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lundi 26 novembre 2012

La Jordanie passe au véhicule électrique

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C’est la première fois qu’un pays arabe s’engage dans un projet d’une telle ampleur relatif à la mobilité propre et durable. L’objectif du gouvernement jordanien est de construire un véritable réseau de transports non polluants, composé à la fois de véhicules électriques, d’usines de recharge de batteries mais également de stations de charge solaire haute performance. Le pays, voisin d'Israël, souhaite dupliquer ce que va faire Better Place à partir de l'année prochaine. Et pour cela, il a fait appel à un consortium composé de Matra M&S, AllCell Technologies et DBT.

Le ministre de l’environnement jordanien, Hazem Malhas, a souligné que les véhicules électriques importés seraient exemptés de taxes douanières et que le gouvernement mettrait en place des incitations pour en accélérer la diffusion. Les véhicules concernés (vélos, scooters et voitures légères GEM) seront adaptés aux courtes distances et mis en exploitation dans des sites pilotes en milieu urbain et en zones touristiques. L'infrastructure de recharge sera assurée par DBT, le leader mondial de l’ingénierie dans ce secteur. Originaire de Douai, l'entreprise est largement implantée dans les pays du Golfe grâce à ses filiales en Syrie, au Qatar et à Abou Dhabi. Le patron de la société, Hervé Bogholtz, a d'ailleurs signé un accord avec le gouvernement jordanien visant à mettre en place un programme "pilote" équipé de stations de charge solaire pour les voitures et les bicyclettes à propulsion électrique ainsi que des chargeurs pouvant être utilisés à domicile. Ce programme axé sur les destinations touristiques d’Aqaba, de Petra et d’Amman (capitale de la Jordanie), débutera dans les trois prochains mois.

dimanche 14 octobre 2012

L'électro mobilité à Equip Auto




Le salon Equip Auto se tient en ce moment au parc des expositions de Villepinte, près de Paris. C'est un rendez-vous important pour la filière automobile, notamment au niveau de l'entretien et de la réparation. Ici, on ne présente pas de nouvelles voitures mais les outils et les méthodes qui vont permettre de les réparer.
Cette année, le salon a décidé de mettre l'accent sur l'électro mobilité. Il y a un espace d'exposition et d'essai où on peut voir notamment la future Peugeot Ion électrique, dont c'est la première sortie en France.




Parmi les nouveautés françaises, il y a la Lumeneo Smera, qui est issue d'une coopération entre industriels et labos de recherches. C'est un engin ludique et électrique, dans la lignée de ce qu'on va voir arriver chez Renault (Twizy) et Nissan (au salon de Tokyo, je vous en parlerai la semaine prochaine). La Lumeneo Smera sera mise en vente en fin d'année pour 24500 Euros TTC (aide écologique déduite et batteries incluses). Un show room permet de découvrir l'engin porte Maillot, à Paris.



Du côté des bornes électriques de recharge, voici un modèle compatible Moneo. C'est utile, car la traçabilité sera essentielle pour le paiement des connexions au réseau électrique. DBT est le leader français et européen en matière de bornes de recharge pour véhicules électriques.



Pour moi, le plus innovant est cette initiative montée par un transporteur du Loiret, Deret Transporteur, le réseau Electruck City. Ce réseau permet de louer des utilitaires et camions électriques pour des livraisons en centre-ville, sans bruit et sans émission. Le service est disponible dans une vingtaine de villes de France.
Pour info, une conférence aborde les challenges liés au véhicule électrique cet après midi dans le cadre du salon. Pour ma part, j'organise et anime une conférence vendredi matin à Equip Auto pour expliquer qu'au jour d'aujourd'hui, absolument rien n'est prévu pour accueillir les futurs véhicules électriques en atelier.
Affaire à suivre, donc....

vendredi 27 avril 2012

Lancement officiel de la Prius hybride rechargeable à Strasbourg

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Toyota, EDF, la Ville et la Communauté Urbaine de Strasbourg lancent aujourd’hui une démonstration en grandeur réelle de véhicules hybrides rechargeables (VHR). Ce projet, qui permettra d’expérimenter une centaine de Prius, confiées à des partenaires publics et privés de Strasbourg et de sa région, ainsi qu’un réseau de recharge dédié, a reçu le soutien du fonds démonstrateur pour la recherche sur les véhicules décarbonés géré par l’ADEME.


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Le véhicule hybride rechargeable utilise la technologie hybride de Toyota avec un avantage additionnel : sa batterie peut être rechargée via une prise électrique. Sur de courtes distances, le VHR peut être utilisé comme un véhicule électrique pour une conduite silencieuse et sans émissions de CO2. Sur de plus longues distances, le VHR fonctionne comme un véhicule hybride conventionnel, avec tous les avantages de cette technologie. Construite sur la base de la Prius troisième génération, la nouvelle Prius hybride rechargeable est équipée d'une batterie ion lithium et rejette seulement 59 g de CO2 par km en cycle mixte européen. Il y a des fonctions en plus, comme par exemple la climatisation activable à distance.

Voir le diaporama



Pour cette démonstration, EDF, avec l’appui opérationnel de sa filiale Électricité de Strasbourg (ÉS), assure, dans le cadre d’un partenariat technique et financier avec tous les acteurs, l’installation de plus de 150 points de charge aussi bien au domicile des utilisateurs et dans les parkings privatifs des entreprises partenaires que dans les parkings publics concédés et sur la voie publique. Certains véhicules utilisent un système innovant de charge développé par EDF qui permet, tout en contrôlant la sécurité d’alimentation, la communication entre la prise et le véhicule. L’objectif est de rendre possible l’identification de la voiture et, à terme, la facturation de l’énergie consommée. Par ailleurs, l’énergéticien allemand EnBW (Energie Baden-Württemberg AG, groupe EDF), prendra en charge l’extension de la démonstration dans le Bade-Wurtenberg le long de la vallée du Rhin, entre Strasbourg, Offenburg et Karlsruhe, en expérimentant 10 VHR avec leur infrastructure de charge dédiée.

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Partenaires de la démonstration, la Ville et la Communauté Urbaine de Strasbourg prendront 5 VHR en location. Elles ont assuré l'installation des points de charge en voirie et accompagnent la mise en place des points de charge dans les parkings publics concédés. Le leader européen des bornes de recharge, DBT, a par exemple déjà installé 57 prises et bornes dans les parkings de la ville. Un soutien financier sera également apporté à la société d'autopartage strasbourgeoise Auto'trement qui utilisera 3 VHR. Les autres véhicules seront proposés en location longue durée à divers partenaires, institutionnels et entreprises privées.

Voir la vidéo :

dimanche 1 avril 2012

Freshmile veut mettre en place la mobilité 2.0


Freshmile est une nouvelle initiative dans le domaine de l'électro-mobilité. Il s'agit d'une association qui veut fédérer des acteurs pour développer une solution locale de mobilité avec des technologies 2.0. Autrement dit, l'objectif est d'intégrer du service, avec de la géolocalisation, de l'assistance et une infrastructure de recharge. Freshmile, dont le siège se partage entre la France (en Alsace), le Luxembourg et la Grande-Bretagne, ne croit pas au marché grand public à moyen terme. En raison d'une autonomie limitée, d'un temps de recharge long et d'une infrastructure inexistante, l'association pense que le marché va plutôt démarrer par les entreprises et les flottes d'auto-partage.



L'idée est donc de rendre le véhicule électrique plus accessible en termes de service. Grâce à un véhicule adapté à l'usage urbain (on reconnaît la F-City de FAM Automobiles) et avec un système organisé (qui comprend les bornes de recharge, la localisation à distance du véhicule et la facturation (abonnement, tarif au km ou à la durée), il devient possible de mettre en place un éco-système. Freshmile voudrait devenir un opérateur de mobilité comme d'autres deviennent opérateurs virtuels de téléphonie mobile. Les membres sont pour l'instant FAM Automobiles (F-City), Saft, DBT, VULog, Mondial Assistance et la SNCF.





Pour que ça marche, il faudra nouer des partenariats. C'est un peu ce que font déjà Renault et Nissan, mais aussi PSA Peugeot Citroën et Daimler par exemple. Mais, ils raisonnent par rapport à un modèle "constructeur" avec un schéma industriel qui repose sur des gros volumes. Or, pour amorcer la pompe de l'électro-mobilité, il faudra plus compter sur des acteurs de petite taile, flexibles et capables d'agréger des briques de technologie et de communication. Bienvenue en tout cas à Freshmile, qui montre que l'innovation peut aussi venir de France et pas seulement des gros industriels.
Site Internet : http://www.freshmile.com/index_fr.php