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mardi 31 juillet 2012

Les énergies alternatives font du sur place en France

Le CCFA* vient de publier son tableau de bord automobile pour le premier semestre 2011. Cette mine d'information fait notamment le point sur la répartition des énergies en France. Sans surprise, le diesel reste - et de loin - la motorisation préférée des français avec 879 551 véhicules vendus et 71,80 % de parts de marché. L'essence suit avec 324 807 immatriculations et 26,51 % de PDM.
Malgré une fiscalité plus défavorable depuis début janvier, la bicarburation essence + GPL se maintient à des niveaux honorables (10 861 immats et 0,89 % de PDM), même si les volumes ont été divisés par 3. Vient ensuite l'hybride (électricité + essence), qui pèse 0,49 % du marché avec un peu plus de 6000 véhicules vendus. Le podium des énergies alternatives est complété par le super éthanol E85 avec 2 604 immats et 0,21 % de PDM.
Et ensuite ? On trouve l'électrique** avec 955 modèles vendus sur le premier semestre et une part de marché de 0,08 %. Certes, les volumes ont augmenté de plus de 4000 % (seulement 23 modèles en comparaison sur le premier semestre 2010). Mais, le marché pèse toujours aussi peu. Seule consolation, c'est la bi-carburation essence + GNV qui ferme la marche avec 66 modèles et 0,01 %.
Au total, les énergies alternatives ne pèsent que 1,68 % du marché.

*Comité des Constructeurs Français d'Automobiles
**Le CCFA ne comptabilise que les modèles des grandes marques

mercredi 30 mai 2012

L'administration Obama veut rouler plus vert

Le Président des Etats-Unis a déjà fait des annonces sur la volonté des USA de développer l'électrique et l'hybride plug in (un million de véhicules sur la route en 2015), afin de réduire sa dépendance par rapport au pétrole*. Un engagement qui a été encore confirmé il y a quelques jours à Washington. L'administration Obama a décidé de porter à 100 % la part des énergies alternatives** à l'horizon 2015 pour l'achat de véhicules fédéraux. La part des hybrides a été doublée, récemment, et le GSA (General Services Administration) a procédé à l'achat de 100 véhicules électriques. Il s'agit de modèles acquis auprès de Chevrolet, Nissan et Think, et qui vont être testés par une vingtaine d'agences fédérales - dont le département à l'Energie - à Washington, Detroit, Los Angeles, San Diego et San Francisco. C'est aussi l'Administration fédérale qui procèdera à la mise en place d'une infrastructure de recharge.

*L'engagement est de réduire de 30 % la consommation d'ici 2025, un objectif que les agences fédérales devront atteindre en 2020.
**Hybrides, électriques, gaz naturel ou biocarburants

mardi 21 février 2012

Volkswagen veut faciliter l'intégration des énergies alternatives grâce à sa nouvelle plateforme

Compte tenu des 220 modèles existant au sein du groupe, Volkswagen a fait de la standardisation le pilier de sa stratégie, avec déjà à son actif plusieurs plateformes modulaires*. La dernière a pour nom la MQB. Cette plateforme multimarques vise les segments A0 à B à forts volumes, autrement dit de la Polo jusqu’à la Passat en passant par la Golf. Son point fort est une position de montage identique pour tous les moteurs, depuis l'essence** et le diesel jusqu’aux moteurs entièrement électriques, en passant par les versions hybrides et le gaz naturel.



Pour parvenir à cet exploit, Volkswagen a remanié en profondeur sa famille de moteurs à essence. Ainsi, les ingénieurs ont fait pivoter la culasse, puis adapté la disposition des principaux raccordements et l’inclinaison des groupes aux autres moteurs. De la sorte, le côté admission se trouve désormais toujours à l’avant et le côté échappement à l’arrière. Dans la foulée, le schéma de bride moteur/boîte de vitesses a pu être uniformisé, permettant d’utiliser les mêmes boîtes pour plusieurs familles de moteurs, dans toutes les catégories de couple.
Le calcul est simple chez VW : les parts élevées de pièces communes permettent de réaliser des économies d’échelle. Grâce à ces efforts, le groupe a pu réduire ainsi de 88 % le nombre de variantes de moteurs et de boîtes de vitesses au sein de la plateforme MQB. Il peut ainsi produire des automobiles à des tarifs adaptés au marché, dans le monde entier, et proposer une offre beaucoup plus large. C’est également un moyen de mettre les technologies nouvelles et durables à la portée des acheteurs de voitures neuves dans les pays émergents. De plus, il est plus facile de s’adapter ainsi aux besoins locaux.


Par ailleurs, la plateforme MQB permet de limiter la prise de poids. Si on prend l’exemple de la Golf, en dépit de progrès significatifs dans le domaine du confort et de la sécurité du véhicule, le poids de la prochaine génération (la septième) restera au niveau de la quatrième génération (1997 – 2003). Dans le même temps, l’arrivée des premiers modèles à base MQB s’accompagnera d’une vingtaine d’innovations en matière de sécurité et de connectivité, jusque-là réservées aux segments supérieurs.

*comme la plateforme modulaire longitudinale MLB d’Audi, la plateforme modulaire standard MSB issue du centre de compétences Porsche et la « New Small Family » qui, avec la Volkswagen up!, la SEAT Mii et la Škoda Citigo, s’impose comme la série la plus compacte du groupe.
**dont les premiers quatre-cylindres au monde à coupure des cylindres (ACT)