vendredi 24 avril 2009

Boîtier de servitude intelligent


Le
Boîtier de Servitude Intelligent (BSI) est actuellement le coeur des réseaux CAN intégrés aux véhicules. Il joue les rôles de coordinateur et passerelle CAN, de système de sécurité, de diagnostic, d'aide à la conduite, etc.

Une équivalence de désignation anglaise a été choisie pour obtenir les mêmes initiales : "Built-in Systems Interface" (BSI).

Historique

A l'origine, le sigle BSI correspondait à "Boîtier de Sécurité Interactif" ; un inventeur indépendant, Philippe Bally, y introduit en 1984 la technologie du multiplexage, utilisée alors essentiellement dans les télécommunications et l'armée de l'air. Protégée par trois brevets en 1985, 1987, et 1992 ainsi que par la marque BSI, son invention introduit dès 1987 la technologie flash dans le microprocesseur central, ce qui autorise alors la mise à jour des fonctions de sécurité actives dans le domaine des transports.

Plusieurs licences de brevets seront cédées et des prototypes seront vendus au cours des années 1980 à Alstom, aux études avancées des groupes PSA, Renault, Mercedes-Benz, Siemens et d'autres équipementiers automobiles. Au cours des années 1990, le système BSI de Bally est imposé par les compagnies d'assurances, ce qui représente 8900 prescripteurs sur l'Europe. Aux fonctions de base d'alarme et d'antivol se sont rajoutés l'aide au diagnostic embarqué avec le minitel (gratuit), l'aide à la conduite (anti-patinage), le co-pilotage de l'ensemble des fonctions de sécurité de l'automobile jusqu'à prévenir les secours en cas d'accident par les feux de détresse et la géolocalisation. Il est commercialisé par la SA Bally-technologie jusqu'en 1998. Depuis l'an 2000, ce système, introduit sur le modèle Picasso de Citroën, va se généraliser sur la plupart des véhicules modernes sous des appellations différentes.


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