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mardi 30 octobre 2012

Les 10 ans d'Asimo, le robot de Honda

Asimo 10 ans
Asimo fêtera ses 10 ans ce 31 octobre... Les recherches ont débuté il y a un 25 ans, mais ce n'est qu'en l'an 2000, le 31 octobre, que Honda a révélé au monde son robot humanoïde. Asimo, qui marche, court et joue même au foot (et ça, je l'ai vu il y a quelques années à Las Vegas). J'ai déjà croisé notre ami au Japon (salon de Tokyo, circuit de Motegi) et bien sûr à Paris. Et c'est toujours aussi étonnant. Le robot a été reçu par des chefs d'état et des têtes couronnées. Pour marquer cet anniversaire, Honda a décidé de diffuser de nouvelles photos, des vidéos, mais aussi une application iPhone et Android "Run with Asimo" (disponibles sous peu). Il y a aussi des widgets sur le site web et un jeu pour contrôler à distance le robot.

Hé oui, Asimo est une icône pour la marque. Mais, regardez plutôt ce film anniversaire.

Voir le clip :



Le constructeur estime que les robots pourront demain porter assistance aux êtres humains, à la maison comme dans la vie de tous les jours. Et, même si ça peut faire sourire les occidentaux, je peux vous garantir que Honda est très calé en robotique.
Accéder au site : http://asimo.honda.com/

D'ailleurs, de façon générale les japonais sont très doués. Chez Toyota, par exemple, des robots peuvent aussi jouer de la trompette.

Toyota_Robot_at_Toyota_Kaikan

Si si, je l'ai vu dans le hall chez Toyota à Nagoya, ainsi que lors de l'Exposition Universelle de 2005.

Voir la vidéo :



A quoi ça sert ?

toyota-robot-autonome

Tout comme Honda (qui a développé par exemple une prothèse de hanche), Toyota estime que les robots pourront par exemple aider à marcher les personnes âgées ou à mobilité réduite.

robonaut-2-4

Mais, n'oublions pas R2, le robot humanoïde conçu par General Motors et la NASA. Robonaut 2, dont la conception a débuté en 2007, dans le cadre d'un projet de recherche, part dans l'espace ce lundi 1er novembre pour une mission à bord de la station spatiale internationale.

Voir la vidéo :



Pas de doute, les robots seront bientôt parmi nous...

lundi 6 août 2012

Mars Curiosity : la voiture d'après demain ?

Ainsi donc, le véhicule d'exploration lancé par la NASA il y a 8 mois s'est posé hier matin sur Mars à la seconde près. Très impressionnant. J'avais eu l'occasion de voir à Nantes une réplique à l'échelle 1 de Curiosity, il y a quelques mois. Elle se trouve actuellement à Toulouse*. Le véritable et unique exemplaire, qui a nécessité un investissement de 2,5 milliards de dollars, est l'objet le plus sophistiqué jamais lancé dans l'espace. Voici donc les caractéristiques de ce rover martien qui a la taille d'une Mini Cooper.



D'un poids de 899 kg (5 fois plus lourd que les véhicules robotisés Spirit et Opportunity lancés précédemment sur la planète rouge), Curiosity embarque 75 kg de matériel. Il dispose de sondes et de capteurs, dont certains éléments d'origine française. L'Institut de recherche en astrophysique et planétologie (Irap), une unité mixte de recherche du CNRS et de l'université Paul-Sabatier de Toulouse a par exemple conçu et réalisé la ChemCam (Chemical Camera) : un outil révolutionnaire qui permettra de diriger Curiosity vers les cibles les plus intéressantes. La France a également contribué à une partie du laboratoire d’échantillons SAM (Sample Analysis at Mars).

Voir la vidéo :


Curiosity : la France sur Mars par EnjoySpaceTV

C'est aussi un véhicule électrique à hautes performances.


Plutôt que des panneaux solaires, les ingénieurs ont choisi d'équiper Curiosity d'un réacteur nucléaire** ! L'engin a embarqué assez de plutonium 238 pour mener à bien sa mission d'exploration pendant deux ans. La NASA a vu large puisque le réacteur peut fournir en théorie l'équivalent de 14 ans d'électricité ! Cela permettra de répondre aux besoins accrus d'énergie et de s'affranchir des contraintes de l'hiver martien et des périodes nocturnes. L'énergie ainsi stockée vient alimenter des batteries lithium-ion. 
En principe, Curiosity est prévu pour parcourir 20 kilomètres sur la surface de Mars.


La NASA a repris l'idée du moteur roue. Chacune des 6 roues du Rover martien est équipée d'un moteur électrique brushless au niveau du moyeu. Les roues sont indépendantes pour plus de mobilité. Curiosity peut ainsi franchir des obstacles.


Parmi les partenaires, aux côtés de la NASA, on peut également citer Wind River qui fournit un système d'exploitation temps réel multitâche et embarqué. C’est l'OS VxWorks qui a permis l’atterrissage complexe et de haute précision de Curiosity sur Mars, et qui permettra aussi au robot de réaliser des missions critiques et de haute précision.
Pour l'anecdote, Wind River travaille aussi dans l'automobile, mais plutôt sur la partie multimédia.

*La suite de la mission de Curiosity sera retransmise en permanence à la Cité de l'Espace, qui présente jusqu'à fin août 2013 une exposition "Explorez Mars" où il est possible de voir une réplique du robot de 900 kilos, et de manier à distance le mât portant ChemCam.
**D'un poids de 4,8 kg, ce réacteur comporte très peu de parties mobiles. La chaleur dégagée par la radioactivité est directement convertie en électricité par des thermocouples. Le rendement n’est pas extraordinaire (la puissance électrique est de 120 watts pour 2 000 watts thermiques), mais la fiabilité est quasi absolue et la durée de vie très importante.

Plus d'infos : http://www.jpl.nasa.gov/news/fact_sheets/mars-science-laboratory.pdf

jeudi 5 avril 2012

Toyota remet la qualité au centre de ses priorités pour demain


L'image de Toyota a été affectée par les problèmes techniques à répétition, mais le géant japonais a mis en place des procédures pour éviter que de tels phénomènes ne se reproduisent. Comme il s'y était engagé, Toyota va installer à l’échelon mondial un système de priorité des freins sur les nouveaux modèles produits, et ce dès 2010. Ce dispositif réduit automatiquement la puissance moteur lorsque le conducteur enfonce simultanément les pédales d’accélérateur et de frein. Précisons au passage qu'aux Etats-Unis, la NASA et la National Academy of Sciences ont été sollicitées pour étudier les dysfonctionnements et préconiser des parades pour éviter que l'électronique ne s'emballe.



Toyota va étayer ses moyens de collecte d’informations sur site en cas de suspicion d’un problème qualité. Aux États-Unis par exemple, le SMART (Swift Market Analysis Response Team) – une équipe de techniciens spécialement formés – procédera à une inspection sur place dans les meilleurs délais. Toyota compte également faire passer de un à sept le nombre de ses bureaux techniques en Amérique du Nord, et d'en créer sept en Europe, six en Chine et plusieurs dans d'autres parties du monde.
Pour faciliter l'analyse des causes d'accidents et en partenariat avec les autorités, Toyota va élargir l'emploi des EDR (Event Data Recorder/Enregistreur de Données de Route) en Amérique du Nord, des « boîtes noires » qui enregistrent des données sur l’état du véhicule et sa conduite elle-même. Cette collaboration avec les autorités sur les EDR s’étendra à d’autres zones géographiques.


De plus, Toyota va diffuser plus largement les systèmes télématiques tels que le G-Book (GPS communicant diffusé au Japon et en Chine par Toyota et Lexus) afin de transmettre aux conducteurs des informations d'autodiagnostic automobile, et va étudier la possibilité de conserver ces informations afin de documenter des améliorations sur le produit.
Enfin, au sein des divisions techniques, Toyota va créer une organisation dédiée à la sécurité et destinée à répercuter rapidement et fidèlement les retours clients, afin de les intégrer dans le développement des véhicules.

samedi 25 février 2012

La NASA fait partager à l'automobile son expérience dans les voitures électriques

De par sa longue histoire et son expertise en développement de batteries, la NASA est devenue un partenaire aussi naturel que stratégique pour les constructeurs de véhicules électriques. Le fameux Lunar Roving Vehicle, l'engin qui a roulé sur la lune, était par exemple équipé de panneaux solaires et de batteries rechargeables (argent-zinc-potassium), capables de stocker l’énergie pour fonctionner la nuit. Comme on peut l'imaginer, les batteries qui équipent ces engins motorisés doivent à la fois être sûres et très résistantes aux conditions extrêmes : pression au décollage, froid ou chaleur extrêmes, fortes radiations… Toute défaillance de batterie en orbite est susceptible de compromettre une mission spatiale.



L'agence américaine a utilisé pour la premières fois les batteries lithium-ion en 2004, lors de l'envoi du véhicule automatisé Mars Opportunity Rover. Depuis, la NASA continue de travailler sur la question, comme le démontre ce prototype qui répond au nom de "Desert Rats".

Voir la vidéo du prochain engin d'exploration spatial :



Cette expérience intéresse bien sûr les constructeurs automobiles. C'est ainsi que la société Hybrid Technologies Inc, qui est devenue par la suite EV Innovations puis Li-Ion Motors, avait signé un accord avec le centre spatial Kennedy en 2006 pour faire tester ses véhicules par des ingénieurs afin d’améliorer les batteries lithium-ion.


Grâce à l’expertise de l’agence, la société basée à Los Angeles avait pu mettre au point et déployer les premiers taxis new-yorkais 100% électriques, ainsi que des PT Cruisers et des Mini Coopers convertis à l’électrique. Aujourd’hui, Li-Ion Motors est capable d’équiper n’importe quel véhicule thermique avec des batteries rechargeables lithium-ion, les convertissant ainsi en véhicules électriques. Et elle développe ses propres véhicles, comme la Wave II qui a été primée dans le cadre du X Prize Auto aux USA, et la GT Inizio qui a été présentée au salon de Detroit.



Les ingénieurs de l’agence spatiale américaine, qui ont bien sûr des voitures électriques dans leur parc de véhicules, travaillent actuellement sur une nouvelle génération de batteries lithium-ion qui seraient encore plus résistantes et plus performantes en termes de perte de chaleur. Ces améliorations techniques pourraient aboutir sur une nouvelle génération de véhicules électriques, encore plus robustes et plus sûrs, ce qui ne manquera pas d’intéresser bon nombre de constructeurs et d’équipementiers.
(Sources : MSNBC et France Mobilité Electrique)
Lien : http://www.nasa.gov/exploration/home/SEV.html

mardi 7 février 2012

GM et la NASA créent un robot humanoïde

GM and NASA Announce Robonaut 2


A défaut de retourner sur la lune, les américains ne se laissent pas distancer par les robots sur des japonais comme Honda et Toyota, et accessoirement Nissan. General Motors a mis au point avec la NASA une nouvelle génération de Robonaut, un robot humanoïde. Baptisé R2 (rien à voir avec Star Wars, quoique...), il a été conçu pour aider l'homme dans le travail. Il pourrait par exemple assister des astonautes dans des missions difficiles. Les équipes de GM ont collaboré avec la NASA sur cet étonnant projet.

Le résultat se traduit par un robot à la technologie très avancée, qui peut utiliser ses mains, et dont on peut admirer ses capacités en regardant cette vidéo :



Et quel rapport avec l'automobile ? L'expertise acquise aux cotés de la NASA pourrait aider GM à concevoir des véhicules encore plus sûrs. Les voitures du futur pourraient "voir" les obstacles, grâce à des capteurs vidéo. On peut rappeler que GM avait collaboré avec la NASA pour le challenge DARPA.

GM and NASA Announce Robonaut 2

Voici par exemple une Chevrolet sans pilote qui s'était illustrée dans la compétition organisée par le Pentagone.

La robotique est un passage emprunté par plusieurs constructeurs. Les japonais le font déjà, comme je l'annonçais ci-dessus. Tout le monde connaît par exemple ASIMO et Honda se servira probablement un jour de la technologie dans les voitures. Plus récemment, Volkswagen semble avoir intensifié son effort dans ce domaine, comme l'atteste l'ouverture du laboratoire VAIL avec le MIT.

GM-Lunar-Vehicle-2

Quand on parle de partenariat avec la NASA, on pense tout de suite au véhicule lunaire LRV (Lunar Roving Vehicle), mais il existe d'autres façons de coopérer. L'apport de la technologie pourrait profiter aux futurs véhicules du groupe, mais aussi au système de production avec des robots pouvant assister les techniciens sur les lignes de montage.