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mercredi 26 septembre 2012

Volvo teste la carrosserie qui fait office de batterie

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Imaginez une voiture dont la carrosserie fait aussi office de batterie rechargeable. Une batterie qui emmagasine l’énergie récupérée au freinage et se recharge sur le secteur pendant la nuit. Ce n’est pour l’instant qu’une idée, née dans le cadre d'un appel à projets, mais des essais sont en cours actuellement pour voir si cette vision a des chances de devenir réalité. En début d’année, un projet de développement matériaux a été lancé par l’Imperial College de Londres, qui rassemble neuf sociétés et instituts européens. Volvo Cars est le seul constructeur automobile à participer au projet. Grâce au soutien financier de l’Union européenne, à hauteur de 3,5 millions €, un mélange composite de fibres de carbone et de résines polymères capable d’emmagasiner et de charger de l’énergie plus rapidement qu’une batterie classique, est actuellement en cours de développement. La subtilité vient du fait qu'il peut être mis en forme pour épouser la silhouette de panneaux de caisse de voiture. Autrement dit, la batterie ne serait plus sous le plancher, mais répartie sur la carrosserie du véhicule.
L'approche rappelle celle des panneaux solaires que l'on peut appliquer à la surface même de l'auto, comme sur le concept car NLV Quant dont j'avais déjà parlé au salon de Genève. Avec un tel procédé, il ne serait plus nécessaire d'embarquer de lourdes et coûteuses batteries. D’après les calculs, l’allègement du véhicule pourrait atteindre 15 % en substituant le nouveau matériau aux panneaux en tôle.
Accéder au site de l'Imperial College : http://www3.imperial.ac.uk/newsandeventspggrp/imperialcollege/newssummary/news_5-2-2012-10-26-39

Voir la vidéo :



Le projet va se poursuivre pendant trois ans. Au cours de la première phase, les recherches porteront à la fois sur le développement du matériau composite, de façon à pouvoir emmagasiner davantage d’énergie et à produire le matériau à l’échelle industrielle. Ce n’est qu’au moment de la phase finale que la batterie sera installée sur un véhicule. Si le succès est au bout du projet, il intéressera sans doute de nombreux constructeurs, dont Volvo qui tirera en premier l'avantage de ce matériau. Mais, il pourrait aussi déboucher dans domaines d’application. Par exemple, les téléphones portables pourront avoir l’épaisseur d’une carte de crédit et les ordinateurs portables, disposer d’une plus grande autonomie de batterie.

jeudi 15 mars 2012

Valeo et l'hybride connecté

Après les détails techniques et le compte-rendu de l’essai du véhicule de démonstration, je voulais compléter mon récit sur l’hybride abordable par un peu de prospective. Figurez vous que le concept de Valeo peut être amélioré par un peu de logiciel et de matière grise, dans le cadre d’un mode actif d’éco conduite. L’idée, très simple au demeurant et logique, consiste à faire de la fusion de données à partir d’équipements existant déjà sur le marché pour optimiser le fonctionnement de la chaîne de traction hybride. Pas la peine d’aller chercher très loin avec un simple système de navigation et une caméra embarquée.



En se basant sur la cartographie du GPS, qui peut donner les détails sur le relief de la route (montée, descente, horizon électronique), et en corrélant ces données avec la caméra de bord (utilisée pour la reconnaissance des panneaux stop, ou encore l’identification de la couleur du feu tricolore), il devient alors possible de prévoir les phases d’arrêt et de redémarrage. On peut aussi piloter plus finement le fonctionnement de la batterie, en la déchargeant au démarrage d’une côte (où elle va alors aider le moteur thermique à peiner moins), ce qui permet de recharger les accus pendant la descente. On évite ainsi le gaspillage d’énergie gratuite d’origine cinétique. Ce type de stratégie aide à réduire de 5 % la consommation, avec un gain de 0,5 L/100 km. Valeo, qui a mis sur le coup ses équipes en charge du moteur et celles qui planchent sur les systèmes de détection, pourrait ainsi proposer une fonction de plus.


L’idée est dans l’air du temps, car Ford imagine utiliser les outils de communication (Internet et le cloud computing) pour optimiser le fonctionnement de ses futurs modèles électrifiés. Valeo, qui fait pas mal de choses autour du smartphone, proposera peut être une application s’inspirant de ce principe, ultérieurement.