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mardi 10 avril 2012

GM passe à l'injection directe essence

Le moteur à essence n'a pas dit son dernier mot, mais il sera plus économique à l'avenir. Et cela, GM l'a compris. Le constructeur américain, toujours sous la menace d'une faillite, fait feu de tout bois actuellement. Dernier exemple en date : il mise sur l'injection directe pour les moteurs à essence. Sur le même principe que pour les moteurs diesel modernes, on injecte à haute pression du carburant qui est plus finement dosé et qui contribue donc à consommer moins. La technologie s'applique sur plusieurs modèles du groupe (Buick, Cadillac, Chevrolet, GMC, Pontiac, Saturn). La démarche est vertueuse, mais on remarque quand même au passage que l'injection directe s'applique sur des gros moteurs (2 L turbo, 2,4 L, 3 L V6). Il ne reste plus qu'à réduire la taille des moteurs et celle des véhicules et General Motors pourra repartir de l'avant. Mais, il ne faut pas désespérer.

dimanche 25 mars 2012

Un filtre à particules pour les moteurs à essence en vue d'Euro 7

Non, vous ne rêvez pas... Les moteurs à injection directe essence émettent eux aussi des particules, et beaucoup même quand ils fonctionnent en mode hybride, dans certaines plages. Mais, le niveau restait dans des proportions acceptables par rapport aux normes en vigueur. Ce ne sera en revanche pas la même histoire quand entreront en vigueur les normes Euro 7 en 2020. C'est la raison pour laquelle un projet de recherche, baptisé TRIPTIC-H (TRaItement des ParTICules issues de moteurs à injection directe essence pour une application véhicule Hybride), vise à développer une solution de post traitement pour éliminer les particules ultra fines. Et on s'achemine donc vers un filtre à particules, adapté aux moteurs à injection directe essence. Le projet est piloté par l'IFP Energies Nouvelles avec un certain nombre de partenaires*, dont PSA ce qui indique au passage que le constructeur planche aussi sur l'hybride essence.



Pour ce projet, le consortium examine actuellement deux pistes. La première consiste à filtrer les particules, en complément d'un catalyseur classique trois voies, et à les oxyder en présence de gaz pauvres en oxygène. Cette solution requiert des catalyseurs sans métaux précieux. La seconde option consiste à traiter simultanément les particules et les émissions de gaz au sein d'un seul et même support. Une solution qui a le mérite de favoriser une meilleure intégration au sein du véhicule. Les deux hypothèses de travail feront l'objet de prototypes, testés en laboratoire puis sur banc moteur pour la (ou les) solution(s) retenue(s). Le développement du filtre à particules pour moteur à injection directe essence fera aussi l'objet d'un développement pour les stratégies de contrôle moteur, de façon à oxyder les suies sans que ces dernières ne viennent s'accumuler. Le projet est soutenu par l'ANR (Agence Nationale de la Recherche).

*CTI (PME spécialisée dans les céramiques techniques et les membranes pour la filtration des liquides), ICRECLYON (labo de recherche à Lyon spécialisé dans la chimie verte), PSA Peugeot Citroën, Saint-Gobain CREE (centre de R&D commun aux différents activités)