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samedi 15 septembre 2012

Dezer Collection

Après la vente du Bond Museum de Peter Nelson et de sa fabuleuse collection de voitures, ces dernières ont pris la route de la Floride il y a quelques mois pour prendre leur quartiers dans la Collection Dezer, un très beau musée situé à Miami. Ici, une brochette d'Aston Martin (deux V8 de Tuer n'est pas jouer et une DBS d'Au service secret de Sa Majesté) ainsi que la Toyota 2000GT d'On ne vit que 2 fois, attendent d'être disposées dans le musée.



D'autres voitures attendent sagement leur tour, fraîchement arrivées d'Angleterre : Lotus Esprit Turbo, Triumph Stag, Volga Gaz, AMC Matador, Ford Thunderbird...

mercredi 12 septembre 2012

Une DBS au Bond Museum


Le Bond Museum de Peter Nelson, la plus grande expo permanente de véhicules utilisés dans la série des Bonds, vient d'acquérir une des Aston Martin DBS rescapées du tournage de Quantum of Solace, le dernier film en date (2008). La voiture est encore recouverte de la poussière blanche des carrières de marbre de Massa-Carrara en Toscane, où fut tournée l'ouverture du film, près du Lac de Garde.
La seule DBS rigoureusement intacte utilisée (brièvement) sur le tournage réside désormais chez Aston Martin, où elle fait parfois office de véhicule de presse.

THE BOND MUSEUM
Southey Hill Trading Estate,
(Derrière le Cumberland Pencil Museum)
Keswick, Cumbria CA12 5NR
www.thebondmuseum.com

vendredi 31 août 2012

PPW 306R


Le 1er Décembre 2008, la seconde Esprit S1 blanche conduite par Bond dans L'espion qui m'aimait a été vendue à Londres, lors d'une vente aux enchères organisée par Bonhams. C'est un collectionneur américain qui s'en est porté acquéreur.
Petit rappel : en 1976, deux Esprit avaient été envoyées en Sardaigne par Lotus Cars, accompagnées du chef essayeur de la marque, Roger Becker. La voiture venait d'entrer en production et peu d'exemplaires étaient disponibles. Le fondateur et directeur de Lotus avait donc été contraint de prêter sa propre Esprit à la production, ce qu'il fera de nouveau dans le cadre du tournage de Rien que pour vos yeux en prêtant son Esprit Turbo toute neuve à 007.
Après le tournage, la voiture le plus souvent visible à l'écran était restée chez Lotus où elle passa de longues années avant d'être vendue en 1998 lors d'une ventes aux enchères. La voiture, PPW306R, était alors partie rejoindre (avec une Esprit Turbo de Rien que pour vos yeux également vendue par Lotus à cette occasion) la collection du Musée Cars of the Stars, dirigé par l'anglais Peter Nelson qui, récemment, l'a rebaptisé The Bond Museum. La seconde Esprit avait été perdue de vue, revendue par Lotus comme véhicule d'occasion. Lors de la vente de Bohnams de décembre 2008, on a appris qu'elle avait été la possession d'un collectionneur allemand qui lui avait fait subir quelques modifications au fil des ans. L'intérieur, notamment, avait été entièrement modifié et les rétroviseurs remplacés. Son propriétaire suivant, désireux de lui rendre son aspect original, a chargé l'usine Lotus de Norwich de restaurer l'intérieur et de ré-installer la sellerie d'origine et les sièges en tissus écossais avant de la mettre en vente chez Bonhams.


Cet exemplaire a été utilisé sur le tournage en Sardaigne comme voiture-caméra, sur laquelle plusieurs caméras Panavision avaient été fixées pour filmer l'autre Esprit en action aux mains de Roger Becker. Ce dernier avait été chargé de remplacer les cascadeurs officiels du film (dont George Leech) car il avait su prouver aux producteurs qu'il pouvait conduire plus nerveusement la voiture. L'Esprit mise en vente est aussi celle utilisée lorsque que Q (Desmond Llewelyn) livre la voiture à Bond sur le petit port, sortant du ferry pour ensuite présenter à 007 les différents gadgets sous le regard intrigué d'Anya Amasova (Barbara Bach). Aujourd'hui, la voiture n'est pas entièrement originale car elle conserve encore ses deux rétroviseurs qui ne sont pas d'origine. De plus, un logo Lotus a été ajouté sur le capot alors qu'il n'y en avait pas sur le modèle d'origine. Mais elle demeure la seule des deux Lotus a être équipée du bouton (fictif !) de lancement de missile.


Légende des photos : L'Esprit vendue en décembre che Bonhams / Les deux Esprit en action en Sardaigne, l'une chassant l'autre / Ci-dessus, la même, livrée à 007 par Q.

007 vend son Esprit Turbo


Débutons ce blog avec une vente aux enchères. Ce n'est pas souvent qu'une Lotus ayant 'appartenu' à Bond se retrouve aux enchères. La dernière en date était la seconde Esprit S1 blanche utilisée sur les routes de Sardaigne dans L'espion qui m'aimait. Cette fois, c'est une Esprit Turbo de Rien que pour vos yeux qui était proposée chez Coys au château de Blenheim Palace, le 18 juillet dernier et qui a été adjugée 105 000 Livres. Rappelons que deux Esprit Turbo blanches (OPW 654 W) avaient été utilisées sur le tournage en Grêce (qui doublait l'Espagne) avant d'être rappatriées à l'usine Lotus de Norwich pour être repeintes en bronze, avec de très exclusifs porte-skis montés sur le toît. Elles avaient ensuite été envoyées sur le tournage du film dans les Alpes Italiennes, à Cortina d'Ampezzo (ré-immatriculées OPW 678 W).
L'une d'elles, celle vendue chez Coys, avait été le prototype de l'Esprit Turbo, modèle inauguré par la série de 100 exemplaires Essex lancée en 1980. La Lotus de 007 partage d'ailleurs avec le modèle Essex les jantes Compomotive et l'incroyable chaine hifi montée au plafond (que l'on distingue durant la scène où Bond/Moore se rend à la villa de Gonzales). Cet exemplaire avait en outre été utilisée par le fondateur de Lotus, Colin Chapman. Elle avait déjà été mise en vente en 2006, sur Ebay. La seconde Esprit Turbo utilisée dans le film réside au Bond Museum, dans la collection de Peter Nelson, située à Keswick, Angleterre.


On peut distinguer les deux Esprit aujourd'hui car elles ont subi quelques modifications au fil des années. Celle vendue chez Coys en juillet dispose d'un capot moteur qui présente 6 orifices à la base du pare-brise. Celle du musée n'en comprend que deux car le capot a été changé il y a quelques années. L'Esprit Turbo de Coys n'a plus les mots Good Year peints en blanc sur les flancs des pneus. A l'époque du tournage du film, dans le cadre d'une vaste opération promotionnelle, les deux Lotus avaient été chaussées de pneus Good Year (qui équipait les Lotus de Formule 1 à l'époque) et le nom du manufacturier de pneus avait été peint en blanc afin d'être plus lisible à l'écran. Et l'on avait également peint en blanc le nom 'Lotus' sur le pare-chocs, une option qui n'existait pas au catalogue. Lotus avait même fait produire une série de blousons aux couleurs de 007 et Lotus, Roger Moore en portait un lors de la fameuse séance photos de Cortina d'Ampezzo, organisée sur la route menant à l'Hôtel Miramonti où 007 réside dans le film. A noter que l'Esprit Turbo du Bond Museum est très fréquemment prêtée pour être présentée dans des expos en Angleterre, comme l'année passée au Festival de Goodwood ou pour des articles dans la presse (Octane Magazine, en 2008).

Enfin, il est étonnant de constater que le communiqué de pressé publié par Bonhams pour présenter le véhicule comporte une erreur grossière. Ce communiqué précise en effet que deux Lotus Esprit Turbo ont été utilisées sur le tournage du film mais que l'une d'elle a été détruite lors d'une cascade. C'est bien évidemment faux, la seule Esprit détruite sur le tournage fut une carrosserie vide spécialement conçue par Lotus Cars pour la scène d'auto destruction de la voiture. Les deux Lotus existent toujours !

vendredi 6 avril 2012

Bond Museum


Depuis fin mars, une nouvelle pensionnaire a pris ses quartiers au Bond Museum de Peter Nelson, à Keswick en Angleterre.
Il s'agit d'une des Jaguar XKR utilisées par le personnage de Zao dans "Die another day" (Lee Tamahori, 2002). L'exemplaire présenté a été utilisé sur le tournage en Islande et dans les décors conçus à Pinewood, avant d'être fréquemment exposé en Angleterre, dans des salons autos et des manifestations Bondiennes. Equipé de 4 roues motrices par la production du film, il présente tous les gadgets visibles à l'écran.


jeudi 26 janvier 2012

PPW 306R, suite.

Aux Bahamas en 1976, durant le tournage de "L’Espion qui m’aimait" (Lewis Gilbert, 1977) plusieurs coques de Lotus Esprit avaient été fournies par Lotus Cars et équipées de façon à simuler la conversion de l’Esprit en sous-marin, après son plongeon (tourné en Sardaigne). Chaque carrosserie fut utilisée pour un effet particulier mais une seule fut équipée pour ‘naviguer’ sous l’eau, motorisée mais non étanche (deux hommes grenouilles la pilotaient).



Pendant le tournage, fin janvier 1977, six mois avant la sortie du film (L'espion qui m'aimait sortira sur les écrans américains le 3 août 77) la voiture fut prêtée pour apparaître sur le stand Lotus d'un Salon de l’Auto de la côte Est (peut-être New York). La Lotus Esprit était la grande nouveauté de la marque et Lotus comptait le plus tôt possible profiter de l’impact publicitaire de son apparition dans un James Bond. C’est la société Perry, qui avait conçu le sous-marin en collaboration avec Lotus, qui fut chargée du transport et de l’explication des gadgets aux responsables du stand Lotus. C’est probablement sa seule apparition en dehors du film, dans son apparence originale. Dans le courrier ci-dessous daté du 31 janvier 77, (notez le splendide papier à en-tête !), la Location Manager du film, Golda Offenheim, qui se trouve aux Bahamas, répond au responsable de la concession Lotus pour l'est des USA et se réjouit que la Lotus sous-marine soit bien arrivée sur le salon de l'Auto. Après le salon, la Lotus amphibie retourna aux Bahamas.



Une autre carrosserie fut en grande partie utilisée pour les scènes de conversion, notamment l’escamotage des roues qui laissent place à des ailerons de direction, et pour la scène où l’Esprit lance une roquette contre l’hélicoptère Bell Jet Ranger 206 de Naomi.
Cette Esprit, ainsi qu'une autre (peut-être la version motorisée) existent encore aujourd‘hui. Elles étaient restées aux Bahamas après le tournage et connurent une retraite peu glorieuse jusqu’à ce qu’elles furent découvertes par Peter Nelson, le propriétaire du musée Cars of the Stars et du musée Bond Museum, la plus grande collection de véhicules Bondiens. Pourquoi ces voitures n’ont-elles pas été conservées par la production ou par Lotus après le tournage ? L’explication la plus courante est que Cubby Broccoli aurait promis de les céder à un grutier local, un certain M. Roberts, qui avait participé très efficacement au tournage, en guise de remerciements. Je me suis renseigné il y a plusieurs années : les voitures sous-marines appartenaient à Eon (c’est à dire Broccoli) et non à Lotus, contrairement aux deux Esprit de route. Cubby était donc libre d’en faire ce que bon lui semblait. Si elles avaient appartenu à Lotus Cars, nul doute qu’elles auraient été ramenées en Angleterre et conservées parfaitement.


Déjà connu pour être un spécialiste des voitures de Bond, vers la fin des années 90, Peter Nelson reçoit un jour un coup de téléphone d’un employé du consulat anglais aux Bahamas. « Il m’a dit qu’il venait de trouver deux Lotus ayant tourné dans un Bond. Je lui ai demandé de m’envoyer des photos et sur l’une d’elles, on pouvait voir une des coques sous-marines posée sur des parpaings dans le jardin d’une maison, repeinte en rouge".
(Voir article ci-dessus, datant de février 1991, où l'auteur n'est quant à lui pas certain que la voiture soit la version motorisée de l'Esprit sous-marine).
"Leur propriétaire possédait une sorte de décharge" poursuit Nelson, "dans laquelle se trouvait l’autre Lotus, blanche. Celle que je possède aujourd’hui. Nous sommes tombés d’accord sur un prix, pour les deux voitures, aux alentours de 10 000 dollars. Le problème, c’est que la découverte des deux Lotus s’est propagée en dehors du consulat. Très vite, un groupe de personnes appelés The Ian Fleming Fondation, eux aussi spécialisés dans la recherche de véhicules de Bond, ont débarqué aux Bahamas et sont arrivés à me griller et à acheter les deux voitures pour les rapatrier chez eux, à Chicago. J’étais très déçu.


En fait, cela faisait déjà quelques années que nous avions cette rivalité amicale. Il était déjà arrivé dans le passé que j’obtienne des véhicules qu’ils avaient repérés en premier, et vice versa. Mais là, j’étais véritablement révolté. Je suis donc allé les voir et leur ai dis : « Ecoutez, j’étais censé acheter ces voitures. Nous pourrions nous arranger ? » Très gentiment, ils ont gardé la Lotus rouge qui semblait être celle en meilleur état, et m’ont laissé l’autre, la blanche. Pour moi, c’était la meilleure des deux car c’est celle qui fut utilisée pour la conversion en sous-marin, et aussi celle qui tirait le missile sur l’hélicoptère. Ils ont restauré la leur mais j’ai décidé quant à moi de conserver la mienne en l’état, telle que je l’ai trouvée aux Bahamas. »
Sur l’état de sa découverte, Nelson poursuit : « Ce qui est intéressant, au sujet de cette voiture, c’est que tous les mécanismes sont encore présents à l’intérieur, les divers câbles et autres pièces mécaniques qui permettaient la conversion, et ce malgré tout ce temps passé dans l’eau puis dans une décharge. »


Au sujet de la restauration entreprise par la Ian Fleming Fondation, certains détails sont discutables (photo ci-dessus). Les plaques d'immatriculations n'ont pas été réalisées avec les mêmes caractères que les plaques anglaises visibles dans le film, tandis que les feux et clignotants situés dans le pare-chocs avant sont ceux montés sur les Lotus Esprit destinées au marché américain. Ce qui, bien sûr, n'était pas le cas de la Lotus de 007. Enfin, pourquoi avoir collé un logo Lotus sur le capot alors que l'Esprit de Bond (et toutes les Esprit S1 produites à cette époque) n'en possédaient pas ? Des petits détails pénibles qui rendent le choix de Peter Nelson de ne pas restaurer la sienne particulièrement judicieux. Il le confirme d'ailleurs : "La seule restauration valable ne pourrait être réalisée que par Lotus Cars. Peut-être la feront-ils un jour..."

Dans son musée, Peter Nelson possède l’une des deux Lotus Esprit utilisées pour le tournage des scènes sur route (ainsi que le side-car qui la poursuit dans la scène). La seconde a été vendue aux enchères l’année dernière et appartient à un collectionneur américain.