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lundi 26 novembre 2012

PharOS : une électronique plus sûre pour la voiture de demain



En 2011, l'automobile va adopter une nouvelle norme qui va renforcer la fiabilité de l'électronique de bord. La norme ISO 26262 va introduire la notion de sûreté de fonctionnement. C'est ce qui s'applique par exemple à l'aéronautique, le ferroviaire, le nucléaire ou encore certains secteurs de la grande consommation. L'objectif est de hiérarchiser le risque en fonction des pannes et - in fine - de garantir une plus grande fiabilité, avec des composants éprouvés. C'était nécessaire avec la multiplication des aides à la conduite. Il faut savoir que l'électronique embarquée représente aujourd'hui 30 % du coût d'une voiture et que ce marché "pèsera" 230 milliards de $ en 2015. Depuis déjà quelques années, des initiatives voient le jour pour essayer de réduire la complexité, comme par exemple le standard AUTOSAR (le standard d'architecture électronique sur laquelle s'accordent une majorité d'acteurs de l'automobile pour le développement de composants et de logiciels). La sûreté de fonctionnement sera cataloguée comme un bonus-malus, avec une échelle de A à D (du plus neutre au plus critique). Ces niveaux ASIL (pour Automotive Safety Integrity Level) seront déterminés pour la sûreté des composants fournis par les équipementiers.




A l'occasion d'un congrès sur l'électronique automobile qui se tenait à Paris (IAEC : International Automotive Electronics Congress), un consortium a fait l'annonce d'une solution prête pour le marché et applicable à l'industrie automobile. Cocorico : la France est en position de pointe pour une fois. Le CEA (Commissariat à l'Energie Atomique) et Geensys (une société spécialisée dans l'électronique embarquée et le logiciel) sont les animateurs du consortium PharOS avec l'équipementier Delphi. Leur solution, compatible avec le standard AUTOSAR et la fameuse nouvelle norme ISO, permet de réduire les coûts et de garantir une sûreté de fonctionnement. Elle paraît même idéale pour développer des applications temps réel. PharOS a pour ambition de convaincre l'industrie automobile avec une approche orginale qui consiste à nouer des liens avec d'autres secteurs comme l'aéronautique et les transports en commun.

lundi 25 juin 2012

Ford My Key : un contrôle parental pour la voiture











Ford a mis en place aux Etats-Unis un système de contrôle parental assez sophistiqué. Il s'appelle My Key et, comme son nom l'indique, il repose sur la clé de contact pour limiter certaines fonctions du véhicule. Grâce à l'électronique, qui communique avec plusieurs capteurs du véhicule, il est possible de limiter la vitesse du véhicule et de programmer par ailleurs des alertes de survitesse comme on le voit ci -dessous.











Le système My Key permet par ailleurs de limiter le volume de l'autoradio (impossible d'écouter du rap à fond), de déclencher une alarme en cas d'oubli du port de la ceinture, et de prévenir plus tôt le jeune qui conduit (forcément insouciant) d'aller faire le plein quand on se rapproche de la réserve.



















Enfin, le système rend impossible la déconnexion des systèmes d'aide à la conduite tels que l'anti patinage et le contrôle dynamique de stabilité. C'est moins fun, car le jeune ne peut plus déraper devant ses potes sur les parkings de supermarché. Mais, c'est peut être mieux pour la sécurité.
Disponible sur la Taurus, l'Escape et la Focus, My Key sera à terme étendu à l'ensemble de la gamme US. A quand un tel système en France ?


mardi 29 mai 2012

Nouveau départ pour le pôle de compétitivité Automobile Haut de Gamme



J'ai vécu hier en direct un tournant historique dans l'histoire - encore jeune - des pôles de compétitivité. Invité par le pôle Automobile Haut de Gamme à animer un colloque sur la voiture de demain, à Laval, où il a été question de transition vers les énergies alternatives, d'adaptation de la filière et réactivité pour proposer de l'innovation et des véhicules en petites série, ou encore de coopération entre acteurs, j'ai assisté à une autre mutation.
En effet, le pôle - qui est établi sur l'Ouest sur Nantes et Rennes - et qui avait misé sur l'électronique embarquée et une approche risquée privilégiant le secteur du haut de gamme, a à la fois changé de nom et de stratégie. Il s'appelle désormais "ID4car". On le prononce à l'anglaise "Idea For Car". Le pôle se veut un accélérateur de projets autour des nouvelles formes de mobilité, l'électronisation, le développement durable et les véhicules de petite série.

La stratégie s'articule donc autour de 4 domaines d'activité stratégiques (DAS en langage pôle) :
- ingénierie produit & process petite série
- matériaux et architecture véhicule
- intelligence des systèmes embarqués
- usages spécifiques et valeur client
On peut donc parler d'un nouveau départ pour le pôle "ID4Car" qui va mobiliser les entreprises sur son territoire, coopérer avec les autres pôles (dont le pôle Véhicule du Futur dans l'Est, auquel je collabore) et essayer de concrétiser des projets à l'international.
Au-delà de cette annonce, dont j'ai été le témoin privilégié et que seule la presse régionale a pu relayer, j'ai été vraiment ravi d'animer hier les débats autour de l'innovation et de la compétitivité. Les entreprises qui s'exprimaient ne baissent pas les bras et misent sur l'innovation pour conserver les emplois en France, affrontant fièrement la crise et la menace des véhicules low cost en provenance d'Inde.
Une belle leçon de courage, soutenue par les autorités locales.
Alors, bienvenue au nouveau pôle "ID4Car" et vive la filière automobile, qui prouve sa capacité d'adaptation.