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dimanche 29 juillet 2012

Toyota tire les leçons du séisme au Japon et prépare le futur

Toyota apporte son soutien à la redynamisation de la région du Tohoku (au Nord-Est du Japon), qui a été la plus durement touchée par le grand tremblement de terre du 11 mars dernier. Cette opération – qui s’inscrit dans le cadre du Projet Kokoro Hakobu* – se traduit par plusieurs initiatives. Outre les dons (300 millions de yens), le groupe automobile utilise sa technologie. Ainsi, des véhicules hybrides vont servir en tant que générateurs d’électricité. Lors du séisme, certains propriétaires du monospace hybride Estima avaient alors utilisé un dispositif monté sur le véhicule : un générateur d'appoint. Le retour d'expérience a montré que les voitures pouvaient alors résoudre le problème des pannes de courant. Toyota va donc proposer ce système sur d’autres modèles hybrides : dans un an, il sera disponible en option sur la Prius, puis plus tard sur d'autres modèles. D’une puissance maximale de 1 500 watts, ce générateur d’appoint peut alimenter divers appareils électroménagers (comme le frigo sur la photo). Lorsque la batterie a besoin d’être rechargée, le moteur thermique démarre automatiquement. Ainsi, avec un plein de carburant, le véhicule peut fournir du courant à pleine puissance pendant deux jours environ. Une quarantaine de Prius ont été équipées spécialement pour venir en aide aux régions sinistrées.



Par ailleurs, Toyota va prendre d'autres mesures. L’entreprise va augmenter la capacité de production d’électricité de ses sites du Tohoku, ce qui permettra de gérer de façon plus souple de futures coupures de courant et contribuera à stabiliser le réseau local de distribution d'électricité. La première de ses initiatives consistera à installer un générateur de 8 mégawatts à l’usine de Miyagi,qui est aujourd’hui celle de Central Motor. La puissance est suffisante pour satisfaire 90 % environ de sa demande. Toyota va aussi étudier la possibilité d’exploiter des énergies renouvelables dans ses usines du Tohoku, et d’installer des systèmes de "smart grid" pour adapter l'offre à la demande d’électricité dans les complexes industriels.
Enfin, Toyota veut faire de la région du Tohoku son troisième centre de production au Japon, après les régions de Chubu (au centre) et de Kyushu (au Sud). Ainsi, trois de ses filiales implantées localement – Kanto Auto Works, Ltd., Central Motor Co., Ltd. et Toyota Motor Tohoku Corporation – vont étudier les termes d’une fusion. Cette entité se spécialiserait dans les voitures compactes et fonctionnerait de façon semi-autonome, en gérant la totalité de la fabrication – de la R&D à la production – ainsi que les achats et la production des moteurs et d'autres organes majeurs. L’un des modèles appelés à être fabriqué au Tohoku est une petite voiture hybride très attendue, qui deviendra un élément majeur de la gamme Toyota d’éco-voitures.

*Écrits en caractères japonais kana, les mots "kokoro hakobu" du logo signifient “apporter (ou livrer) son coeur. Le graphisme représente un coeur posé sur le Nord-Est du Japon.

samedi 14 juillet 2012

Le recyclage des batteries se met en marche pour l'hybride et l'électrique

Recyclage batteries
Toyota France et SNAM ont signé un accord portant sur le recyclage des batteries des véhicules hybrides des marques Toyota et Lexus sur le territoire français. Il s’agit du premier accord signé entre le constructeur et l’entreprise de recyclage en Europe. Dans sa démarche 360 , le constructeur japonais, pionnier et leader de la technologie hybride avec la commercialisation en Europe et en France dès 2000 de la première Toyota Prius, entend poursuivre la réduction de son impact sur l’environnement en optimisant le recyclage des batteries nickel-hydrure métallique (Ni-MH) de ses véhicules hybrides en fin de vie.
Dans le cadre d’un projet de collecte et de recyclage au niveau européen, Toyota et SNAM ont mis en place un schéma visant à assurer la traçabilité et le recyclage des batteries en fin de vie. Chaque batterie en fin de vie sera collectée puis traitée dans les installations SNAM de Saint- Quentin-Fallavier (Isère). Le réseau de concessionnaires du constructeur contactera la société SNAM pour toute prise en charge de ses batteries Ni-MH dans le plus grand respect des normes environnementales. Par ailleurs, SNAM met à disposition ses capacités logistiques auprès de toute autre entité susceptible de détenir une batterie nickel-hydrure métallique (Ni-MH).


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Dans le domaine des batteries lithium-ion, c'est différent. Les métaux à récupérer (manganèse, nickel, fer, cuivre, aluminium) sont de moindre valeur. La rentabilité de la filière est donc encore difficile à trouver. Pour préserver les ressources en matières premières comme pour faire baisser le coût de fabrication des batteries, le développement du recyclage des batteries au lithium apparaît aujourd’hui un enjeu majeur pour le développement des véhicules électriques qui a dès à présent été pris en compte dans les stratégies nationales pour encourager la mobilité électrique. Par exemple, le Grenelle de l’Environnement prévoit d’allouer une enveloppe de 250 millions d’euros à l’action « tri et valorisation des déchets, dépollution, éco conception de produits » dont pourrait bénéficier la recherche autour de la fin de vie des batteries.
(Source : EDF/Avere)
L’Alliance Renault-Nissan travaille sur des processus et filières de recyclage adaptés aux batteries automobiles. Elle rappelle que les batteries lithium-ion – composées d’éléments non toxiques (du lithium, de l’oxyde de manganèse ou du phosphate de fer, et du graphite) – ne présentent aucun danger pour l’environnement, à l’inverse des anciennes batteries nickel cadmium. A ce jour, seul Nissan a pris un accord formel au Japon avec Sumitomo pour la seconde vie des batteries.

samedi 3 mars 2012

La Prius se décline en une véritable gamme chez Toyota

Premier véhicule 100 % hybride de série au monde, la Prius a été lancée au japon en 1997 et en Europe en 2000. Elle a toujours joué les précurseurs en termes d’émissions de CO2, mais aussi de qualité de l’air. En mode normal, elle émet nettement moins de NOx que n’importe quel véhicule essence ou diesel comparable. Et en mode électrique (EV), elle ne rejette ni CO2, ni NOx. À l’heure où les constructeurs concurrents commencent à doter leur gamme d’une première version hybride, ce modèle en est déjà à la troisième génération. Et il intègre des techniques de pointe, dont la toute première association d’une ventilation à énergie solaire et d’une climatisation à télécommande, un affichage tête-haute, des commandes au volant Touch Tracer et un système de sécurité pré-collision. Avec plus de 2,1 millions d’exemplaires vendus dans le monde, la Prius est passée d'une bête curieuse à une vraie voiture grand public. Le salon de Genève est l'occasion de faire le point sur l'agrandissement de la famille, avec deux nouvelles versions à venir.



Même si d’autres modèles hybrides vont apparaître, comme la Yaris HSD présentée aussi à Genève et qui viendra épauler l'Auris en 2012, la Prius continuera d’être la vitrine des technologies nouvelles et des progrès futurs de cette motorisation. Une autre version, la Prius Hybride rechargeable, est par exemple en test dans plusieurs régions du monde, dont la France à Strasbourg. Elle permet de passer en douceur d’une conduite 100 % hybride au tout électrique. Grâce à la présence d’une source d’énergie de substitution, elle est capable de poursuivre sa route en mode hybride – une fois la limite d’autonomie électrique atteinte – et se recharge sur une prise de courant domestique à la convenance de l’utilisateur. En mode électrique (EV), sa batterie haute densité à l’ion lithium lui procure une autonomie d’environ 20 km à une vitesse maximale de 100 km/h. Autre avantage de ce bloc-batterie : la rapidité de la recharge complète, qui ne prend qu’1 h 30 sur une prise secteur de 230 V.
La Prius hybride rechargeable affiche une consommation de 2,6 litres/100 km – soit 30 % de moins que la Prius III ! Les émissions de CO2 chutent également au taux sans précédent de 59 g/km, ce qui la rend éligible au bonus de 5000 €. La voiture sera lancée au second semestre 2012.


La Prius+ vient aussi agrandir la gamme avec plus d'espace intérieur et du volume de chargement. C’est la première voiture à offrir la polyvalence d’un monospace sept places avec une motorisation 100 % hybride.
Comme son nom l’indique, la Prius+ gagne considérablement en volume intérieur. Toyota y a inséré une deuxième rangée constituée de trois sièges indépendants, fractionnables et rabattables, ainsi qu'une troisième rangée, fractionnable/rabattable à 50/50. Mais, ce n'est pas seulement une Prius rallongée. Ses lignes extérieures traduisent une réelle évolution de la Prius III.
Ainsi, la silhouette - avec sa ligne de toit étirée, assortie d’un toit panoramique, - a été optimisée, avec un Cx de 0,29. L’avant trapézoïdal porte des projecteurs aux arêtes vives, des “aéro-coins” destinés à limiter les turbulences et une calandre élargie qui optimise l’aérodynamisme et le refroidissement du moteur. L’arrière se caractérise par un hayon pratique à ouverture verticale, des combinés de feux de forme complexe et un becquet de toit améliorant l’écoulement d’air.
La Prius+ embarque la dernière génération du système Hybrid Synergy Drive® de dernière génération, avec une batterie lithium-ion. Apparu initialement sur la Prius hybride rechargeable, ce bloc compact se loge intégralement sous la console centrale, entre le conducteur et le passager avant, et n’affecte donc en rien l’habitabilité ni le volume du coffre.
Comme la berline Prius, la Prius+ possède trois modes de conduite "à la demande", qui élargissent l’éventail des possibilités de la propulsion 100 % hybride : le mode EV permet un fonctionnement hyper-silencieux en recourant au seul moteur électrique, moyennant une consommation de carburant et des émissions nulles ; le mode ECO optimise le rendement du système hybride et la consommation d’essence, tandis que le mode POWER dope les performances du système.
Modèle repensé de A à Z, la Prius+ sera commercialisée en Europe à la fin du premier semestre 2012. Destinée aux familles "éco-responsables", elle affiche la plus faible consommation de tous les monospaces sept places du marché.


Les trois modèles vont élargir la cible pour la Prius. La version hybride rechargeable aura pour mission de séduire une nouvelle clientèle citadine tandis que la Prius+ ciblera les familles européennes éco-responsables, qui recherchent l’espace et la modularité d’un monospace sept places.