 2012

La navigation GPS devient de plus en plus sophistiquée (première partie)

Kit garmin volvo
Même si la navigation a tendance à se développer sur les smartphones et que les constructeurs automobiles essaient de reprendre la main, en faisant d'ailleurs appel à eux (en particulier Renault et le groupe Fiat), les acteurs du GPS nomade ont notablement et durablement marqué ce secteur. Ils ont démocratisé un équipement autrefois symbole de statut social et ont rendu le guidage à la fois plus facile (écran tactile, reconnaissance vocale, mises à jour simplifiées) et plus efficace (3D, guidage sur voie). Et ça continue. Par leur créativité, les références que sont Garmin, Mio et TomTom améliorent les systèmes de navigation et apportent de nouvelles fonctions qu'on ne trouve même pas chez Audi, BMW et Mercedes.


hd traffic

La rupture la plus évidente concerne le trafic. Dans ce domaine, c'est TomTom qui a une longueur d'avance avec deux fonctions : IQ Routes (qui se base sur des habitudes de conduite et de vitesses pratiquées pour affiner le calcul de l'itinéraire et les temps de parcours en fonction du jour et de l'heure) et HD Traffic (le service d'information qui se base sur la vitesse des téléphones mobiles en déplacement sur le réseau routier pour enrichir les sources classiques et offrir une estimation plus réaliste des encombrements). Chez les constructeurs, Audi promet l'arrivée d'un trafic temps réel avec INRIX sur la nouvelle A6.

NAVIGON_product_header_6350_fr

Le GPS connecté est aussi arrivé d'abord sur les nomades (même si on peut reconnaître une antériorité à BMW pour la connexion Internet, et si entre temps c'est arrivé aussi chez Audi et Mercedes). Là encore, TomTom a montré la voie avec ses services LIVE (accessibles aussi chez Renault), avant d'être rejoint par Garmin et Navigon. L'avenir est aux services "on line" (recherche locale par Google, météo, prix des carburants, places de stationnement), via une connexion Bluetooth qui utilise le smartphone du conducteur comme un modem. Ce sera la norme dans le futur, notamment pour les véhicules électriques.

pt-service-ecoroute

Autre avancée : les GPS nomades ont été les premiers à proposer un mode de calcul d'itinéraire éco, permettant de réduire la consommation. Ce mode vient s'ajouter au choix classique d'itinéraires (le plus rapide, le plus court, le plus simple). Garmin a ajouté la fonction éco route, avec un affichage en temps réel de la performance environnementale (matérialisée par une feuille qui vire du vert au rouge), calculée à partir des accélérations et de la vitesse. On peut obtenir un rapport de consommation et l'empreinte carbone.

Tomtom active feedback

TomTom va plus loin chez Fiat en couplant le logiciel eco drive du conducteur avec le GPS. L'écran du système de navigation affiche des conseils en temps réel sur la conduite à adopter. Une fonction que TomTom a d'ailleurs décliné sur ses GPS Pro avec la fonction Active Driver Feedback. Le conducteur se voit notifier ses erreurs (accélérations et freinage trop brusques, consommation excessive) et bénéficie d'un rapport détaillé sur ses statistiques.
Demain, je vous parlerai des toutes dernières fonctions sur GPS nomade.

mardi 15 mai 2012

La navigation GPS devient de plus en plus sophistiquée (première partie)

Kit garmin volvo
Même si la navigation a tendance à se développer sur les smartphones et que les constructeurs automobiles essaient de reprendre la main, en faisant d'ailleurs appel à eux (en particulier Renault et le groupe Fiat), les acteurs du GPS nomade ont notablement et durablement marqué ce secteur. Ils ont démocratisé un équipement autrefois symbole de statut social et ont rendu le guidage à la fois plus facile (écran tactile, reconnaissance vocale, mises à jour simplifiées) et plus efficace (3D, guidage sur voie). Et ça continue. Par leur créativité, les références que sont Garmin, Mio et TomTom améliorent les systèmes de navigation et apportent de nouvelles fonctions qu'on ne trouve même pas chez Audi, BMW et Mercedes.


hd traffic

La rupture la plus évidente concerne le trafic. Dans ce domaine, c'est TomTom qui a une longueur d'avance avec deux fonctions : IQ Routes (qui se base sur des habitudes de conduite et de vitesses pratiquées pour affiner le calcul de l'itinéraire et les temps de parcours en fonction du jour et de l'heure) et HD Traffic (le service d'information qui se base sur la vitesse des téléphones mobiles en déplacement sur le réseau routier pour enrichir les sources classiques et offrir une estimation plus réaliste des encombrements). Chez les constructeurs, Audi promet l'arrivée d'un trafic temps réel avec INRIX sur la nouvelle A6.

NAVIGON_product_header_6350_fr

Le GPS connecté est aussi arrivé d'abord sur les nomades (même si on peut reconnaître une antériorité à BMW pour la connexion Internet, et si entre temps c'est arrivé aussi chez Audi et Mercedes). Là encore, TomTom a montré la voie avec ses services LIVE (accessibles aussi chez Renault), avant d'être rejoint par Garmin et Navigon. L'avenir est aux services "on line" (recherche locale par Google, météo, prix des carburants, places de stationnement), via une connexion Bluetooth qui utilise le smartphone du conducteur comme un modem. Ce sera la norme dans le futur, notamment pour les véhicules électriques.

pt-service-ecoroute

Autre avancée : les GPS nomades ont été les premiers à proposer un mode de calcul d'itinéraire éco, permettant de réduire la consommation. Ce mode vient s'ajouter au choix classique d'itinéraires (le plus rapide, le plus court, le plus simple). Garmin a ajouté la fonction éco route, avec un affichage en temps réel de la performance environnementale (matérialisée par une feuille qui vire du vert au rouge), calculée à partir des accélérations et de la vitesse. On peut obtenir un rapport de consommation et l'empreinte carbone.

Tomtom active feedback

TomTom va plus loin chez Fiat en couplant le logiciel eco drive du conducteur avec le GPS. L'écran du système de navigation affiche des conseils en temps réel sur la conduite à adopter. Une fonction que TomTom a d'ailleurs décliné sur ses GPS Pro avec la fonction Active Driver Feedback. Le conducteur se voit notifier ses erreurs (accélérations et freinage trop brusques, consommation excessive) et bénéficie d'un rapport détaillé sur ses statistiques.
Demain, je vous parlerai des toutes dernières fonctions sur GPS nomade.

lundi 23 avril 2012

Vers le GPS connecté

A quoi ressemblera le GPS du futur ? La réponse se trouve parmi toutes ces illustrations. Qu'il s'agisse d'un système de navigation embarqué, d'un GPS nomade ou d'un Smartphone avec récepteur GPS, il est évident que ce sera un appareil "connecté", capable de recevoir de l'information en temps réel. Garmin a développé avec Asus un "Nüvifone G60" : un téléphone intelligent rival de l'iPhone, conçu avant tout pour aider à trouver un itinéraire. Il permet de trouver son chemin, de consulter des informations locales (météo, commerces, hôtels) et même de mémoriser sous forme de points GPS un site, grâce à son appareil-photo intégré (ce qui permet d'y retourner la fois d'après en cliquant directement sur la photo).


Le GPS portable tend également à devenir connecté. On le voit ici avec ce produit de marque Magneti Marelli qui renseigne sur les horaires d'avion et les places de parking disponibles. Ce point est déjà une réalité, avec les services LIVE de Tom Tom (trafic, météo,radars, prix de l'essence) qui sont réactualisés en permanence, grâce à une puce téléphonique intégrée à l'appareil. Le client doit en revanche payer un abonnement de l'ordre de 10 € par mois pour en bénéficier. Il peut aussi payer à l'acte, ou en mode préparé comme chez Goodkap qui a réussi la synthèse entre le navigateur GPS et les services "on line" à valeur ajoutée (trafic, radars, parkings libres, prix de l'essence, co-voiturage). D'autres se contentent de recherche locale par Google ou les Pages Jaunes, comme chez Mio avec une prise USB depuis chez soi pour transférer une adresse à partir de l'ordinateur, ou par une connexion Bluetooth avec le téléphone mobile qui sert alors de modem. Mais le même Mio imagine demain un GPS relié à Internet, un produit qui existe déjà aux USA sous la marque Clarion (le Mind) et qui, en plus de la météo et du trafic, aide à surfer sur Internet (à l'arrêt) pour aller sur Facebook ou You Tube.


Le GPS de demain sera aussi plus "vert". Il permet déjà de consommer moins, avec un mode de calcul "économique" qui vient en supplément de l'itinéraire le plus court et le plus rapide, évitant par exemple les zones encombrées ou les routes qui sollicitent plus la mécanique. Une fonction logicielle ("Eco route") permet par exemple chez Garmin d'établir un rapport complet pour chaque trajet (conso, CO2) dès lors qu'on a entré ces paramètres (conso moyenne du véhicule, prix du carburant). Il y a même un mode Challenge pour évaluer la conduite en attribuant un éco index (gradué de 1 à 100, 100 étant l'idéal à atteindre), matérialisé par une feuille qui passe du rouge à l'orange puis au vert. Audi a déjà développé un GPS "écolo" qui exploite toute l'électronique embarquée du véhicule et fonctionne de concert avec les équipements destinés à réduire la consommation. Idem pour BMW qui planche sur un système de navigation "intelligent", capable de mémoriser les raccourcis et d'anticiper sur l'itinéraire à prendre en fonction des habitudes et du trafic. Il est aujourd'hui avéré que le GPS aide à réduire sa facture de carburant. Une étude, réalisée pour le compte de Navteq, indique qu'un conducteur équipé va réduire sa conso de 12 % sur un trajet de 100 km, économiser 2500 km inutiles chaque année et éviter ainsi de rejeter près d'une tonne de CO2 dans l'atmosphère.


Le GPS de demain, c'est aussi plus de 3D et une expérience de guidage inédite. On est au coeur de la ville, on voit le paysage sur l'écran avec un degré étonnant de réalisme (relief, altimétrie, nombre de voies, signalisation). Et ce n'est qu'un début, car on pourra y plaquer demain des photos satellites, des commentaires audio, etc... Google et Microsoft travaillent sur des logiciels et des services enrichissant la navigation.


Les systèmes embarqués de demain seront aussi communicants. On voit ici le système "MyComand" de Mercedes, relié à Internet. Tout en roulant, l'automobiliste dispose d'infos utiles pour savoir où se garer, connaît tout du temps qu'il fera à destination et peut même savoir s'il reste des places pour le concert de ce soir. Vision idyllique ? Non, car Internet est déjà là. Chez BMW (connexion avec une carte SIM en EDGE), Maserati (série limitée avec la 3G), Chrysler aux USA (Wi Fi), on propose déjà ces services. La voiture communicante aide à écouter des radios sur Internet, relever ses e-mails et faire de la recherche locale sur Google. Elle peut même envoyer de l'information par SMS ou par des messages codés pour dire si quelque chose ne va pas. Et puis, il y a l'appel d'urgence localisé qui va se généraliser en Europe.

Mais la clé, c'est le trafic. En utilisant les téléphones mobiles comme souce d'information sur le réseau routier (avec Vodafone/SFR chez Tom Tom, demain chez Orange), les GPS pourront mieux informer sur l'état réel de la circulation. Et puis, il y aura plus tard les véhicules traceurs. Chacun d'entre nous à terme, en communiquant de façon anonyme notre vitesse sur un axe donné, nous renseignerons les autres sur la circulation. On pourra ainsi éviter les zones encombrées et avoir des temps de parcours réalistes.
Tout cela existe déjà en partie...