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mercredi 7 novembre 2012

StelLab : le hub de recherche de PSA pour anticiper les innovations de rupture (seconde partie)

Après avoir présenté le concept StelLab, qui consiste chez PSA à élargir son champ de recherche, grâce à un réseau de laboratoires très pointus dans leur domaine et qui aiment collaborer avec les industriels, voici quelles sont les innovations que le groupe compte introduire d'ici quelques années sur ses modèles. Il faut tout d'abord préciser que l'humain est au centre des préoccupations des chercheurs. C'est même un facteur récurrent, que ce soit au niveau de l'interface homme-machine ou de l'aspect cognitif. Et ça, c'est plutôt bien.




Par exemple, le labo Neosound travaille sur le design et les interfaces sonores du futur. Un des axes de recherche est le son spatialisé. Un peu à la façon d'Arkamys et du son 3D chez Renault (mais de façon plus chiadée encore), on a le sentiment qu'un orchestre joue dans la voiture, alors que le son ne sort que sur deux haut parleurs. Avec le numérique, on peut simuler beaucoup de choses et finalement influer sur notre cerveau qui - c'est ce que j'ai appris - adapte l'écoute par rapport à ce que l'on voit.
Un exemple de design sonore : pour les voitures électriques, il consiste à produire un son numérique, destiné aux piétons, qui peut faire comprendre que la voiture accélère et arrive à une certaine vitesse.
Encore plus surprenant : on nous a aussi présenté un système qui modifie la voix. Ce synthétiseur rend la voix plus grave ou la féminise. Pour quoi faire ? Cela pourrait servir par exemple pour personnaliser la voix de synthèse du GPS ou d'autres commandes à réponse vocale dans le véhicule. PSA Peugeot Citroën explore d'autres voies dans le numérique et essaie de voir comment l'intégrer à l'automobile. Et le son numérique est clairement une piste d'avenir.


Des travaux sont également menés dans le domaine de l'optique et de l'interface homme-machine Voici par exemple un affichage transparent qui pourrait être intégré dans le vitrage. J'ai vu aussi des développements qui font appel à l'hologramme, à la 3D et à la projection d'un laser. L'affichage du futur sera étonnant. Autre innovation à venir : des ampoules plates qui pourraient réduire significativement la taille et l'encombrement des phares et des feux.
Un autre exemple de l'apport des Open Labs : en s'inspirant de la vision des insectes (mouches, abeilles), avec des capteurs bios, PSA va pouvoir développer des caméras bien plus efficaces pour la détection d'obstacles (et également moins chères) que les radars. 


Ce que l'on voit ici, c'est une carrosserie. Mais, chez PSA on envisage de la recouvrir éventuellement d'un film solaire pour récupérer de l'énergie et alimenter ainsi par exemple les équipements électriques de bord. Autre piste de travail : l'ajout de jets d'air pulsés à l'arrière du véhicule pour réduire la traînée et améliorer ainsi l'aérodynamisme.
Une autre application m'a bluffé. Il s'agit d'un système qui, placé dans la carrosserie et en jouant sur des vibrations, peut servir justement à réduire les bruits désagréables de roulement et en évitant le recours à des matériaux isolants. Le gain à la clé est de près de 10 kg. Et tout cela à partir d'une innovation développée pour le génie civil que PSA a adaptée à l'automobile. On en verra prochainement la traduction sur un coupé cabriolet.


Et pour finir, parlons un peu de robots. Comme je m'y attendais, il a été question d'automatisation de la conduite (pour certaines tâches seulement). C'est un point sur lequel les constructeurs travaillent. Pour cela, PSA peut s'appuyer sur les travaux à l'EPFL de Lausanne. Il existe un autre projet, qui concerne cette fois le travail en usine. A horizon 2025, le groupe souhaite introduire des robots capables d'interagir avec l'homme et qui pourraient l'aider en toute sécurité sur les lignes de montage.
Voilà un premier aperçu, mais StelLab n'en est qu'à ses débuts.

mercredi 26 septembre 2012

Land Rover DC100 : le 4x4 du futur


La tâche n'était pas aisée, mais Land Rover semble bien parti pour renouveler avec brio une véritable icône, le vénérable Defender qui incarne depuis plus de 60 ans le 4x4 de franchissement pur et dur. La marque britannique souhaite remplacer ce modèle à l'horizon 2015 par une version plus moderne et plus high tech, qui conserve évidemment tous les acquis en mode "off road". Land Rover a d'ailleurs présenté non pas un mais deux concepts, le DC100 et le DC100 Sport. Le futur modèle sera plus agile, grâce à des matériaux allégés (empruntés sur le concept à l'industrie des yachts de luxe, aux jets privés et même aux navettes spatiales. Mais, il sera surtout encore plus efficace.



Motorisé par un 2L 4 cylindres, le Defender de demain sera un hybride rechargeable avec transmission intégrale permanente couplée à une boîte de vitesses à huit rapports, avec en prime la suspension Magneride de l'Evoque ainsi qu'un système Start/Stop intelligent et une boîte de transfert. Land Rover a prévu un système Driveline Disconnect, qui permet de désolidariser physiquement le train arrière afin de réduire la consommation lorsque le véhicule n’est pas tenu de rouler en quatre roues motrices.


La marque britannique a amélioré son système Terrain Response, qui permet d'adapter la motricité en fonction de l'adhérence et de la nature du sol. Land Rover a en effet imaginé sur le DC100 de nouveaux capteurs qui interagissent de manière totalement transparente afin de faciliter la tâche du conducteur. Ils l’avertissent ainsi des dangers potentiels et lui conseillent des itinéraires plus sûrs destinés à les éviter. Tous ces systèmes sont reliés entre eux par un programme de télématique évolué permettant notamment une communication entre le véhicule et les smartphones.


Des caméras haute définition sont montées à l’avant et destinées à analyser le champ de vision en amont du véhicule. Celui-ci est ensuite comparé à des images enregistrées dans un réseau neuronal prédictif, permettant ainsi au système de déterminer visuellement la nature du terrain (par ex. sable, herbe, boue, gravier, neige ou asphalte).


Le Terrain-i est un outil de cartographie hautement évolué qui permet de visualiser virtuellement et en trois dimensions le terrain en amont du véhicule et de l’afficher sur son écran tactile central. Semblable à certains systèmes utilisés par les pilotes de chasse, le Terrain-i fait appel à un scanner monté sur les projecteurs qui exécute des algorithmes complexes pour évaluer le terrain en amont et avertir le conducteur de la présence d’obstacles potentiellement trop importants pour être négociés en toute sécurité.


Land Rover a développé aussi un système de sonar, ce qui permet au conducteur d'apprécier s'il peut ou non franchir une zone inondée. Ce système fait appel à des capteurs intégrés dans les boucliers et les rétroviseurs qui sont capables de mesurer la profondeur de l’eau. Fonctionnant de concert avec des inclinomètres, il peut également déterminer si le niveau de l’eau augmente ou diminue. Toutes ces données s’affichent sous la forme d’un graphique intuitif sur l’écran tactile central du véhicule. En outre, ce système optimisera les capacités de franchissement de gué du véhicule en augmentant la hauteur de suspension, en fermant les prises d’air de la carrosserie, en sélectionnant un rapport de gamme basse pour optimiser le régime moteur et en indiquant au conducteur la vitesse optimum à adopter en fonction de la profondeur de l’eau.


Le concept Land Rover donne un peu dans le James Bond. Il prévoit même un système qui permet de bénéficier de pneus cloutés à la demande. Pratique, quand il y a un peu de neige.

Regardez la vidéo :



A bord du DC100, le système de charge à induction permet de mettre en charge toutes sortes d’appareils électriques pendant le trajet ; il est flanqué en outre de casiers pouvant contenir des équipements supplémentaires. Le DC100 Sport dispose d’un autre point de charge pour recharger un système de haut-parleurs amovible. Conçu sur mesure par le spécialiste audio Meridian, celui-ci permet d’écouter de la musique sans fil, par exemple sur le chemin séparant le véhicule de la plage. A bord du DC100, cette fonction peut être utilisée pour mettre en charge un système de communication ou un ordinateur portable.


Encore plus impressionnant : le panneau de commande à écran tactile est est amovible. Réalisé en silicone résistant aux chocs et à l’eau, et équipé de sa propre source d’alimentation, d’une caméra et d’une connexion satellite, ce module peut être utilisé comme système de navigation portable et intègre un disque dur pouvant enregistrer des points de cheminement, des séquences vidéos HD et des photos.


Gardons le meilleur pour la fin avec un système très pratique sur le DC100 Sport. La clé peut être transférée sur un bracelet utilisant la technologie RFID. Une future version de ce système, encore plus évoluée, permettra à chaque membre de la famille de disposer de sa propre étiquette intelligente, laquelle sera en mesure de sauvegarder leurs différents réglages (audio, climatisation, multimédia et position des sièges). Des étiquettes intelligentes de troisième génération pourraient également intégrer des données biométriques utilisées par des systèmes de reconnaissance faciale dans un souci de plus grande sécurité.

Voir le diaporama :

vendredi 29 juin 2012

EuroNCAP lance un appel pour des routes que les voitures peuvent lire

Réputée pour ses crash tests, l'association EuroNCAP a décidé de se joindre à une autre structure européenne, EuroRAP (dont la mission est d'évaluer le niveau des routes), pour inviter les constructeurs automobiles et les professionnels de la route à travailler ensemble. L'objectif ? Favoriser l'efficacité des systèmes qui permettent de "lire" la route. Aujourd'hui, on trouve de plus en plus sur le marché des systèmes à base de capteurs à infrarouge ou de caméras qui se repèrent en fonction du marquage au sol pour détecter les sortie de route. L'idée est d'entamer une coopération, afin de démocratiser ces équipements et d'améliorer la sécurité routière.



Selon EuroNCAP et EuroRAP, des milliers de vies pourraient ainsi être sauvées. Les capteurs, et en particulier les caméras - qui sont capables aussi de lire les panneaux routiers et de reconnaître par exemple les limitations de vitesse - ont déjà fait la preuve de leur potentiel. Mais, leurs performances peuvent être amoindries par des bandes blanches effacées et des panneaux cachés. Par ailleurs, une étude menée sur 6 pays montre qu'il y a encore trop de différences d'un pays à l'autre pour le marquage au sol, malgré l'existence depuis un siècle d'un comité de normalisation pour la signalisation routière.
L'appel à des "routes que les voitures peuvent lire" encourage les acteurs à coopérer, de façon à ce que dans les dix ans qui viennent, la signalisation soit améliorée sur les 10 % du réseau routier européen où se produisent le plus d'accidents.