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dimanche 17 mai 2009

PAU


Le tracé de Pau est toujours aussi sublime.
Il accueillait pour la 69ème fois un meeting automobile ce week end.

3 choses à retenir :

D'abord, que c'est peut-être la dernière fois qu'un week-end de course est organisé là bas. La faute à qui ? la faute à des bien pensant, à des donneurs de leçon, à des gens persuadés que produire des idées les plus politiquement correctes leur donnera une belle image, qu'ils seront de meilleurs citoyens quitte à jeter l'ombre sur le sport automobile à travers des arguments aussi stupides que faux comme : "si la course auto ne devient pas plus écolo, alors elle est obsolète et n'aura plus sa place dans la cité"... totales inepties.
Un week-end de course comme celui de Pau doit équivaloir à une demi journée de pollution dans la circulation de Paris. Et encore en étant vraiment généreux et en comptant jusqu'au coût écologique de fabrication des combinaisons. Les personnes prônant des arguments aussi stupides portent des habits qui à eux seuls doivent avoir un coût écologique ( fabrication, teinture, transport, vente etc. ) supérieur à celui d'une seule monoplace. Le souci c'est que souvent quand quelqu'un sort une connerie, tout le monde s'engouffre de peur d'être montré du doigt. Résultat, une épreuve aussi mythique, la seule épreuve de Championnat du Monde organisée en France, menacée. Attention, qu'on ne vienne pas me raconter que je suis un prôneur de destruction de la nature, je suis un fervent supporter de toute initiative visant à rendre les choses plus écolo, pas de problème, mais de là à tout mélanger et à mettre en cause et en danger un sport qui passionne tant de gens, ça me mets hors de moi.

Ensuite, sur un plan plus sportif ( et encore ) il est à noter que les SEAT ont pris une grosse claque à cause d'un resserage de boulon sur la tolérance du règlement. Leur pression de Turbo avait à l'intersaison été revue à la baisse, mais une certaine tolérance dans la variation de celle-ci était admise. Si bien que régulièrement elle était au dessus du minima. Las ! la FIA a décidé que ce serait fini et après avoir pour cette raison disqualifié Monteiro ( qui decidémment passe un début de saison misérable ) à Marrakeich, elle a fait en sorte que les voitures espagnoles suivent à la lettre le règlement. Du coup, si les choses restent en l'état, c'est en fait le concept même de moteur TDI dans cette discipline qui pourrait être remis en cause. Les SEAT TDI perdant 1 seconde à 1 seconde et demi au tour sur leurs opposants! Certaines voitures officielles étaient dominées par des pilotes courant pour le Championnat promotion, dans des SEAT à moteur essence !

Enfin, j'ai à l'occasion de ce week-end découvert les Formula Masters. 240 Ch, chassis Tatuus, ces monoplaces ont des performances qui en font l'accès idéal au GP2. Si vous ajoutez à cela les vitesses avec palettes au volant et 3 secondes au tour devant les F3, vous comprenez que j'ai eu le coup de cœur ! et quelles courses ! hyper animées, des bagarres partout. Vraiment magnifiques. Je ne peux m'empêcher d'être un peu jaloux des ces gamins à qui on confie de si beaux jouets. Mais bon, ce sont les futurs pilotes de F1 !

samedi 16 mai 2009

comment vérifier une batterie




































Une batterie comporte trois inscriptions importantes :

  • Le voltage : les voitures modernes utilisent toutes des batteries de 12 volts.
  • L’ampérage-heure : (inscription « Ah ») indique la capacité de la batterie à tenir la charge dans le temps, à savoir la quantité d’énergie qu’elle peut donner pendant une durée de 20 heures. Une batterie de 80 Ah peut fournir du courant de 4 ampères pendant 20 heures.
  • L’ampérage : symbolisé par un « A », il indique l’intensité maximale dont peut disposer le démarreur. Pour simplifier : plus les chiffres concernant les ampères sont élevés, plus la batterie est performante.

  • Entretenir une batterie n'est pas vraiment contraignant et l'opération est à la portée de tous, pas besoin d'être un mécanicien.


    Période

    Toute l'année.

    Il vous faut...

    • De l'eau distillée ou déminéralisée,
    • Une brosse métallique,
    • Du papier de verre fin,
    • Des cosses neuves,
    • De la graisse universelle,
    • Des rondelles anti-sulfate,
    • De l'antirouille,
    • Un voltmètre.

    Vérifier le niveau
    1. Retirez les bouchons ou la barrette de fermeture des trous de remplissage.
    2. Vérifiez le niveau d'électrolyte (un liquide composé d'eau et d'acide sulfurique). Le liquide doit recouvrir tous les éléments de la batterie (les plaques de plomb) d'environ 1 à 1.5 cm.
    3. Si un ou plusieurs éléments ne baignent pas dans l'eau, faites l'appoint avec de l'eau distillée ou déminéralisée uniquement. Toutefois, si votre batterie est complètement vide, rajoutez un petit peu d'eau sera toujours mieux que de continuer à rouler dans ces conditions.
    4. Attention ! Ne rajoutez jamais d'acide sulfurique. L'acide sulfurique spécial batterie ne sert qu'à remplir une batterie neuve livrée sèche. Sachez enfin que cette opération n'est pas toujours possible : les bouchons sont scellés sur certaines batteries sans entretien.
    Nettoyer les cosses

    Eliminez les éventuels dépôts de sulfate (ressemblant à du calcaire) avec une brosse métallique ou du papier de verre fin. Si ce n'est pas suffisant, remplacez les cosses.
    Graisser les cosses

    Attention : cette opération ne doit se faire qu'une fois les cosses serrées. La graisse ne doit surtout pas empêcher le contact électrique entre les cosses et la borne.

    Après nettoyage, enduisez les cosses et la protection en plastique (rouge ou vert) avec de la graisse universelle. Vous retarderez ainsi la formation du sulfate.
    Placer des rondelles anti-sulfate

    Si votre batterie a tendance à "sulfater", sachez qu'il existe des rondelles qui évite la formation de cette substance. Vous en trouverez dans un magasin spécialisé.

    Protéger le bac à batterie

    Si le bac à batterie a subi les attaques acides de la batterie, démontez-le, éliminez la rouille puis repeignez avec de l'antirouille.
    Vérifier l'alternateur

    L'alternateur peut être à l'origine du mauvais fonctionnement de la batterie. Pour s'assurer de son bon fonctionnement, équipez-vous d'un voltmètre et mesurez la tension aux bornes de la batterie.

    Moteur arrêté depuis plusieurs heures, la tension doit être comprise entre 12,5V et 12,7V si elle est bien chargée. En dessous de 11,7V, elle est à plat. Essayez de la charger.

    Faites ensuite tourner le moteur à 2000 tours. Votre batterie doit indiquer entre 14V et 14.7V. En deçà il ne fonctionne pas et au-delà il charge trop. Prenez alors rendez-vous avec un spécialiste.

    Enfin...

    Resserrez la bride qui maintient la batterie en place.

    vidange et 10 Conseils


    Pourquoi la vidange est-elle une opération importante ?

    La vidange est l’occasion de réaliser un ensemble de contrôles nécessaires à la bonne marche de votre véhicule et à la longévité de votre moteur. Il est important de changer régulièrement les filtres afin d'assurer une élimination correcte des impuretés contenues dans l'air, l'huile et le carburant. Un moteur mal entretenu s’encrasse et se détériore, ce qui réduit les performances de votre véhicule et augmente votre consommation de carburant.

    Rien n'est plus facile qu'effectuer la vidange d'un moteur de voiture. Faux... En principe c'est une opération à portée de tous, mais il y a quelques erreurs à ne pas commettre. C'est une tâche salissante et potentiellement polluante à mener avec précaution si vous ne voulez recouvrir votre sous-sol d'une marée noire digne de l'Amoco Cadiz! Action.

    1. Choisissez le bon kilométrage

    Vérifiez dans le carnet d'entretien le kilométrage recommandé par le constructeur de votre véhicule. Cela varie habituellement de 10 000 à 15 000 km, mais jusqu'à 30 000km (avec de l'huile long life et un moteur conçu pour ce genre d'huile et d'espacement de vidange) pour des conditions "normales". En cas d'utilisation sévère (petits trajets, côtes à froid, autoroute à fond, embouteillages, tractage de caravane, etc) ces distances sont à diviser grosso modo par deux. Au delà de ce kilométrage "raisonnable", l'huile est fortement dégradée, ce qui accélère l'usure du moteur; sans pour autant le casser tout de suite. Le lubrifiant d'aujourd'hui est un produit à action différée. Quand on ne fait pas la vidange à temps, on paie "plus tard"....


    2. Achetez une huile adaptée




    Existe-t-il une mauvaise huile sur le marché aujourd'hui? Pas vraiment!! Tous les tests que nous avons effectués ainsi que le faible nombre de bielles coulées (très peu de réclamations) donnent à penser que même l'huile bas de gamme est déjà bien meilleure que le haut de gamme d'il y a seulement 15 ans. Les huiles se déclinent de la façon suivante: ACEA suivi d'une lettre "A" "B" ou "E" (essence/diesel/poids lourds) puis d'un chiffre de 1 à 3 (qualité) et enfin une année (date de mise en conformité du produit avec la norme). Attention, il y a une subtilité au niveau de la qualité. L'huile d'entrée de gamme est la 2. La 1 suit avec un additif supplémentaire pour les économies d'énergie et enfin la 3 représente le haut de gamme. Un nouveau pas a été franchi en diesel avec l'apparition de la qualité supérieure "4". Les normes VW, BMW, Mercedes ou Porsche sont des "plus" obtenus par l'huile à la suite d'essais constructeurs supplémentaires. Ainsi, les normes VW 505-01, VW 506-01 long life, sont des exigences VW pour les moteurs TDI à injecteurs pompe.

    • Les normes ACEA s'ordonnent de la même façon en diesel et en essence à savoir: 2-1-3 (bonne, bonne + économies d'énergie, haut de gamme).






















    • Question viscosité, respectez à la lettre la préconisation constructeur. Le premier chiffre correspond à la viscosité à froid, le deuxième à la viscosité à chaud. Plus le premier chiffre est petit (5 par exemple), plus l'huile est fluide. Plus le deuxième chiffre est grand (50 par exemple) , plus l'huile est visqueuse à chaud.


















    Une norme internationale définit les différentes huiles par deux chiffres séparés par la lettre W (ex. 5W40) :
    • Plus le premier chiffre est petit, plus l’huile est fluide à froid.
    • Plus le deuxième chiffre est élevé, plus l’huile est visqueuse à haute température (climat chaud, conduite sportive).
    3. Mettez des gants



















    Vider l'huile usée du carter est une opération salissante. Impossible de
    dévisser le bouchon sans se faire arroser les doigts de liquide noir et visqueux. Habituellement on réussit même à en faire couler le long de ses manches. Il faut donc se préparer. Un paire de gants jetables en cuir (protection thermique) ainsi que des gants de chirurgien en caoutchouc seront fort utiles.Adoptez, dans la même lignée, un vieux pantalon et un T-shirt qui ne craignent plus rien car l'huile fait de tâches difficiles à enlever. Disposez un grand carton sur le sol pour vous allonger et... en avant!


    4. Achetez de bons outils

    Procurez-vous un bidon spécial qui fait office d'entonnoir . Il vous faudra aussi une clef à sangle pour le filtre à huile et une clef à vidange avec embout carré . Préférez un outil de qualité afin de ne pas risquer d'arrondir le bouchon de vidange.




















    La Cle
    pour desserrer le bouchon de vidange .




























    Une clef à filtre à huile à griffes de ce type fonctionne bien à condition
    d'avoir un peu de recul.

























    La clef à sangle est plus classique. Il faut bien serrer la molette pour que la sangle ne ripe pas sur le corps du filtre.





























    Un autre type de clé à sangle, plus "automatique" que la précédente. Bien aussi mais il faut la place pour la manœuvrer... rare aujourd'hui: le moteur est plutôt tassé dans le compartiment.


    5. Vidangez huile chaude


















    Attention cependant: huile chaude ne veut pas dire bouillante. Or après 20 km de route à allure normale, l'huile monte bien au dessus de 70°C (dans ce cas, attendre au moins une demi-heure). Car à partir de 40°C, on se brûle. D'où la nécessité de porter des gants de cuir qui isolent suffisamment pour éviter un drame.

    • Vidangez bien à plat, et à chaud afin d'optimiser l'écoulement. Le but est de vider le mieux possible le carter pour éliminer au maximum tous les résidus en suspension dans l'huile.
    6. Joint neuf obligatoire

    Dévissez le bouchon de vidange situé au milieu du carter à l'aide de la clef carrée. L'huile coule. Avec un peu de chance, vous parviendrez à récupérer le bouchon sans qu'il tombe dans la bassine (sinon, bonne pêche; ferrez-le à l'aimant...). Essuyez-le et débarrassez-le de son joint écrasé, à l'aide d'un petit tournevis s'il est coincé. Au moment de revisser le bouchon de vidange sur le carter, utilisez impérativement un joint neuf (attention, on trouve des joints de 16, 18 ou 20 mm de diamètre selon les modèles). C'est une petite pièce en cuivre qui ne vaut pas plus de 50 cts €. Mais si vous remontez le vieux, ça va fuir


    Avant de procéder à la vidange, assurez-vous que vous êtes bien en possession du joint neuf de la bonne taille. Sinon, mieux vaut remonter le vieux qu'un joint mal adapté. En cas de bouchon dont le carré est arrondi, procurez-vous en un neuf aussi...




























    7. Un filtre à huile à chaque vidange

    Il y a 20 ans, on conseillait de remplacer le filtre à huile toutes les deux vidanges. C'est une pratique néfaste que ne justifie pas l'économie d'un filtre soit 6 à 8 euros. L'huile gâtée que contient la cartouche pollue instantanément la nouvelle huile. Dans ces conditions, autant faire l'économie d'une vidange. C'est pour cette raison qu'il vaut mieux remplacer le filtre à chaque fois (essence ou diesel).

    8. Serrez les bouchons

    Après égouttage complet de l'huile sale, ne jamais oublier de remettre le bouchon de vidange. C'est une erreur classique qui se solde par le gâchis de deux litres d'huile neuve... On commence toujours un serrage à la main, pour ne pas risquer de foirer le taraudage surtout sur les voitures à carter en alliage léger (Alfa Roméo par exemple). Une fois l'écrou amené contre le carter, on peut utiliser la clef. Le serrage final doit être ferme sans pour autant exagérer. Il faut que le joint neuf s'écrase. C'est cela qui fait l'étanchéité. Une fois l'huile neuve versée, ne pas oublier non plus de refermer le bouchon de remplissage.




















    Le bouchon de vidange qui se desserre est une plaisanterie qui coûte habituellement un moteur. Si l'huile part brutalement à pleine vitesse, on a pas le temps de s'arrêter. Serrez le bien. Assurez-vous aussi que le bouchon de remplissage est tourné jusqu'à sa butée


    9. Versez proprement

    Le plus simple, pour verser de l'huile neuve dans votre moteur est d'avoir recours à un entonnoir. Vous pouvez aussi couper en deux une bouteille plastique. Levez légèrement la jauge de niveau afin de favoriser un appel d'air. Cela aide bien la descente de l'huile. Passé 3 litres, vérifiez à la jauge jusqu'à obtention du niveau maxi. Puis, faites tourner le moteur au ralenti afin de remplir le filtre. Vous pouvez couper le moteur dès que le voyant d'huile au tableau de bord s'éteint. Laissez reposer dix minutes et faites une dernière vérification de niveau à la jauge suivie de l'appoint final. Attention: mettre, trop d'huile dans un diesel peut démarrer une réaction en chaîne d'autoconsommation. Le moteur part à fond en consommant son huile sans qu'on puisse l'éteindre, jusqu'à l'autodestruction. Sur un moteur à essence on peut abîmer les joints spis. Videz le trop rempli.


























    Voici le geste à effectuer pour verser l'huile dans l'orifice et sans en renverser. Même sans entonnoir, avec un peu d'entraînement, vous n'en verserez pas un goutte à côté.


























    Pour les maladroits, un entonnoir évite une pollution inutile.




























    Profitez des gants et du chiffon pour nettoyer l'anse de la jauge de vérification.


























    Remplissez jusqu'au niveau maxi de la jauge. Faites l'appoint après avoir mis le moteur en route pour remplir le filtre à huile.

    10. Récupérez et recyclez l'huile


    Attention à l'huile noire que vous avez récupérée. C'est un produit polluant qui ne doit pas trouver son chemin vers les nappes phréatiques. En aucun cas on ne jette l'huile de vidange dans la nature, les égouts ou même les poubelles.



    jeudi 14 mai 2009

    Bataille de ministres


    Quand François Fillon est arrivé à Matignon, je me suis dit : enfin un politique passionné de sport auto, la France va exploser en tant que nation mécanique ! Et depuis nous avons perdus notre GP et impossible de voir un projet de circuit aboutir...
    Aujourd'hui c'est JL Borloo qui se range du côté des anti Flins, mettant naturellement en péril le projet. La voix d'un ministre ça pèse... En plus Mr Borloo joue sur du velours, c'est tellement plus facile d'être contre.
    C'est tellement consensuel de se ranger derrière les anti "bruit" "pollution" "vitesse"...
    Il serait forcement plus impopulaire de s'ériger en chevalier du savoir conduire, en leader de la promotion du plaisir en compétion automobile, en promoteur du bonheur à renifler de la gomme. Ministre de l'environnement, il aurait pu se positionner en fervent défenseur des valeurs de l'environnement dans la course auto, des économies d'énergie, des énergies renouvelables en compétion, d'une approche respectueuse de la nature. Il aurait pu profiter d'un tel projet pour établir une charte d'implantation de telles infrastructures.
    Mais là il se serait détaché à la fois de sa base ( les écolos pur et durs ) et des acteurs de la course ( quoi ? encore des histoires de voitures solaires ? ) se trouvant "à priori "uniquement face à des oppositions.
    Là il dit : les autos ça fait du bruit, ça pue. C'est plus sûr.
    Mais qu'en est-il de toutes ces considérations pseudo vertes quand le projet en question est "d'intérêt national" ? un barrage hydraulique ou une centrale type EPR ? Tout le monde laisse les grognons grogner et puis les projets voient le jour quand même. Mais là il s'agit de quelques agités du bocal qui ne pensent qu'à aller vite et faire du bruit, des instigateurs de "violence routière" ( ce simple terme me rends potentiellement violent ) alors qu'ils aillent se faire voir. Mais où est la déléguée interministérielle à la Sécurité routière ? aurait-elle oublié que multiplier les circuits, c'est permettre aux passionnés de trouver un lieu de plaisir en toute sécurité pour eux et les autres ?
    Et Mr le premier Ministre ? et bien malheureusement pour nous il a bien d'autres chats à fouetter que de s'intéresser aux fans de sport auto. Ce pourquoi il serait difficle de le blâmer. Du coup, comme d'habitude, toujours pas de soutien à la cause en haut lieu. Foutue crise...

    Petite remarque


    Comme ça en passant... sans prendre position et surtout en restant très premier degré...
    N'est-il pas paradoxal de voir des écuries qui travaillent depuis des mois à licencier des collaborateurs, limiter tous leurs coûts, faire des économies partent en guerre contre une limitation de budget ? Ils devraient sauter sur l'occasion pour terminer le travail ! mais non, des économies oui, mais comme elles veulent où elles veulent.
    Amusant.

    mercredi 13 mai 2009

    Le systeme HDI (haute pression d’injection Diesel) Common rail


    LE SYSTEME COMMON RAIL DE SIEMENS


    En 2001, Siemens arrive sur le marché avec son système Common rail dit de deuxième génération avec une technique

    révolutionnaire : l’injecteur piézoélectrique. Les éléments piézo-électriques sont des éléments d'origine céramique qui ont la particularité de se déformer sous l'action du passage d'un courant en quelques millisecondes.
    Le système HDI siemens se caractérise par :
    • Des injecteurs commandés par porte injecteur piézoélectrique
    • La présence d’un régulateur de débit
    • Une pression de rail pouvant atteindre 1500 bars.

    Le système HDI de Siemens permet de :

    • Générer et réguler la pression d’injection indépendamment du régime moteur
    • Choisir librement le début et la durée de l’injection
    • Commander, pour chaque injecteur, plusieurs injections sur un même cycle moteur (1 ou 2 injections pilotes, 1 injection principale, 1 post injection).
    Fonctionnement du système d’injection Common Rail

    Schéma 1 : principe de fonctionnement




















    Le carburant est prélevé du réservoir par la pompe de gavage, passe par un filtre, puis arrive dans la pompe haute pression qui comprime le carburant (circuit bleu : basse pression) et le refoule vers l’accumulateur haute pression appelé « Rail » (rampe). Le carburant est injecté dans les chambres de combustion en temps et en quantité exacts par les injecteurs pilotés piézoélectriquement (circuit rouge : haute pression).
    Chaque injecteur est commandé directement et indépendamment par le calculateur en fonction de différents paramètres tels que le régime moteur, l’accélération, la présence d’un turbo, les températures d’eau et d’air (circuit jaune : électrique).

    La pompe haute pression

    Schéma 2 : photo de la pompe haute pression














    Elle est spécifique au système et possède trois pistons radiaux décalés de 120 degrés. Les pistons sont commandés par un excentrique via un pignon intermédiaire (de rapport de réduction k=½) entraîné par la courroie de distribution. La pompe haute pression alimente la rampe commune, le débit est bien sur lié a la vitesse du moteur, toute la haute pression sera dirigée vers la rampe commune, elle sera ensuite régulée par un régulateur de pression.

    Schéma 3 : pompe haute pression























    La pompe haute pression regroupe quatre éléments :

    • Une pompe d’alimentation
    • Trois éléments haute pression
    • Un régulateur de débit carburant
    • Un régulateur de pression carburant.
    La pompe d’alimentation est une pompe volumétrique à palettes.
    La partie haute pression
    Schéma 4 : création de la pompe haute pression














    Phase d'inspiration :


    La pompe de gavage débite le carburant au travers du clapet d'aspiration. La came tourne jusqu'au point mort bas. Le ressort repousse le piston sur la came.
    Le piston crée une dépression dans la chemise. Le carburant est donc aspiré dans la chemise.



    Phase de refoulement :


    Quand le piston est au point mort bas et la chemise pleine de gazole, il y a équilibre des pressions, le ressort de rappel ferme la soupape d’aspiration : le carburant est bloqué dans la chambre. Le piston remonte grâce à l'arbre à came ce qui comprime le carburant. Le carburant est refoulé vers la rampe commune par la soupape d’échappement. La haute pression est ainsi créée.


    1) Le régulateur de débit


    Le régulateur de débit carburant modifie le débit du carburant allant de la pompe d’alimentation vers la partie haute pression.
    Cette régulation de débit permet de ne comprimer que la quantité de carburant nécessaire à la combustion dans le cylindre, d’où une diminution de l’échauffement du carburant et de la puissance consommée par la pompe haute pression.

    Schéma 5 : régulateur de débit carburant













    Le calculateur pilote le régulateur en boucle ouverte, en lui appliquant une intensité modulable sous la forme de RCO (rapport cyclique d’ouverture).













    Schéma 6 : schéma bloc du régulateur de débit








    Ce RCO est proportionnel à la quantité de carburant dont le système a besoin.

    Schéma 7 : régulateur non commandé (RCO=0%)













    Le piston repoussé par la pression du ressort ferme la connexion entre les conduits a et b.

    Schéma 8 régulateur commandé (RCO>0%)












    Lorsque le calculateur décide de modifier la quantité de carburant à comprimer, il envoie un courant sous forme de RCO vers le régulateur de débit. Le bobinage de ce dernier induit un champ magnétique qui repousse le piston contre le ressort. De cette façon, l’ouverture (s) est proportionnelle au courant électrique.

    2) Le régulateur de pression

    Le régulateur de pression permet de réguler la pression dans le rail en créant une fuite modulable vers le circuit de retour.


    Schéma 9 le régulateur de pression














    Le calculateur pilote le régulateur en boucle fermée par le capteur de pression rail.

    Schéma: 10 bilan des forces















    Schéma 11: régulateur de pression non commandé (RCO=0%)




















    La haute pression régnant dans le rail étant supérieure à la force de rappel du ressort, la bille du clapet s’ouvre et le carburant retourne dans le réservoir par la sortie pression retour


    La rampe commune (Common Rail)


    Il s'agit d'un tube de forte épaisseur en acier forgé pouvant résister à de très hautes pressions, portant à son extrémité le capteur de pression. Cette dernière alimente en permanence les injecteurs toujours sous pression.


    Schéma 12 : rampe commune





















    L’injecteur piézoélectrique
    L’injecteur lui-même est similaire à l’injecteur électromagnétique. En revanche, le porte injecteur est surmonté d’un actuateur piézoélectrique de commande. Celui-ci est composé de plusieurs centaines de couches de Quartz. Ce cristal à la propriété de se déformer lorsqu’il reçoit une impulsion électrique, c’est l’effet piézo inversé. La commande par piézoélectrique permet d’obtenir des temps de commutation très courts. Cette commande rapide et précise permet de doser très précisément la quantité de carburant injectée afin d’assurer une combustion plus douce et plus précise.

    Schéma 13 : injecteur piézoélectrique




















    L’effet piézoélectrique


    Les matériaux avec effet piézoélectrique ont été découverts par Pierre et Marie Curie en 1880. Ce sont des cristaux qui produisent un courant électrique lorsqu’ils sont déformés. Inversement, lorsqu’une tension électrique est appliquée sur le cristal, une déformation a lieu (Lippmann 1881).
    Plus précisément, si l’on exerce une compression ou une traction sur certaines faces d’un cristal, on constate l’apparition de charges électriques de signes contraires sur les faces du cristal opposées.
    Inversement, si l’on crée une différence de potentiel, donc un champ électrique, entre deux faces du cristal, celui-ci se déforme, c’est l’effet piézoélectrique inverse.
    L’effet piézoélectrique s’explique par la capacité de certains matériaux à se polariser lorsqu’ils sont contraints mécaniquement, la charge apparaissant à leur face est proportionnelle à la déformation engendrée (modification des barycentres).

    Schéma 14 : schéma de l’injecteur piézo

















    Principe de fonctionnement de l’injecteur piézoélectrique

    Schéma 15: bilan des forces























    L’aiguille de l’injecteur est soumise à trois efforts :
    • F1=effort exercé sur le piston de commande par la pression régnant dans le volume de commande.
    • F2=effort exercé sur la section de l’aiguille d’injecteur par la haute pression du rail
    • FR=force de rappel du ressort.

    De l’équilibre de ses trois forces dépend la position de l’injecteur.

    Si l’injecteur est non commandé (schéma 14) :

    Le Piézoélectrique de commande n’étant pas alimenté, le champignon de fermeture obture le canal de retour grâce à son ressort de rappel.
    La haute pression s’installe identiquement dans la chambre de pression et dans le volume de commande à travers le gicleur Z.
    Cette pression est la même partout, le canal de retour étant obturé par le champignon de commande.

    La surface de contact du piston de commande étant plus importante que la surface de contact au niveau de la pointe de l’aiguille, l’injecteur reste fermé par son ressort de rappel.


    Dans ce cas :
    F1 = effort exercé par la pression rail sur le piston de commande.
    F2 = effort exercé par la pression sur la section de l’aiguille.
    FR = force de rappel du ressort.
    Schéma 16 : injecteur non commandé



























    Si l’Injecteur est commandé (schéma 15) :


    Au moment opportun, le calculateur alimente l’actuateur piézoélectrique sous une tension de 70 volts (courant de 10 A).
    La décontraction du piézo lors de l’activation est de l’ordre de 50 µm, le levier amplificateur permet de multiplier par deux la course du piézo.
    L’actuateur piézo via le levier amplificateur déplace le piston de commande sur le champignon de fermeture. La chambre de commande est alors en communication avec le circuit retour de carburant au réservoir.
    Il s’ensuit une chute de pression dans la chambre de commande donc un chute de la force hydraulique F1. L’équilibre entre la pression exercée sur l’aiguille F2 qui n’a pas variée et la pression dans la chambre de commande F1 est rompu.

    L’aiguille d’injecteur s’ouvre sous une pression rail d’environ 160 bars.
    Une fois l’injecteur ouvert le carburant arrive dans la chambre de combustion par les 5 orifices de pulvérisation.

    Dans ce cas :
    F1 = effort exercé par la pression retour sur le piston de commande.
    F2 = effort exercé par la pression rail sur la section de l’aiguille.
    FR = force de rappel du ressort.


    Schéma 17 : injecteur commandé






















    L’injection dure aussi longtemps que l’actuateur piézoélectrique reste décontracté.

    Les deus gicleurs Y et Z introduisent le retard nécessaire au bon fonctionnement.
    Le volume repoussé par le piston de commande et le volume passant à travers le gicleur Z doivent s’écouler à travers le gicleur Y. Donc Y est plus grand que le gicleur Z.
    De ces deux orifices dépendent les vitesses d’ouverture et de fermeture.


    Le débit injecté par l’injecteur dépend :
    • Du temps écoulé entre l’activation du piézo et la désactivation du piézo (Ti),
    • De la pression rail,
    • De la vitesse d’ouverture et de fermeture de l’aiguille (rapport des gicleurs y et z),
    • Du débit hydraulique de l’injecteur (nombre et diamètre des trous n=5 et ).

    Le temps d’injection et la pression rail peuvent être choisis librement par le calculateur contrôle moteur, les autres paramètres sont déterminés lors de la fabrication de l’injecteur.


    Le calculateur

    En exploitant les informations reçues par les différents capteurs et sondes, le calculateur assure les fonctions principales suivantes :

    Schéma 18: le calculateur




















    Le calculateur saisi les signaux envoyés par les différents capteurs et gère les sorties en fonction des critères de fonctionnement du moteur. Pour adapter la quantité de gazole, le calculateur agit sur la pression de carburant dans la rampe et sur la durée d'ouverture des injecteurs.
    La quantité injectée dépend de la vitesse, de la durée d'ouverture et de fermeture de l'aiguille de l'injecteur, et de la pression de carburant dans le rail.
    Le Common Rail est le seul système d’injection dans lequel la mise sous pression est indépendante de l’injection, de sorte que la pression d’injection peut être choisie en fonction du débit du carburant injecté et du régime moteur sur la plage définie par une cartographie, entre 250 bars et jusqu’à 1500 bars.
    Une cartographie est un ensemble de données mis en mémoire dans le calculateur qui sert de référence à celui-ci pour commander le régulateur de façon optimal.



    FONCTIONNEMENT


    Principe de fonctionnement de la commande injecteur


    L’étage de puissance du calculateur relié aux injecteurs comporte :
    • Un hacheur électronique
    • Trois transistors en commutation (T1, T2, T3) commandés par le calculateur
    • Deux condensateurs C1 (1 pour 2 injecteurs)


    Afin de simplifier le fonctionnement d’un injecteur piézoélectrique on remplacera celui-ci par son schéma équivalent (RC série).


    2010


    A quoi bon tergiverser sur ce qui va se passer en 2010. Il est tellement clair que nous nageons en plein jeu de dupe qu'il serait bien vain de se risquer à un quelconque pronostic. Il serait même aisé de passer pour un crétin à se risquer à relayer les rumeurs et autres bluffs d'une part et d'autre. Aujourd'hui c'est Ferrari qui annonce qu'elle ne s'inscrira pas au Championnat 2010. Ok.
    Moi je me dis une chose :
    Projetons-nous en imaginant un clash entre les grands constructeurs et les autres.
    Imaginons que ce soit bel et bien à deux Championnats auxquels nous soyons confrontés en 2010... qui de part et d'autre ?
    Les "grands" constructeurs sont aujourd'hui Ferrari, Renault, BMW, Mercedes, Toyota. Soit potentiellement 10 voitures...
    De l'autre côté on trouverait Red Bull, Toro Rosso, Brawn, Williams, Force India et encore au moins 4 nouvelles équipes ( USGPE, Prodrive, Epsilon Euskadi, Lola etc. ).
    Oui mais : la plupart des ces équipes sont motorisées pas les grand constructeurs... ce qui est d'ailleurs la raison pour laquelle Red Bull ( et donc Toro Rosso ) se sont dits en faveurs des "Grands" puisqu'elles sont respectivement clientes de Renault et Ferrari. Mais rien n'interdit à ces petits poucets de rester clients ? Si aujourd'hui les constructeurs leurs vendent des moteurs c'est bien une opération commerciale et non du mécénat. Pourraient-ils se passer de cette manne ?
    Alors on aurait dans la balance un Championnat FIA estampillé F1 ( le nom étant propriété de Bernie ) avec 10 écuries au budgets plafonnés à 45 Millions et un autre Championnat FOTA ( je propose F1-des haricots ) fort de 5 équipes... sans droits télés, sans circuits, bref avec tout à reconstruire... vu comme ça les grandes écuries semblent tout de suite moins puissantes n'est-ce pas ?
    Reste qu'elles pourraient décider de purement et simplement arrêter. Se tourner vers l'endurance par exemple... et là : plus de championnat FOTA mais plus de moteurs pour le Championnat FIA... des pédales ? ou un moteur unique : Cosworth ?
    Et c'est bien entendu de cette menace que Bernie et son voisin doivent avoir le plus peur. Tout le monde se retrouverait comme des cons. Fini la polémique sur le GP de France, puisque plus de Championnat... mort de rire.
    Moi je m'en fout, j'attends planqué dans ma tranchée, parce qu'il va en tomber des obus...