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mardi 20 novembre 2012

La mobilité du futur prise en compte par le grand emprunt



Dans le rapport remis au Président de la République par Alain Juppé et Michel Rocard, qui étaient chargés de définir les axes du grand emprunt, on peut lire que l'accent est mis sur la recherche et l'innovation. Au rayon des nouvelles technologies, c'est l'aéronautique qui est la mieux servie pour développer l'avion du futur (plus économique en carburant), mais l'automobile n'est pas oubliée. Le grand emprunt prévoit 1 milliard pour les véhicules du futur et 2,5 milliards pour les villes durables. On peut lire ci-contre les chiffres (source : Les Echos).



S'agissant de la mobilité du futur, il faut espérer que ces fonds ne vont pas servir à optimiser les moteurs thermiques des véhicules des constructeurs français, mais bel et bien à financer des solutions de rupture. Le monde change et la propulsion électrique (à batterie, en mode hybride ou à pile à combustible) est à développer au plus vite. Les pôles de compétitivité, qui ont plein de projets et des idées plus novatrices, peuvent accompagner ce changement. Il faut aussi préparer l'infrastructure avec des bornes de recharge facilement accessibles.




L'autre grande idée est de développer ce qu'on appelle les villes durables. Cela passe par une réorganisation du transport (auto partage, transports en commun plus efficaces et bien connectés), la création d'éco quartiers et le développement du numérique. Avec des infrastructures digitales (des réseaux intelligents et à haut débit), on a moins besoin de se déplacer pour certaines tâches et tout cela bénéficie in fine à l'environnement. On devrait assister à un foisonnement de services (infos en temps réel sur les différents modes de transport, géolocalisation) pour se déplacer et vivre mieux.
Bref, si tout cela est appliqué, la France pourrait se projeter dans le XXIème siècle et proposer de nouvelles formes de mobilité.

mercredi 27 juin 2012

Le véhicule du futur concerné par le Grand Emprunt


Le Président de la République a fait le point hier sur le Grand Emprunt. Il a fait un état de l'avancement de ce programme de 35 milliards d'euros d'investissement, qui repose en grande partie sur une économie verte. Le véhicule du futur est l'un des secteurs prioritaires de l'industrie, tout comme l'aéronautique, et captera une enveloppe d'un milliard. L'accent sera mis en particulier sur la voiture électrique. L'automobile sera également impactée par d'autres domaines, comme par exemple les réseaux intelligents de type "smart grid" (250 millions), ou encore l'économie numérique (4,25 milliards d'euros) avec le "cloud computing" et le logiciel embarqué.



A ce jour, 5 projets de véhicules du futur ont été avalisés pour un montant de 35 millions d'€. L'un d'eux est par exemple le projet CROME, qui est une expérimentation de l’usage de véhicules électriques ou hybrides rechargeables dans une zone transfrontalière. C'est une initiative franco-allemande, localisée dans la région de Strasbourg en France et du Bade-Wurtemberg en Allemagne. Elle est soutenue par des acteurs majeurs comme EDF, Schneider Electric, PSA et Renault en France, EnBW, Bosch, Siemens, Daimler et Porsche en Allemagne. S’y ajoute la participation de centres de compétence et de laboratoires de recherche. CROME testera l’interopérabilité des systèmes de recharge et permettra d’influencer les normes et la standardisation de solutions transnationales.


L’automobile est concernée également par un autre projet, portant sur les biocarburants et les biomatériaux. Le projet PIVERT, du nom d'un institut d’excellence, est spécialisé dans la chimie du végétal. Il permettra ainsi d’optimiser des ressources agricoles et forestières et de produire de façon renouvelable et durable des produits de la vie quotidienne, dont des biocarburants, en respectant les principes de la chimie verte. Le projet rassemble des acteurs industriels majeurs (Maguin SAS, PCAS, Rhodia, SNC Lavalin SAS, Sofiprotéol).


Un troisième exemple concerne les matériaux composites. Ce projet est porté par l’IRT Jules Verne à Nantes, axé sur l’ingénierie et les technologies avancées de production de matériaux composites, métalliques et de structures hybrides. Ce nouvel opérateur de recherche technologique rassemblera l’ensemble des acteurs pour développer des outils au service des principales filières industrielles françaises (automobile, aéronautique, énergie, construction navale). Parmi ses principaux thèmes figurent les procédés composites (avec en sous-thèmes la thermique la simulation des procédés de fabrication, le comportement et la durabilité de ces matériaux composites), mais aussi les métaux, le recyclage, ou encore l’acoustique…