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lundi 6 février 2012

Ford Mustang GT 1968. Salut Frank Bullitt!

Ford Mustang GT 1968. Une réplique à peu près parfaite de la Mustang de Frank Bullitt, personnage principal du film du même nom.
Raconter le scénario du film Bullitt, tourné en 1968, ne servirait pas à grand-chose. Il s’agit, grosso modo, de l’histoire d’un policier, sans peur et sans reproche, Frank Bullitt (Steve McQueen), en butte contre un politicien corrompu, Walter Chalmers (Robert Vaughn) et des membres de la pègre qui se disputent un truand désirant s’enfuir avec l’argent de la mafia de Chicago. L’histoire, un peu mélodramatique comme beaucoup de films de la fin des années ’60, n’est pas sans intérêt, mais c’est la poursuite automobile impliquant Bullitt et deux tueurs à gages dans les rues très inclinées de San Francisco qui a fait de Bullitt un film culte.
Évidemment, pour qu’il y ait poursuite, il faut au moins deux véhicules. Et dans Bullitt, les producteurs n’y ont pas été de main morte! Deux superbes bagnoles font donc les frais de la poursuite. Le lieutenant-détective Bullitt conduit une Ford Mustang GT 1968 verte tandis que les méchants tueurs à gages s’installent à bord d’une Dodge Charger noire de la même année. Il est assez ironique de constater que Sans Francisco, autrefois comme aujourd’hui, est une ville dont la population, en partie asiatique, est plus ouverte aux manufacturiers automobiles japonais ou européens. De plus, les rues sont souvent étroites et congestionnées, ce qui ajoute à l’esprit européen. Faire débouler, à des vitesses d’enfer, deux grosses américaines surpuissantes dans ces rues tient de la folie pure et simple… et augmente le suspens!
La poursuite entre la Charger et la Mustang débute alors que les deux tueurs à gages suivent Bullitt. Quelques coins de rues plus tard, ils perdent leur homme de vue. Mais Bullitt, lui, n’entend pas s’enfuir. Dans un moment dramatiquement réussi, les tueurs à gages voient, dans leur rétroviseur, la Mustang verte de Bullitt les prendre en chasse. Et pendant neuf minutes 42 secondes, la Mustang et la Charger se livreront un duel épique à travers une circulation parfois dense. La poursuite se termine alors que la Charger fonce dans une station-service, entraînant ses deux occupants dans la mort. Voilà pour les généralités. La réalité d’un tournage est souvent moins héroïque et parfois loufoque…
Bullitt pilote une Mustang GT propulsée par un V8 de 390 pouces cubes couplé à une transmission manuelle à quatre rapports. Les tueurs à gages ont droit à un Charger 440 Magnum avec une transmission manuelle à quatre rapports aussi. Bonjour testostérone! Pour les besoins du film, les producteurs achètent deux Mustang et deux Charger. Question d’améliorer le comportement des Mustang, les amortisseurs et leurs supports sont renforcés, de même que les traverses (cross members). Les pneus et les jantes sont plus imposants que ceux de série. Côté moteur, les mécanos se concentrent sur de nouvelles culasses. Les Charger subissent à peu près les mêmes modifications, sauf que le moteur est laissé tel quel.

Six enjoliveurs!
Le tournage de la poursuite s’est déroulé à la fin du moins d’avril 1968 à trois endroits différents de la ville de San Francisco. Le scénario original mentionnait que la Mustang et la Charger devaient prendre le magnifique Golden Gate mais les autorités de la ville ont catégoriquement refusé. En fait, seulement quelques rues de la ville ont été mises à la disposition de l’équipe de tournage et la police de San Francisco n’a fourni que deux agents pour arrêter le trafic, ce qui laissait bien peu de latitude aux producteurs. Pour remédier à la situation, plusieurs caméras ont filmé la même scène… ce qui explique que l’on peut voir plusieurs fois les deux voitures doubler la même Volkswagen Beetle verte! Et que la Charger ne perd pas moins de six enjoliveurs! De plus, la Ville désirait que les voitures ne dépassent pas 35 mph (56 km/h)… En fait, elles ont souvent dépassé les 100 mph (160 km/h)!
On a aussi fait grand cas du fait que Steve McQueen réalisait lui-même toutes les cascades à bord de la Mustang. Ce qui ne fut pas tout à fait le cas. Durant les répétitions, McQueen avait tendance à rater ses dérapages et il fut alors remplacé par un cascadeur. Mais il conduisait sa voiture pour la plupart des scènes ne demandant pas de changements de direction trop téméraires. Le très peu souriant conducteur de la Charger n’était nul autre que le cascadeur lui-même, Bill Hickman, qui avait le physique de l’emploi, d’autant plus qu’il s’agissait d’un rôle muet.
Pour ajouter au réalisme, les producteurs ont décidé de conserver les erreurs du tournage. Par exemple, une caméra, installée sur une voiture stationnée le long du trottoir, a été bousillée quand la Charger a raté un dérapage. Dans plusieurs scènes, on peut remarquer de l’équipement cinématographique dans les automobiles. La poursuite se termine lorsque la Charger entre en collision avec une station-service qui explose. En fait, la voiture ne touche jamais à la station-service à cause d’une erreur de trajectoire. Mais puisque les explosifs sautent quand même, l’illusion est presque parfaite.
Toutes ces erreurs, la trame musicale, les acteurs, l’histoire sommaire et, surtout, la Mustang et la Charger font de Bullitt un film culte. Puisque la Charger avait déjà fait les frais d’un article (http://www.guideautoweb.com/articles/3733/) nous nous sommes rabattus avec joie sur la Mustang. C’est ainsi que nous avons eu le plaisir, il y a déjà quelques années, de rencontrer Marcel Boza de Tring-Jonction, une petite localité située près de St-Georges-de-Beauce. Marcel, mécanicien et amateur de belles voitures possède une très jolie Mustang GT 1968 qui est une réplique de celle utilisée pour le film.

La Mustang de Marcel
La Mustang GT de Marcel Boza possède un moteur de 390 pouces cubes qui développait, avait de légères retouches, un respectable 325 chevaux. Désormais, on parle de 410 chevaux! Lorsque notre mécanicien a acheté cette voiture, elle était loin d’afficher l’allure qu’elle a aujourd’hui. Bien qu’elle paraissait belle, il n’en était rien, le dessous devant impérativement être refait. Rendu à ce point, le nouveau propriétaire en a profité pour effectuer une restauration complète et remplacer le pauvre 302 pouces cubes qui avait temporairement trouvé refuge sous le capot par un 390, comme à l’origine. Et tant qu’à faire, il s’est plié aux suggestions de ses amis qui voyaient déjà dans cette Mustang une réplique de la Bullitt. C’est désormais chose faite et, outre les prises d’air latérales et la barre chromée placée au bas des portes, la ressemblance entre la Mustang du film et celle de Marcel Boza est frappante.
Questionné sur les capacités routières de la Mustang GT 1968, son propriétaire nous ramène à la dure réalité des muscle cars : la tenue de route est très ordinaire (plus ordinaire que celle de la Boss 302 d’un de ses amis) et la consommation d’essence est catastrophique… En fait, Marcel Boza ne l’a jamais calculée. Ça lui ferait trop mal! Mais on peut facilement l’estimer à 30 litres aux cent kilomètres (8 milles au gallon). Il s’agit cependant d’une consommation auditive. En effet, si le moteur ne possédait pas un si beau son lorsque poussé à ses limites, le conducteur serait sans doute moins tenté d’appuyer sur l’accélérateur! Et laissez-moi vous assurer que même si vous écoutiez le film Bullitt sur un cinéma-maison de 1 000 wattts, rien ne vaut la sonorité d’un véritable 390, accompagné par une belle poussée de tous ses chevaux. Merci, Marcel!

Suzuki SX-4 2010, un petit paquet de qualités


On a tous des préjugés défavorables envers certaines marques et modèles. Quelques fois, on les invente de toute pièce en ne se fiant qu'aux dires des autres alors que dans certains cas, l'expérience nous incite à extrapoler les faits. Dans le cas de la Suzuki SX-4, je dois avouer que mon essai routier n'était pas aussi anticipé que celui de la Porsche Boxster. J'avais effectivement déjà conduit la SX-4 à ses tous débuts en 2007 et je n'avais pas été très impressionné par le produit.

À l'époque, la SX-4 présentait une motorisation trop juste, une suspension rigide et une insonorisation perfectible. La présence exclusive de la traction intégrale sur le modèle hatchback m'avait beaucoup déçue puisque la berline m'attirait d'avantage. Évidemment, avec le temps, on apprivoise la version à 5 portes qui s'est avérée d'une efficacité exemplaire sous nos conditions hivernales.

Nouveautés attendues
L'année modèle 2010 amène un vent de fraicheur à la SX-4. Elle en avait bien besoin puisque sa transmission à 4 rapports n’était plus dans le coup. On a maintenant affaire à une transmission à variation continue (CVT) qui permet d'améliorer nettement les accélérations et les reprises. Cette nouvelle venue contribue également à abaisser le niveau sonore dans l'habitacle lors de fortes sollicitations du moteur. La version manuelle bénéficie de son côté d'un rapport de plus et offre dorénavant 6 vitesses. Il ne fait aucun doute qu'avec ces nouvelles transmissions, Suzuki vient de repositionner sa SX-4 en tête de peloton dans sa catégorie. De bonnes nouvelles ne viennent jamais seules puisque la motorisation à 4 cylindres de la SX-4 propose désormais une cavalerie de 150 chevaux. Une faible amélioration au niveau des chiffres mais combien bénéfique aux déplacements du petit bolide.

Belle présentation
Et c'est une SX-4 étonnante qui s'offre au conducteur. Dès l'ouverture de la portière, on remarque un habitacle harmonieux et bien disposé. L'agencement parfait des matériaux et des couleurs saute immédiatement aux yeux et invite à prendre place à bord. La qualité de finition est également étonnante pour une voiture de cette catégorie. On semble avoir fait bien attention de ne pas présenter des plastiques de piètre qualité. La disposition des commandes est bien pensée au niveau de la console centrale mais la présence des boutons pour les sièges chauffants entre les deux sièges avant n'est pas des plus pratiques. On a également placé à cet endroit le commutateur permettant de basculer de la transmission à deux roues motrices vers celle à 4 roues motrices.

Coincés
Le seul vrai problème de la SX-4 découle de son petit gabarit. Compte tenu de sa longueur totale, de l'espace réservé au moteur, aux passagers avant et à la présence d'un coffre au volume décent, les concepteurs de la voiture n'ont eu d'autre choix que de couper dans l'espace disponible aux places arrière. Rien de bien sorcier puisque la plupart, sinon tous les constructeurs adoptent cette stratégie. Cependant, contrairement aux autres constructeurs, Suzuki semble avoir manqué d'ingéniosité afin de donner l'impression d'un espace plus grand qu'il ne l'est en réalité. On se retrouve donc avec très peu d'espace aux jambes et très coincés lorsque l'on installe des sièges d'enfants. Heureusement, ce n'est pas si désagréable puisque la SX-4 propose un large dégagement aux épaules et à la tête, ce qui permet de compenser temporairement le manque d'espace aux jambes.

Douceur et silence
C'est cependant sur la route que la nouvelle Suzuki SX-4 surprend. Que ce soit le modèle à 5 portes ou la berline, la tenue de route de ce véhicule nous étonne agréablement. Inutile de mentionner qu'avec son gabarit, les manœuvres urbaines sont très aisées. La visibilité est parfaite malgré le pilier C qui peut sembler large. La SX-4 s'amuse littéralement en ville avec une direction précise et bien dosée.

Sur la route
Une fois sur l'autoroute et atteint les 100 km\h, c'est une nouvelle voiture qui se présente à nous. Les accélérations s'avèrent constantes et bien réparties sur tout le régime moteur. La CVT permet de garder la motorisation à une efficacité maximale tout en minimisant les montées en régime, ce qui permet de diminuer le niveau sonore du moteur. La douceur de roulement est impressionnante. Les suspensions nivellent admirablement bien la route et malgré le faible empattement du véhicule, on a la sensation d'être au volant d'un véhicule de plus grandes dimensions. Le sautillement est pratiquement absent et les bruits de vent sont inexistants. À une vitesse de 120 km/h, le régime moteur se situe sous les  2 500 tours/minutes, ce qui est exceptionnel sur une si petite cylindrée. À cette vitesse, la direction s'avère toujours agréable et la voiture garde le cap sans trop d'effort. C'est même plus confortable qu'un RDX d'Acura!

À l'extrême
La SX-4 est une voiture urbaine qui accomplie admirablement bien sa tâche. Elle n'est aucunement destinée à réaliser des exploits de performances et c'est pourquoi il ne faut pas s'attendre à une machine démentielle. Les accélérations sont honnêtes et le freinage parfois perfectible. Le roulis est bien présent mais somme tout assez bien géré par les suspensions.

Il ne fait aucun doute que la SX-4 représente un bon achat. Le produit est de qualité et les prestations livrées par la voiture combleront pleinement les demandes des utilisateurs. La version hatchback a l'avantage d'offrir un excellent rouage intégral alors que la berline propose une silhouette plus agressive. Le prix d'achat est intéressant en version de base mais grimpe rapidement si on équipe la SX-4.
Fiche d'évaluation:
Véhicule d'essai:Suzuki SX-4
Version à l'essai:Hatchback JLX AWD
Fourchette de prix:17 695 $ à 24 695 $
Prix du modèle à l'essai:24 695 $
Options:Aucune
Frais de transport:1395 $
Mensualités à l'achat:436 $ (0 %) info
Mensualités à la location:454 $/ $ (8.3 %) info
Consommation observée:9.2L/100km
Garantie de base:3 ans / 60 000 km
Garantie du groupe motopropulseur:5 ans / 100 000 km
Concurrence générale:Dodge Caliber Ford Focus Kia Forte Subaru Impreza Toyota Matrix
Points forts:
  • Douceur de roulement
  • Rouage intégral
  • Consommation d'essence
  • Transmission à 6 rapports
  • Assemblage de qualité
  • Prix abordable
Points faibles:
  • Espace arrière très juste
  • Certaines commandes mal placées
Fiche d'appréciation:
Consommation:
Très intéressant en ville
Valeur subjective:
Traction intégrale étant un net avantage
Esthétique:
Plutôt la berline que la hatchback
Confort:
Nette amélioration par rapport à l'ancien modèle
Performances:
Honnêtes pour une si petite cylindrée
Appréciation générale:
Voiture très efficace pour le Québec

Audi A4 Avant, un périple hivernal en Europe


Il est souvent dit que les voitures européennes, du moins les meilleures, sont encore plus agréables à conduire sur le Vieux Contient que sur nos routes. Notre collaborateur Jacques Wong a eu l’opportunité de pouvoir conduire une Audi A4 Avant lors d’une tournée effectuée dans trois pays d’Europe l’hiver dernier. Voici son récit et ses impressions de conduite.
« Ce n'est pas tous les jours qu'une personne a la chance et l'opportunité de conduire une des meilleures voitures allemandes dans des conditions routières susceptibles de les tester de façon plus sérieuse tout en offrant un agrément de conduite plus élevé que la moyenne. J’ai eu la chance de pouvoir rouler en plein hiver sur les routes des Dolomites italiennes et autrichiennes afin de participer à différentes compétitions de ski de fond. Suite à un périple de trois semaines dans des conditions les plus diverses, voici quelques bribes de mon expérience d’essayeur automobile  le temps d’une excursion en Europe au volant d'une Audi A4 Avant. Et même si cette voiture n'a pas toutes les caractéristiques et le même équipement que les automobiles Audi vendues au Canada, les conditions d'utilisation dans deux pays alpestres m’ont permis  d'en apprendre davantage sur cette voiture.
Une fois la traversée de l'Atlantique effectué et l'atterrissage à l'aéroport de Munich réalisé sans anicroche, j'ai récupéré mon gros sac à skis et mes bagages pour me diriger vers le Forum Audi situé à même l'aéroport de Munich qui, soit dit en passant est l'un des plus beaux du genre sur le continent européen. Mais revenons à notre voiture qui sera notre véhicule au cours des trois prochaines semaines. Cette voiture autant par sa silhouette sobre et sa couleur grise est tout à fait germanique en fait de qualité d'assemblage. De plus, l'habitacle est bien étudié et confortable tandis que la mécanique  est à l'égal de ce qui se fait de mieux dans la catégorie. Notons que notre auto  était équipée d’un moteur V6 de 3. 2 litres  couplé à une boîte automatique à six rapports et au rouage intégral Quattro. J'ai appris à mon retour que ce moteur n'est malheureusement plus disponible sur notre marché, étant remplacé par le nouveau moteur V6 3,0 litres à compresseur. Que l’on dit plus performant et moins gourmand en carburant. Il est également plus léger que le 3,2 litres qui faisait parfois sentir sa présence sur les  routes étroites  en haute montagne. Par contre, c'est un moteur qui semble n’a jamais peiner à la tâche, même à haute vitesse sur les  autoroutes allemandes. Quant à la transmission automatique de type manumatique je n'ai aucun reproche à lui adresser.
Après ce bref tour du propriétaire, le temps est venu de le placer nos nombreux bagages à l'intérieur. Même s'il s'agit d'une familiale intermédiaire, l'Avant possède un espace de chargement assez limité lorsque  les dossiers de la banquette arrière sont relevés. Par contre, une fois ces dossiers abattus ma compagne de voyage et moi avons pu placer nos deux grosses valises et nos sacs à skis sans trop de problèmes.
Naturellement, un cache bagages est un accessoire fort apprécié, par contre, j'ai été surpris par la lourdeur de la barre d’ancrage de cet accessoire qui est également assez difficile à enlever et à remettre. Autre détail, il est également possible de déployer un filet de retenue afin de prévenir la projection d'objets en cas d'arrêt brusque ou de collision frontale. Et chez Audi, on ne manque jamais l'occasion de rendre la voiture plus utile car non seulement le dossier arrière est de type 60-40, mais il y a également un passe ski qui est placé immédiatement derrière l'accoudoir.
Comme toute Audi qui se respecte, la qualité de la finition, la disposition du tableau de bord ainsi que le confort des sièges sont supérieurs à la moyenne. Par contre, il m'a fallu au moins une couple de jours pour pouvoir déchiffrer toutes les astuces du système de gestion MMI dont le gros  bouton central permet de régler avec grande précision le chauffage et la climatisation, mais ma patience a parfois été mise à l'épreuve car certaines commandes sont difficiles à déchiffrer.
Vers la Dolomitenlauf
Partant de Munich, nous nous dirigeons vers l'Autriche pour participer à l'épreuve Dolomitenlauf qui comme son nom l'indique se déroule dans les Dolomites autrichiennes. Cette chaîne de montagnes traverse l'Italie mais elle se poursuit également en Autriche. Pour se rendre nous avons fait un part du trajet  sur l'autoroute et c'était ma première expérience sur les célèbres autobahn allemande, ce qui m'a permis de découvrir la très grande stabilité de cette voiture à haute vitesse ainsi qu'une visibilité trois quart arrière assez faible. J’ai été en mesure d’apprécier les excellents rétroviseurs dont était équipée notre voiture. Mais, encore mieux, le système de détection de véhicules dans l'angle mort s'est avéré une véritable bénédiction.
Puis une fois dans les montagnes, la voiture se comportait avec autant de d'assurance que sur l'autoroute alors qu'elle a enfilé les routes en lacets sans coup férir. Certaines sections de la route étaient soient enneigées ou glacées mais le système Quattro en maîtrisait ces éléments comme si de rien n'était. Nous sommes arrivés à bon port sans trop de fatigue, un témoignage du silence dans l'habitacle et du confort des sièges avant. Par compte, si nous avions eu des passagers aux places arrière, il se peut que ces derniers se soient plaints du manque d'espace pour les jambes et de la fermeté de la banquette.
Un autre détail à souligner, les essuie-glaces étaient constitués de lames mono pièce qui se sont avérés très efficace aussi bien pour nettoyer la neige fondante que les projections de la chaussée.
Cap sur l'Italie
Après avoir participé de l'épreuve de ski de marathon Dolomitenlauf, nous mettons le cap sur l'Italie pour participer à la célèbre course de ski de fond de longue distance Marcia Longa. Cette fois-ci, la grande majorité du trajet s'effectue dans les montagnes, dans des chemins sinueux et étroits qui sont souvent recouverts de neige. Je me suis bien amusé à piloter la A4 sur ces routes, profitant de la maniabilité de celle-ci et effectuant le passage d'une vitesse à l'autre  à l'aide des palets placés derrière le volant. Je ne m'en étais pas servi jusqu'à présent mais j'ai bien apprécié. Par contre, sur les autoroutes et pour la conduite de tous les jours, c'est assez peu utile.
Cette voiture m'impressionne davantage à tous les jours. Plus on l'utilise, plus on l'apprécie et entre les deux courses, nous avons profité de l'occasion pour faire un peu de tourisme et c'est à ce moment-là que j'ai apprécié le cache bagage.
Une importante tempête de neige s'est abattue sur la région lorsque le nous tentions de rejoindre le village de Moena, site du départ du marathon de ski de fond la Marcialonga. Les bourrasques de neige rendaient la visibilité assez difficile et j'étais surpris de constater que la circulation était assez clairsemée. C’était intriguant compte tenu que plusieurs milliers de personnes devaient se rendre dans cette ville pour participer à cette course de réputation internationale. J'ai eu ma réponse lorsque nous sommes arrivés dans l'entrée d'un petit village alors que  deux carabiniers nous ont intercepté pour nous annoncer que la route était bloquée devant nous et qu'il fallait emprunter un détour. L'un des policiers était même assez irrité par le fait que nous nous soyons rendus jusqu'à ce point car selon lui la route que nous venions d'emprunter était bloquée elle aussi. Puis, son collègue, le regarde et lui dit : ‘Mais c’est une Audi !’. Lui signifiant par une mimique pour appuyer ses paroles que ce genre de voiture pouvait passer partout.
Après avoir roulé pendant plus de 1200 km depuis notre arrivée en terre européenne nous avons enregistré  une consommation moyenne d'environ 13.2 litres aux 100 km, ce qui est excellent contenu de la puissance du moteur (265 chevaux) et que nous étions lourdement chargés. Par contre, comme tout Canadien habitué à payer son essence assez peu chère, ce fut un choc de faire le plein compte tenu du prix du litre de carburant et de la force de l'euro par rapport à notre dollar canadien. Et dire que les Américains se plaignent.
Retour vers Munich
La balance de notre périple européen s'est déroulée sans ennui et sans anicroche. Nous sommes revenus sur le plat pays en direction de la capitale de la Bavière en appréciant toujours la qualité de la conduite et le confort de la voiture. Mais, à chaque fois qu'on devait placer tous nos bagages et nos gros sacs à skis à l'intérieur, cela nécessitait une certaine planification. Heureusement, le seuil de chargement de la soute à bagages est relativement bas ce qui facilite la tâche. Par contre, il était très facile de souiller ces pantalons en se frottant sur le pare-chocs. J'ai appris au fil des jours et, avant de charger la voiture, je plaçais une petite couverture pour cacher le pare-choc et protéger mes pantalons.
En fin de compte,  la Audi A4 Avant s'est révélé une voiture d'une grande polyvalence bien que ses capacités de chargement soient limitée. Les personnes qui voyagent à quatre devront sans doute utiliser un porte-bagages et même une valise de toit pour transporter tous leurs objets. Par contre, c'est une voiture excessivement agréable à conduire dans toutes les conditions et son rouage intégral permet d’affronter toutes les conditions. »

BMW Série5 2011 : dévoilement mondial sur internet


Le constructeur Bavarois BMW annonce par le biais d’un court communiqué de presse, accompagné d’une photo illustrant la silhouette toute illuminée de la prochaine berline de Série5, lequel comprend également un vidéo complémentaire.

Par cette annonce, BMW nous fait savoir que le dévoilement mondial de cette nouvelle mouture se fera sur internet, le 23 novembre prochain à 8h p.m. (heure européenne).

Éternelle rivale, aux Mercedes-Benz de Classe E qui viennent d’être renouvelées, ainsi qu’aux berlines Audi A6 qui elles aussi, sont sur le point de passer à une nouvelle génération, la berline BMW de Série5 est dorénavant conçue et développée autour de la plateforme et de certains éléments mécaniques utilisées pas sa grande sœur, la BME de Série7.

Pour faire suite à ce dévoilement mondial sur internet, cette nouvelle venue devrait normalement être dévoilée et présentée devant public, par le biais des différents salons internationaux de l’automobile qui se dérouleront au cours de l’année 2010.

Moteur du d'une automobile

Cliquez sur l'image pour agrandir !!!!


6000 kilomètres en 4L : détente et sport s'allient à l'humanitaire.

Dans quelques jours, et précisément le 13 février, se déroulera la 11ème éditions du Raid 4L Trophy qui partira de Paris et finira à Marrakech le 23 février. 6000 km pour c'est la distance que devront parcourir ces Renault 4L, venant de plusieurs pays, dans le but d'apporter de l'aide au enfant du sud du Maroc. En effet, tout au long du trajet les participants devront collecter puis acheminer des sacs à dos plein de provisions scolaires et sportives au profit des écoliers marocains.

Pour cette édition, un prix 4L Eco Challenge sera remis à l'équipe qui aura montré son soucis de réduire les émissions de CO2 et aussi de respecter la propreté des sites traversés tout au long du raid.

Les trajectoires

En sport mécanique, avoir de bonnes trajectoires est gage de bons chronos! Un bon positionnement dès l’entrée du virage permet une meilleure vitesse de sortie, ce qui permet une meilleure vitesse de pointe dans la ligne droite suivante. Il ne faut cependant pas croire que la trajectoire la meilleure est la plus coutre.
Approche théorique
En virage, tous les véhicules sont soumis à la force centrifuge. La force centrifuge est celle qui pousse le véhicule et ces passagers vers l’extérieur du virage. Lorsque la force centrifuge est trop importante, la force d’adhérence du pneu est vaincue, le véhicule glisse...
Sur le plan mathématique, cette force (notée F) peut être modélisée (en simplifiant) par l’équation :
F = mV² / D
V représente ici la vitesse, et D le diamètre de braquage, et m la masse du véhicule. Pour mieux comprendre, prenons un exemple.
Pour la mise en application, nous négligeront la masse (car constante), nous prendront un virage ayant un rayon de 5M à la corde. Nous supposerons que le kart perd l’adhérence lorsque la force centrifuge atteint la valeur 500N (soit environ 50kg).

Si l’on prend le virage à 49km/h, à la corde de l’entrée à la sortie, la force appliqué au kart sera de 49² / 5 = 480,20N. C’est correct, le karting ne perdra pas son adhérence.
Nous rentrons maintenant dans le virage à 60km/h, mais nous modifions la trajectoire en élargissant pour avoir un rayon de braquage de 7.5 mètres. La force centrifuge aura désormais pour valeur 60² / 7.5 = 480,00N. Ainsi, en élargissant vos trajectoires, vous pourrez conserver une vitesse supérieure à celle que vous auriez eu en restant complètement à l’intérieur du virage. Passons maintenant à la pratique.

B) Approche pratique
En sport automobile, il faut appliquer la règle « extérieur, intérieur, extérieur ». C'est-à-dire il faut aborder le virage à l’extérieur de la piste, « plonger à l’intérieur » du virage (appelé la corde), puis élargir sa trajectoire pour ressortir à l’extérieur du virage.
Trajectoire théorique:
Virage simple:
En ce qui concerne le Karting, la trajectoire idéale est légèrement différente. Comme ces véhicules sont dépourvus de boîte de vitesse, l’important est de garder le moteur le plus haut possible en régime en sortie de courbe. Pour se faire, il faut sacrifier un peu l’entrée du virage, comme sur le schéma suivant:
Succession de virages: Le même principe s’applique dans le cas de virages se succédant. C'est-à-dire que l’on sacrifie l’entrée pour favoriser une bonne sortie de courbe:
Allez voire aussi ces articles sur le pilotage des karts: