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mercredi 5 septembre 2012

Deux nouveaux projets de PSA pour le véhicule décarboné

PSA hybride
Dans le cadre du forum Ademe, qui a eu lieu cet été, le groupe a présenté deux projets qui illustrent sa vision du véhicule électrique : VELV (Véhicule Electrique Léger de Ville), un petit véhicule dédié aux usages urbains) : et HYDOLE (Hybride rechargeable à DOminante éLEctrique), un véhicule familial polyvalent.
Le projet VELV, croisement entre une automobile et un multicycle motorisé intègre les technologies les plus innovantes dans le domaine des chaînes de traction électriques à l’image des moteurs électriques intégrés dans les roues. Trois démonstrateurs issus de ce projet rouleront fin 2011 pour des expérimentations en conditions réelles. Le projet est réalisé en partenariat avec Valeo, Léoni, JC SAFT, Michelin, Leroy Somer, GKN, IMS Bordeaux.


Peugeot VLV

Le nom VELV est un clin d'oeil au premier véhicule électrique de la marque, qui s'appelait VLV, et que l'on peut voir au musée de l'aventure Peugeot à Sochaux. Il a été produit dans les années 40. Rappelons que dès la fin de l'année, PSA proposera la Peugeot Ion et la Citroën C-Zéro, issues de sa coopération avec Mitsubishi.

Hydole

En complément, le projet HYDOLE explore la voie de l’hybride électrique rechargeable bi-mode. HYDOLE vise ainsi à cumuler les avantages du véhicule électrique et du véhicule hybride. En répondant à la fois à une utilisation 100% électrique pour les trajets quotidiens, et à la demande de polyvalence d’un véhicule hybride sur de plus longues distances. Ce projet préfigure le véritable véhicule électrique polyvalent du futur. Les essais en conditions client seront réalisés à partir de 2011 sur des démonstrateurs C4 Picasso et Peugeot Partner. Le projet est réalisé en partenariat avec le CEA, EDF, Freescale, IFP et Leroy Somer. En attendant l'hybride rechargeable, pour lequel PSA a reçu des subsides de la Banque Européenne d'Investissement, il y aura d'abord l'hybride diesel avec la Peugeot 3008 et la Citroën DS5 Hybrid4.

dimanche 18 mars 2012

VeDeCoM : une plateforme française pour le véhicule décarboné

Retenu par le Commissariat Général aux Investissements d’Avenir, le projet VeDeCoM (Véhicule Décarboné Communicant et sa Mobilité) marque la naissance d'une véritable filière sur le véhicule propre et les mobilités de demain. Etabli sur le site de Versailles-Satory, qui fait partie du Plateau de Saclay, l’institut sera doté d’ici 3 ans de 280 chercheurs et bénéficiera d’un budget de 300 millions d’euros sur 10 ans. Une véritable dream team est réunie au sein de cet institut. On y compte quarante-quatre membres*, dont dix universités et grandes écoles, cinq organismes de recherche (dont un centre technique), douze grands groupes industriels, quatorze PME et ETI (établissements de taille intermédiaire), deux Communautés d’agglomération et un Etablissement Public d’Aménagement du Territoire.



Soutenu par le pôle de compétitivité Mov’eo, qui a été l’un de ses initiateurs, le Pôle de compétitivité System@tic, le Conseil Général des Yvelines, et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Versailles-Val d’Oise/Yvelines, il a également été voulu par la filière industrielle de l’automobile, représentée par les instances de la PFA (Plateforme de la Filière Automobile), à laquelle il apportera ses capacités d’expertise et d’innovation à l’échelle européenne et internationale.


A qui va servir VeDeCoM ? Il va travailler sur trois programmes principaux :
- infrastructures et services pour la mobilité et l’énergie partagée
- délégation de conduite et connectivité
- électrification des véhicules
Ces trois programmes vont alimenter la réalisation de démonstrateurs de nouveaux véhicules et services de mobilité (partage de véhicules et de voies dédiées, parking automatisé, service du « dernier kilomètre ») sur les territoires d’expérimentation mis à disposition par les collectivités territoriales (Communautés d’Agglomération de Versailles Grand Parc et de Saint-Quentin-en-Yvelines, Etablissement Public Paris-Saclay). Ces innovations auront un impact majeur sur l’industrie en France, avec la création et la reconversion de plusieurs dizaines de milliers d’emplois, sur trois grands axes à forte valeur de différentiation dans la compétition internationale : la chaîne de traction électrique des véhicules, l’électronique embarquée pour la conduite automatique totalement sécurisée des véhicules et les nouveaux services pour l’éco-mobilité.

*Sont membres de VeDeCoM : l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, le CETIM, l’ESIGELEC, l’ESTACA,lL’IFPEN, l’IFSTTAR, l’INRIA, le CEA, l’IRSEEM, Strate College, SUPMECA, L’Université de Cergy-Pontoise, ParisTech, PSA Peugeot Citroën, Renault, Safran, Valeo, AREP, ATOS, CADLM, Civitec, Cofiroute, Continental Automotive, ControlSys, EDF, Egis France, Fondaterra, Induct, Intempora, Le Moteur Moderne, LMS Imagine, Nexyad, Sherpa Engineering, Sopemea, STMicroelectronics, TE Connectivity, UTAC, Venturi, Veolia Environnement, Veolia Transdev, la Communauté d’Agglomération de Saint Quentin en Yvelines, la Communauté d’Agglomération Versailles Grand Parc, l’Etablissement Public Paris Saclay.

lundi 16 janvier 2012

La recherche sur la voiture du futur : à quoi sert l'IFFSTAR ?

Il y a tout juste un an, l'INRETS (Institut National pour la Recherche sur les Transports et leur Sécurité) et le LCPC (Laboratoire Central des Ponts et Chaussées) fusionnaient pour devenir l'IFFSTAR (l'InstitUt FrAnÇAis Des sciences et technologies Des trAnsports, De l’AménAgement et Des réseAUx). Un évènement passé inaperçu, sauf dans la communauté de la recherche. Ce choix est motivé par la nécessité pour la France d'avoir un outil de recherche encore plus performant et de portée internationale, au moment où l’Europe, qui prépare le 8e PCRD*, retient le « smart, green and integrated transport » parmi les 7 grands défis sociétaux de ce siècle.



Ca, c'est pour la déclaration d'intention. Mais, voyons ce qu'il y a derrière. Car, si la France a soi disant une certaine "expertise" et que l'INRETS n'a jamais autant signé de contrats de recherche et déposé de brevets, en quoi les travaux menés peuvent-ils intéresser les constructeurs et les équipementiers automobiles ? Le contrat d’objectifs 2012-2013 fixe pour cet institut 28 objectifs et des orientations stratégiques partagées à 10 ans dont l’écomobilité, l’optimisation des transports et la sécurité routière. Pour le LCPC, le même type de contrat fixe 38 objectifs, avec des priorités issues du Grenelle de l'Environnement, notamment les économies d’énergie et de ressources naturelles, la maîtrise des risques naturels y compris ceux liés au changement climatique, la durabilité des constructions et le développement des transports alternatifs à la route.


Une fois qu'on a dit ça, quels sont concrètement les actions menées ? De par son implication dans les pôles de compétitivité (i-Trans, Mov’eo, Advancity, LUTB, System@tic), l'INRETS est au contact d'industriels et apporte sa matière grise ainsi que des moyens d'essai. Les projets Co-DRIVE, SCoREF et PLATA sont par exemple trois projets collaboratifs qui visent le développement de systèmes communicants pour l’automobile avec Renault, PSA, Valeo et quelques PME innovantes. Il y a aussi le projet de nouvel institut VeDeCoM qui devrait regrouper sur Versailles-Satory plus de 200 nouveaux chercheurs (dont 19 du LCPC et de l’INRETS) autour de trois thèmes : les composants des véhicules électriques ou hybrides, les systèmes embarqués communicants, les nouveaux systèmes de mobilité. D'autres travaux concernent par exemple l'analyse de la perte d'attention au volant (grâce à l'apport de la neuro chirurgie) et l'assistance de la conduite.
Demain, je reviendrai sur quelques exemples concrets.

*Programme Cadre de Recherche et de Développement