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jeudi 18 octobre 2012

BMW fait appel à la communication embarquée pour réduire encore plus la consommation

Tout le monde connaît aujourd'hui la signature "Efficient Dynamics" de BMW. Ce label éco est le reflet des innovations technologiques mises en place par la marque pour réduire les émissions de CO2 et la consommation. En revanche, le terme "Connected Drive" est sans doute moins connu du grand public, bien qu'il soit à mon goût bien plus stratégique. Depuis des années, BMW travaille sur la voiture communicante de façon à rendre la conduite plus coopérative et plus sûre. L'association de ces deux mondes ("Efficient Dynamics meet Connected Drive") va contribuer à réduire de manière encore plus significative la consommation de carburant.



Par exemple, BMW a développé un GPS "intelligent" baptisé ILENA (Intelligent Learning Navigation). C'est un système basé sur de l'intelligence artificielle et capable de faire l'apprentissage des trajets habituels du conducteurs, afin de les mémoriser. Spontanément, il va ensuite proposer des itinéraires en fonction du jour et de l'heure, sans qu'il ne soit nécessaire d'entrer une destination. ILENA va aussi pouvoir suggérer des raccourcis ou des déviations, en fonction du trafic ou de tout problème pouvant générer une surconsommation.


De manière globale, BMW privilégie le GPS pour consommer moins. Pourquoi ? Parce que la cartographie du système de navigation sait qu'il y a des rond-points, des virages ou un stop, bien avant que le conducteur ne le voie.


Comment ? En recommandant par exemple de lever le pied, plusieurs centaines de mètres avant d'arriver sur une zone 30 ou un rond-point. La marque a développé un concept baptisé "Active Coasting" qui consiste à relier le GPS aux organes du véhicule, dont les freins et le moteur. A l'approche d'une zone 30, la voiture peut passer par exemple en roue libre et économiser du carburant. A l'inverse, le moteur peut se préparer pour apporter plus de puissance si on s'apprête à prendre l'autoroute. La connaissance virtuelle de la route est ce qu'on appelle l'horizon électronique.


Selon BMW, l'apport de l'intelligence liée au GPS et à la communication embarquée (trafic, travaux) pourrait réduire de 15 % la consommation de carburant. Il y a ce que la technique permet de faire et d'autre part ce que le conducteur peut réaliser de son côté. A ce propos, le groupe a développé une application pour Mini afin d'améliorer sa conduite.


Elle a pour nom "Minimalism Analyzer" et vient se greffer sur l'offre "Mini Connected" qui a été présentée au Mondial. Rappelons qu'il s'agit d'une solution permettant de connecter l'iPhone sur un support et d'afficher des services sur le tableau de bord. Dans le cas présent, cette nouvelle application permet d'afficher les performances en matière de freinage et d'accélération. Le but du jeu est de décrocher le plus possible d'étoiles. Plus on en a, moins on consomme.

Voir la vidéo :



L'application Mini arrive fin octobre, le reste d'ici les prochains mois...

samedi 28 juillet 2012

Bosch va utiliser la navigation GPS comme un capteur



A l'occasion d'une grande conférence, qu'il organise tous les ans ou les deux ans, à Boxberg en Allemagne, l'équipementier Bosch fait le point sur ses recherches pour la voiture du futur. Les thèmes tournent en général autour de l'ESP et des motorisations. Cette année, il a été question de la voiture hybride et électrique, mais, le plus intéressant selon moi, est l'utilisation de la navigation GPS comme "capteur" afin d'optimiser les équipements de sécurité.
L'idée n'est pas nouvelle, mais il faut rappeler que Bosch a été le premier à présenter un système de navigation, avec le Travel Pilot, dès 1989, et qu'il a commencé à équiper la Mercedes Classe S avec l'APS en 1998.




Le souhait de Bosch, donc, est de lier les données en provenance des capteurs (ESP, radars, vidéo, direction, boîte de vitesses) avec celles fournies par le système de navigation. Il serait donc possible d'être prévenu à l'avance que le prochain virage est dangereux et qu'il conviendrait de ralentir. Les freins seraient prêts à intervenir, de même que les ceintures de sécurité, au cas où... Dès 2012, il sera possible également d'optimiser le fonctionnement des phares tournants, en liaison avec la carte numérique.
De la même façon, les données transmises par le moteur pourraient inciter le système de navigation à calculer une route sollicitant moins la mécanique et faisant moins consommer de carburant. Ce sera surtout utile pour les véhicules hybrides et électriques.



A terme, le GPS sera donc non plus seulement un équipement de confort, mais aussi un équipement de sécurité. Il pourra par exemple prendre en compte la proximité d'une école ou d'un hôpital pour recommander une vitesse et alerter en cas de perturbation liée au trafic. Grâce à l'horizon électronique (le système sait comment se profile une route que le conducteur ne voit pas encore), la conduite n'en sera que plus efficace.

dimanche 8 avril 2012

BMW invente la boîte anticipative qui tient compte du GPS

A l'occasion d'un séminaire technique, BMW a présenté sa stratégie en matière de downsizing et de boîte de vitesses. Si l'actualité était marquée par une nouvelle boîte à 8 vitesses fournie par ZF, la marque allemande a également levé le voile sur un projet de recherche innovant. Il consiste à optimiser le fonctionnement de la boîte de vitesse et à la rendre plus intelligente, en intégrant pour le passage des vitesses les informations en provenances du système de navigation. La gestion anticipative de la boîte de vitesses, qui est actuellement à l’étude, pourrait donc sélectionner le rapport idéal pour chaque situation en tenant compte, non seulement du souhait du conducteur, mais aussi de l’état de la route, du profil de routes de l’itinéraire ainsi que du trafic.



À cet effet, la gestion de la boîte est interconnectée tant avec l’aide à la conduite DSC (Contrôle dynamique de la stabilité) que le système de navigation. Les données fournies par le GPS et la carte permettent de connaître le rayon du virage avant même que la voiture s’y inscrive. Ce qui permet de calculer encore plus précisément le rapport adapté pour passer le virage de manière optimale. C'est ce que BMW appelle l'horizon électronique.


Dans la pratique, ça donne ça. La boîte peut se bloquer sur une position donnée ou changer de rapport au moment adéquat pour bien inscrire la voiture dans la courbe. Cela nécessite bien sûr d'avoir une info très fiable à la base, avec une cartographie à jour dans le système de navigation. BMW explique que cette approche fonctionne avec n'importe quelle boîte automatique, et aussi bien sur des moteurs essence que diesel.


Dans les étapes suivantes, les ingénieurs envisagent de coupler aussi la boîte avec les caméras ainsi que les capteurs radars et autres capteurs assurant le fonctionnement des systèmes d’aide à la conduite. Grâce aux informations ainsi relevées, et corrélées avec les capteurs d'adhérence du système DSC, il sera aussi possible à l’avenir de prévoir par exemple les décélérations requises et d’aligner la gestion moteur sur la situation donnée. En prenant en compte tous ces paramètres, BMW sera en mesure de répondre à la perfection aux souhaits du conducteur. Et tout le monde aura l'impression d'avoir les capacités d'un pilote expérimenté, alors que la réponse de la boîte sera procurée en fait par une gestion très fine de l'électronique.

jeudi 15 mars 2012

Valeo et l'hybride connecté

Après les détails techniques et le compte-rendu de l’essai du véhicule de démonstration, je voulais compléter mon récit sur l’hybride abordable par un peu de prospective. Figurez vous que le concept de Valeo peut être amélioré par un peu de logiciel et de matière grise, dans le cadre d’un mode actif d’éco conduite. L’idée, très simple au demeurant et logique, consiste à faire de la fusion de données à partir d’équipements existant déjà sur le marché pour optimiser le fonctionnement de la chaîne de traction hybride. Pas la peine d’aller chercher très loin avec un simple système de navigation et une caméra embarquée.



En se basant sur la cartographie du GPS, qui peut donner les détails sur le relief de la route (montée, descente, horizon électronique), et en corrélant ces données avec la caméra de bord (utilisée pour la reconnaissance des panneaux stop, ou encore l’identification de la couleur du feu tricolore), il devient alors possible de prévoir les phases d’arrêt et de redémarrage. On peut aussi piloter plus finement le fonctionnement de la batterie, en la déchargeant au démarrage d’une côte (où elle va alors aider le moteur thermique à peiner moins), ce qui permet de recharger les accus pendant la descente. On évite ainsi le gaspillage d’énergie gratuite d’origine cinétique. Ce type de stratégie aide à réduire de 5 % la consommation, avec un gain de 0,5 L/100 km. Valeo, qui a mis sur le coup ses équipes en charge du moteur et celles qui planchent sur les systèmes de détection, pourrait ainsi proposer une fonction de plus.


L’idée est dans l’air du temps, car Ford imagine utiliser les outils de communication (Internet et le cloud computing) pour optimiser le fonctionnement de ses futurs modèles électrifiés. Valeo, qui fait pas mal de choses autour du smartphone, proposera peut être une application s’inspirant de ce principe, ultérieurement.